El Bahi aux protestataires : Nous ne bougerons pas d’un iota

El Bahi aux protestataires : Nous ne bougerons pas d’un iota

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Une vague de protestations est en train de secouer plusieurs gouvernorats de la République, les jeunes appellent à la modification de la loi de finances 2018, qui touche plus les plus pauvres, d’après eux. Alors que le gouvernement affirme que le texte n’impacte pas les produits subventionnés !

Plusieurs manifestations, qui avaient débuté pacifiquement, ont rapidement tourné aux échauffourées avec la police, des biens publics ont été saccagés, des magasins pillés, notamment à l’Ariana, Tebourba relevant du gouvernorat de Manouba et à Béja.

Lors d’une conférence de presse tenue ce vendredi 12 janvier 2018 à Tunis, le ministre du Commerce, Omar El Bahi, a dénoncé les actes de vandalismes commis par de nombreux manifestations et a affirmé que le gouvernement reste attaché à tous les articles de la loi de finances 2018.

Il a ajouté que les récentes augmentations des prix ne concernent pas les produits subventionnés par l’Etat et que les mesures prises permettront de réduire le déficit commercial et budgétaire. Il a encore expliqué que le gouvernement a présenté ce projet de loi aux députés de l’ARP après avoir mené une série de discussions avec des organisations nationales, affirmant dans le même contexte que le projet de loi en question a été adopté et que l’Etat, démocratique, est appelé à respecter et à appliquer tous les articles de cette loi.

Sur un autre volet, El Bahi a reconnu qu’il y a quelques mesures qui sont difficiles, néanmoins elles sont nécessaires afin d’améliorer la situation des finances publiques.”Nous sommes soumis depuis ces sept dernières années à l’effet boule de neige avec l’aggravation de l’inflation, de l’endettement et une dévalorisation flagrante du dinar…”.

Après plusieurs années de marasme économique et d’embauches massives dans la fonction publique, notre pays est encore confronté à d’énormes difficultés financières. L’inflation a dépassé les 6% fin 2017 tandis que dette et déficit commercial atteignent des niveaux très inquiétants. La Tunisie, seule rescapée du Printemps arabe, est certes parvenue jusque-là à faire avancer sa transition démocratique, mais elle n’en reste pas moins engluée dans la morosité économique et sociale…

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