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Tensions sociales obligent, le ministre du Commerce, Omar El Béhi, qui a rencontré ce samedi 13 janvier 2018 les directeurs régionaux du commerce, leur a demandé de monter en régime dans les contrôles pour stopper la hausse exagérée des prix. Un communiqué du département indique la nécessité, dans le contexte actuel, de mobiliser les organes régionaux et centraux du ministère du Commerce pour casser les pratiques de monopole et faire régner la transparence dans les opérations commerciales.

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Le titre est une reprise de celui d’un film français à succès. Mais ce qui se passe avec les prix en Tunisie n’en est pas moins un véritable cinéma, plein d’effets 3D, de cascadeurs, d’effets sonores et d’effets visuels. Un cinéma où tout le monde accuse un gouvernement, avec des députés représentants du peuple qui ont pourtant librement adopté les mesures qu’il a proposées pour essayer de redresser une situation de grave crise économique. Mission dont il avait aussi pris la charge officielle du même Parlement dont les députés tentent depuis quelques jours de descendre en flammes le texte qu’ils ont voté.

Précisons d’abord, en ce qui concerne les prix, qu’il y a des prix libres où la marge bénéficiaire est librement fixée par les opérateurs commerciaux et des prix administrés par l’Etatn qui en est responsable.

En décembre2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation de l’ordre de 0,4 % par rapport au mois de novembre 2017, et ce en raison notamment de l’enchérissement des prix du groupe alimentation et boissons de 0,3 %, les prix des articles d’habillement et chaussures de 1.3% ainsi que les prix des vêtements de 1,4% et des chaussures de 1,1%, des voitures de 1,2% et au niveau des dépenses d’utilisation des véhicules de 0,6%. De plus, le groupe meuble, articles de ménage et entretien du foyer a augmenté de 0,5%, suite à la hausse des prix des appareils ménagers de 0,6% et des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 0,9%.

Il est important de signaler, comme le fait l’INS, que «sur un an, les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 7,1% contre 3,9% pour les prix administrés. Les produits alimentaires libres ont connu une augmentation de 9.7% contre 0,8% pour les produits administrés». Ce ne sont donc pas les prix sur lesquels l’Etat a un certain pouvoir qui ont augmenté, mais ceux qui sont libres. Cherchez l’erreur !

Dans le tableau ci-dessus, l’INS détaille les résultats du taux d’inflation de l’année 2017 par principaux groupes. D’une année à l’autre, la variation des prix y est importante, très importante. Mais aussi, comme le montre ledit tableau, des prix de produits non administrés.

Augmentation des huiles alimentaires de 20%, des légumes de 11.9%, des fruits de 9,9%, des poissons de 8 %, des viandes de 7,6%, des boissons de 4.1% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 4.4% et des prix des cafés et thé de 3.4%.

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 6,7% en glissement annuel, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 5,2%, des vêtements de 7,4 % et des tissus de 5,4%. Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4.2% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 4.3%, des tarifs d’entretien des logements de 10.6% et des tarifs de l’électricité et gaz de 2.9%. Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 5.7% durant l’année 2017, suite à l’augmentation des prix des meubles, tapis et autres revêtements de 4.5% , des prix des appareils ménagers de 5.0%, des prix de verrerie, vaisselle et ustensiles de 9.9% et des prix des biens et services d’entretien courant du foyer de 6.7%. Augmentation de 4,2% du groupe santé, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,5% et des prix des services ambulatoires privés de 7,4%. Hausse des tarifs du groupe transport de 5,9%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 9,6%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,3% et des services de transport de 0,4%. Rien ou presque n’a été épargné en 2017, ni l’enseignement (+6 %), ni les hôtels (+7 %), ni même les prix des services restaurants et cafés (qui ne paient par ailleurs que très très peu de taxes et fiscalités à l’Etat) de 7,4%, les soins personnels (+7,6 %) et les assurances-voitures (7,3%).

Tout cela c’est 2017, mais qui laisse des traces pour 2018. Cela s’appelle l’inflation héritée. Pour 2018 proprement, on ne connait pas encore les chiffres.

  • Les véritables responsables et là où le gouvernement devrait «sévir»

L’objet de toutes les manifestations, pacifiques faut-il le souligner sans oublier leurs effets dévastateurs en casses et incendies des biens publics et privés, sont de simples appréhesions que les mesures de la loi de finances (LF) 2018 ne viennent allourdir la note, par l’effet de la hausse généralisée d’un point de TVA. Encore faut-il rappeler que la masse des produits adminstrés ne représente que peu de choses dans le pagnier de la ménagère.

Avec des exemples concrets, le ministre conseiller du chef du gouvernement Taoufik Rajhi démontre à Africanmanager le peu de poids des mesures de la LF 2018 sur le pouvoir d’achat du citoyen tunisien. «Selon les simulations entreprises par le gouvernement pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix, l’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés». Et Rajhi de préciser que «il n y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation. Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe».

D’où proviendrait donc une possible détérioration du pouvoir d’achat ? La réponse est claire et n’est qu’un secret de Polichinelle. «Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA», assure le conseiller de Youssef Chahed.

C’est là que le bât blesse. C’est là aussi que le gouvernement devrait essayer, dans la mesure du possible et face à une imminente situation de désobéissance civile en la matière, de sévir. Cela par exemple en multipliant, sinon en triplant et sextuplant, les campagnes de contrôle économique avec force présence médiatique pour donner confiance à la population et la rassurer sur le fait que l’Etat veille au grain. Tenter aussi de faire appel au sens patriotique de ces opérateurs commerciaux, pour qu’ils acceptent de diminuer leurs bénéfices au profit des moins nantis. C’est aussi cela la redistribution de la richesse !

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Il n’est pas le ministre des Finances, mais il en connait tous les arcanes. C’est un survivant du gouvernement «Essid» et il est l’homme des grandes réformes dans le gouvernement de Youssef Chahed. «Il y a d’abord les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a ensuite les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a enfin la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée», affirme-t-il.

Avec lui, Africanmanager a évoqué, dans le détail, la question de la hausse des prix qui secoue depuis quelques jours la Tunisie, avec une vague de protestations, pacifiques et destructrices. Interview :

Quels effets, selon vos scénarios, pourraient avoir les mesures fiscales de la LF 2018, sur les prix et dans quels domaines ?

Lors de la préparation de la loi de finances 2018, nous avons entrepris des simulations pour voir l’impact de la hausse de la TVA sur les prix. L’effet varie, selon le panier de biens, de 28 millimes à 77 millimes avec une moyenne de 72 millimes pour chaque 10 Dinars dépensés. Autant dire que l’effet est marginal et ne pourrait expliquer la hausse des prix héritée de l’année 2017. Le 1 point de TVA ne rapporte que 330 MDT sur une année, ce qui voudrait dire que ce n’est pas lui la source de la hausse des prix. En plus, il s’inscrit parfaitement dans une réforme fiscale adoptée depuis 2013. Comparativement à nos voisins et aux taux standards, en matière de TVA, nous sommes très en-dessous.

Comment cela ?

Au Maroc le taux de TVA est de 20 %. En Algérie il est de 19 %. En Italie il est de 21% et en France il est de 20%, alors qu’au Portugal il est de 23%.

Et la hausse des droits à la consommation ?

Même les biens soumis aux augmentations de droits de consommation ont été choisis de sorte que les biens essentiels ne soit pas impactés. Il n’y a que 4 produits alimentaires qui sont soumis aux droits à la consommation : Il s’agit du chocolat, des biscuits, des glaces et des produits sucrés. Le reste concerne les montres en or, les yachts, le granite et les produits de beauté. Autant dire que ce sont des produits de luxe.

En vous écoutant, on a l’impression que la loi de finances n’est pas la cause de la hausse des prix observée aujourd’hui !

La loi finances, et en particulier les mesures de TVA, ne sont pas responsables de la hausse de l’inflation observée depuis 2017. D’ailleurs, la TVA ne s’applique pas aux produis agricoles et aux produits administrés de première nécessité, qui n’ont d’ailleurs pas augmenté. Le gouvernement continue de subventionner les produits de base à hauteur de 1.500 MDT. Il a aussi pris l’engagement de ne pas augmenter ces prix. La loi de finances aura sûrement un impact, mais marginal, qui devrait se faire sentir au cours de l’année. Mais la loi de finances 2018 n’est pas responsable de la hausse des prix. Il est de toutes les façons très tôt de le constater et donc de le dire.

Es-ce que vous êtes en train de contester la hausse des prix et la baisse des pouvoirs d’achat ?

Pas du tout. Le gouvernement s’est attaqué, depuis 2017, à la hausse des prix dont l’origine est triple. Il y a, d’abord, les circuits distribution qui appliquent des marges exorbitantes par rapport aux coûts de production. Il y a, ensuite, les groupements et les pratiques illicites de monopolisation pour contrôler le marché et créer la rareté pour faire augmenter le prix. Il y a, enfin, la dépréciation du dinar qui engendre une inflation importée. S’attaquer au problème de la hausse des prix, c’est lutter contre ces mécanismes et non contre la TVA.

On accuse le gouvernement de ne pas avoir accompagné ces augmentations, prévues dans la LF 2018, de mesures sociales. Pourquoi n’y avez-vous pas pensé ?

Au contraire, nous avons pensé et pris plusieurs mesures à cet effet. D’abord, nous avons maintenu les engagements d’augmentation salariaux en janvier, février, mars et avril. Nous avons aussi promis la revalorisation de la prime des familles nécessiteuses. Plusieurs mesures sont à l’étude, relatives à l’évaluation financière de cette prime qui devra tenir compte des contraintes budgétaires. Car nous ne faisons pas les choses à la légère.

Serait-il possible ou imaginable, après les manifestations, de suspendre la LF 2018, ou de faire une LF complémentaire ?

La Loi de finances de 2018 est une loi de rigueur économique et non d’austérité. Elle permettra de réduire l’endettement et de mettre les finances publiques sur une trajectoire de consolidation. La LF 2018 est cependant un simple alibi pour des considérations électorales, ce qui est irresponsable et n’a rien à avoir avec la hausse des prix constatée depuis 2017. Le pays a besoin de stabilité et de consensus autour des objectifs économiques. L’essentiel est d’avoir des mesures accompagnatrices pour alléger l’impact de certaines mesures sur les populations vulnérables. Suspendre la LF 2018 serait catastrophique pour le pays, mais une LF complémentaire est toujours envisageable.

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Une vague de protestations est en train de secouer plusieurs gouvernorats de la République, les jeunes appellent à la modification de la loi de finances 2018, qui touche plus les plus pauvres, d’après eux. Alors que le gouvernement affirme que le texte n’impacte pas les produits subventionnés !

Plusieurs manifestations, qui avaient débuté pacifiquement, ont rapidement tourné aux échauffourées avec la police, des biens publics ont été saccagés, des magasins pillés, notamment à l’Ariana, Tebourba relevant du gouvernorat de Manouba et à Béja.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 janvier 2018 à Tunis, le ministre du Commerce, Omar El Bahi, a dénoncé les actes de vandalismes commis par de nombreux manifestations et a affirmé que le gouvernement reste attaché à tous les articles de la loi de finances 2018.

Il a ajouté que les récentes augmentations des prix ne concernent pas les produits subventionnés par l’Etat et que les mesures prises permettront de réduire le déficit commercial et budgétaire. Il a encore expliqué que le gouvernement a présenté ce projet de loi aux députés de l’ARP après avoir mené une série de discussions avec des organisations nationales, affirmant dans le même contexte que le projet de loi en question a été adopté et que l’Etat, démocratique, est appelé à respecter et à appliquer tous les articles de cette loi.

Sur un autre volet, El Bahi a reconnu qu’il y a quelques mesures qui sont difficiles, néanmoins elles sont nécessaires afin d’améliorer la situation des finances publiques.”Nous sommes soumis depuis ces sept dernières années à l’effet boule de neige avec l’aggravation de l’inflation, de l’endettement et une dévalorisation flagrante du dinar…”.

Après plusieurs années de marasme économique et d’embauches massives dans la fonction publique, notre pays est encore confronté à d’énormes difficultés financières. L’inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux très inquiétants. La Tunisie, seule rescapée du Printemps arabe, est certes parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, mais elle n’en reste pas moins engluée dans la morosité économique et sociale…

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 “La hausse des recrutements dans la fonction publique et les rémunérations excessivement élevées ont été suivies par un repli de 10% de la productivité de ce secteur entre 2010 et 2015“, révèle un rapport élaboré récemment par le Fonds monétaire international (FMI) sur la masse salariale de la fonction publique dans les régions du Moyen-Orient et de l’Asie Centrale.
Cette situation a eu des impacts négatifs sur le secteur privé, d’autant plus que les diplômés du supérieur choisissent généralement de travailler dans le secteur public“, souligne le rapport.
S’agissant de la Tunisie, le rapport estime que “la hausse de la masse salariale, depuis 2011, constitue la principale cause de la crise des finances publiques dans le pays“. Et de rappeler que la (masse salariale) a atteint, en 2016, 14,1% du PIB, contre 10% en 2010. “La masse salariale de la fonction publique en pourcentage du PIB est parmi les plus élevées au monde“, souligne encore le rapport.
Et de rappeler “que les gouvernements successifs ont utilisé les recrutements dans le secteur public comme moyen de répartir la richesse et garantir l’appui politique”.

La masse salariale représente 14,4% du PIB , soit les deux tiers des revenus fiscaux et près de la moitié du total des dépenses de l’Etat, indique encore le rapport.
Et d’expliquer cette hausse par les recrutements massifs effectués, au cours des dernières années (depuis 2011/2014). Le nombre de fonctionnaires de l’administration publique est passé de 430 mille à 590 mille, soit une hausse d’environ 35%.
Pour les auteurs du rapport, la deuxième cause de la hausse de la masse salariale est l’augmentation réelle des salaires au cours de la période 2015/2016 après la signature des accords relatifs aux augmentations salariales avec l’UGTT (Union générale tunisienne du travail), dont le dernier couvrant la période 2016/2018.
Cette situation a, par ailleurs, causé une hausse des salaires moyens de la fonction publique de 12% en 2016, soit environ 7 points au-dessus de la moyenne d’inflation.

Le rapport évoque en outre les programmes mis en place par le gouvernement tunisien et visant à réformer l’administration et la fonction publique, outre la maitrise de la masse salariale aux alentours de 12% du PIB à l’horizon 2020. Il s’agit en outre d’orienter les ressources de l’Etat aux investissements prioritaires.
Le même document explique que la stratégie du gouvernement concernant la réforme de la fonction publique vise à maitriser les salaires, en liant les hausses (salaires) à celles du taux de croissance, en maitrisant le nombre de recrutements, outre l’octroi de primes de départ (25 mille fonctionnaires). Ces démarches permettront de réduire la facture de la masse salariale de près de 0.4% du PIB, souligne le rapport.
La stratégie du gouvernement tunisien vise en outre à réformer l’administration dans le sens d’une restructuration des emplois, ce qui permettra de garantir une exploitation optimale des ressources humaines.

L’économie tunisienne fait face actuellement à un taux de chômage élevé et un ralentissement des opportunités de création d’emplois, outre les pressions sociales, indique le rapport qui propose diverses options de réforme. Il s’agit notamment d’améliorer la qualité des services administratifs et renforcer l’investissement public qui peut aider à promouvoir la croissance du secteur privé et à y créer des emplois.

TAP

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Le ministre des Domaines de l’Etat et des Affaires foncières, Mabrouk Kourchid, a effectué ce jeudi 11 janvier 2018, une visite de travail au gouvernorat de Sousse et a rencontré plusieurs hauts cadres.

Kourchid a déclaré que cette visite s’inscrit dans le cadre de la prospection de lots de terrains administratifs non exploités ainsi que celle de la zone industrielle de Sidi Adel Hani et d’autres lots dans ladite région .

Il a, dans ce contexte, annoncé que des contrats de régularisation de plusieurs affaires foncières seront distribués à cinq propriétaires à Sousse.

Sur un autre volet, le ministre a démenti les informations sur son intention de rejoindre Nidaa Tounes, précisant qu’il s’agit d’un grand parti, cependant il préferr rester indépendant.

S’agissant de ses dernières déclarations sur la montée des prix et qui ont fait grand bruit sur les réseaux sociaux, Kourchid a encore précisé que la loi de finances 2018 englobe une série de mesures axées sur la prise en compte du pouvoir d’achat du Tunisien, affirmant que cette loi n’a jamais touché les produits subventionnés mais seulement des produits complémentaires – dits de luxe.

En ce qui concerne les derniers mouvements de protestation qui ont secoué plusieurs régions du pays, le ministre a dénoncé les actes de vandalisme et de pillage, ajoutant que les Tunisiens restent toujours unis.

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Lors de son déplacement à Remada ce mardi 9 janvier, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a évoqué dans un point de presse la montée de fièvre dans certaines parties du pays. Il a tenu à indiquer qu’il y a un énorme malentendu et que ses intentions ont été mal interprétées, rapporte Shems FM.

«Certes, la Tunisie rencontre des difficultés mais il y a des signes positifs et la situation va s’améliorer», a-t-il affirmé, en ajoutant : «J’ai déjà dit que 2018 sera la dernière année difficile et le dernier budget difficile à ficeler, car il y a des indicateurs économiques qui sont en train de progresser».
Toutefois il a déclaré au sujet des débordements : «aujourd’hui, il faut que tout le monde évite de verser dans la violence et qu’on négocie, car le dialogue est l’unique solution». «La violence n’est pas acceptable et nous n’avons d’autre choix que d’appliquer la loi et tous ceux qui manifestent pacifiquement, on les protège et on les écoute», a-t-il ajouté.

Mais pour Chahed, «les Tunisiens doivent comprendre qu’il faut faire des sacrifices car la période est difficile et tous les pays ont déjà consenti des sacrifices». Par ailleurs il a dit qu’«il ne faut pas exagérer la montée des prix, il y a un torrent de rumeurs sur les réseaux sociaux, nous de notre part on se doit de clarifier les choses. Il en est de même pour les partis politiques et les organisations qui doivent nous aider à éclairer l’opinion publique, à calmer les choses pour un avenir meilleur», a-t-il affirmé.

A propos de la mort d’un protestataire à Tebourba la veille, le chef du gouvernement est d’avis que ce drame était évitable. Selon lui ceux qui ont de bonnes intentions ne manifestent pas la nuit, car nous sommes en démocratie et par conséquent ils peuvent manifester en plein jour, avec l’assurance d’être protégés et entendus par le gouvernement.

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La Loi de finances 2018 a programmé une montée de la TVA, on y est et ce, dès ce 1er janvier. En conséquence les prix vont augmenter.

La hausse des prix des logements va se situer entre 3 et 4 % et va concerner tous les logements commercialisés par les promoteurs immobiliers, rapporte Mosaïque FM.

Les prix du carburant vont monter de 50 millimes.

Les tarifs d’assurance de voiture enregistreront une hausse de 2%.

Les cartes téléphoniques vont coûter 40 millimes de plus.

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Au départ intransigeante et sans concession, la position de l’UGTT sur le report à 2019 des augmentations salariales  s’est progressivement diluée en une succession savamment dosée de demandes de clarification, de plaidoyer pour une vision commune, de partage des sacrifices … On est déjà bien loin du sentencieux communiqué du Bureau exécutif de l’Organisation ouvrière du 5 octobre où il était question d’ «  atteinte à la crédibilité des négociations, de  menace pour la stabilité sociale, et de reniement des engagements souscrits par le gouvernement ».  Moins qu’un tête-à-queue, il faut y voir une petite palinodie de l’état-major de la centrale syndicale qui entrebâille ainsi la porte vers un arrangement dont il pourrait se prévaloir auprès de ses affiliés gavés d’assurances, de professions  de fermeté et de recours aux « moyens militants » pour faire aboutir leurs revendications salariales. C’est d’autant plus de mise que la Commission administrative de la centrale  doit siéger ce mardi pour délibérer de la question salariale bien qu’il ne lui soit pas reconnu un pouvoir de décision en la matière, qui est du ressort exclusif du Bureau exécutif.

On s’interdirait cependant de pérorer sur les déclarations faites aujourd’hui même par le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Sami Taheri, qui a pris sur lui de réitérer le rejet de son organisation de la proposition faite par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, plaidant pour le report des  augmentations salariales  qu’il a qualifié d’ « annulation déguisée » se traduisant par « deux années salariales blanches », celles de 2017 et 2018. Mettons plutôt cette sortie sur le compte de la répartition des rôles autant que sur l’alternance du chaud et du froid !

Demandes comminatoires !

Le fait est que le secrétaire général Houcine Abassi a jugé « insuffisante » la proposition de la Primature qui demande à être clarifiée, exigeant que soit communiqués à son organisation « dans les heures à venir » toutes les données et tous les chiffres en possession du gouvernement et détaillés dans la note de synthèse relative à la loi des finances 2017, mais surtout celles retenues par le ministère des Finances. Une demande que le chef du gouvernement a vite fait de satisfaire en sommant illico presto la ministre des Finances, présente à la réunion entre le gouvernement et le BE de l’UGTT d’accéder à toutes les demandes formulées… dans les plus brefs délais.

La direction de la centrale syndicale affirme en avoir le plus grand besoin pour construire un éventuel argumentaire expliquant et étayant sa non moins éventuelle acceptation du report des augmentations salariales, autrement dit les concessions qu’elle aurait à faire  pour dénouer la crise. Dans le même temps, elle a vigoureusement mis l’accent sur deux éléments cruciaux, à son sens, d’abord le nombre exact des salariés dans la fonction publique selon les catégories, et ensuite l’impact financier des mesures exceptionnelles, allusion à la contribution exceptionnelle de 7,5% exigible des entreprises. Autant de données qui permettront à la centrale syndicale de définir le mode sur lequel seront partagées les charges entre les partenaires sociaux, d’autant que le coût des sacrifices que les salariés sont appelés à consentir est estimé à 900 millions de dinars du fait du gel des augmentations salariales pendant deux années. Houcine Abassi et les siens veulent savoir et avec toute la netteté possible si le partage des sacrifices entre les salariées et les entreprises est effectivement équitable et s’il n’est pas opéré aux dépens des premiers cités.

Des sacrifices inégalement répartis !

Et ce n’est qu’à la lumière de cette évaluation que l’état-major de l’UGTT sera en mesure de définir sa position vis-à-vis de la proposition du report des augmentations salariales sans avoir, dans l’entretemps, délibéré sur les conclusions des études menées  par son département des recherches et de la documentation qui plaident pour des solutions autres que le report pur et simple des hausses des salaires, notamment la diligence dont l’Etat doit faire preuve pour se faire rembourser les dettes au passif de nombreux contribuables, surtout les plus gros d’entre eux, afin renflouer ses caisses et équilibrer son budget. Entendons par là les milliards de dinars qui sont dans la nature et que les entreprises rechignent à payer depuis belle lurette, et bien avant la Révolution. Un appoint de taille pour permettre à l’Etat de cesser de racler les fonds de tiroir et accabler les salariés en leur infligeant des charges et des sacrifices indus. Il y a aussi le commerce  informel, auquel, préconise l’UGTT, l’Etat doit s’attaquer hardiment et sérieusement, pour intégrer ceux qui s’y livrent, progressivement certes,dans les circuits légaux en les soumettant à l’imposition, à l’égal des autres assujettis. Sans oublier bien évidemment la contrebande qui abîme l’économie nationale dont elle s’arroge plus de 50%.

Seulement, force est de se convaincre que pareille approche sera en peine d’aboutir aux résultats escomptés par l’Organisation  ouvrière rapido-presto. C’est une œuvre de très longue haleine hérissée de bien des écueils et d’obstacles, alors que l’on est dans l’urgence, la loi des finances devant débarquer sur le bureau du Parlement le 15 octobre au soir.

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