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Quelques remarques-repères pour commencer. Beaucoup l’ont dit à Youssef Chahed (YC). Si ses soutiens augmentent, ce n’est pas tant grâce aux résultats économiques de sa politique, qui tarderont de toutes les façons à venir quel que soit le chef du gouvernement en place, mais parce qu’un très grand nombre de citoyens en ont, désormais et même depuis quelques mois, marre de devoir se taper un nouveau chef de gouvernement, toute l’instabilité qui précède son choix et tout le statuquo qui viendra après son installation. Et si le fils du chef de l’Etat et son parti n’ont pas voulu croire en les vertus de la stabilité politique, c’est qu’elle ne leur profite pas pour l’instant.

L’une des choses pour lesquelles BCE (Béji Caïed Essebssi) admirait dernièrement RG (Rached Ghannouchi), c’est qu’il lui aurait dernièrement redit son souci de mettre la Patrie avant les partis. On ne sait pas si lui avait certifié la même chose. Le chef du gouvernement n’a en effet plus de parti, depuis que Nidaa Tounes a gelé son adhésion.

Il ne fait pourtant aucun doute que ni BCE, ni RG n’appliquent ce qu’ils disent ou aimeraient entendre de leurs concurrents. Et même la demande faite à YC de se dessaisir de son droit constitutionnel de candidater n’est pas tant pour l’obliger à mettre la Patrie au-dessus de Nidaa Tounes, qui ne l’accepte plus en son sein, mais juste pour l’éliminer avant terme de la prochaine course aux présidentielles.

On comprendrait que RG le demande à YC, puisque le chef du parti islamiste tunisien a déjà annoncé qu’il sera candidat aux présidentielles de 2019. On comprendrait moins que BCE soit plus appliqué que RG à obtenir le retrait de YC de la course, lorsqu’on sait son âge et qu’on se rappelle les différentes fois où il avait répété que la révolution a été faite par la jeunesse tunisienne et pour elle.

Le ferait-il pour son fils ou pour un autre candidat de son choix ? «Chaque chose en son temps. On en parlera une autre fois», avait déjà répondu BCE, lundi dernier à la journaliste d’El Hiwar Ettounsi, qui ébauchait cette question.

  • Paul Valéry et Karl Marx savaient déjà ce qui se passe en Tunisie

On aurait pu le dire nous-mêmes. Le rapporter tel que dit par un journal étranger, c’est essayer de traduire le ressenti de la situation politico-tunisienne hors nos frontières et chez nos bailleurs de fonds, alors que toute la sphère politicienne semble trouver cela normal.

«Les réformes économiques en Tunisie risquent d’être mises à l’écart par une querelle entre les principaux dirigeants», affirme à juste titre le site de Bloomberg à propos de ce qui se passe depuis quelques mois en Tunisie.

Citant l’analyste politique du cabinet de conseil londonien Energy Aspects Riccardo Fabiani, Bloomberg dit que «le résultat final, est que les manœuvres politiques avant les prochaines élections, auront la priorité sur toute autre chose. Tout espoir de réformes ou de mesures significatives sera anéanti».

Depuis quelques mois en Tunisie, en effet, on ne parle plus économie que dans l’urgence de faire face à une catastrophe, naturelle comme ce fut le cas à Nabeul, ou humaine comme à chaque fois que le FMI risque de fermer les portes de ses crédits à la Tunisie.

«La politique étant l’art d’empêcher les gens de se mêler de ce qui les regarde», comme le disait l’écrivain et philosophe français Paul Valéry, la politique a repris le dessus en Tunisie depuis plusieurs mois et devient même le menu principal, sinon l’unique, de tous les plateaux TV et radio. L’explication réside, à notre sens, dans ce que disait depuis 1818 Karl Marx. «Toute classe qui aspire à la domination, doit conquérir d’abord le pouvoir politique pour représenter à son tour son intérêt propre comme étant l’intérêt général».

C’est le cas actuellement en Tunisie, selon nous, des partis politiques aux différentes organisations syndicales et patronales, et en tête l’UGTT qui voudrait refaire la révolution, sans oublier les différents lobbies à l’intérieur de l’ARP.

  • «Homme politique, c’est une profession où il est plus utile d’avoir des relations que des remords». Dixit : Coluche

Du coût, on oublie allègrement que c’est la banqueroute des caisses sociales qui est derrière les pénuries de médicaments et les retards des retraites. On oublie que c’est le déficit commercial et celui de la balance de paiement qui sont derrière la baisse de la valeur du Dinar tunisien. On oublie que ce sont les innombrables hausses salariales et les grèves interminables dans le bassin minier qui sont derrière le déséquilibre et le déficit budgétaire. On oublie enfin que c’est le manque de production et la disparition de la productivité qui sont derrière l’endettement et l’assèchement des ressources de l’Etat. Personne n’est plus disponible pour aider financièrement l’Etat et chacun utilise des arguments politiques et politiciens, pour expliquer ce refus, comme nous l’ont déjà signalé les Français lorsque le chef du gouvernement était allé à Paris demander leur aide.

Du coup, on oublie aussi toutes les réformes qui devaient redresser tout cela et remettre la croissance sur un bon trend haussier. Les deux pans de l’Exécutif se déchirent à satiété, l’un empêchant l’autre de se concentrer sur ce pourquoi il avait été choisi, pour pouvoir utiliser cette incapacité en argument politique pour le dégager. Les partis politiques, non concernés par ces disputes politiciennes, regardent et laissent faire, car incapables de faire. Les députés de l’ARP se retrouvent dans l’œil du cyclone de la guerre BCE/YC et n’ont plus le temps de se remettre à leur travail législatif, pour étudier et adopter, pour faciliter le travail du gouvernement à remettre l’économie tunisienne sur pied. «Pas moins de 92 projets de loi sont actuellement bloqués à l’ARP, ce qui freine tout projet de réforme. Parmi les projets bloqués, l’un en rapport avec l’inscription de la Tunisie sur la liste Gafi». C’est ce qu’a indiqué le chef du gouvernement, Youssef Chahed, le lundi 10 septembre 2018, en marge d’une réunion sectorielle avec des directeurs de journaux.

فبحيث dans la Tunisie de ladite révolution,، c’est en effet «le Parti avant la Patrie». Si ce n’est pas pour des raisons partisanes ou idéologiques, c’est pour des raisons purement personnelles. «Point à la ligne», comme disait le chef de l’Etat, lundi dernier à la télévision

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Nous croyons savoir que la ministre du Tourisme et membre fondatrice du parti Nidaa Tounes, Salma Elloumi Rekik, a finalement décidé de ne pas démissionner, ni même de geler son adhésion à Nidaa Tounes.

La ministre aurait cependant décidé de rester neutre dans la guerre fratricide que se livrent les deux protagonistes de la crise politique en Tunisie et de n’être dans aucun des deux clans des deux hommes.

La ministre Elloumi Rekik, qui avait déjà publié un Post dans sa page sur les réseaux sociaux, où elle prônait l’unité, aurait décidé de continuer sur cette voie.

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Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a assisté ce matin dans une école primaire de la région d’El Bhar Lazreg à l’ouverture de la nouvelle année scolaire. C’est là qu’a certainement été prise cette photographie. Sur les réseaux sociaux, l’objet en a été détourné, pour la blague bien sûr, et le titre «Youssef Chahed, répondant au questionnaire de Nidaa Tounes» lui a été donné. On le voit ainsi, à moins que ce ne soit du «photoshop», pour dire du montage avec le langage des fans des réseaux sociaux, ou qu’il soit en train de signer un autographe, le chef du gouvernement assis, stylo en main et cahier sur le genou, qui écrit.

Le commentaire fait référence au questionnaire envoyé par le parti de Hafedh Caïed Essebssi au chef du gouvernement, sur sa position par rapport au parti, son président et son intention de se présenter aux prochaines élections. Chahed n’y a pas répondu, contrairement à ce qui a été laissé comprendre par le communiqué de Nidaa qui gelait l’adhésion de Chahed à Nidaa, sans pour autant lui retirer sa couverture politique, comme l’a précisé Abderraouf Khammassi chez la TV Al Ghad.

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Pour ceux qui en doutaient encore, l’actuel chef du gouvernement (il le restera très probablement jusqu’aux prochaines élections), Youssef Chahed, n’a rien à voir avec son prédécesseur, Habib Essid. Entendez par là qu’il n’a pas le caractère amorphe – certains diront la docilité – de Essid, qui a accepté de tendre le cou pour une exécution publique, au Parlement. On l’avait même entendu adresser des remerciements à ses bourreaux, une attitude surréaliste pour un chef de gouvernement qui n’avait pourtant pas démérité (on s’en est rendu compte, hélas, bien après). Et bien Chahed ne sera pas cet agneau de sacrifice là. Et c’est une bonne nouvelle pour le pays. Vous imaginez la tête des amis et partenaires de la Tunisie s’ils apprenaient que le pays du jasmin s’est, une fois de plus, payé une crise politique avec la démission du chef du gouvernement, sous la pression de quelques illuminés pas regardants du tout sur l’intérêt national et sur les enjeux du moment. Le discours de Chahed du mardi 29 mai 2018 dans la soirée, très offensif, notamment en direction de son principal adversaire, Hafedh Caïd Essebsi (qui a fini par éclipser, et ce n’est pas en son honneur, le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Taboubi), est finalement une bonne annonce pour son mentor, le président de la République, Béji Caïd Essebsi…

Les grands perdants

Comme l’a dit le leader du mouvement Ennahdha, Rached Ghannouchi, si BCE voulait défaire le gouvernement, il aurait une toute autre attitude. Le fait est qu’il ne voulait et ne pouvait pas vouloir la perte de Youssef Chahed. D’abord pour la simple raison que c’est lui qui l’a personnellement choisi, et même imposé alors que son poids politique en Tunisie et même au sien de son propre parti était loin de lui donner droit à cette fonction suprême. Donc si le chef de l’Etat avait décrété l’échec de son poulain au point d’être l’artisan de son éviction, il ferait le constat par là même de sa propre déroute. Et pour un homme au crépuscule de sa carrière politique (91 ans, tout de même), c’est carrément impensable. Essebsi a joué le jeu de la démocratie en poussant l’affaire du désaccord de Carthage le plus loin possible – trop loin sans doute -, mais in fine il avait la garantie que Chahed sauverait sa tête. Ne serait-ce que parce qu’en situation d’état d’urgence il est, constitutionnellement, impossible de dégommer un chef de gouvernement. Ensuite parce qu’il était clair depuis le début que le directeur exécutif de Nidaa Tounes n’aurait pas de majorité au sein des signataires du Pacte de Carthage pour inscrire Chahed à l’article de la “mort”. Enfin BCE avait l’assurance, de la part de son pote Ghannouchi, que Ennahdha ferait bloc à l’ARP pour s’opposer, le cas échéant, au limogeage de Chahed. Sans parler des députés de Nidaa et de l’opposition qui ont clairement rallié la cause du chef du gouvernement.

Si la main du chef de l’Etat a tremblé, alors qu’il aurait pu et dû dès le vendredi 25 mai 2018 en finir définitivement avec ce dossier, c’est parce que, disons-le clairement, son fils animait le groupe des anti-Chahed. Et cette hésitation coutera cher à Essebsi, pour la postérité. Quand on sait le traumatisme vécu, très récemment, par les Tunisiens à cause des ‘fils de’, ‘filles de’, ‘neveux de’, etc., (des familles Ben Ali et Trabelsi), on se dit que l’histoire lui pardonnera très difficilement ce flottement, ces 72 heures de trop, après plus de 10 jours d’atermoiements pour signer le Document de Carthage 2, dans un contexte politique et économique aussi dégradé.

L’autre grand perdant de cette affaire est, bien entendu, le fils du chef de l’Etat. Il vient de subir là son troisième revers politique, et pas des moindres, après son incapacité à décrocher l’investiture de Nidaa Tounes aux législatives de 2014 et son forfait aux législatives partielles en Allemagne. A ajouter à ses talents pour faire le vide autour de lui, avec pour conséquence cette hémorragie de militants et de députés – à peine 56 élus au Parlement, 30 de moins qu’en 2014 – que son papa, même dans sa tour dorée de Carthage, n’a pas pu ignorer et qu’il s’est enfin décidé à stopper, selon les déclarations. Essebsi junior pourrait faire l’amère expérience de son impopularité au Congrès national électif de son parti, qu’il s’ingénie à retarder depuis 3 ans, une éternité pour un parti de ce calibre.

Le Grand gagnant

C’est, évidemment, Ennahdha. Les islamistes qui, comme ils l’ont fait en se contentant de rester assis et de regarder le bloc parlementaire Nidaa se vider de son sang pour ensuite le supplanter, vont encore ramasser les lauriers de cette agitation mortifère. En effet dans ce chaos indescriptible, ils ont très stratégiquement adopté la posture de la raison, de la défense de l’intérêt suprême de la nation, en appelant à la préservation de la stabilité, enfin le peu qu’il y a, et donc au maintien de Chahed. Pourtant, comme à leur habitude, Ghannouchi & Co ont tangué, hésité, et même entamé leur exercice favori : Le double langage. Mais voilà, eux au moins ont encore cette capacité à sentir de quel côté allait tourner le vent, à écouter les voix, mêmes dissonantes, de la rue. Et on ne peut pas les blâmer pour ça, c’est aussi cela la politique, c’est aussi cela traduire les aspirations, même confuses et parfois contradictoires, des citoyens qu’on prétend représenter et défendre. Nidaa Tounes a perdu tout cela, et bien plus, depuis que HCE s’est imposé à sa tête, par la seule force de son nom. L’élection de 2019 pourrait départager les islamistes et la formation bâtie de ses mains par le locataire du palais de Carthage, mais peut-être pas à l’avantage de ce dernier…

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Ne tenant manifestement pas à être l’outil qu’utiliseront ses détracteurs pour renvoyer Youssef Chahed de la Kasbah, le locataire de Carthage a, le lundi 28 mai 2018, suspendu le «Document de Carthage» ou DC, et renvoyé sine die les concertations qui devaient aboutir à une nouvelle feuille de route pour le chef du gouvernement. Les mots étant importants, Saïda Garrach a parlé d’une suspension et non d’un arrêt. Auquel cas Youssef Chahed devrait partir, le DC étant le document fondateur de son gouvernement d’union nationale. Il n’en demeure pas moins que le gouvernement de Youssef Chahed n’en est plus un.

De suite, le Taboubi de l’UGTT annonce son retrait de cette structure de gouvernance virtuelle de la Tunisie de la seconde République. Un retrait dont la seule explication est l’incapacité de la toute-puissante et omnipotente centrale syndicale ouvrière à faire plier le président du conseil d’administration de l’entreprise Tunisie, Béji Caïed Essebssi, et le reste des membres du conseil d’administration et renvoyer le DG de l’entreprise, Youssef Chahed.

De fait, l’UGTT perd le deuxième round de son bras de fer avec le chef du gouvernement, le second à lui tenir tête après Mehdi Jomaa, quoique pour une plus longue période, et Hafedh Caïed Essebssi (HCE) en perd un round. De fait aussi, Youssef Chahed reste à la Kasbah et on ne parle même plus de remaniement ministériel. Une claque magistrale pour l’UGTT et pour HCE. Ce dernier se met ainsi, depuis le 9 mai 2018, date de son communiqué, à flirter avec l’UGTT. Comme s’il séchait les larmes de dépit de Noureddine Taboubi, HCE affirmait dans le même communiqué que «l’UGTT [est] l’un des piliers du consensus social». L’alliance a changé de bord.

  • Retour au point de départ. «نرجعوا فين كنا» avait un jour dit Bourguiba

Cela aura tout simplement coûté quelques mois de la vie d’un pays au bord de la banqueroute et plusieurs mois de retard dans la mise en œuvre des réformes par lesquelles l’économie donnait déjà en avril les premiers signes d’une légère reprise. Nous en voulons pour preuve le changement de qualité de la petite croissance de 2,5 %, qui n’est plus issue de la consommation, mais de secteurs productifs. Cela aura quand même coûté une confirmation par Fitch Rating de la notation négative de Moody’s. Cela a encore coûté un € désormais à plus de 3 DT, une thésaurisation plus accélérée qui aggravera la crise de liquidité, une inflation à 7,7 % liée à la hausse des prix et l’envolée du coût de l’argent, et des réserves en devises en baisse. Le tout du à l’attentisme créé par les appels au changement de gouvernement. Des effets de l’instabilité politique que niait le fils du chef de l’Etat lorsqu’il demandait la 1ère fois la tête du candidat de son propre parti au poste de chef de gouvernement en 2016.

Ceux qui connaissent l’UGTT savent cependant pertinemment que l’organisation a la tête dure et n’a pas encore dit son dernier mot. Il devient plus que probable qu’elle relance sa campagne anti-Chahed, directement ou indirectement et qu’elle s’oppose de façon plus véhémente à son programme de réformes économiques. Il n’est donc pas exclu qu’elle mette au point un programme de mouvements sociaux, grèves, sit-in notamment, pour enrayer l’action d’une «persona non grata».

  • Un train peut en cacher un autre  

Reste à deviner ce qui s’est passé dans la tête du président nonagénaire pour qu’il lâche celle dont il disait que rien ne se faisait sans elle. Aurait-il décidé de battre en retraite face à la campagne anti-Document de Carthage, de plus en plus considéré comme anticonstitutionnel et un véritable «Shadow Cabinet» ? Aurait-il été finalement irrité par les deux dernières campagnes, menées par son fils sur les réseaux sociaux, pour obtenir le départ de l’actuel chef de gouvernement alors qu’il avait signifié qu’il n’était pas question de le changer ?

Dans un cas comme dans l’autre, ce qui reste du magistère de Youssef Chahed jusqu’aux prochaines d’octobre 2019 ne sera pas facile, ni pour lui, ni pour l’économie, encore moins pour la société tunisienne. Maintenu bon gré mal gré à la tête du gouvernement, Chahed reste lié par les engagements donnés aux bailleurs de fonds avec à leur tête le FMI et par les réformes promises.

Or, s’il a gagné ses bras de fer avec l’UGTT et le fils du fondateur du parti Nidaa Tounes, Youssef Chahed perd une large part de la marge de manœuvre dont il devrait disposer pour faire passer ses réformes, en face de formations politiques qui s’étaient finalement déclarées incapables, lundi 28 mai 2018, de s’entendre sur les mesures à adopter pour faire face à la crise économique aiguë dans laquelle s’englue le pays.

  • Que peut-il désormais se passer ?

Il y a d’abord lieu de remarquer que sitôt l’annonce faite par Saïda Garrach de la suspension du DC, le conseiller Noureddine Ben Ticha s’empresse de préciser que cette décision de BCE est provisoire. On comprendrait alors que la décision de BCE de le suspendre n’était qu’un coup de tête et que, retrouvant ses esprits, le nonagénaire chef de l’Etat tunisien aurait envoyé son conseiller entrebâiller de nouveau la porte des négociations, peut-être par une autre composition du DC ou avec de nouvelles conditions.

En attendant, il se murmure que le fils préparerait quand même un nouveau coup de force contre son père. A deux reprises, Hafedh Caïed Essebssi aurait réuni les ministres de Nidaa après la rupture du jeûne. A l’un des menus, un coup à la Yassine Brahim. HCE penserait en effet à demander aux ministres de Nidaa Tounes de démissionner en bloc du gouvernement, ce qui obligerait Chahed à repasser par la case ARP pour un éventuel vote de confiance qu’il pourrait retourner contre lui. Coup bas et combines pour faire tomber le gouvernement auraient ainsi déjà repris. “Business as usual” !

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Le président de la République, Béji Caïd Essebssi, a décidé de suspendre les concertations engagées dans le cadre du Document de Carthage II et de les reporter à une date ultérieure, a indiqué, lundi, le porte-parole de la présidence de la République, Saïda Garrache.

Vendredi dernier, à l’ouverture des travaux de la commission des présidents et secrétaires généraux des partis politiques et des organisations nationales, Caïd Essebssi a soulevé le différend qui persiste autour du 64 e point relatif au remaniement ministériel. Ce point évoque la question de savoir s’il touchera ou non le chef du gouvernement.

Le chef de l’Etat avait alors affirmé vouloir éviter d’évoquer le remaniement ministériel dans la mesure où le plus urgent consiste, avant tout, à mettre au point un plan de réforme. En cas de non accord, Caïd Essebssi avait proposé le report des concertations après le mois de ramadan.

Caïd Essebssi a tenu à préciser ne pas avoir de rôle, en tant que président de la République, dans le changement du chef du gouvernement, ni l’intention d’empiéter sur les prérogatives du parlement, tel que rapporté par certaines parties. “La question doit passer par le parlement conformément à la Constitution”, a soutenu le président de la République.

En mars dernier, les signataires du Document de Carthage ont décidé la création d’une Commission avec pour mission de définir les priorités de l’économie nationale et de proposer les réformes y afférentes.
Cette commission est composée de deux représentants de chaque parti et de chaque organisation signataires du Document de Carthage.

“Tout remaniement ministériel doit être opéré sur la base d’une feuille de route claire”, ont-ils assuré, ajoutant que le changement de l’équipe gouvernementale est toujours possible à la lumière d’un programme de réformes cohérent.

Les concertations autour du Document de Carthage II ont démarré en janvier 2018.
Au départ, le Document de Carthage regroupait neuf partis politiques avant le retrait de “Afek Tounes” et “Machrou Tounes”. Les partis “al-Chaab” et “al-Joumhouri” n’ont plus assisté aux réunions depuis mars dernier.

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Faute d’accord sur le 64ème point – le maintien ou non du chef du gouvernement -, le Document de Carthage 2 a été rangé dans un tiroir, rapporte Mosaïque FM ce lundi 28 mai 2018. Combien de temps va durer cette suspension ? Mystère pour le moment…

Pour rappel, les signataires du Pacte de Carthage, des leaders de partis et secrétaires généraux des organisations nationales étaient en conclave pour justement tenter de sortir du blocage et parapher enfin, après deux semaines de retard, le document cher au président de la République. Manifestement ce dernier, et toute la nation, devront encore attendre…

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Lotfi Hachicha, secrétaire général de la Commission tunisienne des analyses financières (CTAF) a indiqué, lundi 12 février 2018, sur les ondes de la radio Express fm, que la CTAF, depuis son entrée en activité effective en 2011, a gelé plusieurs comptes bancaires, de personnes et sociétés, d’une valeur totale de plus de 100 millions de dinars et a transmis plus de 500 déclarations au ministère public dans le cadre de la lutte contre le blanchiment d’argent et le financement du terrorisme.

D’après lui, le plus important dossier transmis en 2017 est celui des sociétés offshores dont la majorité sont des sociétés libyennes.

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Tout le monde se pose des questions sur le contenu de cette étude d’impact qui a valu au Maroc le gel de son adhésion à la CEDEAO (Communauté économique des États de l’Afrique de l’Ouest) jusqu’à 2018, le temps justement pour les chefs d’Etat de bien éplucher les 66 pages de ce document. Jeune Afrique s’est procuré ce fameux rapport qu’on peut résumer ainsi : la venue du royaume chérifien est plutôt une bonne nouvelle pour l’organisation, mais cette intégration au marché commun ouest-africain doit se faire de manière graduelle et surtout le Maroc est appelé à donner un certain nombre de gages..

«Pour ce qui est de l’adhésion à part entière du Maroc à la CEDEAO, de la Tunisie en qualité d’observateur et de la Mauritanie comme membre associé, le sommet a mis en place un comité composé des présidents togolais, ivoirien, ghanéen, guinéen et nigérian pour adopter les termes de références et superviser l’étude approfondie des implications de cette adhésion». Ce sont les conclusions des chefs d’État africains au terme du 52ème sommet de la communauté économique, le 16 décembre 2017 à Abuja, au Nigeria

A noter que l’étude d’impact présentée aux chefs d’État à Abuja voit d’un bon oeil l’entrée du Maroc. Mais pour le moment les choses butent sur des écueils soulevés par les experts, en rapport avec les disparités économiques entre le Maroc et certaines nations de la région.
Sur le plan juridique, il n’y a aucun obstacle à l’adhésion du Maroc à la CEDEAO. Un simple acte additionnel au traité fondateur ferait l’affaire, puisque rien dans le texte ne ferme la porte à un nouveau membre. Mais en cas de ‘Oui’ au Maroc, il faudra une période pour la transition, le temps d’accorder les violons sur la libre circulation des biens et personnes, le droit de résidence et d’établissement, la monnaie unique ainsi qu’une pléthore de détails techniques de toutes sortes.

Mais le Maroc a déjà montré sa bonne volonté, sur presque tous les sujets, tempérant ainsi ses ardeurs diplomatiques pour ne pas effaroucher les dirigeants ouest-africains, eux et leurs opinions publiques qu’il faudra convaincre du bien-fondé de cette affaire. Nous prendrons en compte «en compte les préoccupations économiques des pays de la zone en leur permettant de protéger leurs secteurs fragiles», a confié à Jeune Afrique une source diplomatique. Cette dernière, très inspirée, et on le comprend vu les enjeux pour toutes les parties, suggère de marcher sur les pas de l’accord d’association Maroc – Union européenne (UE). Il s’agirait pour les 15 Etats-membres de la CEDEAO d’avoir un accès libre au marché marocain, mais sans réciprocité automatique, et pendant le temps qu’il faut pour que la communauté ouest-africaine prenne ses marques.

Il est dit également dans ce document que l’adhésion du Maroc ferait du bien à l’économie de la région, notamment dans les domaines de l’agriculture et de l’industrie, dans lesquels le royaume a une longueur d’avance sur l’Afrique subsaharienne.
«Le marché de l’élevage et des produits laitiers semble offrir une opportunité lucrative pour les États-membres actuels de la CEDEAO en raison de tarifs d’importation relativement bas. Cependant, il reste beaucoup à faire au niveau des pays de la zone pour que leurs exportations dans ce secteur puissent être compétitives», précise l’étude.

Dans le secteur industriel également les avancées du Maroc sont notoires, il est question de mettre en place des programmes de mise à niveau pour permettre aux pays ouest-africains de réduire l’écart et d’aller vers un développement commun harmonieux. Des sources diplomatiques ont confié que le royaume est disposé à prendre sa part dans la concrétisation des grands projets que la CEDEAO aura défini comme prioritaires ainsi qu’à la propulsion de l’agriculture et la co-localisation dans l’industrie.

Enfin sur l’épineux problème du Sahara occidental, le rapport indique que c’est «un potentiel facteur qui pourrait créer des divisions entre les États membres actuels dans le cas où le Maroc deviendrait membre» et qu’il faut obtenir des gages en la matière…

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L’aide financière décidée dernièrement par l’Union européenne, en direction des populations du Burundi, n’a pas empêché le Conseil de prolonger jusqu’au 31 octobre 2018 les mesures restrictives prises contre le pouvoir. Ces mesures consistent en une interdiction de pénétrer sur le territoire de l’Union européenne et en un gel des avoirs qui concernent quatre personnes dont les activités ont été considérées comme compromettant la gouvernance démocratique ou faisant obstacle à la recherche d’une solution politique pacifique au Burundi. Il s’agit notamment d’actes de violence, de répression ou d’incitation à la violence, ainsi que d’actes constituant des atteintes graves aux droits de l’homme.

L’UE demeure gravement préoccupée par les informations faisant état d’exécutions extrajudiciaires, d’arrestations et de détentions arbitraires, de disparitions forcées, de torture et de traitements cruels, inhumains ou dégradants et de violences sexistes, y compris sexuelles, qui auraient été commis au Burundi depuis avril 2015. L’UE n’a cessé d’appeler toutes les parties à s’abstenir de tout acte de violence, à condamner ces actes et à mettre fin à l’impunité des auteurs de ces faits. Une solution politique durable passe impérativement par le respect d’un État de droit fondé sur des institutions efficaces, responsables et ouvertes à tous.

Le Conseil a estimé que l’absence d’évolution de la situation au Burundi justifiait le renouvellement des sanctions pour un an.

Les noms des personnes concernées et les motifs de leur inscription sur la liste figurent à l’annexe de la décision du 1er octobre 2015, qui a été publiée au Journal officiel.

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Une brigade policière s’est déplacée, mardi 15 août 2017, aux berges du lac de Tunis où se trouve le bureau de l’homme d’affaires et président du parti de l’Union patriotique libre (UPL), Slim Riahi, pour “exécuter une décision de saisie“, a indiqué une source responsable au ministère de l’Intérieur à l’agence TAP.
Selon Taieb Bessadok, avocat de Slim Riahi, “ce qui s’est passé ce matin n’est pas une exécution décision“. “La question n’est pas encore claire“, a-t-il estimé.
Pour sa part, Yosra Mili, membre du bureau politique de l’UPL, chargée de la communication, a indiqué qu’”un groupe de personnes dont l’identité est inconnue s’est introduit dans le bureau du président du parti Slim Riahi vers 8h00 ce matin et a renvoyé les employés“.
Une information démentie par le ministère de l’Intérieur qui affirme qu’il s’agit d’”une exécution d’une décision de saisie“.

Rappelons que le Tribunal de première instance de Tunis a décidé, lundi, le report de l’audience relative à l’affaire de paiement des chèques contre Slim Riahi, président du parti de l’UPL, au 25 septembre prochain. Le Tribunal a, également, décidé le maintien de Slim Riahi en liberté.
Le 4 août dernier, le ministère public près le Tribunal de première instance a émis des avis de recherche contre Slim Riahi pour émission de chèques sans provision.
Dans une déclaration à l’Agence TAP, le 5 août, le porte-parole du Tribunal de première instance, Sofiene Selliti, a expliqué que Slim Riahi a été condamné par contumace à des peines de prison ferme pour émission de chèque sans provision avec exécution immédiate.
Le 28 juin dernier, le juge d’instruction du pôle judiciaire économique et financier a ordonné le gel des avoirs de Slim Riahi pour suspicion de blanchiment d’argent.

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Le bureau régional et les branches locaux de Nidaa Tounes dans le gouvernorat de Monastir ont décidé de geler leurs activités, rapporte le site         Achourouk ce mercredi 1er février 2017.

Cette décision a été prise pour de nombreuses raisons dont notamment  la situation politique et sociale du parti en question, la marginalisation de la région,  « le dépassement » concernant la récente nomination de nouveaux délégués, nous apprend la même source.

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Donald Trump devrait poursuivre cette semaine son offensive contre l’immigration en suspendant l’entrée aux Etats-Unis de ressortissants de certains pays musulmans et l’admission de réfugiés, rapporte “Le Parisien.fr”.
Trump pourrait signer un autre décret, peut-être dès ce jeudi, pour bloquer pendant un mois l’arrivée en Amérique des ressortissants de sept pays musulmans : Irak, Iran, Libye, Somalie, Soudan, Syrie et Yémen.

Ce projet de décret présidentiel, que le quotidien Washington Post a publié mercredi soir, est intitulé “Protéger la nation d’attaques terroristes par des étrangers” et il prévoit également l’arrêt complet pendant quatre mois du programme américain d’admission de réfugiés de pays en guerre, a ajouté la même source.

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7548 projets industriels déclarés n’ont pas été réalisés entre 2005 et 2015, ce qui fait une moyenne de 600 projets en souffrance par an, d’après une étude réalisée par l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII).
D’après cette enquête, cette moyenne a connu un pic en 2011 (plus que 900 projets non réalisés), suite à la révolution et aux problèmes socio-économiques qui en ont résulté.
En effet, ces projets non réalisés, qui totalisent 236 mille emplois, ont cumulé un montant d’investissement gelé de 12.5 Milliards de dinars. Parmi ces projets, 5% sont de taille importante et l’investissement est supérieur ou égal à 5 millions de dinars ; ils représentent 57% des investissements prévus, toujours selon la même source. La répartition sectorielle des entreprises fermées montre que les secteurs les plus touchés sont le Textile-Habillement et le Cuir, ils représentent 59% des sociétés en cessation d’activité sur la période 2005-2015 ; suivis par les industries mécaniques et électriques avec 13%.
Côté région, l’Est totalise près de ¾ des projets non réalisés, 47% des PNR sont au Nord-Est et 23% au Centre-Est.
La même source a par ailleurs signalé que la baisse enregistrée au niveau du nombre de créations d’entreprise est accompagnée par une diminution de la moyenne annuelle des emplois créés, qui est passé de 33000 par an à 16000. Pour rappel, cette étude portant sur les projets non-réalisés au cours de la période 2005-2015 est axée sur deux volets, à savoir les principaux obstacles à l’origine de ces dysfonctionnements et le problème de la fermeture des entreprises. Cette première phase de l’étude sera couronnée par un Benchmark avec des pays de référence (Maroc, Turquie, Roumanie et France) dans l’optique de dégager des réformes pour améliorer le climat d’affaires et des dispositifs d’appui à la création et à la pérennité des entreprises.

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Le secrétaire général adjoint de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Abdelkrim Jrad, a déclaré que la proposition du gouvernement de geler les augmentations salariales n’a pas fait l’objet de négociations.
Il s’agit d’une décision unilatérale pour un gouvernement qui a écarté la centrale synidcale, a ajouté le syndicaliste dans une interview accordée au quotidien « Achourouk » publiée dans son édition de ce samedi 15 octobre 2016.
Cette exclusion a provoqué, selon ses dires, le rejet « catégorique » de cette proposition de la part de l’UGTT, qui a exigé le partage des sacrifices avec l’ensemble des acteurs intervenants dans ce projet. Sinon, tout retour en arrière sera considéré comme une atteinte au sérieux des négociations, mais aussi comme une menace pour la paix sociale.

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Membre fondateur de Nidaa Tounes, Nabil Karoui a expliqué, ce mercredi 5 octobre 2016 dans une interview accordée au quotidien Al Chourouk, les raisons du gel de son adhésion et la suspension de toutes ses activités au sein des instances de Nidaa Tounes.

Il a, dans ce contexte, précisé qu’«il est impossible de traiter les conflits qui secouent Nidaa Tounes. Il y a toujours un petit espoir pour que le parti en question puisse emprunter le chemin de la réussite et nous avons consenti des efforts pour réaliser ce succès en signe de respect pour les gens qui avaient voté pour nous et pour éviter qu’ils soient déçus», a-t-il précisé.

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