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houcine abassi

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Le 23 mars 2018, le chef de l’Etat tunisien, Béji Caïed Essebssi (BCE), recevait déjà Noureddine Taboubi pour traiter des «difficultés en cours » et de «la volonté commune de trouver les solutions pour les réformes de la situation socio-économique et donner des signaux positifs et les messages de tranquillité, dans cette délicate conjoncture».

On croirait alors que les «deux chefs d’Etat» avaient abordé les charges médiatiques incessantes, faites par une UGTT à qui «la moutarde aurait monté au nez» contre Youssef Chahed et qui voudrait le voir dégager. Il semblerait alors que non, puisque trois jours plus tard, BCE recevait son prédécesseur à la tête de l’UGTT, Houcine Abassi, à qui on aurait promis la présidence d’un Conseil national du dialogue social, pour parler «de la conjoncture sociale, politique et sociale et de la conjoncture délicate que traverse le pays et l’urgence de son traitement».

Avec cette audience, il semblerait que BCE n’aurait pas trouvé le répondant nécessaire chez Taboubi, qui n’aurait ainsi pas été sensible aux arguments du chef de l’Etat pour assurer la stabilité politique nécessaire à la conduite des réformes dont a besoin le gouvernement. Abassi serait ainsi appelé à faire le médiateur entre Youssef Chahed et Noureddine Taboubi, comme premier acte, non officiel, en sa prochaine probable qualité de président du Conseil du dialogue social.

Avec RG, le 26 mars 2018, bizarrement BCE parlait huile d’olive, de «la surproduction et des difficultés d’exportation de cette précieuse denrée». Mais aussi des «problèmes de la transition politique» et profiter de l’occasion pour dénoncer les propos indécents de certains députés à l’égard du chef de l’Etat, non pas du chef du gouvernement que le communiqué officiel n’abordera pas.

On aurait plutôt tendance à croire que la présence du Cheikh des Islamistes, qui tenait un dossier estampillé Ennahdha d’une main tremblante, aurait été couhaitée par son partenaire politique, pour essayer de trouver une solution à l’amiable à ce qui se passe depuis deux jours à l’ARP. Cette dernière discute de manière houleuse de l’annonce de l’IVD s’auto-accordant une rallonge d’une année. Dans cette discussion, qui en était venue, le 1er jour, aux mains et aux échanges de violences verbales, les députés d’Ennahdha avaient pris le parti du parti islamiste qui soutenait mordicus le droit de l’IVD à faire ce qu’elle voulait. La rencontre BCE-RG donnerait-elle le ton à une conciliation et n’arrêterait-elle pas le conciliabule ? Ce qui semble être sûr, c’est que BCE semble avoir donné sa langue au chat devant les deux coqs de l’arène tunisienne et le désordre général, politique et social, qui règne aux alentours du Palais et aurait décidé de faire appel à des médiateurs.

Khaled Boumiza

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, a reçu lundi matin au palais de Carthage, l’ancien secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Hassine Abassi.
L’entretien a permis de passer en revue les derniers développements survenus sur les scènes politique et sociale, a notamment indiqué Abassi.
Selon un communiqué de la Présidence de la République, Abassi, qui a tenu à observer le silence malgré l’agitation sociale et politique à laquelle son successeur n’est pas étranger, a insisté sur l’impératif de faire prévaloir la voix de la sagesse pour résoudre les problèmes, affirmant à ce propos la forte volonté du président de la République de déployer les efforts qui s’imposent afin de surmonter toutes les difficultés.

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Rien qu’en voyant les mines réjouies du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi et de son poulain, faut-il le rappeler, Youssef Chahed, on comprend tout : Il y a de fortes chances que le chef du gouvernement tienne encore, très probablement jusqu’aux prochaines élections. L’agitation du leader de l’UGTT, Noureddine Taboubi, pour obtenir, à tout le moins, les têtes de certains ministres, voire leur patron, a donc toutes les chances de faire pschitt, de tomber à plat dans un pays qui a épuisé ses munitions et n’a plus les moyens de renverser la table, surtout à quelques semaines de la réunion du FMI pour se prononcer sur la 3ème tranche du crédit, vitale pour des caisses publiques exsangues, et de la sortie sur le marché international pour collecter 1 milliard de dollars, tout aussi précieux. Et puis il y a le coup de massue de l’agence Moody’s, qui vient de descendre d’un cran la note souveraine de la Tunisie mais a surtout rappelé l’urgence des réformes à entreprendre pour s’éviter bien des déboires à l’avenir, dont d’autres mauvaises notes. Et si tout cela ne suffisait pas il y a les prochaines élections, en 2019, dont les préparatifs imposent le maximum de stabilité d’ici là. Paradoxalement, tout cela fait les affaires de Chahed et plaide pour son maintien. Et il le sait, il en joue et surjoue même, en mettant en avant systématiquement les difficultés du moment et le travail qu’il faut continuer, sans relâche, pour espérer un sursaut économique à moyen terme. Pas maladroit le Chahed sur ce coup ! On ne peut pas en dire autant pour son “adversaire” que personne n’attendait, Taboubi…

Le secrétaire général de l’UGTT s’est égosillé jusqu’au bout, tout seul, dans le désert. Du reste la chose – le remaniement – n’est pas complètement à écarter, après cette fameuse évaluation du rendement du gouvernement, mais ce qui est sûr c’est que ça n’aura pas l’ampleur que souhaite Taboubi, pour les raisons qu’on a avancées. Peut-être que son prédécesseur, Houcine Abassi, aurait au moins eu le réflexe de stopper à temps, saurait jusqu’où ne pas aller trop loin pour épargner au pays un dangereux tintamarre. Soyons clair sur la question : Il ne s’agit pas ici de blanchir Abassi, qui lui aussi a sa part de tourments qu’il a infligés à la Tunisie post-révolutionnaire, en débridant ses troupes et en prenant la tête de revendications sociales que le pays paye en ce moment et payera encore longtemps, mais là n’est pas notre propos présentement. Il s’agit juste de se demander si l’ex-leader de la centrale syndicale, dans pareille situation, n’aurait pas tiré la conclusion que réclamer la tête de certains ministres et même de leur chef est primo une cause perdue d’avance, et donc une source de discrédit pour une “institution” telle que l’UGTT ; deuxio une aventure périlleuse pour une nation qui fait face aux échéances citées plus haut. Abassi aurait peut-être agi différemment, ne serait-ce que par simple instinct de survie, par égard pour sa personne, au delà des considérations pour le bien de la Tunisie dont d’ailleurs on n’est jamais certain que ce soit le principal motif des actions des hommes et femmes qui nous dirigent.

Un silence qui en dit long

On ne voit pas et on n’entend pas Abassi. L’une de ses dernières apparitions publiques remonte au 31 janvier 2017, sur Nessma TV ; il venait juste de se décharger de sa mission de porte-drapeau des travailleurs et s’était fendu dune sortie au vitriol contre celui qui terrorisait toute la classe politique, de par sa popularité, Mehdi Jomaa, une intervention qui avait sacrément des allures de service rendu aux camarades… de la classe politique. Jomaa fait moins peur en ce moment, c’est un fait, car les sondages, étrangement, placent toujours en tête Nidaa Tounes et Ennahdha, malgré leurs échecs patents et leurs saillies très en-dessous du niveau requis pour des ténors politiques. Certes leurs cotes de popularité ont pris un sacré coup, mais que voulez-vous, “au royaume des aveugles, les borgnes sont rois“. Quant à Jomaa, on aurait tort de l’enterrer. Le président de l’UTICA en a fait le candidat idéal, d’autres, beaucoup d’autres, pourraient le suivre, quand il s’agira de piocher dans une offre politique famélique et qui afflige de plus en plus les électeurs au lieu de se bonifier avec le temps.

Pendant ce temps Abassi lui se terre, garde le silence, même quand son poulain – Taboubi – s’égare et amène avec lui le pays au bord du précipice. L’ex-leader de l’UGTT se tait, pour s’éviter toute déclaration qui pourrait offusquer une quelconque partie. Pas la meilleure des choses à faire quand on veut chapeauter le Conseil national du dialogue social, qu’on lui aurait, dit-on, promis. Une instance d’ailleurs qui va en rajouter aux problèmes de dissolution, d’éparpillement du pouvoir et d’ingouvernabilité en Tunisie.  Mais ça les Messieurs/Dames qui nous servent de pilotes s’en moquent éperdument. La preuve en est qu’aucun d’entre eux n’a répondu dans le fond ou même commenté les appels qui fusent de plus en plus, même dans le milieu financier, pour une révision du mode de scrutin afin d’offrir au pays une majorité confortable à même de le gouverner…

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Mehdi Jomaa a rendu visite au secrétaire général de l’UGTT, Nourredine Taboubi, hier mercredi 15 février 2017, au siège de la centrale syndicale. La discussion, qui a duré une heure 30 minutes, a porté sur la situation économique et sociale et les solutions pour sortir de la crise par le haut.

Ce déplacement avait aussi un tout autre enjeu : Montrer que les relations entre Jomaa et l’UGTT sont au beau fixe après la sortie musclée de l’ex-patron de la centrale syndicale, Houcine Abassi, qui a déclaré que l’ancien chef du gouvernement, dont il avait lui-même proposé le nom, avait failli torpiller le dialogue national en convoitant le fauteuil du palais de Carthage…

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La fédération internationale des ouvriers du transport (ITF) a honoré, mardi, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), représentée par son secrétaire général Noureddine Taboubi, son ancien secrétaire général Houcine Abassi et le secrétaire général de l’Union régionale du travail de Tunis Farouk Ayari.
Cet hommage a été rendu lors de la séance d’ouverture du 3ème Congrès de la section monde arabe de l’ITF.

A cette occasion, Paddy Crumlin, président de l’ITF, a indiqué que l’hommage rendu à l’UGTT en guise de reconnaissance du rôle majeur de la centrale syndicale dans la transition démocratique au sein du quartet parrain du dialogue national tunisien.
L’ITF a voulu aussi rendre hommage à l’ancien secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, pour son rôle dans la réussite du processus de transition en Tunisie et sa contribution aux plusieurs acquis réalisés au profit des ouvriers tunisiens.
Quant à l’hommage à Farouk Ayari, secrétaire général de l’Union régionale du travail de Tunis, il vient louer son action syndicale dans la centrale syndicale d’une manière générale et dans le secteur du transport en Tunisie, en particulier.

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On n’y est peut-être pas encore, mais ça en prend le chemin, le principal intéressé faisant, officiellement, son entrée sur la scène politique, ou arène devrait-on dire, ce mois de février avec la création de son parti, qu’il fignole en réalité depuis qu’il a quitté la Kasbah en 2014. Le fait est que, même si les autres formations politiques n’en laissent rien paraitre, l’arrivée de Jomâa dérange, inquiète, terrorise même des partis dont les intentions de vote pour les prochains rendez-vous électoraux côtoient les bas fonds, synonymes de défiance pour des formations qui gouvernent tout de même, tant bien que mal – plus mal que bien – et de sanction pour un bilan plus que contrasté, pour le moment. Dans cette atmosphère délétère, Jomâa, à la popularité insolente et dont le bref passage à la direction des affaires du pays a laissé aux Tunisiens un souvenir plutôt bon, ne peut que faire tache, enfin aux yeux de ses futurs adversaires, entendons-nous bien, car pour ce qui est des citoyens, la cause est entendue. L’ex-secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi, désormais débarrassé de son devoir de réserve, nous a donné une idée de l’accueil qui sera réservé à l’ancien Premier ministre : Froid, glacial même…

Abassi, qui pour le moment a écarté toute idée de se lancer dans le bain politique (il lorgne la présidence du Conseil national du dialogue social, moins mouvementée et qui aura un droit de regard, et plus encore, sur toutes les affaires importantes du pays, une sorte de gouvernement bis), n’a pas tardé à se lâcher. Bon on ne peut pas le soupçonner d’être en service commandé, le bonhomme étant, par essence, un électron libre, mais, étrangement, le premier à faire les frais de sa liberté de ton est Mehdi Jomâa. On ne peut pas complètement exclure le fait qu’une démolition en règle de l’image du chouchou des sondages pourrait lui valoir un renvoi de l’ascenseur de la part des partis au pouvoir, notamment Nidaa Tounes et Ennahdha, quand il s’agira de l’adouber pour piloter le Conseil du dialogue social. Tout est possible. En tout cas le mardi 31 janvier 2017 dans l’émission “Het Ess7i7”, sur Nessma TV, l’ex-patron de l’UGTT n’a pas raté Jomâa. Questionné à son sujet, il a d’abord indiqué que c’est lui qui avait soumis son nom pour remplacer le nahdhaoui Ali Laârayedh, en janvier 2014. Ensuite il a affirmé qu’il le “regrette” parce qu’il ne croyait pas que Jomâa allait “mélanger les choses, il a failli faire échouer le dialogue national” en voulant se présenter à l’élection présidentielle de 2014, a confié Abassi, avant de préciser : “Il ne me l’a pas dit à moi directement, mais il l’a dit à un des membres du Quartet du dialogue national alors que j’étais à l’étranger. Je suis revenu précipitamment (…) et je l’ai informé qu’il devait s’en tenir à la feuille de route qu’on avait élaborée”.

D’autres, en premier le principal intéressé, auraient pu dire qu’il avait la vocation précoce en jetant un oeil plus qu’intéressé sur le fauteuil du palais de Carthage, en n’ayant aucune formation politique derrière lui, ce qui revient à se suicider, politiquement!

A la question de savoir s’il est allé trop vite en besogne en proposant Jomâa, l’ex-leader de la centrale syndicale a déclaré : “Non, je ne me suis pas précipité en le choisissant (…) A l’époque, il était ministre de l’Industrie, il a su bien gérer ses dossiers loin des tensions politiques. Il n’était soumis à aucune pression partisane, et encore moins à Ennahdha qui était majoritaire au gouvernement (…). C’était une personne que j’ai considéré comme digne de confiance pour gérer la prochaine étape (…). Malheureusement il m’a déçu (…) car il a voulu participer au scrutin présidentiel. Or s’il l’avait fait, il devait quitter son poste de chef gouvernement, et s’il démissionnait c’est tout le gouvernement qui tombait, et si c’était le cas, il n’y aurait pas eu d’élections”, a conclu Abassi…

L’arroseur arrosé

Il y a peu, interviewé par Jeune Afrique, Jomâa avait tiré copieusement sur toute la classe politique tunisienne, l’accusant d’être responsable de tous les maux du pays. Il avait eu la dent très dure. Mais dans le fond on ne peut pas le lui reprocher, c’est de bonne guerre dans ce microcosme politique où les plus faibles périssent, dévorés par les plus forts. Et surtout c’est pour lui la seule façon de rattraper son retard et faire son trou, vu qu’il s’est mis à la politique dans le tard, après une florissante carrière à Hutchinson (groupe Total). Jomâa n’a pas fait ses gammes en la matière – militantisme de base, structure ou direction d’un parti, député, etc. -, il a tout de suite été parachuté dans les plus hautes sphères de l’exécutif, ce qui d’une certaine façon lui a barré la route de l’apprentissage en politique. Il est condamné, s’il veut demeurer dans cet univers, ce qui semble être le cas, à faire feu de tout bois pour se maintenir dans le haut du panier. Cette situation, incontestablement, le fragilise. En effet à un moment ou à autre, il va se frotter à des individualités fortes, et gérer des hommes et femmes qui en savent un rayon sur la chose politique, en tout cas beaucoup plus que lui. Il risque d’être lassé ou, pire, débordé par les égos surdimensionnées des uns et des autres, les manoeuvres et autres tactiques, sur la seule base des intérêts personnels, comme exactement le triste spectacle offert par Nidaa Tounes.

Technocrate il est, technocrate il restera ? Pour le moment rien n’est moins sûr. Par contre ce qui est sûr c’est que Jomâa va véritablement faire un saut dans l’inconnu, une réalité toute autre que le caractère carré et les certitudes de son monde feutré et rationnel de cadre dans une entreprise. En politique, il faut savoir donner des coups et en prendre. De ce point de vue Jomâa a montré, dans son entretien avec le magazine africain, certaines prédispositions. Mais une capacité à flinguer à tour de bras toute la classe politique ne préjuge nullement de sa faculté à tenir dans la durée. Il en faudra beaucoup plus pour donner la preuve que son incursion sur la scène politique c’est pas “un petit tour et puis s’en va”…

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Après une séance marathon qui s’est poursuivie sans discontinuer

L’intérêt s’oriente vers la nomination du secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi à la tête du conseil national du dialogue social, rapporte le journal “Achourouk” dans son édition de ce mardi 17 janvier 2017.
Selon le même quotidien qui cite des sources bien informées, Houcine Abassi serait la meilleure personnalité pour l’accomplissement de cette mission et ce, compte tenu de son expérience syndicale et de sa capacité à conduire le dialogue national.
Pour rappel, le conseil du dialogue social qui sera créé prochainement sera doté d’une indépendance administrative et financière garantissant un dialogue actif et permanent entre les trois parties prenantes : l’UGTT, l’UTICA et gouvernement.

Le conseil du dialogue social s’imposera également comme une structure consultative pour l’ensemble des projets de textes de loi en lien avec les questions de portée sociale.

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Pourquoi s’arrêter à une victoire, et qui n’a rien de symbolique ? Pourquoi s’arrêter à la main alors qu’on peut prendre tout le bras ? C’est certainement ce qu’a dû se dire le secrétaire général de la toute puissante Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi, le poussant à dire que l’organisation syndicale doit être associée “à l’élaboration du projet de budget de l’Etat de 2018”. Certes les arguments d’Abassi, lâchés hier lundi 12 décembre dans un point de presse, sont frappés au coin du bons sens. En effet il vaut mieux associer, en amont, le plus de partenaires sociaux possibles à la dynamique de réforme, à la formulation des propositions pour que ça ne soit pas rejeté par la suite, ruinant des mois d’efforts et paralysant tout un pays. Là on ne peut qu’être d’accord. Le souci c’est ce que cela signifie : Les gouvernants, élus, désignés, dépositaires du mandat du peuple, ne gouvernent pas à 100%, et ont besoin de béquilles pour avancer. C’est toute la logique de la représentation nationale et des institutions qui est faussée !

Par ces mots, le leader de la centrale syndicale entend prolonger l’exception tunisienne, qui a certes valu à la Tunisie de mener à bien le dialogue national, accessoirement de rafler le prix Nobel de la paix, mais c’est une dangereuse exception. En effet les réformes, par essence douloureuses, se font parfois contre des corporations, des pans entiers de la société, comme ce fut le cas avec les tentatives en direction des avocats, des médecins, des pharmaciens… Et en associant tout ce beau monde à la réflexion sur comment l’Etat doit collecter les sous et les dépenser – le budget de l’Etat – il est évident qu’on multiplie par X les facteurs de blocage. Pourquoi le gouvernement tunisien réussirait en empruntant des sentiers que les pouvoirs du monde entier évitent soigneusement ? Le pouvoir ne se dilue pas dans un mode de gouvernement élargi, il s’exerce, parfois dans des cercles restreints, synonymes d’autonomie et d’indépendance pour prendre les décisions douloureuses qui s’imposent parfois.

La Tunisie n’est pas sortie de l’auberge

De fait l’UGTT a un énorme pouvoir, gagné de haute lutte, et dans une démocratie il est saint qu’il y ait des contre-pouvoirs. Abassi n’a pas tort en disant, dans son point de presse, que grâce à l’intervention de l’UGTT, in extremis, le gouvernement a renoncé à hausser de deux points la TVA (taxe sur la valeur ajoutée), de 18 à 20% et à augmenter les prix des produits de base, ce qui aurait directement impacté le budget des classes moyennes et défavorisées. Il n’a pas tort en disant que l’UGTT est parvenue à tordre la main à Youssef Chahed et l’a amené à injecter une bonne dose de justice sociale, en allégeant les charges sur les salaires, généreusement mis à contribution, un peu trop d’ailleurs dans le projet de loi initial. Idem pour l’identifiant fiscal, même tarif pour toutes les professions libérales, là aussi Abassi n’a pas tort, car manifestement le gouvernement était le seul à ne pas voir les anomalies dans son texte, que pourtant tout le monde voyait comme le nez au milieu de la figure. Le souci c’est que la centrale syndicale ne doit pas s’en servir comme d’un trophée pour exiger davantage d’emprise sur la direction des affaires publiques. Chacun à sa place : Les gouvernants gouvernent, seuls, quitte à être sanctionnés – par les urnes – par la suite si les résultats ne sont pas au rendez-vous et les organisations nationales défendent les intérêts de leurs adhérents, en battant le pavé s’il le faut ou en utilisant d’autres moyens que la loi a mis entre leurs mains.

La centrale syndicale vient de faire plier le gouvernement sur les majorations salariales dans le secteur public, par la seule arme de la menace d’une grève générale – d’une journée!-, faisant de la Tunisie la risée de son voisin algérien et la mettant en difficulté face à un FMI auprès duquel le gouvernement s’était engagé à serrer les cordons de la bourse. L’UGTT, une fois de plus, a donc fait la démonstration de sa force, pour le plus grand malheur de l’exécutif tunisien, qui a, qu’on le veuille on non, laissé des plumes dans cette affaire en termes d’image de l’autorité incarnée, de constance dans les résolutions et de capacité de résistance. La mise en place du Conseil du dialogue social, dans les tuyaux de l’Assemblée des représentants du peuple, et que l’UGTT réclame énergiquement, est par conséquent à bien des égards problématique. Il faut y voir, quoi qu’en disent les uns et les autres, une façon pour la centrale syndicale d’asseoir un peu plus son pouvoir dans un pays où peu de choses sont hors de sa portée.

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Houcine Abbassi

Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré que la lutte contre la corruption n’est pas moins importante que la lutte contre le terrorisme, rapporte Mosaïque fm.
Dans une allocution à l’occasion de la tenue du Congrès national de la lutte contre la corruption sous le thème « Unis contre la corruption, en faveur de la croissance, de la paix et de la sécurité », le syndicaliste a fait valoir qu’une meilleure application des mesures prises par le gouvernement permettrait de mettre fin à ce phénomène .

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La photo est prise dans l’enceinte du mausolée Farhat Hached où le chef de l’Etat et le chef du gouvernement étaient venus se recueillir sur la tombe du célèbre défunt. Manifestement, BCE a profité des ces nouvelles retrouvailles, non officielles, avec le SG d’une UGTT toujours fermée à l’idée de reporter les augmentations salariales accordées par l’ancien gouvernement, pour en parler avec Houcine Abbassi. Sur la photo, BCE parle, devant un Youssef Chahed tout ouïe, mais qui ne pipe mot devant le Chef qui essaie de faire le médiateur et le modérateur entre les positions des deux parties. Derrière Houcine Abbassi, ses faucons regardent et à chacun sa manière de le faire ! No comment ! Enfin, sauf peut-être se demander si cette photo, ainsi prise, ne donnerait pas la vraie image des rapports de force dans les relations gouvernement-UGTT…

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Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a signé ce lundi 28 novembre le préavis de grève générale dans la fonction publique, prévue pour le 8 décembre prochain.

Selon un communiqué rendu public par l’UGTT, ce document a été envoyé au chef du gouvernement, Youssef Chahed, au ministre de l’Intérieur, Hedi Majdoub, au ministre des Affaires sociales, Mohamed Trabelsi et au ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

ytf

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Le secrétaire général de l'UGTT

Le secrétaire général de la centrale syndicale, Houcine Abassi a affirmé, ce vendredi 25 novembre 2016, que les décisions prises jeudi par l’UGTT ne porteront pas atteinte à la conférence de l’investissement qui se tient dans les jours à venir.

Dans une déclaration à Mosaïque fm, il a rappelé que les revendications ne sont pas nouvelles et qu’il n’y aura aucune répercussion négative puisque l’éventuelle grève sera entamée en décembre.

On rappelle que la commission administrative de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) a décidé une grève dans la fonction publique le 8 décembre prochain en cas de non-application de l’accord sur les majorations salariales.

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L’information est désormais officielle. Une nouvelle proposition sur les majorations salariales vient de voir le jour. C’est à l’initiative du membre de la commission des finances de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP), Slim Besbes, que cette nouvelle proposition a été élaborée.

Le député, ancien ministre des Finances nous a confirmé la nouvelle.  Dans une déclaration, mardi 22 novembre 2016 à Africanmanager, il a indiqué qu’une nouvelle alternative au gel des salaires a été trouvée et proposée, hier, mardi 21 novembre 2016, au secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi. Il s’agit de répartir la somme globale litigieuse, soit 1 milliard de dinars en deux parties,  la première sera compensée par une révision du  barème de l’impôt  sur le revenu pour couvrir la catégorie de salaire le plus élevé de la fonction publique (soit 3 mille 200 dinars mensuels) alors que la seconde sera compensée par la souscription gratuite par les salariés bénéficiaires de l’augmentation non couverte, par la révision du barème à un emprunt public à moyen terme (bon d’investissement) sous forme d’une émission publique (en dinars et/ou en devise) ouverte à tous les Tunisiens, personnes physiques ou morales résidentes ou non résidentes.

L’ajustement de la précédente proposition vise l’élargissement  du champs d’application des bénéficiaires de la révision du barème de l’impôt sur le revenu à tous les salariés sans fixation du plafond alors qu’il concernait uniquement (dans la première version du projet de la loi de finances soumis au parlement) ceux dont les revenus annuels ne dépassent pas les 20 mille dinars, soit moins de 1400 dinars par mois.

L’objectif de cette nouvelle proposition est de veiller à ce que l’augmentation conséquente touche désormais toutes les catégories de fonctionnaires dont le salaire est égal à 3 mille 200 dinars, à savoir les professeurs universitaires les médecins et les magistrats.  “C’est la solution la plus adéquate et la plus pertinente, premièrement,  pour récompenser l’augmentation salariale qui a été reportée à l’année 2019 , et deuxièmement à travers la révision du barème de l’impôt sur le revenu pour atteindre l’équité sociale escomptée,  en touchant plus particulièrement à côté des couches des plus faibles revenus et les couches populaires, les contribuables appartenant à la classe moyenne “, a-t-il expliqué.

Quant à la deuxième partie de la proposition, qui concerne une souscription gratuite des salariés de la fonction publique à une émission publique au titre d’un emprunt national à moyen terme remboursable dans une période de 5 à 7 ans, qui sera affectée à des objectifs de développement, et qui est ouverte de manière automatique aux fonctionnaires de l’État qui n’ont pas reçu la totalité de leur augmentations salariales sur la base de l’application de la révision de l’impôt sur le revenu, elle permet, d’une part, d’honorer l’intégralité des engagements de l’État envers la centrale syndicale et d’autre part,  de répondre aux soucis légitimes de l’UGTT de rien ne concéder  à propos de la défense du pouvoir d’achat et des acquis des salariés.

Par ailleurs, cette approche s’insère dans la démarche de trouver une solution concertée et consensuelle qui rapproche les points de vues divergents  tout en évitant à la fois un désordre social et un dérapage des finances publiques.

Selon Besbes, le souci du gouvernement est de maîtriser la masse salariale en la limitant au seuil inscrit au budget de l’État répond à une volonté consistant à entamer dès 2017, une politique de maîtrise de cette rubrique afin de la cantonner  aux valeurs et proportions conformes aux normes de la soutenabilité budgétaire. Tel est l’engagement souscrit par la gouvernement précédent lorsqu’il avait signé l’accord avec le FMI relatif au second programme. À noter que l’activation de l’ensemble des financements extérieures identifiés pour résorber le déficit budgétaire ( 4 milliards de dinars) est étroitement subordonnée à l’approbation du FMI.Or, cette dernière est difficilement acquise si le gouvernement revient sur la structure des dépenses publiques proposées dans le budget 2017 (La masse des salariale est fixée à 13,7 milliards de dinars).

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Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT), Houcine Abassi a déclaré lors d’une conférence de presse tenue, ce mardi 15 novembre 2016, par le syndicat de l’enseignement secondaire que  la non-mise en œuvre des accords signés par le gouvernement aura des conséquences graves.

Il a ajouté, dans une déclaration rapportée par Mosaïque Fm, que la politique du gouvernement conduira à la rupture du dialogue social et à la montée de la tension sociale.

Abassi a affirmé également que l’UGTT s’apprête à entamer les négociations relatives aux majorations salariales dans le secteur privé au titre des années 2016 et 2017.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Le secrétaire général de l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) Houcine Abbassi a plaidé en faveur du retour d’un dialogue “sérieux”, “responsable” et “cartes sur table” avec le gouvernement, pour faire face à la situation “grave” et “incertaine” que connaît le pays.

Dans une déclaration à la presse, samedi, à Médenine, où il a présidé une conférence régionale sur les caisses sociales, Abbassi a prévenu que l’UGTT ne cédera pas sur les majorations salariales.
“Il n’est pas question de reporter les majorations salariales. Cela est totalement contraire aux accords et aux résultats des négociations. Un Etat qui se respecte doit respecter ses engagements”, a-t-il lancé.

Les faibles ressources de l’Etat, a-t-il encore estimé, peuvent être comblées par la lutte contre la contrebande, la restructuration de l’économie, la poursuite des évadés fiscaux et la révision de la législation fiscale vers plus d’équité. “Il faut une vision logique et judicieuse permettant de trouver des solutions qui ne soient pas au détriment de certaines personnes et pas d’autres”, a souligné le responsable syndical.

S’agissant des caisses sociales, Abbassi a rappelé que l’UGTT a mis en garde contre les problèmes majeurs de ces structures depuis 2006. “Des solutions radicales doivent être trouvées. Elles doivent être concrètes et durables, et non pas de simples mesures provisoires”, a-t-il insisté.

Le secrétaire général adjoint de l’UGTT, Abdelkarim Jrad a présenté, lors de la conférence, une étude effectuée par la centrale syndicale sur la situation des caisses sociales, et comprenant des recommandations à la présidence du gouvernement, au ministère de tutelle et aux directions des caisses, pour les sortir de la crise.

Selon cette étude, les caisses sociales connaissent un déficit permanent qui a atteint, pour la CNRPS (Caisse Nationale de Retraite et de Prévoyance Sociale), quelque 345.8 millions de dinars en 2015, contre 83 millions de dinars en 2010. Les prévisions estiment que le déficit grimpera à 603 millions de dinars en 2016.

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Le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré ce jeudi 29 septembre 2016, en marge de l’ouverture de la réunion de l’Union régionale du travail à Sousse, que la centrale syndicale n’a pas la même approche que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, notamment au sujet de la révision de la loi fiscale selon le revenu. Abassi a ajouté que cette réforme nuit aux travailleurs et aux classes populaires, rapporte la radio Cap fm.

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Le SG de l'UGTT Houcine Abbassi a déclaré

Houcine Abassi, secrétaire général de l’UGTT, a déclaré en marge de la conférence constitutionnelle du département administratif et financier, tenue aujourd’hui à Hammamet, que si la société Petrofac décide de quitter la Tunisie, l’UGTT sera fortement affectée par cette décision étant donné que les employés devront faire face au chômage. Il a ajouté que l’UGTT a tout tenté pour éviter cela et a débattu avec les manifestants, mais en vain.

Il a appelé à la nécessité de faire preuve de sagesse et à participer à la recherche de solutions efficientes pour mettre fin à la crise actuelle dans le pays, qui a grand besoin de ressources matérielles, rapporte Cap fm.

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Le secrétaire général de l'UGTT

Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Houcine Abassi a annoncé que les consultations sur le profil du nouveau chef du gouvernement seront lancées à partir de ce lundi 1er août 2016.
Dans une déclaration à Jawhaa Fm, il ajouté que l’UGTT a reçu une invitation de la part du président de la République pour prendre part à ces consultations.

Il est à rappeler à ce propos que l’ARP a retiré, samedi dernier, sa confiance au gouvernement Habib Essid avec 118 voix.

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S’adressant aux groupes terroristes, le secrétaire général de l’UGTT, Houcine Abassi, a déclaré que «ces derniers sont incapables de voler la vie des Tunisiens, quels que soient leurs plans».
Lors de son passage à Shems fm à l’occasion de la célébration du 59ème anniversaire de la fête de la République qui coïncide avec la commémoration du 3ème anniversaire de l’assassinat du coordinateur général du Courant populaire, Mohamed Brahmi,  Abassi a assuré que les citoyens tunisiens restent mobilisés afin de défendre leur patrie.

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