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Le conseil de la HAICA a annoncé dans un communiqué rendu public ce vendredi 23 juin 2017 qu’il a décidé de retirer les licences des radios privées Chaambi FM et Syphax FM.

Cette décision a été prise suite au non-respect du cahier des charges régulant le secteur.

Pour Chaambi FM, la HAICA reproche l’absence de programmes radiophoniques. De la musique est continuellement diffusée, ce qui est contraire à l’article 27 du cahier des charges.

Pour le cas Syphax FM, la HAICA fait savoir que la société détentrice de la licence n’a pas été capable d’assurer la diffusion des programmes un an après la signature du contrat le 31 juillet 2015.

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La présidente du Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT)

Le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) a estimé que le gouvernement, en décidant d’écarter le Président-directeur général de la Télévision tunisienne, Ilyes Gharbi, a renforcé sa “mainmise sur les médias publics”.
La décision du gouvernement est “une atteinte à la loi”, ajoute le SNJT qui déplore “le peu d’égard réservé à l’opinion publique”.
Dans une déclaration publiée, samedi, à l’issue de la réunion de son bureau exécutif, le SNJT considère que la décision de démettre de ses fonctions Ilyes Gharbi et de désigner Abdelmajid Mraihi par intérim est “en totale contradiction avec le décret-loi 116 et le principe d’indépendance de l’information publique”.
Cette décision ne fait que la continuité de “la politique de marginalisation” de la Haute autorité indépendante de communication audiovisuelle (HAICA).
Le SNJT rappelle que cette décision intervient quelques jours seulement après “la confiscation” du centre africain de perfectionnement des journalistes et communicateurs (CAPJC) et quelques mois après “les désignations parachutées et sur la base d’allégeance politique à la tête d’établissements publics d’information”.
Avant de prendre cette décision, ajoute le SNJT, la Présidence du Gouvernement aurait dû attendre les résultats de l’enquête administrative dont elle avait ordonnée l’ouverture suite au retard d’une heure et demie enregistré, jeudi, dans la diffusion du journal télévisé.
Dans un communiqué rendu public, vendredi, la Présidence du Gouvernement a annoncé que le PDG de l’établissement de la Télévision tunisienne avait été démis de ses fonctions et qu’Abdelmajid Mraihi avait été chargé de l’intérim.
La Présidence du gouvernement avait ordonné l’ouverture d’une enquête administrative suite au retard d’une heure et demie enregistré, jeudi, dans la diffusion du journal télévisé.
Elle avait, en outre, adressé, vendredi après-midi, un courrier à la HAICA pour connaître son avis concernant la nomination d’un nouveau Président directeur général de l’ETT, en application du décret-loi n° 2011-116 du 2 novembre 2011.

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Le président de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), Nouri Lajmi, a fait part de son étonnement suite à l’éviction du PDG de la Télévision nationale, Elyes Gharbi, par la présidence du gouvernement. Lajmi a déclaré ceci à la TAP : “Nous avons été surpris par cette nouvelle qui nous est parvenue sous forme d’un bref courrier ne contenant aucune explication des motifs de cette décision“.

Par ailleurs le président de la HAICA est d’avis que la méthode employée par le cabinet de Youssef Chahed est inconcevable et ne cadre pas avec les principes de la démocratie, de l’indépendance des médias publics et le renforcement du rôle des instances de régulation. Il a ajouté que la HAICA aurait dû être consultée avant une telle mesure…
Lajmi a également dit qu’il est inadmissible que le retard de la diffusion du Journal télévisé soit le seul motif du limogeage de Elyes Gharbi. Il a indiqué que ce dernier l’avait informé de l’ouverture d’une enquête pour cerner tous les ressorts de cette affaire laquelle, rappelons-le, est née d’une attaque cardiaque subie par le réalisateur…

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La Haute Autorité Indépendante de la Communication audiovisuelle (HAICA) a décidé d’infliger une amende de 20 mille dinars à la chaine de télévision privée Hannibal TV avec suspension de la partie en question de l’émission “Al Mousamah Karim ” et sa suppression des sites internet. Diffusée le 30 mars 2017, l’émission a présenté les témoignages à visages découverts, des parents d’un enfant qui a été violé et torturé.
La HAICA, qui déplore une atteinte aux droits de l’enfance, explique, dans un communiqué publié mercredi, que sa décision a été prise sur la base de l’article 5 du décret-loi N° 2011-116 du 2 novembre 2011.
L’instance relève que la révélation de l’identité des parents de l’enfant ne tient pas compte de l’intérêt de ce dernier et permettra facilement de le reconnaitre. De plus, les informations fournies par les parents de la victime à l’instar de son nom et le nom de son école risquent de l’exposer à la stigmatisation sociale, lit-on dans le même communiqué.
La HAICA rappelle que la chaine avait déjà diffusé un contenu attentatoire aux droits de l’enfance dans la même émission en date du 19 mai 2016, lui faisant encourir une amende de 15 mille dinars.

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La Haute autorité indépendante pour la communication audiovisuelle (HAICA) a adressé vendredi 19 mai 2017 des mises en garde à trois chaînes de télévision privées, “Hannibal Tv”, “Attassia” et “El-Hiwar Ettounsi”, ainsi qu’à deux radios privées, “Ibtissama fm” et “Mosaïque fm”, pour violation des règles régissant la communication audiovisuel.
La HAICA déplore, dans un communiqué publié sur son site électronique, “des violations” relatives à la communication commerciale et le non respect des dispositions du cahier des charges concernant certaines émissions.
Les rapports de l’observatoire de la HAICA, relatifs aux chaînes de télévision privées, font état de manquement aux règles professionnelles et déontologiques dans la mesure où ces chaines n’annoncent pas clairement le début et la fin d’une annonce publicitaire, créant une interférence entre la communication commerciale et l’information ou encore le divertissement.
S’agissant des radios privées, la HAICA relève le dépassement du temps réservé à la publicité et l’absence de toute indication sur le début et la fin d’un spot publicitaire.
Dans son communiqué, l’instance insiste sur le respect des lois en vigueur et des dispositions du cahier des charges relatif à la licence d’exploitation et de création d’une chaine de TV ou d’une station radio.

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La Haute Instance Indépendante de la Communication audiovisuelle (HAICA) a adressé, récemment, une mise en demeure à la télévision nationale sur fond de plainte déposée par le parti Afek Tounes contre l’émission” Al Wataniya Moubacher ” qui a invité, le 3 avril dernier, le secrétaire général du parti, Yassine Brahim.
” La mise en demeure adressée au nom du Président-directeur général de l’établissement de la télévision tunisienne intervient en réaction aux manquements professionnels constatés lors de l’émission “Al Wataniya Moubacher”, a souligné la HAICA dans un communiqué publié, ce lundi, sur son site internet.
La HAICA a appelé au respect de la déontologie du métier conformément au décret-loi n° 2011-116 du 2 novembre 2011, relatif à la liberté de la communication audiovisuelle et portant création d’une Haute Autorité Indépendante de la Communication Audiovisuelle (HAICA).
D’après le texte de la mise en demeure, les producteurs de l’émission ” Al Wataniya Moubacher ” avaient surpris le secrétaire général d’Afek Tounes par l’intervention d’un individu qui s’est présenté comme défenseur des droits de l’Homme. Ce dernier affirmait détenir des données sur des présomptions de corruption au ministère du développement, de l’investissement et de la coopération internationale (portefeuille attribué à Yassine Brahim au gouvernement Essid).
Selon toujours le texte, l’équipe de communication n’a pas été informée, à temps, de cette intervention ni de son contenu pour préparer les réponses nécessaires, ce qui a poussé Yassine Brahim à quitter l’émission.
Tout en soulignant le rôle joué par les médias dans la consécration de la culture de transparence et de redevabilité, le conseil de la HAICA estime, toutefois, que ” le plateau télévisé ne doit en aucun cas se transformer en un espace de diffamation et d’accusation sans preuves “.

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La journée mondiale de la liberté de la presse sera célébrée, demain, mercredi 3 mai , dans un contexte médiatique qui fait face, selon les professionnels du secteur, à de “sérieuses menaces” générées par la faiblesse du cadre législatif et la récurrence des dépassements.
Selon les professionnels et les représentants des structures professionnelles des médias, les menaces qui prévalent sur le secteur sont des tentatives visant à exercer, à nouveau, une mainmise sur les médias par les autorités officielles ou par les détenteurs de l’argent sale ainsi que des tentatives de restreindre le processus d’accès à l’information.
L’absence de textes de loi sur les droits des professionnels du secteur dans le décret 115 et le fait que le décret 116 ne soit pas devenu une loi organique et ne donne pas suffisamment de précisions sur les prérogatives de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) sont autant de facteurs de nature à aggraver ces menaces.
S’agissant des menaces et de la faiblesse du cadre légal, le président du Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT), Néji Bghouri, a indiqué, dans une déclaration à l’agence TAP, que la convocation des journalistes devant la justice conformément à des décrets autres que le décret 115 régissant le secteur des médias est une tentative d’utiliser la justice pour restreindre la liberté de la presse et des journalistes.
Pour le secrétaire général du syndicat de l’information, Mohamed Saidi, l’amélioration de la situation des professionnels du secteur est le premier pas vers l’instauration d’un système d’information libre et indépendant, précisant que les gouvernements qui se sont succédé ne comptaient pas élaborer des lois pour protéger et renforcer le secteur.
Pour sa part, le journaliste Zied El Héni a, dans une déclaration à la TAP, mis en garde contre le retour de l’ingérence des responsables politiques dans la ligne éditoriale des établissements médiatiques publiques et l’influence de l’argent sale qui “devient manifeste dans le secteur des médias et ne se limite plus aux domaines politique, parlementaire et économique”.

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Le dossier de l’affaire de la chaîne privée “Nessma TV” a accaparé le débat, mardi 18 avril 2017, lors de la réunion de la Commission de Droit, des Libertés et des Relations extérieures au sein de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), qui était dédiée à la HAICA et à son rôle dans la lutte contre l’image stéréotypée de la femme dans les médias.
La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) avait décidé, la semaine dernière, la suspension de la transmission des programmes de “Nessma TV” sur les fréquences de sept radios régionales. Il s’agit de Nejma FM, Dream FM, Karama FM, Kasserine FM, Ulysse FM, la Voix des mines et Oxygène FM.
Les avis des députés étaient partagés sur cette décision de suspension. Certains ont rejeté la décision de la HAICA et mis en garde contre la restriction de la liberté d’expression. Selon eux, il aurait été plus judicieux de saisir le Tribunal administratif.
D’autres se sont demandés en quoi cette suspension pouvait porter atteinte à la liberté d’expression.
Des députés ont, en outre, accusé la HAICA de laxisme vis-à-vis des nombreux dépassements qui se produisent quotidiennement.
En réponse aux interventions des députés, les membres de la HAICA ont déclaré que la décision de suspension de la transmission des programmes de Nessma TV sur les fréquences de sept radios régionales “n’est pas une sanction et ne porte pas atteinte à la liberté d’expression”. Selon eux, cette décision a été prise sur la base des dispositions du décret-loi 116 de 2011.
“Nessma TV est une chaîne au-dessus de la loi”, a dit Hichem Senoussi, membre de la HAICA. “Elle n’a pas encore procédé aux démarches nécessaires pour la régularisation de sa situation juridique, tel que l’ont fait les autres chaînes de télévision privées”, a-t-il ajouté.
Il y a trois mois, a-t-il expliqué, la HAICA a contacté Nessma TV au sujet de cette question de diffusion de ses programmes sur les ondes de sept radios régionales, sauf que celle-ci a demandé un délai pour répondre. Elle a, également, invités les représentants juridiques des radios précités, “dont certains ont affirmé avoir subi des menaces en cas de non diffusion des programmes de Nessma sur leurs ondes”, a-t-il ajouté.
Sur le sujet de la réunion de la commission, à savoir le projet de loi relatif à la lutte contre les violences faites aux femmes, Radhia Saidi, membre de l’instance, a déclaré que “les membres de la HAICA n’avaient pas été informés au préalable de l’ordre du jour de la réunion”.
Elle a indiqué que la HAICA est en train de préparer un document de référence relative à l’image stéréotypée de la femme dans les médias. Y ont pris part à l’élaboration de ce document des représentants de la société civile actifs en matière de protection de la femme.
La HAICA prépare, aussi, un rapport sur l’image de la femme dans les feuilletons ramadanesques qui sera présenté en septembre prochain, a-t-elle ajouté.
Pour sa part, Le président de la HAICA, Nouri Lajmi, a indiqué que l’instance n’est pas habilitée à intervenir sur le contenu des programmes, appelant à l’urgence d’élaborer une nouvelle loi qui comblera les lacunes du décret-loi 116.

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La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) a annoncé dans un communiqué rendu public ce mercredi 12 avril 2017 qu’elle a décidé d’interdire à la chaîne Nessma TV de diffuser ses programmes sur les bandes FM des radios régionales.

Les radios concernées sont Oxygène FM, Ulysse FM, Nejma FM, Karama FM, Sawt El Manajem, Kasserine FM, et Dream FM. La HAICA a ajouté que « en diffusant ses programmes sur ces chaînes régionales, Nessma TV a enfreint les dispositions du décret-loi 116 paru le 2 novembre 2011 ».

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Nous rapportions, dans notre édition du dimanche 29 janvier 2017, la circulaire du chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, interdisant à ses ministres de communiquer, sauf autorisation de ses services de communication. Une circulaire dénoncée comme une tentative de remise en question du droit à l’information et de la liberté de la presse. La HAICA a de son côté exigé «des explications du gouvernement», estimant que «les décisions de ce genre nous font peur puisqu’elles touchent aux acquis de la révolution, notamment la liberté d’expression, la liberté des médias ainsi que le droit à l’accès à l’information». Nous vous livrons aujourd’hui les vraisemblables causes qui ont été derrière cette circulaire interne.
Il s’agirait, selon des informations croisées, d’au moins deux couacs, toujours de communication, entre Youssef Chahed et l’un de ses ministres, et entre ce dernier et l’un des collaborateurs. Deux couacs qui ont mis à mal, très mis à mal même, le chef du gouvernement tunisien et son gouvernement face à une organisation nationale et à une instance internationale.
Nous n’en dévoilerons pas les noms, car nous estimons qu’en l’absence de stratégie globale de communication, surtout interne, toute équipe gouvernementale, puisse-t-elle être le GUN (gouvernement d’union nationale), commettrait les mêmes erreurs.
De pareils couacs ont déjà eu lieu, notamment sous le gouvernement précédent. L’actuel chef du gouvernement ne semble pas en avoir pris connaissance, ou peut-être même n’en a pas entendu parler. Le résultat est que les mêmes causes produisent les mêmes effets. Force est en effet d’affirmer que la communication du gouvernement, en intra-muros et extra-muros, ne va pas bien. Et administrativement, c’est le chef du gouvernement en premier lieu qui doit en supporter les conséquences et corriger s’il en a la réelle volonté.
–        1er Couac : Le ministre dit le contraire de son chef
Le 1er couac aurait surgi en septembre dernier, lors d’une des séances de discussion entre le gouvernement et l’ancienne direction de la centrale syndicale ouvrière, UGTT. Des négociations où un des ministres du gouvernement Chahed aurait donné aux membres du BE de l’UGTT un chiffre, aux antipodes de celui qui aurait été communiqué par le chef du gouvernement lui-même, de manière officielle. Et le ministre de se faire savonner en public et «jusqu’aux larmes» selon un des présents, par l’un des membres du BE de l’UGTT qui se demandait à quel saint se vouer. Cette savonnade aurait même été suivie par une autre, infligée au même ministre, par le chef du gouvernement qui n’aurait pas tardé à entendre parler de l’incident.
–        2ème Couac : Les DG mettent à mal la ministre
Le second couac a eu pour théâtre le bureau du même ministre. Ce dernier se serait trouvé en porte-à-faux avec des déclarations faites par quelques-uns des DG de son ministère. Cela serait arrivé, selon nos informations, suite à la visite en Tunisie d’une délégation d’une institution internationale donatrice pour la Tunisie. Avant sa rencontre avec le ministre, la délégation avait pris la peine de rencontrer quelques hauts cadres de ce ministère, à propos de la situation économique en Tunisie. Ces derniers lui auraient brossé un tableau noir, mais réel et aucunement empreint du politiquement correct. Lors de son entretien avec le ministre, la délégation entend un discours, plus positif et dans le droit chemin de la logique du gouvernement qui cherchait à rassurer ses partenaires. Et la délégation étrangère ne tardera pas à faire part au ministre de son étonnement quant à la différence des discours. C’est ce couac qui sera à l’origine d’une première circulaire. Elle est le fait du ministère des Finances et interdit à tous ses fonctionnaires de recevoir quiconque et de donner quoi que ce soit à quiconque, sans l’autorisation des premiers responsables.
–        Manque flagrant d’éléments de langage collectif et unifié
Derrière ces couacs il y a d’abord une absence totale de communication entre le chef du gouvernement et ses ministres et entre ces derniers et leurs collaborateurs. La communication interne n’étant pas une génération spontanée, elle s’apprend. L’un des premiers éléments de cet apprentissage, qui doit obligatoirement aller de haut en bas, sans pour autant oublier les remontées de feed-back, sont les éléments de langage à répercuter, du chef du gouvernement vers ses ministres et de ceux-ci vers leurs collaborateurs. Cela évitera la dispersion du langage à propos d’un même sujet, sans pour autant éliminer le détail que pourra ajouter chacun à sa propre communication. Sans donner l’impression d’une centralisation de l’information, ces éléments donneront, devant des partenaires locaux ou internationaux, l’impression d’une unité de vision et d’une unité de langage.
–        Attention à la « chemise » de Youssef !
Youssef Chahed a certainement raison, au vu de ces deux couacs, d’essayer de mettre de l’ordre chez lui. Mais c’est là une affaire de communication interne propre au fonctionnement du gouvernement. La circulaire de Chahed aurait été compréhensible si elle n’avait pas généralisé pour englober toute la communication jusqu’à faire douter toute son administration, qui en revient à attendre les directives.
Côté communication avec l’extérieur et les médias notamment, le gouvernement Chahed fait, pour l’instant, l’autiste, en refusant par exemple de s’expliquer publiquement sur ses choix des Délégués, qui font encore polémique ou en tentant de contrôler l’information sous le couvert de livrer une information exacte.
Sans vouloir donner des leçons à quiconque, il est bon à ce stade de rappeler à Chahed de faire attention à ce que ses conseillers n’utilisent ce dossier de l’information, comme d’autres, avant l’Islam, avaient utilisé «la chemise» de Youssef le prophète pour démontrer à son père qu’il a été mangé par le loup. La communication est une science avant d’être un art. Le mieux donc serait de s’adresser à ses professionnels qui sauront en établir la stratégie, en temps normal et en temps de crise, pour les besoins de La Kasbah. A défaut, l’information, un besoin naturel de toute société, survivra et continuera à circuler. Lui ouvrir les portes, en la canalisant et en l’encadrant, bouchera mieux toutes les fissures et les coulisses par lesquelles elle continuera à suinter. Ben Ali y avait mis une chape de plomb, et c’est le déficit d’information qui a fini par l’emporter.  Jusqu’à présent Chahed a plutôt fait l’autiste. Ira-t-il enfin se faire soigner chez un cabinet de communication ?

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Demain jeudi 5 janvier devrait se tenir à la Kasbah, en principe, un CIM sur le thème des Médias publics. Un secteur dont le fardeau devient lourd, tant en nombre qu’en responsabilité sociale et même politique. En effet, côté TV, l’Etat tunisien en possède, deux télévisions (Wataniya 1 et 2), quatre radios (La Nationale, radio Jeune, Radio culture, Panorama et RTCI) sans oublier les 5 radios régionales, et deux journaux écrits (La Presse et Assahafa) de manière directe. Mais l’Etat tunisien a aussi mis la main, par le biais de la confiscation, sur deux radios (Zitouna et Shems Fm) et deux journaux papier (Assabah et Le Temps).
De fait et par le nombre, l’Etat tunisien contrôle deux télévisions, 18 radios et 3 journaux dans un paysage média national qui compte en outre une dizaine de radios privées et 6 chaînes télévisées. L’Etat tunisien semble être en situation de domination, mais semble peu s’en soucier, d’autant qu’il n’arrive pas à définir une stratégie claire par rapport à ce grand nombre d’entreprises publiques, un peu spéciales, dont il ne sait plus quoi faire.

⦁ Des médias en situation de concubinage avec l’Etat

En effet, les gérer directement mettrait le gouvernement dans la délicate position de l’ingérence dans les lignes éditoriales de ces organes de presse, qui crieraient alors à l’indépendance des médias. C’est pourtant le budget de l’Etat qui finance deux chaînes de télévision et 9 radios publiques.
La redevance audiovisuelle, récoltée à travers la Steg (Société tunisienne d’électricité et du gaz), y participe sans arriver à couvrir tous les coûts des médias publics, surpeuplés, irrespectueux des règles de la fonction publique et dont 95 % du budget va à la masse salariale des 17 médias publics (radios et TV détenues directement par l’Etat). Des médias publics, désertés par le gouvernement dont les ministres préfèrent s’exprimer, sur instructions des bureaux de presse successifs de toutes les équipes de l’après révolution, sur les ondes et les plateaux des privés.
Des gouvernements qui les accusent même, sous cape, de ne pas être «des nôtres» et de ne pas «nous aider», comme nous l’a confié officieusement une source à La Kasbah. Des gouvernements qui ont toujours nommé les premiers responsables de ces médias, sans pour autant même les inviter lors des différentes rencontres informelles de l’exécutif avec les médias de la place.

⦁ Des privées, déficitaires et invendables, par peur ou manque de volonté

Des médias publics, financés par l’argent du contribuable et délaissés, libres mais abandonnés comme des enfants naturels. Des médias, soit déficitaires comme les «Wataniya», soit équilibrés sur le fil du rasoir comme les radios dont la situation a fait l’objet d’une lettre confidentielle de la HAICA au chef du gouvernement, qui sont obligées de recourir au crédit bancaire pour faire face à leurs charges, soit encore administrativement et socialement problématiques comme chez La Presse, qui perd d’énormes parts de marché en matière de publicité.

Côté médias confisqués, s’en débarrasser, c’est d’abord devoir trouver le meilleur moyen de vendre des organes de presse devenus invendables après six ans de difficultés financières, de tout l’Etat et de son budget qui ne peut plus accorder des subventions, d’autant que les médias confisquées restent encore dans une situation de concubinage, ni fonction publique, ni secteur privé. Des médias déficitaires, comme le cas de «Dar Assabah» où les deux syndicats (UGTT et journalistes) demandent la privatisation, face à un gouvernement qui ne sait pas s’il doit restructurer avant ou vendre à vil prix actifs et passifs confondus et qui hésite même à céder, sans avoir la volonté de sauver cet important groupe de presse. Déficitaire aussi et s’y enfonce avec les charges de son siège et le million DT de charges salariales, la radio Shems devenue un véritable tremplin politique, au moins pour deux de ses anciens administrateurs. Une radio qui perd du terrain et où l’Etat est toujours en procès avec le propriétaire de sa licence. On ne parlera pas de Zitouna, première radio religieuse, 2ème en taux d’audience, un temps rattachée au secteur public, mais toujours lorgnée par des parties extérieures qui retardent toute décision à son propos.

⦁ Que fera Chahed, ou plutôt ses conseillers ?

Des médias donc dans une situation des moins enviables où le seul souci du gouvernement semble désormais être celui des nominations dans une procédure où les pressions, le copinage et la surenchère l’emportent sur la compétence et l’audit des résultats. Une manière de redistribuer les dividendes de la révolution dans un jeu de chaises musicales et de partage du gâteau !

A La Kasbah, le DG des radios a été viré comme un malpropre et en public, par le chargé de communication, lorsque le premier se prononce contre une proposition de distribuer la redevance audiovisuelle entre médias publics et privés. A l’avenue de la liberté, c’est le bal des préposés à tel ou tel poste sans souci de déstabiliser toute une institution. Au Hilton, les bruits d’une nouvelle nomination qui l’emportent sur le bruit des machines de production. Au Lac, ce sont des commérages sur un des candidats qui aurait refusé le poste de président du conseil pour des raisons matérielles. A la rue Garibaldi, c’est encore des bruits sur un départ ou un transfert et le remue-ménage d’une pétition sans aucun souci des véritables problèmes d’une des institutions du monde de la presse en Tunisie.
A l’heure où se déroule, ou se prépare, ce fameux CIM, 3 personnes semblent être les véritables dépositaires de l’avenir des médias tunisiens, devant un chef de gouvernement qui semble, selon nos informations, rester amorphe devant cette situation où le concubinage (ni public, ni privé et les deux à la fois) le dispute à la mauvaise gestion (taxe audiovisuelle à redistribuer, dettes et pertes d’argent, face à l’inertie et le manque de volonté pour trancher). Seuls transparaissent les marchandages et c’est dommage. Mais bon, la plus belle des filles ne peut donner que ce qu’elle a. Et dans ce cas rien, lorsqu’on ne connait des médias, au premier degré, que le micro et la caméra du ‘4ème pouvoir’ et rien des coulisses !

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Un groupe d’avocats a récemment déposé une plainte auprès de la HAICA contre l’animateur de la chaîne Al Hiwar Tounsi Naoufel Ouertani et Bilel Missaoui, qui ont qualifié des avocats de «singes» dans l’émission “Oumour Jidiya” (affaires sérieuses), rapporte ce mardi 06 décembre le quotidien “Achourouk”.

Une photo montrant une «personne» en train d’escalader les grilles de l’ARP le jour où les avocats ont entamé leur mouvement de protestation a été très mal perçue par la profession, ajoute la même source.

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Le premier projet de loi relatif à l’instance de régulation de l’audiovisuel a été au centre d’une rencontre entre le ministre des relations avec les instances constitutionnelles Mehdi Ben Gharbia et des représentants d’établissements de presse audiovisuels privés.
Le ministre a assuré, dans ce contexte, qu’une consultation nationale élargie regroupant tous les intervenants du secteur sera organisée autour de ce projet loi.
Le ministère des relations avec les instances constitutionnelles avait tenu une série de séances de concertation sur ce projet de loi avec, notamment, les membres de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA), des représentants du ministère des technologies de la communication et de l’économie numérique. D’autres réunions sont programmées avec les médias audiovisuels publics.

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La première réunion de la Haute autorité indépendante de la communication audio-visuelle (HAICA) aura lieu

La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (Haica) a annoncé, jeudi, le démarrage des travaux de la Commission mixte chargée de la préparation du nouveau projet de loi de l’instance.
Une séance de travail a réuni, jeudi, des membres du conseil de l’instance et des représentants du ministère des Relations avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme, a précisé la Haica dans un communiqué.
La commission, ajoute la Haica, aura la charge de préparer un projet de loi unifié qui consacre les principes fondamentaux de la Constitution et garantit la liberté d’expression, de communication et d’indépendance de l’instance. Ce projet de loi sera élaboré par toutes les parties intervenantes sur la base d’une approche participative et active, lit-on de même source.
La commission devra examiner le projet de loi préparé par la Haica et celui élaboré par la commission technique relevant du ministère des Relations avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme
La création de cette commission mixte a été décidée lors de la rencontre, début septembre, du ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles et la société civile et des Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia, avec une délégation de la Haica.
Le ministre avait insisté sur la nécessité de hâter l’élaboration du projet de loi de l’Instance de la communication audiovisuelle. Il s’agit d’une priorité qui ne peut attendre plus longtemps, avait-il souligné, relevant à cet égard l’importance du rôle des pouvoirs de régulation et de contrôle dans la consolidation du processus démocratique.

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Le ministre des Relations avec les Instances constitutionnelles et la Société civile et des Droits de l’Homme, Mehdi Ben Gharbia, a insisté sur la nécessité de hâter l’élaboration du projet de loi de l’Instance de la communication audiovisuelle.
Il s’agit d’une priorité qui ne peut attendre plus longtemps, a-t-il souligné en recevant, mardi, une délégation de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA).
Il a affirmé la détermination de l’Etat à parachever l’installation des instances constitutionnelles indépendantes et permanentes, eu égard à “l’importance du rôle des pouvoirs de régulation et de contrôle dans la consolidation du processus démocratique”.
Selon un communiqué du ministère, la séance de travail a porté sur la réalité et les perspectives du secteur de l’information publique ainsi que sur les moyens susceptibles de consolider le travail de la HAICA et de pallier certaines difficultés existantes.
Il a été convenu, à cette occasion, de mettre en place une commission mixte chargée de l’examen des dossiers communs, ajoute la même source.
Rappelons que l’article 127 de la Constitution stipule que l’Instance de la communication audiovisuelle est chargée de la régulation et du développement du secteur de la communication audiovisuelle. Elle veille aussi à garantir la liberté d’expression et d’information, et à garantir une information pluraliste et intègre.
L’Instance dispose d’un pouvoir réglementaire dans son domaine de compétence. Elle est obligatoirement consultée sur les projets de loi se rapportant à ce domaine.

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Le Conseil de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) s’est réuni mardi avec les représentants juridiques de “Radio Kalima” et la chaine de télévision TNN, dans le cadre du suivi du fonctionnement des médias audiovisuels.
Les conditions de travail et le respect des cahiers des charges et des accords relatifs aux licences de diffusion ont été au centre de la rencontre.
Les représentants juridiques ont notamment soulevé les difficultés rencontrées par ces deux institutions et par le secteur audiovisuel en général, indique un communiqué de la HAICA.
La HAICA a rappelé, à cette occasion, que mercredi 31 aout est le dernier délai de dépôt des demandes d’extension de la couverture pour les radios privées.
Une mesure qui s’inscrit dans le cadre du souci de préserver l’équilibre du paysage médiatique audiovisuel et d’assurer les principes de transparence et d’égalité des chances entre les différentes radios privées, lit-on de même source.

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La Haute Autorité Indépendante De la Communication Audiovisuelle (HAICA) œuvre en partenariat avec le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et la Fédération Internationale des Journalistes (FIJ) pour la création d’un site web dédié aux femmes expertes dans différents domaines en vue de faciliter la communication avec les journalistes et les représentants des institutions médiatiques, a déclaré Radhia Saidi, membre de la HAICA.
S’exprimant, lundi à Tunis, lors d’une table ronde sur le thème “Les Femmes dans les médias et leur rôle dans la valorisation des compétences féminines” organisée par la Chambre nationale des Femmes Chefs d’entreprises à l’occasion de la célébration du 60ème anniversaire de la promulgation du Code de Statut Personnel, Radhia Saidi a précisé que le site électronique comporte une liste des expertes, leurs CV et toutes les données nécessaires pour les contacter.
“La création de ce site s’inscrit dans le cadre d’un projet global initié par la HAICA pour renforcer la présence de la Femme dans les médias” a-t-elle dit.
De son côté, Wided Bouchamaoui, présidente de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) a indiqué que la présence de la femme dans les médias demeure timide, soulignant la nécessité d’organiser des sessions de formation intensive pour les Femmes afin de leur permettre de surmonter les obstacles socioculturels qui les empêchent d’avoir une forte présence sur la scène médiatique.
Pour sa part, Hamida El Bour, PDG de l’Agence Tunis Afrique Presse (TAP) a indiqué que la présence timide de la Femme dans les médias ne se limite pas aux pays arabes mais concerne, également, les pays développés, appelant, à favoriser l’égal accès des hommes et des Femmes aux médias.
A ce sujet, Soukeina Abdessamed, secrétaire générale du SNJT a indiqué que les médias sont des entreprises qui cherchent à commercialiser leurs produits, ce qui les poussent, a-t-elle dit, à choisir les invités qui ont une présence influente. C’est pourquoi, a-t-elle, dit, la femme est appelée à imposer sa présence dans e paysage médiatique.

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Réunis vendredi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) et la Haute autorité de la communication audiovisuelle (HAICA) ont appelé vendredi le prochain chef du gouvernement à veiller au respect de la liberté de la presse et de l’information.
Il s’agit, selon une déclaration rendue publique vendredi à l’issue de la réunion, ” de consacrer l’indépendance des médias publics et de respecter les prérogatives de la HAICA “.
D’après cette déclaration, cette réunion a permis d’examiner les engagements des médias audiovisuels vis-à-vis des droits matériels et sociaux des journalistes.
A cet propos, le Syndicat a fait état des violations commises dans nombre d’établissements audiovisuels, en l’occurrence ” Radio Kalima “, et les chaînes de télévision privées TNN TV, Attassia et ” Al-Hiwar Attounsi “.
Selon le SNJT, ces médias ne respectent pas les droits matériels et économiques des journalistes prévus dans le cahier des charges.
Le Syndicat a également mis en garde contre les dérapages constatés dans la ligne éditoriale de nombre de médias audiovisuels qui, selon lui, ” se sont transformés en instruments de propagande à la solde de certains partis politiques “.
D’après le Syndicat, ” ces agissements s’opposent au décret-loi n°116 “.
Dans cette même déclaration, le Conseil de la HAICA a dit avoir entamé le contrôle des sources de financement des médias audiovisuels privés et de leur conformité aux cahiers des charges et aux accords conclus.
” Toute violation dans ce domaine sera poursuivie “, a averti l’instance de régulation des médias audiovisuels.
Elle a également annoncé l’intention de convoquer les représentants juridiques de des médias dénoncés pour violation.
Sur un autre plan, le SNJT a soumis au Conseil de la HAICA un dossier de suspicion de corruption dans l’un des établissements médiatiques confisqués.
Selon le texte de la déclaration, une réunion aura lieu bientôt entre le SNJT et la HAICA pour poursuivre les concertations autour des projets de loi organiques amendant et remplaçant les décrets-lois n° 115 et 116.

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La Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) a exprimé son étonnement de l'attitude de la vice-présidente de l'ANC

Une délégation du Conseil de la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) a visité, les 3 et 4 août en cours, plusieurs médias audiovisuels.
Selon un communiqué rendu public vendredi, ces visites visent à s’enquérir des conditions de travail des journalistes et des techniciens au sein de ces établissements et à vérifier la conformité des médias visités aux dispositions du cahier des charges et de la licence d’exploitation qui leur était attribuée.
La délégation de la HAICA a, jusque-là, visité les locaux des chaînes de télévision privées ” TNN ” et ” Al-Janoubia ” ainsi que la station radio privée ” Kelma “.
Ces visites s’inscrivent dans le cadre de l’accompagnement des médias audiovisuels et de la fonction de régulation confiée à la HAICA pour promouvoir le paysage audiovisuel en Tunisie.

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La Haute autorité indépendante pour la communication audiovisielle (HAICA) a décidé une amende de 15 mille dinars contre la chaine TV Hannibal.
la HAICA estime que le contenu de l’émission “Al Moussameh Karim” en date du 19 mai 2016 porte atteinte aux droits de l’enfance et enfreint les dispositions du decret-loi 116.
Pour la HAICA, la présence sur un plateau TV de la soeur de l’enfant Yassine, violemment assassiné à Mellassine, en tant que témoin, est une transgression de l’article 5 du decret loi 116.
LA HAICA avait déjà adressé un avertissement à la même émission en février 2016 pour le même motif.
L’instance a également sanctionné la chaine TV ” Al Insane” d’une amende de 30 mille dinars et décidé de suspendre l’émission “Kalimat Al Joumouaa” pendant trois mois pour incitation à la haine et à la violence.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

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