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La République centrafricaine est témoin d’une situation «insoutenable» de la propagation de groupes armés et de violations croissantes des droits de l’homme, et le gouvernement doit agir maintenant, a averti une experte des Nations Unies.

L’experte indépendante des Nations Unies sur la situation des droits de l’homme en République centrafricaine, Marie-Thérèse Keita Bocoum, a noté la progression très inquiétante des groupes armés dans le Centre et le Sud du pays, et en particulier dans les régions de la Ouaka, du Mbomou et de la Basse-Kotto.

« Cette situation est insoutenable et l’Etat centrafricain doit retrouver sans plus tarder l’intégrité et la souveraineté de son territoire pour y assurer sécurité et Etat de droit » a dit Mme Keita Bocoum*.

Elle a alerté sur les conséquences de ces violations inadmissibles et a regretté qu’encore une fois, les auteurs ne sont pas inquiétés, les enquêtes ne sont pas menées, laissant ainsi les rumeurs nourrir l’esprit de vengeance.

L’experte indépendante a constaté que la violence du conflit et la faible réponse de protection qui s’en est suivie, ont suscité l’indignation et les cris de détresse de la population.

« La responsabilité de protéger les populations est une obligation de l’Etat, et la communauté internationale, particulièrement la MINUSCA doit pouvoir être à ses côtés pour la mettre en œuvre efficacement », a affirmé Marie-Thérèse Keita Bocoum.

Elle a ajouté que « la lutte contre l’impunité apparaît comme essentielle à la résolution de la crise en République centrafricaine. Il est encourageant de voir quelques améliorations en ce sens, telle la nomination du Procureur Spécial de la Cour pénale spéciale et la création de la Commission nationale des droits de l’homme et des libertés fondamentales ».

« Mais ces avancées doivent s’articuler autour d’une politique nationale des droits de l’homme, qui tienne compte de l’égal accès  des centrafricains aux droits économiques, sociaux et culturels ».

Réitérant l’impératif d’enquêter les violations des droits de l’homme sans plus tarder et faire procéder aux arrestations de ceux qui ont pu commettre, ordonner ou laisser faire ces violations, individuellement ou collectivement.

L’experte indépendante a aussi invité le Ministère de la justice à renforcer les moyens mis à la disposition des juridictions nationales pour assurer la présence effective des autorités judiciaires dans les villes où ils ont été redéployés.

« Les autorités que j’ai rencontrées, y compris le corps diplomatique, le gouvernement et le parlement, ont unanimement affirmé leur détermination à lutter contre l’impunité et à proscrire toute possibilité d’amnistie pour les crimes de guerre, crimes contre l’humanité ou crimes de génocide, conformément au forum de Bangui, à la Constitution et aux conventions internationales ratifiées par la République Centrafricaine », a tenu à clarifier Mme Keita Bocoum.

Exprimant sa satisfaction pour la publication du rapport Mapping des Nations Unies, elle a insisté sur la nécessité de continuer à documenter ces violations, et de protéger et assister les victimes et les témoins afin que justice soit rendue et qu’aucun fait grave ne reste impuni.

Alors que la situation humanitaire reste critique, L’experte indépendante a souligné les richesses naturelles dont dispose la République centrafricaine, et encouragé les autorités nationales  à évaluer l’accès aux droits économiques et sociaux et à assurer le contrôle des ressources naturelles afin d’explorer les opportunités économiques qui existent dans ce pays et de démontrer aux jeunes qu’elles sont porteuses d’espoir.

Mme Keita Bocoum a également noté l’impact disproportionné du conflit centrafricain sur les femmes, réitérant sa recommandation de renforcer la présence des femmes dans les négociations pour la paix et la sécurité et dans les efforts de développement. De même, elle appelle le gouvernement et la communauté internationale à soutenir les initiatives de réconciliation et de cohésion sociale et à définir des stratégies qui facilitent l’insertion des jeunes dans le marché du travail et de l’entrepreneuriat sur toute l’étendue du territoire.

Au cours de sa visite, l’Experte a rencontré des représentants du gouvernement, du parlement, du corps diplomatique, de la société civile, des partis politiques, des organisations non gouvernementales et des Nations Unies, ainsi que des représentants de victimes et de personnes déplacées, à Bangui et à Obo.

Mme Keita Bocoum rendra compte de ses conclusions au Conseil des droits de l’homme de l’ONU et présentera son rapport final en septembre 2017.

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La communauté internationale doit se rallier d’urgence derrière la communauté humanitaire qui s’efforce d’assister des milliers de civils en République centrafricaine, a annoncé aujourd’hui la Coordinatrice humanitaire dans le pays lors d’une réunion d’information aux États membres de l’ONU à Genève.

« La fréquence et la brutalité des attaques à Bangassou, Bria, Alindao et d’autres localités ont atteint des niveaux qui n’avaient pas été enregistrés depuis août 2014, » a déclaré Najat Rochdi, Coordinatrice humanitaire et Coordinatrice résidente des Nations Unies en République centrafricaine. « Il existe des signes profondément inquiétants de manipulation de la religion visant à déclencher la dernière vague d’attaques qui a secoué le pays. Il faut rapidement saisir ce qui pourrait présenter la dernière occasion d’empêcher une nouvelle escalade de la crise ».

De nouveaux foyers de violence ont émergé à travers le pays et d’atroces crimes intercommunautaires divisent et éparpillent le tissu social du pays. Au cours des deux dernières semaines, plus de 100 000 personnes ont été nouvellement déplacées. Dans la ville de Bria, au centre, la violence qui a éclaté à la mi-mai a déraciné plus de 40 000 personnes. En attaquant la ville de Bangassou, au sud-est, où la coexistence pacifique a résisté à tous les épisodes violents précédents, les groupes armés ont attaqué un symbole de cohésion sociale. Les combats ont tué plus de 100 personnes et contraint des milliers à fuir leur maison.

« Les communautés déplacées par ce regain de violence ont cherché refuge dans des zones que nous pouvons difficilement atteindre. Les acteurs humanitaires font face à des défis logistiques et de sécurité, aggravés par des déficits de financement, » a déclaré Mme Rochdi. « À moins que les acteurs humanitaires ne disposent de moyens suffisants, des dizaines de milliers de personnes parmi les plus vulnérables seront exclues de l’aide, plusieurs d’entre elles seront tuées, et des zones entières du pays se retrouveront abandonnées ».

La recrudescence de la violence a engendré un accroissement considérable du nombre de déplacés à l’intérieur du pays, comptabilisant aujourd’hui plus de 500 000 personnes pour la première fois depuis 2014. Un nombre presqu’autant élevé de personnes a trouvé refuge dans les pays voisins. Au total, aujourd’hui, plus d’une famille sur cinq a été obligée de quitter leur maison.

« Cette nouvelle escalade survient à un moment où les communautés en République centrafricaine ont désespérément besoin de relèvement et de reconstruction. Cette crise de plus en plus aigüe nécessite un engagement fort de tous les partenaires, » a déclaré Mme Rochdi. « Ce n’est pas le moment de laisser tomber la population de la République centrafricaine. Ce n’est pas le moment de renoncer à la paix ».

Les nouvelles urgences augmentent les besoins déjà immenses en assistance humanitaire, découlant d’une crise de quatre ans et aggravés par le manque d’infrastructures et de développement de nombreuses régions du pays.

En République centrafricaine aujourd’hui, près d’une personne sur deux dépend de l’aide humanitaire pour survivre, un rapport parmi les plus élevés au monde. Près de la moitié de la population est confrontée à l’insécurité alimentaire. Le plan de réponse humanitaire pour 2017 qui s’élève à 399,5 millions de dollars n’a jusqu’à présent reçu que 25% de financement.

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Dans un statut sur sa page officielle fb, l’avocat Nizar Ayed fait cette révélation. Il dit ainsi que “désormais il n’y a plus aucun ombre de doute. Marzouki mobilise ses troupes pour la guerre civile. C’est du moins ce qui ressort des révélations  exfiltrées  de Adnane Mansar, ancien bras droit de Marzouki à la Présidence. Reléguées au deuxième  plan de l’actualité suite à l’opération mane pulite (mains propres) de Youssef Chahed, les déclarations de Mansar ont choqué l’opinion publique .

Il a confirmé l’existence d’une milice armée à la disposition de Moncef Marzouki, aguerrie et prête à l’action. Ces révélations, passées sous silence, ne semblent pas inciter la justice à réagir et a ouvrir une enquête  à l’encontre de ces groupuscules dangereux pour la sécurité nationale qui ne cessent de gagner du terrain a l’image des Abbou et de s’ériger en donneurs de leçons en matière de probité et de lutte contre la corruption. A moins que la création de milices armées ne soit un délit moins grave que les malversations financières”.

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Le Haut-commissariat aux réfugiés de l’ONU (HCR) a fait savoir, ce  vendredi 16 septembre 2016, que plus d’un million de personnes ont fui le Soudan du Sud à cause de la guerre civile qui ravage le pays depuis décembre 2013.

D’après des informations rapportées par la chaine britannique « BBC », le chiffre total comprend aussi les 185 000 personnes qui ont fui le pays depuis l’éclatement de nouvelles violences en juillet.

L’ONU a relevé qu’environ 1,61 million de Soudanais du Sud ont quitté leurs foyers pour se réfugier dans d’autres régions du pays, selon la même source.

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