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Federica Mogherini

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, s’est entretenu, jeudi, au Palais de Carthage, avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui.
Selon un communiqué de la présidence, le ministre a indiqué que l’entretien a porté sur la prochaine réunion du Conseil d’association Tunisie-Union Européenne, prévue le 15 mai courant à Bruxelles.
Le Conseil sera coprésidé par Federica Mogherini, haute représentante de l’UE pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, et Khemaies Jhinaoui. Les travaux se dérouleront en présence des ministres des Affaires étrangères des pays membres de l’Union européenne.
La réunion du Conseil d’association Tunisie-UE fixera les priorités de la coopération économique et traitera du renforcement des relations stratégiques entre la Tunisie et l’UE, dont les programmes réservés aux jeunes.
L’entretien a, aussi, permis de passer en revue la situation en Libye. Une réunion tripartite des ministres des Affaires étrangères des pays du voisinage de la Libye aura lieu à Alger le 21 mai courant.

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Au cours des 12 derniers mois, l’Union européenne et la Tunisie ont développé des relations beaucoup plus étroites et intensifié leur coopération dans les différents domaines couverts par le Partenariat Privilégié. Telle est la conclusion du rapport sur l’état des relations UE-Tunisie publié mercredi par les services de la Commission européenne et du Service européen pour l’action extérieure en prévision de la réunion du Conseil d’association UE-Tunisie à Bruxelles le 15 mai 2018.

Le rapport souligne les échanges intensifs de haut niveau, le dialogue et la coopération sur des questions clés comme l’employabilité des jeunes et les réformes, la consolidation de la démocratie et la promotion de la bonne gouvernance (dans laquelle la société civile tunisienne continue de jouer un rôle central), la réponse aux défis sécuritaires communs et la gestion coordonnée de la migration.

« L’Union européenne et la Tunisie sont des partenaires naturels en raison de leurs liens géographiques, culturels et commerciaux. Nous sommes impatients d’approfondir notre partenariat privilégié et l’UE reste attachée à une Tunisie démocratique, forte et prospère. Nos efforts portent en particulier sur les aspirations des jeunes tunisiens, au bénéfice desquels nous avons lancé un Partenariat pour la jeunesse en 2016, que nous sommes en train de renforcer. Les élections locales du 6 mai, que le Gouvernement tunisien nous a invités à observer, ont marqué une étape importante dans la consolidation de la démocratie dans le pays et la mise en œuvre de la Constitution de 2014. Elles ouvrent la voie à un processus ambitieux de décentralisation », a déclaré la haute représentante / vice-présidente, Federica Mogherini.

Une feuille de route pour les réformes

“L’UE continue de déployer tous ses instruments de coopération pour soutenir la transition politique et socio-économique en Tunisie. Notre engagement prend la forme, par exemple, d’une aide financière accrue. En 2017, la Commission européenne a fourni 300 millions d’euros de subventions. Les Tunisiens sont en quête de progrès tangibles et de résultats, et à la lumière de la situation économique actuelle, le processus de réforme institutionnelle et socio-économique doit être accéléré. À cet égard, je me réjouis qu’une feuille de route pour des réformes prioritaires ait été présentée le mois dernier à Bruxelles par le chef du gouvernement tunisien », a ajouté le commissaire à la politique européenne de voisinage et aux négociations d’élargissement, Johannes Hahn.

Le rapport constate que des progrès tangibles ont été accomplis dans de nombreux domaines, notamment les droits des femmes, la réforme judiciaire, les mesures visant à promouvoir l’entrepreneuriat des jeunes, le développement local, l’économie verte, la culture et la protection civile. En outre, l’implication de la Tunisie dans le programme Horizon 2020 et sa participation active à Erasmus + ont permis un développement des échanges entre chercheurs, étudiants, enseignants et jeunes, contribuant à la promotion d’une société orientée vers l’innovation. Les négociations sur des accords bilatéraux ambitieux dans les domaines du transport aérien, de l’économie et du commerce et de la migration ont également progressé.

Au cours des 12 derniers mois, l’Union européenne dit avoir a démontré son soutien continu à la transition politique et socio-économique de la Tunisie, y compris en appuyant des réformes structurelles urgentes et essentielles pour stimuler une croissance inclusive et durable. Elle ajoute qu’à travers le présent rapport, elle réitère sa détermination à continuer à soutenir la Tunisie et à explorer la vision de l’avenir du partenariat UE-Tunisie.

Le catalogue des griefs

Par-delà cet état des lieux globalement positif et les professions de foi dont il est parsemé, le rapport ne s’excepte pas d’épingler la Tunisie dont maints domaines, par exemple, celui des droits de l’homme et des libertés fondamentales qui demandent à être consolidés et effectivement mis en œuvre alors qu’un « nombre de lois encore en vigueur vont à leur encontre ». Autre grief, il est formulé contre les « forts déséquilibres macroéconomiques, déficit public et déficit de la balance des paiements ». Il est enjoint au gouvernement de prendre sans plus tarder les mesures d’assainissement budgétaires indispensables. Dans le collimateur de l’UE aussi la «  transparence limitée en matière de financement des entreprises publiques, et le contrôle tout aussi limité exercé par l’Etat sur ces entreprises ». S’y ajoute dans ce catalogue la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme, « un domaine de coopération prioritaire » entre l’UE et la Tunisie. Tout en reconnaissant que la Tunisie a réalisé des progrès dans la mise en œuvre de son plan d’action convenu avec le GAFI, l’UE affirme que « des efforts importants sont toujours requis ». Enfin, et s’agissant de la mise en œuvre de la réforme du secteur de la sécurité, le rapport de l’UE pointe les retards enregistrés lors de l’année écoulée. Surtout, il demande d’aller vite « dans la mise en œuvre du programme d’appui à la réforme et à la modernisation du secteur de la sécurité, notamment le renforcement de la transparence et de la redevabilité du secteur comme outil principal pour rétablir le lien de confiance entre les forces de sécurité intérieures et le citoyen, ainsi que le renforcement de la sécurité des frontières et des capacités de lutter contre le terrorisme et le crime organisé ».

En 2018, l’UE et la Tunisie continueront à travailler ensemble à définir une vision à l’horizon 2030 qui reflétera leur ambition d’un partenariat toujours plus approfondi à même de relever les défis communs, conclut le rapport.

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Les autorités burundaises ont lancé la dernière phase préparatoire au référendum constitutionnel prévu le 17 mai 2018. Ce processus a lieu dans un climat persistant d’intimidation et de répression et est marqué par l’absence d’approche consensuelle entre les différents groupes sociétaux et politiques du Burundi. Le manque d’information officielle publique sur les éléments clé du projet de Constitution et le contrôle étroit des journalistes et des médias risquent de compromettre davantage ce processus. A cet égard l’UE déplore la récente suspension des radios VoA et BBC.

L’Union européenne (UE) regrette la nature non-inclusive de cette phase préparatoire et s’associe pleinement à l’appel de l’Union africaine à «initier toutes les réformes constitutionnelles à travers un large consensus national de toutes les parties prenantes en question». Le processus actuel va à contre-courant des efforts en cours de médiation et de facilitation d’un dialogue politique inclusif inter-burundais portés par la Communauté d’Afrique de l’Est et l’Union africaine et pleinement soutenus par l’UE.

L’UE reste vivement préoccupée par la situation des droits humains au Burundi qui nuit à toute initiative de réconciliation, de paix et de justice. Elle relève en particulier, la persistance d’exécutions extrajudiciaires et d’arrestations arbitraires, y compris de défenseurs des droits humains comme Germain Rukuki qui est menacé par un verdict aussi arbitraire que sévère, et l’absence d’espace politique et restrictions aux libertés d’expression et d’association. A cet égard, la mise en œuvre des deux Résolutions de la 36ème session du Conseil des droits de l’homme à Genève reste une priorité politique.

L’UE, en tant que garant, appelle les autorités burundaises à respecter l’esprit et la lettre des Accords de paix d’Arusha, dont les dispositions ont servi de base pour le transfert pacifique du pouvoir au Burundi et qui ont promu la paix et la stabilité dans la région.

Dans la poursuite de ses efforts en soutien d’un dialogue inclusif, seul processus viable en vue d’un règlement politique durable au Burundi, l’UE continuera de se coordonner étroitement avec ses principaux partenaires internationaux, en particulier la Communauté d’Afrique de l’Est, l’Union africaine, l’ONU et son Envoyé spécial, ainsi que l’Office du HCDH au Burundi.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a entamé mardi 24 avril 2018 une visite de travail (23-27 avril) dans les pays du Benelux (Belgique-Pays Bas-Luxembourg).

A son arrivée à Bruxelles, il a été reçu par la haute représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité Federica Mogherini.

Selon Tarek Ben Salem, conseiller auprès du chef du gouvernement chargé des Affaires diplomatiques, la rencontre a porté sur les grandes réformes entreprises par la Tunisie, les élections municipales en cours, le classement, par l’UE, de la Tunisie sur la liste des pays susceptibles d’être fortement exposés au blanchiment de capitaux et au financement du terrorisme, la lutte antiterroriste et l’émigration irrégulière.

Les deux parties ont, également, discuté de l’Accord de Libre Echange Complet et Approfondi ( ALECA) en prévision du prochain round de négociations entre la Tunisie et l’UE et de discuter du plan d’urgence permettant l’importation en franchise de droits de 35 mille tonnes supplémentaires d’huile d’olive vierge tunisienne dans l’UE, sur les deux prochaines années.

Le chef du gouvernement est accompagné du ministre de la Relation avec les Instances constitutionnelles, la Société civile et des Droits de l’homme Mehdi Ben Gharbia, du secrétaire d’Etat aux Affaires étrangères Sabri Bachtobji ainsi des conseillers chargés de l’investissement et des affaires diplomatiques.

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Les élections municipales de tous les calculs politiciens, avec un Rached Ghannouchi qui se voit déjà dans les premières places, lesquelles devraient, toujours d’après ses plans sur la comète, lui donner aussi les premiers rôles au sein du gouvernement. En tout cas plus que le maigre paquet de portefeuilles ministériels, selon lui, qu’il a présentement. Les municipales de tous les enjeux économiques, avec la décentralisation qui est dans toutes les têtes, et qui est même très avancée sur le papier. Reste à négocier le virage délicat du Code des collectivités territoriales, qui a déclenché une guerre de tranchées à l’ARP, les élus ferraillant pied à pied pour s’assurer que personne ne tirera la couverture à lui et que sa localité ne pâtira pas de la redistribution des cartes. Cette affaire a même des résonances jusqu’en France. Son ambassadeur en Tunisie, Olivier Poivre d’Arvor, avait annoncé lors d’une rencontre avec la presse que de grandes villes françaises attendaient que les équipes municipales se mettent en place pour lancer des programmes locaux de grande envergure. Tout cela pour dire que ce scrutin devrait changer le visage du pays, pour le meilleur, ose-t-on espérer. Et l’Union européenne (UE) entend y jouer sa partition. A l’invitation de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Elections (ISIE), l’UE a déployé une Mission d’Observation Electorale (MOE) pour les élections municipales qui auront lieu le 6 mai prochain.

Federica Mogherini, Haute Représentante pour les Affaires étrangères et la Politique de Sécurité et Vice-présidente de la Commission européenne, a nommé M. Fabio Massimo Castaldo, membre du Parlement européen, Chef Observateur de la Mission.
Une équipe-cadre de sept analystes électoraux est à Tunis depuis le 6 de ce mois. 28 observateurs de longue durée seront également déployés à partir du 13 avril sur l’ensemble du pays. Au total, la MOE disposera de plus de 80 observateurs issus des Etats membres de l’UE, et observera toutes les phases du processus électoral. La MOE de l’UE se réjouit également à la perspective de coopérer avec d’autres missions d’observation.

Les élections municipales du 6 mai prochain marqueront une étape importante dans la consolidation démocratique du pays et la mise en œuvre de la Constitution du 27 janvier 2014 qui ouvre la voie à un processus de décentralisation ambitieux. Le soutien de l’Union européenne pour une Tunisie démocratique, stable et prospère reste constant“, peut-on lire dans un communiqué publié sur le site de l’UE.
Cité dans le communiqué Mogherini déclare que l’Union européenne souhaite poursuivre son engagement d’accompagner les réformes en cours en Tunisie de façon à ancrer le processus de transition démocratique dans la durée. “Je suis confiante que la Mission d’Observation Electorale, sous la conduite de M. Fabio Massimo Castaldo, sera une contribution supplémentaire à la qualité de ces scrutins très importants“.

De son côté, M. Fabio Massimo Castaldo ajoute dans le même document que “cette Mission d’Observation Electorale s’inscrit dans le cadre des relations bilatérales privilégiées que l’UE entretient avec la Tunisie. Elle témoigne de la solidité de notre partenariat et de l’importance de notre travail commun pour le renforcement de la démocratie et de la bonne gouvernance. Elle se place aussi dans la continuité de notre coopération dans le domaine électoral, illustrée par notre contribution à l’observation des élections de 2011 et 2014“.
A l’issue du scrutin, la Mission présentera publiquement ses conclusions préliminaires sur le déroulement du processus électoral. Un rapport analytique complet, qui inclura notamment des recommandations en vue des prochaines échéances électorales, sera ensuite présenté au gouvernement tunisien, quelques semaines après les élections. En espérant que tous les enseignements seront tirés, ce dont on ne peut jamais jurer vu le peu de place que font nos élites politiques à la voix de la raison.

Le décor est planté. Reste à voir comment les acteurs vont se dépatouiller avec ce rendez-vous où la mise est beaucoup plus grosse que de simples joutes pour prendre les commandes dans les villes du pays. Enfin si la Tunisie a vraiment les moyens de ses ambitions, et ça reste à prouver, aussi bien du point de vue de la capacité de l’Etat à arroser les municipalités moins nanties que les autres – le principe de la péréquation – que de la maturité citoyenne, comme dans les pays où la décentralisation s’est gravée sur le marbre (Allemagne, Suisse, etc.). En vertu des objectifs que la Tunisie s’est fixé, les partis et parties qui tiendront les localités tiendront la dragée haute aux autres pour les questions d’intérêt national. Ghannouchi l’a compris, les autres beaucoup moins. Leur réveil risque brutal, et très douloureux…

S.L.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, s’est entretenu, mardi, au Palais du gouvernement à la Kasbah, avec Federica Mogherini, haut représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité.
Les deux parties ont discuté du soutien de l’Europe à la Tunisie en cette phase de transition.
Le chef du gouvernement a, au cours de la rencontre, évoqué les défis que rencontre actuellement la Tunisie, soulignant que la Tunisie compte sur l’appui de l’Union européenne pour l’aider à réussir sa transition démocratique et économique.
Pour sa part, Federica Mogherini a affirmé la disposition de l’Union européenne à développer ses relations de coopération avec la Tunisie en matière d’aide à la création d’emploi, notamment dans les régions défavorisées. Il s’agit, aussi, d’offrir de nouvelles opportunités de formation et d’étude pour les jeunes tunisiens à travers les programmes éducatifs européens et méditerranéens, a-t-elle précisé.
La responsable européenne a indiqué que la Conférence internationale sur l’investissement les 29 et 30 novembre à Tunis verra ” une participation massive “, notamment des investisseurs privés et des banques européennes.
Les investissements européens en Tunisie vont s’accroitre, a-t-elle dit, notant que des nouvelles formes d’investissement répondant aux exigences de l’étape sont actuellement à l’étude.

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Le moins qu’on puisse dire est que la chef de la diplomatie européenne, Federica Mogherini, en visite ce mardi 1er novembre en Tunisie, où elle a été reçue par le président de la République et le ministre des Affaires étrangères, n’a pas été avare en appels et gages de soutien au berceau des Printemps arabes. “Je voudrais passer un message très fort, très clair aujourd’hui pour tous les Européens : la Tunisie est vraiment un partenaire privilégié, spécial, et il y a une unité extraordinaire sur ça”, a dit Mme Mogherini, avec un ton tout ce qu’il y a de plus passionné et sincère. A ceux qui en doutaient – de sa sincérité -, la Haute Représentante de l’Union pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité a ajouté ceci : “Investir en Tunisie, dans le présent et le futur de la Tunisie, spécialement dans la jeunesse tunisienne, est une priorité stratégique” pour l’UE, ou encore “la réussite de la Tunisie est quelque chose d’extrêmement important”.

Après cette grosse dose de compassion et d’appels vibrants à investir dans cette Tunisie qui peine à enclencher la vitesse supérieure dans sa transition, notamment économique, on pourrait se dire banco, les sous, des investisseurs, entendons-nous bien, vont pleuvoir sur la Tunisie comme jamais. Et bien ce n’est pas si simple. Certes il y a bien l’aide européenne qui va être portée à 300 millions d’euros en 2017, comme l’a rappelé Mme Mogherini, mais c”est bien maigre au regard des besoins du pays, que la délégation tunisienne a chiffrés à 20 milliards d’euros lors de son déplacement à Bruxelles pour “vendre” un plan Marshall à des pays européens qui demandant à juger sur pièces, beaucoup d’entre eux étant déjà en proie à des difficultés économiques, notamment au Sud du continent.

Elles est sympa Mme Mogherini, elle a même gratifié la Tunisie d’un beau chèque de 90 millions d’euros, étalés sur 5 ans, pour financer la dépollution du lac de Bizerte. Donc on ne peut douter de l’élan compassionnel de l’Europe. Sauf que pour aller au-delà, cette bonne vieille Europe, amie de toujours, a besoin de signaux tangibles sur la bonne marche de la Tunisie avant de plaider sa cause auprès des bailleurs de fonds, avec à leur tête la BERD, le FMI et la Banque mondiale. D’ailleurs les Européens l’ont clairement signifié à la Tunisie dans un épais document de 70 points, ou plutôt exigences, si le pays veut s’offrir une chance de voir la couleur des 20 milliards qu’il a demandés à l’Union européenne. Sans cela, pas un euro. Idem pour la Conférence internationale sur l’investissement. Cet événement sur lequel la Tunisie compte énormément pour relancer une croissance famélique, pour tonifier une économie amorphe et donner des emplois à des centaines de milliers de jeunes pourrait être un simple “petit tour et puis s’en va” si le cahier des charges des investisseurs n’est pas pris au sérieux.

Chahed à Paris pour convaincre, mais c’est gagné

On ne peut pas douter une seconde du fait que les autorités tunisiennes ont mis le paquet pour ameuter les troupes en vue de cette grand-messe des investisseurs. Même le secrétaire d’Etat américain, John Kerry, y a mis du sien, dans la foulée du président Béji Caïd Essebsi, lors du forum USA-Afrique à New York, pour convaincre les investisseurs de miser sur la Tunisie. Ce rendez-vous aura également un parrain de choix : Le Premier ministre français, Manuel Valls. Par ailleurs le battage médiatique autour de cet événement a tellement bien fonctionné que, parait-il, on a déjà enregistré près de 1800 pré-inscriptions. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, se rend à Paris ces 09 et 10 novembre pour bien bétonner son dossier et ferrer les candidats français pour qui la manifestation présente un intérêt. Mais voilà, tout ça ne garantit en rien le succès de la conférence, succès d’ailleurs qu’on ne pourra mesurer qu’à l’aune des promesses fermes d’investissement au terme de la rencontre.

En attendant force est de constater que le pays ne s’est pas mis dans les meilleures dispositions pour appâter les investisseurs. Le projet de la loi de finances 2017 est pour le moment un vrai fiasco, rejeté par tous, même par l’UTICA et l’UGTT, qui y voient un simple matraquage fiscal sur les plus vulnérables et les plus accessibles – les employés et les entreprises -, laissant de côté des pans entiers de l’économie et ne prévoyant rien de bien consistant pour combattre l’évasion fiscale, sport national des plus fortunés de ce pays depuis des décennies. La seule mesure qui va dans le sens de plus de justice fiscale qu’on y a trouvée et qui a bien, il faut le dire, des allures de mesurette vu qu’elle ne touchera qu’une poignée de nantis, c’est une taxe de 1000 dinars pour les heureux proprios d’une piscine. Autant dire des cacahuètes, des clopinettes pour les caisses publiques. Même l’idée des caisses enregistreuses dans les cafés et les restos, qui avait été vendue à grand renfort de propagande autour de l’équité fiscale, a été abandonnée en rase campagne, donnant une image désastreuse d’un pays impossible à réformer, puisqu’à chaque fois qu’on rentre dans le dur, qu’un chantier est âpre, coriace, le gouvernement bat en retraite et court au plus facile : Le bâton fiscal pour ceux qu’on peut aisément ponctionner…

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Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union Européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, a annoncé sur les ondes de Mosaïque FM que l’UE a décidé de maintenir son aide annuelle de 300 millions d’euros à la Tunisie jusqu’en 2020.

Elle a ajouté à la même source que l’UE considère la Tunisie comme un partenaire essentiel et appelle les différents membres de l’Union à travailler avec la Tunisie pour redonner de l’espoir aux jeunes tunisiens.

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Federica Mogherini, Haut Représentant de l’Union européenne pour les affaires étrangères et la politique de sécurité, effectue une visite de travail en Tunisie les mardi 1er et mercredi 2 novembre.
Cette visite s’inscrit dans le cadre de la détermination de l’Union européenne à soutenir le processus de transition démocratique en Tunisie et à l’aider à relever les défis économiques et de développement qu’elle rencontre, indique le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué.
Federica Mogherini examinera, au cours de ses entretiens avec le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, et les responsables tunisiens, les mesures susceptibles de contribuer à la réussite de la Conférence internationale sur l’investissement les 29 et 30 novembre à Tunis. Elle évoquera, aussi, les préparatifs du Sommet Tunisie-Union européenne, prévu à Bruxelles, le 1er décembre prochain.
Le sommet Tunisie-UE réunira le président de la République Béji Caïd Essebsi et les présidents du Parlement européen, Martin Schulz, du Conseil européen, Donald Tusk et de la Commission européenne, Jean-Claude Junker.
Lors de sa visite en Tunisie, Federica Mogherini assistera au lancement officiel du projet de dépollution intégrée du lac de Bizerte, financé notamment par la Banque européenne d’investissement et la Banque européenne pour la reconstruction et le développement et l’Union européenne.

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Le ministre des Affaires étrangères Khemaies Jhinaoui a rencontré, lundi, en marge de la 71ème session de l’Assemblée générale de l’ONU à New York, Mme Federica Mogherini, Haute Représentante de l’Union européenne pour les Affaires étrangères et la politique de sécurité et vice-présidente de la Commission européenne.
Selon un communiqué du département des Affaires étrangères rendu public mercredi, les deux interlocuteurs ont “réitéré l’engagement commun à approfondir le partenariat entre la Tunisie et l’UE et à intensifier les relations entre les deux parties dans tous les domaines”.
A cette occasion, Jhinaoui a appelé à un accroissement de l’aide européenne pour accompagner la Tunisie dans ses efforts visant à surmonter les difficultés économiques et invité la Haute Représentante de l’EU à prendre part à la Conférence internationale sur le soutien économique et l’investissement prévue les 29 et 30 novembre en Tunisie, qui a confirmé sa participation, indique-t-on de même source.
La rencontre a porté également sur “la lutte contre le terrorisme et la radicalisation”. Les deux parties ont convenu de l’importance de renforcer la coopération dans ce domaine, ajoute le communiqué.
Les deux interlocuteurs ont en outre évoqué “des questions régionales d’intérêt commun notamment la situation en Libye”. Le ministre a souligné à cette occasion “le caractère essentiel du dialogue interne pour parvenir à une solution politique durable dans ce pays”.
Sur un autre plan, le ministre des Affaires étrangères a rencontré le Secrétaire d’Etat britannique aux Affaires étrangères chargé de la région MENA, Tobias Ellwood qui a fait part de la volonté de son pays de continuer à soutenir la Tunisie dans divers domaines.
Cité dans le communiqué du département des AE, le responsable britannique a affirmé la détermination de son pays à participer à la Conférence internationale sur l’investissement en Tunisie et sa disposition à revoir son alerte voyage déconseillant aux ressortissants britanniques de se rendre en Tunisie, et ce “tenant compte des efforts déployés par la Tunisie au niveau de la sécurité et de la lutte contre le terrorisme”.

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