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Front national

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Au vu de ce qu’a déballé le vice-président du Font National, Louis Aliot, dans l’émission “Bourdin Direct“, qui passe sur BFM TV et la radio RMC, on se dit que la Tunisie, le Maroc et l’Algérie ont bien de la chance que la formation d’extrême droite ne soit, pour le moment, qu’à la porte du pouvoir en France (la présidente du FN, Marine Le Pen, a été battue au second tour de la présidentielle de 2017 par Emmanuel Macron). Titillé par Jean Jacques Bourdin sur l’immigration en France, thème avec lequel Le pen et compagnie font leur beurre, Aliot s’est littéralement lâché sur les pays du Maghreb…

Si vous voulez dissuader les gens d’immigrer en France, il y a des mesures immédiates à prendre comme aller voir les pays d’origines qui nous envoient des migrants” dit-il. Puis, en dégainant les chiffres d’un rapport parlementaire publié mardi 20 février 2018 à l’Assemblée nationale française, il ajoute ceci : “Est ce que vous savez, aujourd’hui, quels sont les pays qui nous envoient le plus d’immigration ? Le Maroc, l’Algérie et la Tunisie (…). C’est quand même extraordinaire, trois anciennes colonies françaises dont une a voulu l’indépendance et qui aujourd’hui se fait professionnelle de la migration. Que ces gens-là s’occupent de leurs pays ! Ils ont des richesses incroyables ! Ils ont du pétrole, ils ont du gaz !” dit Aliot, visiblement très remonté (c’est très bon ça pour les petites affaires de son parti, devant un électorat très sensible à ces arguments). Ensuite, pour s’assurer un maximum d’effet, il assène : “Ils sont en train de faire crever leur jeunesse et en plus maintenant, ils nous envoient de l’immigration“.

Questionné sur le projet de loi Asile et Migration, qui sera soumis ce mercredi au Conseil des ministres français, le vice-président du FN, déclare, droit dans ses bottes, que rapatrier les migrants économiques est une “évidence“. Mais il se défend de remettre en cause “le droit d’asile” en direction des réfugiés politiques “persécutés dans leurs pays“.
Nous ne pouvons plus accueillir des migrants supplémentaires” en France, affirme-t-il, arguant le poids des dépenses pour les citoyens français.

Un écran de fumée

La question de l’immigration est le fonds de commerce de tous les mouvements d’extrême droite en Europe, donc la France n’est pas une particularité en la matière. D’ailleurs en Allemagne, le poids lourd de l’Union européenne, les déboires de la chancelière Angela Merkel ont commencé quand le Pegida a commencé à surfer sur les problèmes quasiment existentiels que posait l’accueil de centaines de milliers de migrants syriens et irakiens. Ce qu’Aliot se garde bien de dire, c’est que son pays, la France, aspire aussi de brillants médecins, chercheurs, ingénieurs, informaticiens… D’ailleurs ces dernières années combien de médecins tunisiens – et pas les plus mauvais ! – ont filé vers l’Hexagone ? Le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, assume d’ailleurs ce virage vers davantage de migrants, mais des migrants “bien choisis“, exactement comme le font les Etats-Unis et le Canada. De ce point de vue la France a beaucoup de trains de retard, que Macron a manifestement l’intention de rattraper. Cette facilitation des visas pour les étudiants n’a pas d’autre but.

La France certes est très préoccupée par son rayonnement culturel, la défense de la francophonie face à un anglais très conquérant, mais il y a aussi des impératifs économiques incontestables : Attirer les cerveaux du monde entier, notamment d’Afrique, pour espérer en garder le plus et assurer le sursaut de la 5ème puissance économique du monde. On ne peut pas le lui reprocher, les pays émetteurs de migrants n’ont qu’à faire ce qu’il faut pour retenir leurs élites et leurs plus brillants étudiants !

Pour faire le tour de la question, rappelons les derniers chiffres de l’INSEE en la matière, qui datent de 2013. D’après ces données, environ 30% des immigrés (légaux et illégaux) en France sont originaires du Maghreb. On avait dénombré 760.000 Algériens, 710.000 Marocains et 259.000 Tunisiens en France en 2013. Les Algériens formaient 13% du total des immigrés en France, les Marocains 12,2% et les Tunisiens 4,4%. Ce n’est pas négligeable, certes, mais ce n’est pas non plus cette invasion que le FN veut installer dans les têtes des Français dits, improprement d’ailleurs, de souche. Il faut relativiser, dans une population de près de 67 millions, quelques centaines de milliers d’immigrés ne devraient remuer personne, surtout quand ils ont un poids évident dans l’économie du pays…

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Marine Le Pen a annoncé ce mardi qu’elle ne rembourserait pas les 300 000 euros que le Parlement européen lui réclame pour des soupçons de fraude relative à l’emploi d’assistants parlementaires au Front national, rapporte l’AFP.

Les soupçons portent sur Catherine Griset, assistante accréditée au Parlement européen pendant plusieurs années, mais qui en réalité ne travaillait pas dans les locaux de l’institution. Elle était à l’époque secrétaire, puis cheffe de cabinet de la dirigeante du Front national.

Le Parlement estime que Griset exerçait une “activité reconnue” au siège du parti à Nanterre, sous l’autorité directe de Marine Le Pen. Cette dernière avait reçu une première lettre de recouvrement en ce sens mi-décembre.

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Le Front national (FN), un parti aux débordements racistes et xénophobes notoires, qui va chercher des sous au Moyen Orient, plus précisément aux Emirats arabes unis, c’est la drôle d’histoire qui agite la scène politico-médiatique française en ce moment. Pour justifier cet improbable attelage, le FN affiche les Émirats comme le bon élève de la classe, contrairement au Qatar, jugé du mauvais côté de la barrière et qui finance à tour de bras le fondamentalisme islamiste, pourvoyeur de dégâts aux quatre coins du monde, dont le terrorisme serait la manifestation la plus sanglante. Je précise bien que c’est la vision manichéenne du parti piloté par Marine Le Pen, l’important étant ailleurs : Ramasser 12 millions d’euros pour financer une couteuse campagne électorale qui se profile, alors que le parti n’en a que 4 à 6 actuellement, d’après les sources.

«S’il faut aller emprunter à l’étranger, nous irons emprunter à l’étranger, il n’y a aucune exclusive à ça. Que ce soit en Russie en Argentine ou aux États-Unis. Et pourquoi pas au Moyen-Orient», disait sur France 3 il y a peu, le 18 septembre dernier plus précisément, Wallerand de Saint-Just, trésorier du FN. La piste du Moyen Orient a refait surface le 28 mai 2015, à la faveur d’un voyage de Mme Le Pen en Egypte. La présidente du PN s’était alors lancée dans un discours élogieux et mielleux à souhait à l’endroit du régime du président al-Sissi, intraitable avec les Frères musulmans (soutenus par le Qatar) et, on le sait, généreusement arrosé par les Émirats. Le site Intelligence Online a vendu le pot aux roses en révélant les dessous de cet étrange voyage au Caire pour rencontrer des officiels  «C’est sous l’amicale pression des services émiratis de renseignement que la plupart ont accepté de rencontrer la présidente du FN». Le président égyptien en personne a été prié de recevoir le trublion de la scène politique française, d’après les révélations du livre “Nos très chers émirs” (Michel Lafont), sorti le 20 octobre 2016 et écrit par les journalistes Christian Chesnot et Georges Malbrunot. Ils sont allés plus loin en laissant entendre que le voyage égyptien a été entièrement financé par des fonds émiratis.

Titillé sur la question par France 2 ce lundi 24 octobre, le secrétaire général du FN, Nicolas Bay, lâche, sèchement, ceci : «C’est inexact». Avant d’asséner : «Il y a une différence fondamentale entre le Qatar et les Émirats arabes unis. Les Émirats combattent l’islamisme radical, le Qatar soutient et finance les factions islamistes. Ce que je constate, c’est que sous François Hollande comme sous Nicolas Sarkozy, la classe politique française a fait preuve d’une grande complicité avec le Qatar (…). Nous combattons l’islamisme radical et nous soutenons ceux qui, dans cette région du monde, combattent l’islamisme radical».
Chacun se fera son avis sur la question…

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-La réunion du Front national contre le projet de loi sur la réconciliation économique et financière, tenue, lundi, à Tunis a débouché sur l’adoption d’une déclaration finale axée sur l’annonce officielle de la création de ce Front, a affirmé, mardi, le secrétaire général du Courant démocrate Ghazi Chaouachi.
” Le Front restera ouvert aux associations et aux partis qui partagent la même opinion sur ce projet “, a-t-il ajouté dans une déclaration à la TAP en marge d’une séance plénière de l’assemblée des représentants du peuple (TAP).
Selon chaouachi, la déclaration prévoit le renforcement de la concertation entre les partis et les organisations concernées en vue d’émettre une série de décisions contre ledit projet de loi qui sera, sous peu, soumis au Parlement.
La déclaration appelle également à la mobilisation pour le retrait de ce projet dans la mesure où son l’adoption risque de porter atteinte à l’unité nationale requise pour combattre le terrorisme et la corruption.
” Le projet de loi sur la réconciliation vise à “blanchir” les corrompus et se contredit avec les objectifs du gouvernement, de la présidence de la République et des partis participant aux concertations sur la formation d’un gouvernement d’union nationale “, a-t-il encore averti.
Selon, Chaouchi un rassemblement devant le Parlement et une campagne de sensibilisation sont prévus pour mettre en garde contre la gravité de cette loi au cas où elle sera adoptée.

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