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Le projet du budget de l’Etat pour l’année 2019 a alloué une enveloppe de 4350 MD au titre de la compensation dans laquelle les hydrocarbures et l’électricité se taillent la part de lion avec 2100 MD, avec une régression de 600 MD, par rapport aux nouvelles estimations de l’année 2018 (2700 MD).
L’équilibre du système des hydrocarbures reposera, au cours de l’année prochaine, sur la subvention accordée par l’Etat, mais aussi sur les impacts des augmentations des prix des carburants au cours de cette année.
Il proviendra, également, des économies sur les dépenses de la Société Tunisienne de l’Electricité et du Gaz (STEG) et la Société Tunisienne des Industries de la Raffinerie (STIR), lesquelles sont imputés à la maîtrise du coût de production.
L’équilibre du système des carburants s’appuie également sur les réajustements périodiques des prix de vente au public en 2019, sachant qu’une hausse de 1 dollar dans le prix d’un baril de pétrole entrainera une augmentation dans les dépenses de subvention de l’ordre de 128 MD et une hausse de 10 millimes du prix de change du dollar provoque une croissance de 40 MD dans ces mêmes dépenses.
Il convient de signaler que l’impact financier des hausses à trois reprises des prix des hydrocarbures (décembre 2017, mars et juin 2018, sans compter la hausse du mois de septembre 2018) sur le budget de l’Etat est estimé à 430 MD.
Le projet du budget de l’Etat, estimé à 40861 MD pour 2019, requiert le maintien du prix du baril de pétrole, à un niveau de 75 dollars.
Les dépenses de subvention destinées aux produits de base occupent la deuxième place avec une enveloppe de 1800 MD (contre 1570 MD inscrites dans le budget 2018 et 1750 MD, montant actualisé pour 2018), alors que les blés tendre et dur détiennent la plus grande part des subventions avec 1325 MD, suivis des huiles végétales (240 MD) et du lait (180 MD).

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Le Sénégal est déterminé à devenir le nouveau champion du contenu local en Afrique. Telle est la conclusion d’un forum sur le contenu local qui s’est tenu à Dakar ce jeudi, organisé par Les Conférences du Quotidien en partenariat avec la Chambre africaine de l’énergie et le cabinet panafricain Centurion.

Présidé par le Premier ministre SEM Mahammed Boun Abdallah Dionne, le forum a mis la lumière sur le potentiel du Sénégal a redéfinir les standards pour le développement des capacités locales et la gouvernance du secteur des hydrocarbures en Afrique. « Le contenu local est une nécessité, » a déclaré le Premier Ministre sénégalais durant l’évènement qui a recueilli plus de 200 participants. « Encourager le développement des PME et PMI locales à travers la chaîne de valeur est d’une importance capitale, comme l’est la formation des compétences des sénégalais et le développement de leur employabilité. »

L’histoire du secteur des hydrocarbures sénégalais est celle d’un enfant faisant un pas de géant. Les découvertes de gaz du champ de Tortue seules ont le potentiel de propulser le Sénégal en hub du gaz naturel liquéfié (GNL) en Afrique et dans le monde. Mais pour un pays qui n’a jusqu’ici produit que des quantités limitées de gaz onshore, prendre un tel saut n’est pas sans craintes et défis.

Alors que le Sénégal redouble d’efforts pour explorer ses basins et amener les découvertes en phase de production, mettre en place les cadres réglementaires et de gouvernance appropriés permettra d’assurer la durabilité et responsabilité sociale de l’industrie naissante. Le temps pour forger ces cadres est arrivé, et le contenu local doit en être la priorité.

Le développement de régulations solides et transparentes, qui mettent l’accent sur le développement des capacités locales, fournira au Sénégal un cadre efficace pour attirer les investissements et appuyer le développement socio-économique du pays. « En étant le dernier à entrer dans l’histoire des hydrocarbures en Afrique, le Sénégal a l’opportunité d’apprendre des succès et échecs de ses voisins, » a expliqué NJ Ayuk, président de la Chambre africaine de l’énergie et PDG de Centurion. « Le contenu local n’est pas la responsabilité sociale des entreprises. Bien que le gouvernement se doit de créer un climat des affaires favorable, il en revient aux sénégalais et a leurs sociétés de saisir les opportunités qui leur sont offertes par cette industrie naissante. »

Alors qu’il entame cette nouvelle page de son histoire, le Sénégal a des atouts et qualités sur lesquels se reposer. Il a des leçons à tirer de ses voisins et pairs africains, et des institutions fortes qui peuvent augmenter ses chances d’éviter les inefficacités et la corruption que l’on a vu dans d’autres marchés africains. Le Sénégal est également un pays stable, dont l’économie a affiché des taux de croissance forts sur plusieurs années, et qui est dirigé par un Chef de l’État qui comprend l’industrie et est un ancien directeur général de la compagnie nationale pétrolière, Petrosen.

Si son économie demeure diversifiée et que sa richesse pétrolière est utilisée afin de soutenir le développement des infrastructures sociales et la croissance des autres secteurs de l’économie, le Sénégal se donnera une chance considérable d’être l’une des meilleures économies pétrolières et gazières d’Afrique.

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Selon le site spécialisé «GlobalPetrolPrices», qui assure une mise à jour presque de manière hebdomadaire ses données, la Tunisie est le 27ème pays au monde où le prix de l’essence est le plus bas. Moins cher, c’est d’abord au Venezuela (0,01 $), en Iran (0,27 $), au Soudan (0,34 $), au Koweit (0,35 $), en Algérie (0,36 $ ou 0,97 DT). Au Maroc, qui est une économie presqu’équivalente à la Tunisie bien qu’avec une monnaie plus forte, le litre d’essence est à 1,22 $ ou 3,28 DT).

Pour la Tunisie, les prix pris en témoin par ce site spécialisé sont ceux du 23 avril 2018 au 30 juillet 2018. «La valeur moyenne pour la Tunisie au cours de cette période était de 1,88 dinar tunisien avec un minimum de 1,85 dinar tunisien le 23 avril 2018 et un maximum de 1,93 dinar tunisien le 25 juin 2018. A titre de comparaison, le prix moyen de l’essence dans le monde pour cette période est de 4,27 dinars tunisiens».

Selon la même source,«le prix moyen de l’essence dans le monde est de 1,18 dollar américain par litre. Cependant, il existe une différence substantielle entre les prix de ces pays. En règle générale, les pays riches ont des prix plus élevés tandis que les pays pauvres et les pays producteurs et exportateurs de pétrole ont des prix nettement plus bas. Une exception notable est les États-Unis, qui est un pays économiquement avancé mais dont les prix de l’essence sont bas. Les différences de prix entre les pays sont dues aux diverses taxes et subventions pour l’essence. Tous les pays ont accès aux mêmes prix pétroliers des marchés internationaux mais décident ensuite d’imposer des taxes différentes. Par conséquent, le prix de détail de l’essence est différent ». La Tunisie n’est ni un pays producteur de pétrole, et le pétrole qu’elle produit est miné par les grèves et autres manifestations, ni un pays riche. Le prix de l‘essence y est cependant hautement compensé par un Etat qui en a de moins en moins les capacités financières.

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Taoufik Rajhi est ministre en charge des grandes réformes. Il est aussi en charge du dossier des relations avec le FMI, un des principaux bailleurs de fonds de la Tunisie. Pour Africanmanager, il répond  à ceux qui font circuler que les relations du gouvernement tunisien avec le FMI se seraient détériorées.

Question : Tout d’abord vous venez de rentrer de Beyrouth où vous avez présidé la trentième session ministérielle de la Commission Economique et Sociale des Nations Unies de l’Ouest de l’Asie (ESCWA). Quels ont été les résultats ?

Réponse : C’était le tour de la Tunisie de présider pendant trois années cette commission. La réunion a été fructueuse et s’organise habituellement autour de Trois réunions ministérielles de discussion et des réunions parallèles d’experts. Nous avons débattu de la technologie face aux défis du développement durable. Nous avons adopté la déclaration de Beyrouth sur la technologie pour le développement durable qui serait la plateforme Arable des actions fédératrices dans le domaine permettant d’atteindre les objectifs de développement économique et social établis par les nations Unies.

Question : Et la Tunisie dans tout cela ?

Réponse : Au contraire nous avons fait la promotion de l’expérience tunisienne récente en matière de réformes dans le secteur et en particulier l’adoption du Startup Act qui est révolutionnaire à plusieurs égards. Le plus grand défi du monde Arabe est le chômage des jeunes diplômés et le développement de technologies chez les jeunes ne peut se faire que par l’encouragement de la création des startups.  Nous avons insisté sur le rôle de l’Etat d’investir dans l’infrastructure technologique mais aussi sur la réforme du cadre législatif comme la Startup Act en Tunisie mais aussi un cadre fiscal et financier incitatif en même temps que les structures de financement.

Question : Il y a eu beaucoup de désinformation ces jours-ci, sur la relation gouvernement-FMI, allant jusqu’au bruit sur la rupture, le non décaissement et l’annulation de la visite du Directeur de la région MENA. Qu’en est-il au juste ?

Réponse : J’ai suivi tout cela avec amertume car au moment où nous travaillons d’arrache-pied sur le redressement économique du pays et dans une période cruciale de réalisation des financements prévus par la loi de finance 2018, des contrevérités surgissent et parfois manipulées par des médias «professionnels».
Au contraire de tout ce qui a été dit, la visite du Directeur de la région MENA prévue le lundi 25 a été reportée pour le 26 juillet à cause de la visite du Roi de Jordanie à Washington le 25 juin. Il est inconcevable que le Directeur de la région soit à l’étranger au moment de la visite du plus haut responsable du dossier de son pays, qui est en difficulté.  En plus, la Revue était concluante depuis la visite des experts et même en termes de réalisation des objectifs quantitatifs et repères structurels, elle est de loin la meilleure, puisque c’est la première Revue où on ne demande pas de dérogation. En plus la date du Conseil d’Administration était fixée depuis un mois pour le 6 juillet et a été confirmé vendredi dernier avec ironie par le Chef de communication du FMI lors de la conférence habituelle. Personnellement, je prévois comme dans le conseil d’Administration de la Banque Mondiale le 27 juin une décision unanime d’approbation du rapport du staff qui a mis l’accent sur les progrès réalisés en matière de réformes. D’ailleurs je peux vous annoncer que la prochaine revue sera le 15 aout et elle sera concluante inshallah.

Question : Vos détracteurs vous répondent que le gouvernement ne fait qu’appliquer les dictats du FMI ?

Réponse : Cette assertion populiste est une insulte à la Tunisie et en particulier à l’Administration et me fait personnellement rire.  De grâce a-t-on besoin du FMI pour savoir qu’il faudrait réduire le déficit budgétaire, réformer nos caisses, maîtriser nos dépenses de compensation de l’énergie ou encore maitriser la masse salariale ? A-t-on besoin du FMI pour savoir qu’on doit impérativement réformer nos entreprises publiques, moderniser l’administration fiscale, améliorer la collecte d’impôt ? D’ailleurs nulle part vous trouverez une référence à la réforme des entreprises publiques ou les caisses sociales dans le programme du FMI ou la BM.
Parfois je m’amuse à lire que le FMI a demandé la privatisation des entreprises publiques, alors que cette question n’existe nulle part ni dans nos discussions ni dans les documents échangés. C’est de la désinformation et de la manipulation de l’opinion publique et cela nous fait dévier de l’essentiel qui est la réforme et la modernisation de l’Etat. Le FMI vient discuter cette politique budgétaire avec le gouvernement dans un dialogue constructif et d’égal à égal et nous finissons toujours par le convaincre. Sinon comment vous expliquez le paiement des augmentations salariales par le mécanisme de crédit d’impôt, le montant exorbitant de la compensation de l’hydrocarbure ou même le nouveau package social ?  Nous sommes conscients de nos problèmes et nous trouvons toujours des solutions et c’est comme çà que nous avons gardé le FMI à nos côtés,  alors que d’autres pays sont en rupture et en difficulté et dépêchent leurs hauts responsables à Washington pour convaincre. La politique budgétaire de la Tunisie est conçue par le gouvernement tunisien en toute indépendance et aux détracteurs de présenter l’alternative s’ils en ont.

Question : Il y a une avancée qui est celle de l’amélioration des recettes de l’Etat en traquant les fraudeurs, la corruption !

Réponse : Mais cela ne constitue pas en soi une politique budgétaire alternative. Les gouvernements successifs en sont conscients et ont amélioré l’arsenal juridique et répressif et les résultats sont meilleures, bien qu’il reste beaucoup à faire. En tout cas oui à la lutte contre les fraudeurs fiscaux, l’évasion fiscale, la corruption mais ceux qui pensent que les sommes récoltées vont servir à payer les salaires et la compensation de l’énergie se trompent. L’argent dégagé sera consacré aux pauvres et aux classes moyennes. Nous venons de le faire lorsqu’on a constaté une amélioration des recettes fiscales par un package social dont l’intégration de 35.000 familles nécessiteuses et la prime de 500 dinars pour les nouveaux étudiants des classes moyennes pour atténuer leurs dépenses de rentrée universitaire.

Question : Comment vous justifier alors  la hausse des prix de l’Energie ?

Réponse : La facture énergétique est un casse-tête pour les gouvernements tunisiens depuis la révolution. Cette année nous avons projeté dans la LF 2018  sur la base d’un prix du baril de 54$ un coût global de la compensation de l’Energie (gaz, électricité et hydrocarbure) de 2400 Millions. Le budget devrait supporter 1500 millions de dinars et le reste devrait être recherché par des politiques sectorielles et d’ajustement des prix à hauteur de 900 millions. Nous avons annoncé tout cela en décembre 2017 en indiquant qu’on fera un ajustement trimestriel avec la règle d’ajustement automatique des prix dont le passage à un ajustement mensuel était prévu pour juillet 2017 et reporté depuis à juillet 2018.

Question : Mais le prix du baril est loin des 54$ aujourd’hui.

Réponse : Comme le prix du Baril a augmenté dès le début de l’année, le Gouvernement a mis en place en février un task force que je préside qui est consacré au « Suivi des risques budgétaires de la hausse du prix du pétrole ». Nous avons fait une première révision en février sur la base d’un prix moyen de 62$ et nous avons estimé à ce moment le cout total à 3000 MDT et augmenté le poids supporté par le budget de 1500 MD à 2100 MDT pour ne pas affecter davantage le poids des ajustements sur les ménages. Malheureusement en mai et sur la base d’un prix moyen de 70$ la facture est montée à 4035 MD, ce qui est le double de ce qui est prévu par la LF2018. Encore une fois, nous avons décidé d’augmenter la part supportée par le Budget de 1500 et 2100 à 2700 MD soit 1100 supplémentaires supportés par le budget de l’Etat et non prévus par la LF2018 et qui sera financée indirectement par le contribuable tunisien.

Question : Qui va supporter l’augmentation du prix du baril de pétrole ?

Réponse : Le budget ne peut pas supporter plus et nous sommes résolus à ne pas aller au-delà de ce montant de 2700 MD en 2018 quel que soit le prix du baril et de monitorer de près le prix du baril mensuellement et faire les ajustements mensuels nécessaires avec la règle d’ajustement automatique. Notre prochaine évaluation de la situation est en octobre prochain pour voir quelles sont les décisions nécessaires pour rester dans l’enveloppe de 2700 MD. D’ailleurs, le Parlement nous a autorisé uniquement 1500 MD et nous sommes à 2700 DM et nous devons y aller à l’ARP pour une loi de finance complémentaire rien que pour ça. Personne n’accepte que tous les contribuables tunisiens paient 80% de la compensation de l’hydrocarbure au 20% des plus riches. On ne veut pas s’endetter pour payer la compensation de l’hydrocarbure mais pour les écoles, les universités, les hôpitaux, l’infrastructure…. OK.

Question :  Vous n’avez pas d’autres solutions pour résorber la facture énergétique ?

Réponse : Bien sûr que oui. Les énergies non renouvelables tout d’abord et nous avons commencé la rationalisation de la consommation énergétique, surtout pendant l’été y compris par l’administration. Les nouveaux produits non polluants comme le premium car il est inconcevable qu’on continue en Tunisie de consommer le gazoil alors qu’il est banni dans les pays européens et on peine à le trouver sur le marché international. Il faudrait aussi qu’on ait une politique énergétique qui respecte l’environnement et à mon avis il faudrait bannir progressivement le gazoil ordinaire en Tunisie et le remplacer par un produit moins polluant. En plus, le transport commun public et non public y compris les taxis doivent penser à la voiture électrique ou à gaz. Cela nécessite sûrement de l’infrastructure et des incitations mais l’Etat est prêt à le faire pour le bien du pays. Au lieu de négocier des tarifs, négocions stratégie de transport urbain conjointement avec une stratégie d’Energie propre. Ce sont les vraies questions à débattre dans le pays. Nous devons aussi développer des techniques financières de couverture contre risque de la hausse du prix du baril. J’ai mis en place une équipe qui réfléchit sur la question.

Question : Revenons à la question brûlante des retraités qui sont en grogne concernant le paiement de leurs pensions.

Réponse : Sur ce sujet, il y a un malentendu. Il y a deux problèmes. Le premier est celui des paiements des pensions de retraite des caisses de retraites et le second est celui de l’augmentation des pensions. Pour le premier, le problème est structurel et dû à la réforme de 1985 qui a tout fait pour distribuer l’excédent du système à cette époque et n’a pas prévu la transition démographique. Le gouvernement a donné la priorité à ce sujet et a assuré tout d’abord les retraites de 2016, 2017 et encore maintenant 2018 en injectant du transfert direct respectivement de 300 MD, 600 MD et autre cette année. Les difficultés de cette année étaient prévues et le gouvernement avec la participation des partenaires sociaux a préparé une réforme minimaliste mais les partenaires sociaux ont pris du temps pour valider les choix de la commission tripartite à leurs structures malgré de multiples rappels par le gouvernement. C’est la raison pour laquelle le gouvernement a validé les résultats de la commission tripartite et a envoyé la loi à l’ARP.  La loi était prête depuis l’année dernière et si on avait adopté cette réforme et si on l’avait appliquée depuis janvier on n’en serait pas là.  Alors il fait pas blâmer le gouvernement qui est en avance par rapport aux partenaires sociaux en matière de réforme des caisses et non plus pour son soutien financier au CNRPS pour combler son déficit structurel.

Question : Et pour les augmentations des pensions du CNSS ?

Réponse : Là aussi il y a deux problèmes celui de l’augmentation des pensions du CNSS qui se fait en fonction de l’augmentation du SMIG et celui des pensions du CNRPS qui se fait selon le mécanisme de péréquation. Pour le premier problème, le gouvernement est en train d’étudier la question et d’évaluer l’impact. En effet, le CNSS n’a pas les moyens de financer l’augmentation des pensions du CNSS  car déjà elle  a un déficit structurel et est en train de payer les pension actuelles en grignotant les cotisations de l’assurance maladie du CNAM. Toute décision d’augmentation du SMIG va se traduire par un déficit supplémentaire du CNSS d’où il est nécessaire de prendre la bonne décision mais aussi de l’accompagnera une réforme structurelle. La décision d’augmentation du SMIG est imminente.

Question : Et pour les augmentations des pensions du CNRPS ?

Réponse : Pour l’augmentation des pensions du CNPRS et au-delà du fait que la CNRPS n’a pas les moyens de payer les pensions en soi à cause du déficit structurel, on a eu un problème de la Cour des comptes qui considère que le crédit d’impôt n’est pas une augmentation salariale et par conséquent c’était une faute de gestion d’ajuster les pensions du CNRPS en conséquence en 2017. Rappelons que l’Etat a financé l’application de la péréquation en 2017 qui est proportionnelle à la moitié des augmentations salariales de 2017. EN 2018 nous avons eu le versement sous forme de crédit d’impôt de la deuxième moitié de l’augmentation de 2017 qui a été versée en trois mois (janvier, février et mars) et la dernière tranche de l’augmentation spécifique de 2018.  En temps normal, la CNRPS devrait appliquer la péréquation mais d’une part il n’a pas les ressources financières et d’autre part il se heurte à l’avis de la Cour des comptes. Nous travaillons sur une solution dans les jours qui suivent mais encore c’est l’Etat qui va supporter ce coût. La réforme du CNRPS est plus qu’une urgence, c’est vital. J’espère que l’ARP se saisira rapidement du dossier.

Question : On croit savoir que vous n’appréciez guère la hausse du taux directeur récente de la BCT ?

Réponse : Je n’aime pas du tout commenter la politique monétaire de la BCT car je crois profondément à l’indépendance de la BCT. Fondamentalement, il est légitime qu’une banque centrale s’attaque à l’inflation et peu importe la composante monétaire de l’inflation, la hausse du taux directeur est impopulaire en Tunisie car l’offre des banques tunisiennes en matière de taux d’intérêt du crédit est variable ( TMM+ un taux de marge) à part les banques islamiques et les crédits de plus de 15 ans. En théorie l’objectif de la hausse du taux directeur est de réduire l’octroi de crédit pour financer la nouvelle demande de crédit pour la consommation ou l’investissement. En Tunisie, nous voulons juste qu’elle freine les nouveaux crédits à la consommation et pas l’investissement. Or, comme les banques tunisiennes ne supportent que le risque de crédit et non de taux et n’offrent pas de taux fixes comme la majorité des pays, la majorité des emprunts sont à taux variables et par conséquent la hausse du TMM réduit le pouvoir d’achat des ménages qui ont des emprunts en cours et alourdit la trésorerie des entreprises. C’est un effet collatéral qui rend la décision impopulaire.

Question : Que Faire Alors ?

Réponse : Il faudrait changer la législation pour que les banques offrent aux ménages et entreprises des taux fixes à côté des taux variables dont leur variabilité est limitée comme dans les pays européens, d’autant plus qu’une courbe de taux permet de calculer la prime de risque. Ceux qui sont allergiques au risque choisiront l’emprunt à taux fixe et seront à l’abri de la hausse du TMM, les autres prendront le taux  variable à leurs risques et périls, même s’ils peuvent profiter en cas de baisse, mais tout cela enlèvera à la décision de la hausse du TMM le caractère impopulaire et elle deviendrait une décision technique de politique monétaire.

Question : Mais en tout cas la hausse du TMM  affectera les décisions d’investissement et au-delà la relance ?

Réponse : Vous avez raison et c’est la raison pour laquelle le gouvernement a décidé de développer des crédits à taux bonifié pour l’investissement des PME afin d’absorber l’effet néfaste de la hausse du TMM. Nous avons même souhaité une sorte de quantitative Easing ciblé à l’investissement des entreprises, ce qui a déjà été décidé. D’autres mesures suivront pour protéger l’investissement qui est le moteur de la croissance.

Question : On a l’impression que vous oubliez l’essentiel, qui est le social.

Réponse : Jamais. Le gouvernement a pris conscience dès janvier 2018 de la nécessité d’atténuer l’impact de l’inflation en augmentant l’allocation des familles nécessiteuses de 30 dinars, d’aligner les pensions dans le privé en-dessous de 180 dinars à ce seuil et de proposer le soin gratuit aux jeunes chômeurs. D’autres mesures ont été prises en Juin, elles concernent l’absorption en une seule fois de la liste d’attente, la prise en charge des abonnements scolaires de leurs enfants ainsi que la prime de 500 dinars pour les nouveaux étudiants afin d’alléger les dépenses des familles concernant la rentrée universitaire occasionnées par la réussite de leurs enfants au bac. N’oubliez pas que deux augmentations salariales programmées ont été servies pendant les quatre premiers mois de 2018. La moitié de l’augmentation de 2017 qui a été servie en janvier, février et mars et l’augmentation spécifique de 50-40 dinars par mois en avril 2018. S’il est possible de faire plus ça sera fait mais maintenant les contraintes financières sont au maximum.

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Africa Oil Week (www.Africa-OilWeek.com) et le Ministre des Hydrocarbures de la République du Congo ont aujourd’hui annoncé que le Cycle des Licences Phase 2 pour 2018/2019 de Congo-Brazzaville sera présenté lors d’Africa Oil Week, du 5 au 9 novembre 2018. Le Ministre des Hydrocarbures, M. Jean-Marc Thystère Tchicaya a déclaré : «Avec le support de PGS et d’AOW, nous avons programmé la promotion de la seconde phase du Cycle des Licences lors d’Africa Oil Week. Nous sommes actuellement en train de finaliser les détails et nous espérons que ce sommet, le plus important du secteur pétrolier et gazier africain, soit un tremplin pour le succès de cette nouvelle mise aux enchères».

«Nous nous sommes engagés à accueillir les opérateurs du secteur pétrolier mondial au Congo. Lors de l’événement, nous aurons un espace d’exposition et animerons un séminaire. Nous aurons également l’opportunité d’organiser des réunions privées avec des partenaires potentiels présents à l’événement. Pour cela, nous encourageons la communauté mondiale des énergies pétrolières et gazières à nous rejoindre lors d’Africa Oil Week.»

M. le Ministre Thystère Tchicaya ajoute : «La République du Congo compte se baser sur la dynamique impulsée par Cycle des Licences Phase 1 de 2016 qui a vu 30 compagnies internationales s’inscrire à l’événement. Le calendrier relatif au Cycle des Licences Phase 2 débutera par un appel d’offres en septembre prochain suivi d’une grande campagne de présentation à Cape Town durant Africa Oil Week en novembre 2018. La date de clôture des appels d’offres à Congo-Brazzaville est fixée au 30 juin 2019“.

La promotion du Cycle des Licences du Congo souligne l’importance d’Africa Oil Week dans sa capacité à offrir de nouvelles opportunités aux compagnies d’exploration pétrolière en Afrique pour faire des affaires. Paul Sinclair, le Directeur de Conférence pour Africa Oil Week, ajoute : «la mise aux enchères tenue par le Congo apporte un nouvel engouement qui maintient Africa Oil Week comme l’événement du secteur à ne pas rater en Afrique“.

C’est dans ce contexte que le Cycle des Licences Phase 2 offre une opportunité exclusive à l’industrie pétrolière et gazière internationale de se positionner stratégiquement au sein d’un pays qui possède un potentiel significatif et affirmé dans le secteur des hydrocarbures.

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Aujourd’hui, jour de l’Afrique, les citoyens et les communautés de pratiquement 20 pays sur le continent africain se réunissent, envahissant les rues et bloquant activement l’économie des combustibles fossiles dans le cadre d’une journée d’action à l’échelle du continent.

En rejoignant le mouvement Break Free (se libérer), des citoyens ordinaires et des activistes de communautés en Afrique en appellent aux gouvernements et aux entreprises pour qu’ils mettent un terme aux combustibles fossiles et qu’ils passent à une transition juste vers 100 % d’énergie renouvelable pour tous.

Plus de 30 événements sont enregistrés (lien), au cours desquels les personnes les plus touchées par les projets de combustibles fossiles et les impacts du changement climatique feront entendre leur voix auprès de ceux au pouvoir.

Certains de ces événements incluent :

  • un piquet de grève à Lephalale où les communautés réclameront l’annulation de la centrale électrique au charbon privée locale, Thabametsi ;
  • une exposition de photos montrant le travail des activistes anti-charbon (Lamu) ;
  • les représentants des communautés affectées par le charbonnage dénonceront les effets du charbonnage (Abuja) ;
  • ACRP tiendra au courant les preneurs de décision des réalités du changement climatique et examinera leurs plans et leur progression vers une énergie renouvelable à 100 % (Johannesbourg) ;
  • les activistes anti-charbon se mobiliseront à Bargny, plage de Ngadje, pour s’opposer au lancement de la première centrale à charbon du Sénégal.

Le mouvement Break Free en Afrique est coordonné par Greenpeace Afrique, African Climate Reality Project (ACRP), 350.org (http://350.org) et Earthlife Africa Jhb : permettre aux communautés locales de témoigner d’actes de bravoure et de se regrouper en un mouvement mondial pour l’action et la justice climatique.

Le contenu de la documentation sera mis à disposition sur les plateformes de médias sociaux des organisations coordinatrices, avec notamment des extraits sonores de nos podcasts Break Free et des images haute résolution des événements locaux.

CITATIONS

« Le financement du développement de combustibles fossiles ne fera qu’exacerber les impacts du changement climatique. L’Afrique a une occasion de développer son secteur énergétique en utilisant une énergie propre et renouvelable. C’est le développement que les banques et les institutions financières doivent soutenir et elles doivent cesser de financer les combustibles fossiles. Il est temps de “décharbonner” l’Afrique ! » – Landry Ninteretse, chef d’équipe régional, 350.org (http://350.org)

« La dépendance presque complète de l’Afrique du Sud vis-à-vis du charbon pour l’électricité exerce des conséquences graves sur l’eau. Pour protéger notre droit à de l’eau potable propre et accessible, nous devons nous libérer du charbon. Des projets irrationnels très gourmands en eau comme Thabamesti doivent être arrêtés. Il existe des alternatives efficaces au charbon mais aucune alternative à l’eau. » – Nhlanhla Sibisi, équipe de campagne pour le climat et l’énergie, Greenpeace Afrique.

« La déclaration de guerre faite à mère nature est suicidaire, parce que personne ne nous permet mieux qu’elle de respirer. Les centrales électriques à charbon sont une grosse bombe à retardement, qui ne demande qu’à exploser. » – Thabo Sibeko, Programs & Education Officer, Earthlife Africa.

« Avec davantage de combustibles fossiles brûlant en Afrique du Sud, nous nous attendons à des impacts croissants sur le changement climatique dans notre pays, à une échelle plus grande et à long terme. En se développant dans les régions soumises à un stress hydraulique, les centrales électriques à charbon vont saper une ressource critique dont elles ont besoin, tout en exerçant une très forte pression sur les besoins de base des communautés environnantes. » – Gillian Hamilton, Responsable de division ACRP.

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Neuf Ministres de l’Énergie et du Pétrole ont confirmé leur présence à Africa Oil Week (www.Africa-OilWeek.com) 2018 qui se tiendra à Cape Town en Afrique du Sud du 5 au 9 novembre 2018. Dans le contexte actuel où 88 domaines pétroliers devraient percevoir à l’avenir plus de US$180 milliards d’ici 2025, accueillir une représentation gouvernementale aussi importante à des ventes aux enchères et à des opportunités d’investissement, renforce le caractère exceptionnel d’Africa Oil Week en tant que plateforme transactionnelle annuelle sur le continent africain.

Au cours de la semaine, les pays leaders participeront à de nombreuses réunions et fourniront, exclusivement durant Africa Oil Week, des informations de première main concernant les projets prometteurs à venir. De l’octroi de licences en eaux peu profondes à Congo Brazzaville aux offres de plusieurs milliards de dollars pour l’achat d’infrastructures essentielles, les compagnies pétrolières internationales sont de plus en plus nombreuses à affirmer qu’Africa Oil Week 2018 est le rendez-vous le plus attractif pour engendrer et gagner des licences, des partenariats de sous-traitance et trouver des financements dans le secteur pétrolier africain.

Avec plus de 26 pourcent d’investissement consacré au Nigeria, Africa Oil Week est honoré que le Ministre des Ressources Pétrolières du Nigeria, le Dr Emmanuel Ibe Kachikwu, participe à l’évènement pour présenter et promouvoir les projets de transformation les plus significatifs du Nigeria dans ce domaine.

“Attirer de nouveaux investissements pour les activités pétrolières et le développement des territoires d’exploitation sur le continent est primordial si l’Afrique souhaite développer la totalité de son potentiel énergétique.” ajoute Paul Sinclair, Directeur de Conférence pour Africa Oil Week. C’est dans ce contexte qu’Africa Oil Week propose un évènement basé sur les transactions qui pourra voir se conclure des accords de plusieurs milliards de dollars permettant de remplir les objectifs nationaux à travers le continent.

Les ministres ci-dessous seront présents pour représenter le secteur africain des hydrocarbures, négocier de nouveaux partenariats et augmenter le capital financier afin de développer des opportunités majeures à travers l’Afrique, de Cape Town au Caire :

  • M. le Ministre de l’Énergie, M. Jeff Radebe, République d’Afrique du Sud
  • M. le Ministre des Ressources Pétrolières du Nigeria, Dr. Emmanuel Ibe Kachikwu, République fédérale du Nigeria
  • M. le Ministre de l’Énergie, M. Boakye Agyarko, République du Ghana
  • M. le Ministre des Hydrocarbures, M. Jean-Marc Thystère Tchicaya, République du Congo
  • M. le Ministre des Mines et du Pétrole, Prof. Tiémoko Sangaré, République du Mali
  • M. le Ministre du Pétrole, M. Foumakoye Gado, République du Niger
  • Mme la Ministre de l’Énergie et du Développement Minier, Mme Irene Muloni, République d’Ouganda
  • M. le Ministre du Pétrole et de l’Énergie, M. Fafa Sanyang, République de Gambie
  • M. le Ministre du Pétrole, de l’Énergie et des Énergies Renouvelables, M. Thierry Tanoh, République de Côte d’Ivoire

« Nous sommes très honorés d’accueillir autant de ministres cette année. Selon moi, cela montre bien qu’Africa Oil Week est le premier lieu de rencontre pour le secteur du pétrole en Afrique. Non seulement, l’évènement rassemble les hauts représentants des ministères et des Compagnies Pétrolières Nationales mais il représente également la meilleure opportunité, à un niveau mondial pour conclure des accords dans le secteur privé de l’énergie. Le fait qu’aujourd’hui des partenariats internationaux jouent dans le développement des ressources énergétiques d’Afrique ne fait que souligner l’importance d’établir un évènement tel qu’Africa Oil Week. Avec la participation de 54 pays compétiteurs recherchant à développer leurs vastes ressources, nous sommes ravis d’accueillir 17 Compagnies Pétrolières Nationales qui auront aussi pour rôle de promouvoir leur propre secteur lors de démonstrations et de ventes aux enchères. En plus des conférences et tables rondes, Africa Oil Week a pour rôle d’être un catalyseur de négociations. Nous espérons observer le déploiement de nouveaux investissements et financements sans précèdent dans le secteur pétrolier africain comme étant le résultat de cette édition 2018.” affirme Paul Sinclair, Directeur de Conférence, Africa Oil Week

L’évènement est également une plateforme permettant aux nations africaines et aux opérateurs de proposer de nouvelles opportunités de transactions et de sous-traitance mais aussi de présenter de nouvelles données dans certains des bassins pétroliers les plus attractifs du continent. Les participants apprécieront la possibilité d’effectuer un face-à-face avec les Ministres, les Chefs d’entreprise, les banques et les opérateurs durant une semaine considérée comme l’événement inratable du secteur des hydrocarbures en Afrique.

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BCT : Les banques de plus en plus gourmandes

” La balance énergétique, dont le déficit est devenu structurel et exorbitant, risque de se détériorer davantage, au cours des prochains mois en lien avec la montée des cours de pétrole qui ont franchi la barre des 75 dollars le baril “, révèle l’analyse de la Banque centrale de Tunisie (BCT) sur les échanges commerciaux de la Tunisie au 1er trimestre 2018 (T1) publiée, jeudi .

Le déficit s’est élargi de 199 MDT pour atteindre -1.382 MDT, alors que la balance des biens de consommation a affiché un excédent de 254 MDT après avoir enregistré des déficits successifs depuis le second trimestre 2015, précise le document.

Face à cette situation, la BCT appelle à la nécessité de la baisse de la production nationale en produits énergétiques, la mise en place d’un programme d’efficacité énergétique qui s’articule autour de la diversification des sources ; en l’occurrence l’exploitation des énergies renouvelables (solaires, éoliennes, etc…), la rationalisation de la consommation et l’accélération des investissements dans les domaines d’exploration et de développement.

Selon le même document, la reprise effective de la production et la commercialisation des produits phosphatés devient impérative afin de préserver les marchés extérieurs et conforter les flux en devises.

” Il est nécessaire de remédier au dérapage des importations des produits non essentiels à travers la poursuite de la dynamique engagée pour rationaliser la consommation, notamment, des produits importés et superflus qui n’ont aucun apport dans les chaînes de valeur nationales “, souligne la BCT.

Et d’appeler à mettre en place une démarche efficiente pour la levée des obstacles entravant la conquête du marché libyen et ceux des pays de l’Afrique subsaharienne (facilités de financement, assurance et transport…)

L’analyse de la BCT fait aussi ressortir une contraction du déficit commercial qui demeure élevé, et ce malgré la forte expansion des exportations d’huile d’olive et la poursuite de la bonne performance des ventes des secteurs des industries manufacturières.

” Le déficit commercial a enregistré une contraction de 5,8% ou 224 MDT par rapport à la même période de l’année 2017, pour revenir à 3.655 MDT représentant 3,4% du PIB (contre 4% du PIB une année auparavant) “, précise le document.

///Redressement de la balance alimentaire

L’analyse de l’évolution des échanges commerciaux, au cours du T1 2018, fait ressortir un fort redressement de la balance alimentaire qui a dégagé un excédent de 223 MDT, contre un déficit de -384 MDT, au cours de la même période de 2017, suite essentiellement à l’accroissement des ventes d’huile d’olive de 543 MDT pour s’élever à 777 MDT.

///Répartition géographique des exportations totales au cours du 1er trimestre de 2018

D’après le document, l’UE demeure la 1ère destination des exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels (74,4%) , contre une régression de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes en relation avec la baisse de celles destinées à l’Algérie (-26,8%) et la hausse de la part des pays de l’Asie en lien avec la progression des exportations vers les pays de cette zone, notamment, la Chine (215 MDT contre 17 MDT lors du premier trimestre de 2017).

La Russie (-22,2%), la Turquie (+25,5%) et la Chine (+31,1) continuent à être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et biens de consommation.

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Les autorités tunisiennes, à la faveur du boom des projets dans les énergies renouvelables, avec leur lot de financements, ont voulu enterrer un peu trop vite les hydrocarbures. Mais ces dernières se sont avérées plus coriaces qu’on le croyait. En effet on le sait maintenant : La réalisation des centrales solaires est complexe, difficile à monter financièrement et prendra un peu de temps ; en attendant il faut bien griller du carburant. Mais mauvaise nouvelle pour la Tunisie : sa Loi de finances 2018 a fixé trop bas les prix du baril de pétrole, à 54 dollars à peine, et on se retrouve avec des tarifs flirtant avec les 69 dollars présentement, alors qu’on en est qu’au premier trimestre ! Avec en plus un dinar qui n’arrête pas de fondre par rapport aux principales devises. Autant dire une catastrophe pour les finances publiques, laquelle d’ailleurs se paye cash avec une aggravation du déficit budgétaire du fait du système de la compensation qui commence à inquiéter sérieusement le gouvernement. Alors c’est le branle-bas de combat pour tenter de réveiller des activités de prospection dont on avait voulu tasser le nombre de permis. Le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour, a appelé les représentants de l’autorité législative et exécutive à appuyer les efforts du ministère concernant la révision du cadre législatif et règlementaire des activités de prospection et de production des hydrocarbures en Tunisie, à travers la mise en place de nouvelles incitations afin d’attirer davantage d’investissements pour concrétiser la stratégie visant à promouvoir le secteur, à l’horizon 2030.

Cette stratégie exige, également, a dit Kaddour, la simplification des procédures administratives que le ministre a qualifiées de “compliquées” et ne répondant pas à la dynamique du secteur. Dynamique, le mot est peut-être un peu trop fort par rapport à ce qu’on a vu dernièrement sur le terrain, du fait en premier lieu de la raréfaction naturelle des découvertes pétrolières et de la réduction programmée des autorisations pour prospecter, compensées par un intérêt croissant pour les énergies dites propres. Mais là les autorités ont été bien obligées de faire le constat que le pétrole a encore un avenir, pour quelques décennies au moins, et qu’il va être de plus en plus cher, hissé par une demande mondiale dopée par la reprise économique à l’échelle planétaire. Alors séance de rattrapage pour l’équipe de Youssef Chahed. A l’occasion d’un séminaire sur le développement de la prospection dans le domaine de l’énergie, organisé vendredi 20 avril 2018, par la Société tunisienne des activités pétrolières (ETAP), le ministre de l’Energie a même tancé l’administration en affirmant que l’obtention d’un permis d’exploration par les sociétés pétrolières nécessite une période allant de 16 à 24 mois. Un délai trop long.

Un revirement sous la contrainte

La réalisation des objectifs de cette stratégie est impossible sans l’appui de nos partenaires du secteur des hydrocarbures“, a souligné Kaddour, appelant ces derniers (partenaires) à redoubler d’efforts en matière d’investissement, notamment en matière de prospection et d’exploration dans le cadre d’un partenariat gagnant-gagnant, permettant à la Tunisie de renouveler son stock de ressources énergétiques et à ses partenaires de réaliser des gains et de promouvoir leur activité.

Il a ajouté que le ministère vise, à travers cette démarche, à faire contribuer ses partenaires aux différentes réformes à engager dans le secteur, annonçant la tenue de rencontres avec les sociétés de distribution au cours de la semaine prochaine.

Le ministre a fait savoir que la stratégie du ministère à l’horizon 2030 est axée sur le renouvellement des ressources nationales en hydrocarbures, notamment l’intensification des opérations de prospection, de forage et d’exploitation des ressources conventionnelles traditionnelles et autres, outre la consolidation de l’exploitation des blocs libres non exploités et l’incitation à l’exploration au Nord et au Centre. Le mot est lâché : On parle bien d’intensification des opérations de prospection. Le gouvernement assume donc pleinement cette réorientation stratégique dictée par les difficultés du moment qui ont été mal anticipées, mais que redoutait déjà en janvier 2018 le ministre chargé des grandes réformes, Taoufik Rajhi.

Ce revirement a également pour objectifs d’améliorer la capacité de reconstituer les gisements moyennant l’incitation à l’investissement dans les nouvelles technologies et d’établir une politique dans le secteur du gaz pour mettre à profit le site stratégique de la Tunisie et promouvoir les activités internationales de l’ETAP dans les domaines de l’exploration, de la production et des services.

A noter que le déficit énergétique dans le secteur des hydrocarbures a atteint, en 2017, environ 3 millions de tonnes équivalent pétrole (Tep), soit 40% des besoins en énergies primaires contre 0,6 millions de Tep en 2010, au vu de la croissance des besoins en énergies primaires de 8,3 millions de Tep contre 9 millions de Tep en 2017.

Par ailleurs, la production enregistre, annuellement, une baisse de 6% et les investissements dans le domaine de l’exploration ont diminué passant de 400 millions de dollars en 2010 à 87 millions de dollars en 2017, en raison du non octroi de permis privés d’exploration, notamment entre les années 2014 et 2016, soit de 23 permis en 2017 à 53 en 2010. La tendance de ces dernières années est donc très nette, il s’agit donc clairement de l’inverser. En tout cas c’est ce qu’on a compris. Nous verrons ce qu’il en sera dans les mois à venir…

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Réformer le pays. Une entreprise devant laquelle 6 chefs de gouvernement de l’après-Révolution se sont arrêtés net, préférant le confort des accointances avec les forces d’inertie, cédant aux revendications sociales les plus farfelues et couteuses pour les caisses publiques et repoussant toujours au lendemain les inéluctables réformes. Jusqu’en 2018. Le 7ème chef de gouvernement, Youssef Chahed, affiche bien son volontarisme pour faire bouger, enfin, la Tunisie, il a un plan dans ce sens et a même fait des annonces fortes. Mais voilà, les forces qui lestent toute velléité d’avancer (c’est le fait de millions de citoyens, et pas que l’UGTT seulement, il faut le reconnaitre) sont là, plus actives que jamais car plus accoutumées aux avantages qu’offre le statu-quo. D’ailleurs ce n’est pas pour rien que le secrétaire général de la centrale syndicale, Noureddine Taboubi, s’est montré beaucoup plus offensif quand la musique de la privatisation des canards boiteux du secteur public a commencé à monter du côté du gouvernement, tout de suite après la décision du FMI de décaisser la 3ème tranche du crédit. Une décision qui a été assortie, comme on pouvait et devait s’y attendre, de recommandations pour l’accélération des réformes, dont la privatisation de certaines entreprises publiques est un point central, même si l’institution financière se garde bien de le souligner publiquement pour ne pas en rajouter aux tensions. Le ministre chargé des réformes majeures, Taoufik Rajhi, est revenu sur la difficulté d’impulser des changements.

Le ministre a évoqué, à l’occasion du séminaire du partenariat de Deauville organisé jeudi 30 mars 2018 à Tunis, les obstacles qui ont entravé la mise en œuvre des réformes majeures, dont a besoin le pays pour pouvoir changer de modèle économique, citant l’instabilité politique et les changements de gouvernements ainsi que la conceptualisation et la priorisation des réformes, tâche qui prend beaucoup de temps compte tenu des capacités limitées de l’administration publique. “L’administration tunisienne n’a pas la capacité de travailler sur autant de lois (à réformer ) en un laps de temps court“, a-t-il précisé.
Afin de parer à ces difficultés, il y a eu recours à l’assistance technique apportée par plusieurs organisations internationales et la création d’un ministère chargé des réformes dont il assure lui -même la charge, a souligné Rajhi.

Une montagne d’obstacles

Parmi les difficultés auxquelles est confronté le processus de réformes en Tunisie, le ministre a cité le consensus ou plutôt l’absence de consensus, à titre d’exemple la réforme de la retraite et la résolution des problèmes des caisses sociales.
Cette grande réforme est bloquée depuis 2015 et afin de dépasser ce blocage une commission à présidence tournante et comprenant des représentants de toutes les parties concernées dont l’UTICA et l’UGTT a été créée en 2016, au niveau de la présidence du gouvernement. Et après 10 mois consacrés au travail de diagnostic, la commission a abouti aux mêmes résultats, obtenus auparavant, par le gouvernement tout seul (nécessité d’augmenter l’âge du départ à la retraite et les cotisations sociales), d’après le responsable gouvernemental. En dépit de ce travail collectif, la proposition relative à l’augmentation de la contribution des employeurs de deux points a été refusée par leurs représentants, a rappelé Rajhi. L’ancien PDG de la CNSS Rchid Barouni y est allé de ses propositions, mais, comme toutes voix de la raison en ce moment, il y a très peu de chances que son appel soit entendu.

Rajhi a également parlé d’un autre grossier : La subvention des hydrocarbures. Il a fait savoir qu’elle coûtera à la Tunisie, cette année, 3000 millions de dinars, contre 1500 MD prévus (pour ces produits et l’électricité) dans le budget de 2018, en raison de la hausse des prix du baril, (actuellement à 64 dollars) et la non application de la réforme relative à l’ajustement automatique des prix de ces produits. Dès que les experts ont eu vent des hypothèses du gouvernement dans le projet de la Loi de finances 2018, notamment le prix du baril de pétrole indexé à 54 dollars, ils ont alerté sur les ennuis qui nous pendaient au nez avec un baril qui allait largement dépasser le seuil fixé par le gouvernement, comme l’avait d’ailleurs prévu la Banque mondiale. Même le ministre le ministre de l’Energie, Khaled Kaddour, avait reconnu dès décembre 2017 les difficultés à l’horizon. Et bien on est en plein dedans !

Rajhi a déclaré que la réforme du système de subvention des hydrocarbures prévoyait des ajustements automatiques des prix chaque trimestre, mais jusqu’à présent seuls deux ajustements ont été effectués. Comprenez par là que l’Etat va encore prendre sur lui, et compenser davantage pour ne pas faire plus des citoyens qui râlent déjà pour l’inflation. Comprenez aussi par là que le déficit budgétaire, déjà très haut et qui préoccupe le FMI, sera encore plus important que ce qui avait été prévu…

Le Portugal et le Mexique indiquent la voie

Le ministre a souligné la particularité de l’expérience tunisienne dont les réformes sont menées parallèlement, au processus de transition démocratique.
Le séminaire organisé conjointement par la présidence du gouvernement et l’OCDE a été dédié aux expériences de certains pays qui ont réussi de grandes réformes, à l’instar du Portugal, le Mexique et l’Italie.
Ainsi pour Alvaro S. Pereira, ancien ministre portugais de l’Economie et de l’Emploi, il vaut mieux s’approprier les réformes que de les réaliser parce qu’elles sont dictées par les autres, en ayant entre autres l’adhésion de l’administration publique.
La priorité doit être donnée aux réformes qui ont un impact important sur le PIB et il ne faut pas hésiter à s’attaquer aux oligopoles et à la corruption, selon ses propos.

Pour l’ambassadrice du Mexique auprès de l’OCDE et ancienne vice-ministre des communications Monica Aspe, le consensus doit être requis pour toutes les réformes auprès des partenaires politiques et sociaux qui n’ont pas le droit d’accepter quelques unes et de refuser les autres.
Elle a ajouté que pour son pays, les réformes ont été détaillées dans un document global signé par toutes les parties, soulignant l’importance de la transparence, de la lutte contre la corruption et de la compétence dans la gestion de ces réformes.
Prenant l’exemple de l’enseignement, l’ancienne ministre mexicaine a affirmé que la réforme dans ce domaine a permis d’évaluer et d’agréer la compétence d’un million d’enseignants sur deux millions concernés.

Reste à savoir si ces propos, qui semblent venir d’une autre planète tant les pratiques en Tunisie sont décalées, tomberont dans les bonnes oreilles. Rien n’est moins sûr…

S.L.

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Le total des quantités transportées à fin septembre 2014 a atteint 1.357.901 m3 contre 1.281.952 m3 transportés au cours de la même période

La Société de Transport des Hydrocarbures Par Pipelines, SOTRAPIL S.A,  a arrêté les états financiers relatifs à l’exercice clos au 31 décembre 2017. Lesdits états financiers font ressortir un total des revenus de transport de 15.101.361 dinars contre 11.868.228 dinars au titre de l’année 2016, soit une progression de 27,24%. Cette évolution s’explique par l’augmentation des revenus de transport du pipeline Bizerte-Rades de 27,22%, résultant de l’augmentation des quantités transportées via ce pipeline de 18,02% accompagnée par la révision à la hausse des tarifs de transport de 9% à partir du mois de décembre 2016. Mais aussi de l’augmentation des revenus de transport du pipeline Rades-aéroport Tunis Carthage de 27,69%, résultant de la hausse des quantités transportées via ce pipeline de 19,76% accompagnée par la révision à la hausse du tarif de transport de 40,11% à partir du mois de novembre 2017. Il est à signaler que l’augmentation des quantités transportées via le pipeline Bizerte-Rades est principalement due à la décision de l’Office de la Marine Marchande et des Ports de fermer graduellement le port pétrolier de Rades pour rénovation du quai pétrolier. Cette décision a eu pour effet le transfert d’une quantité de gasoil et de gasoil sans soufre, dont l’importation se faisait sur le port de Rades, vers le port de Bizerte. Cette situation conjoncturelle est appelée à perdurer tout au long de l’année 2018.

Les états financiers de la Sotrapil, à fin décembre 2017, laissaient aussi voir un total des charges d’exploitation de 9.081.894 dinars contre 8.631.696 dinars au titre de l’année 2016, soit une progression de 5,22%. Mais surtout un résultat net après impôt de 6.218.419 dinars contre 3.475.886 dinars au titre de l’année 2016, soit une progression de 78,90%.

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Pas moins de trente trois découvertes d’hydrocarbures ont été réalisées durant l’année 2017, dans le cadre des contrats de recherche et d’exploitation conclus entre le groupe pétrolier Sonatrach et l’agence nationale de valorisation des ressources en hydrocarbures (Alnaft), a annoncé l’agence d’information algérienne APS.

Ces réalisation s’inscrivent dans le cadre de la nouvelle dynamique d’Alnaft, œuvrant à donner un apport considérable à l’accroissement des activités dans l’amont pétrolier, a souligné, Houcini Arezki dans une allocution lors de l’ouverture de la 8ème conférence-exposition sur l’industrie pétrolière et gazière dans la région nord-africaine.

Durant l’année écoulée, Alnaft a procédé à la signature de cinq contrats de recherche et d’exploitation d’hydrocarbures avec la compagnie nationale Sonatrach, deux autres contrats similaires avec d’autres compagnies énergétiques internationales, en l’occurrence Total et Cepsa pour la production de 5 millions mètres cubes de gaz par jour sur le périmètre de Timimoune.

Le deuxième accord a été signé avec la compagnie Cepsa, sur le périmètre Rhoud El-Khrouf pour la production du GPL et des huiles, a-t-il ajouté.

D’autres actions d’Alnaft sont en perspective pour l’amélioration du domaine minier, notamment la prospection et la recherche dans les zones frontalières et l’exploration d’horizons profonds et du domaine Offshore algérien, a encore soutenu le même responsable.

L’agence compte également lancer plusieurs autres opérations dans le cadre de son plan de valorisation des ressources en hydrocarbures, dont l’évaluation et le développement, en volume, des 270 découvertes réalisées durant les 10 dernières années.

Cela s’ajoute au lancement de plusieurs études pour l’évaluation du potentiel gazier et pétrolier des différents bassins et gisements du domaine minier et d’hydrocarbures du sous-sol algérien et au niveau des roches en mer et en bassins sahariens, précise APS.

Il a rappelé, à cette occasion, que l’Algérie jouit d’une grande capacité en terme de réserves en hydrocarbures, soit 30.000 milliards de mètres cubes pour le gaz et 10 milliards de barils pour le pétrole.

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La direction de la Division de régulation économique auprès de l’Autorité de régulation des hydrocarbures (ARH) a annoncé que le nombre de véhicules convertis au gaz de pétrole liquéfié carburant (GPL/c) a été de 60.000 unités en 2017 (contre 43.000 en 2016), relate APS.

Globalement, sur un parc de véhicules essence estimé à 3,2 millions d’unités, le nombre de véhicules disposant d’un kit GPL/c est de 325.000, soit un taux de conversion du parc essence de 10%, a précisé la même source.

Quant au coût de conversion d’un véhicule au GPL-c, il oscille entre 60.000 et 70.000 dinars, sachant que le délai d’amortissement de la conversion est estimé à 13 mois au maximum.

Avec 20.000 véhicules /an, la Société nationale de commercialisation et de distribution de produits pétroliers (Naftal) détient la plus grande capacité de conversion, soit 17% de la capacité nationale, suivie de la Sarl Ghazal avec 15.000 véhicules/an, soit 13% de la capacité nationale.

Pour ce qui est de la consommation du GPL/c, elle a atteint 450.000 tonnes en 2017, en hausse de 28%.

D’après la même source, la consommation annuelle moyenne d’un véhicule GPL/c est de 1,38 tonnes, soit 2,62 m3, correspondant à un kilométrage moyen annuel parcouru avec ce carburant de 26.224 kilomètres.

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On y est ! 2018, l’année dont tout le monde parlait, celle de tous les défis, de toutes les difficultés et de toutes les augmentations annoncées par les experts en économie, qui ont alerté sur la gravité des dangers qu’elle représente pour les finances publiques et les équilibres généraux du pays. Ce vendredi 05 janvier, ce n’était pas les experts, mais le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, qui n’a pas manqué, lors d’une rencontre organisée à Tunis sur la loi de finances 2018, de dresser un tableau sombre de l’économie nationale et d’annoncer de mauvaises nouvelles : Endettement, déficit commercial, gap budgétaire, retraite obligatoire dans la fonction publique, de nouvelles augmentations des prix…et la liste est encore longue.

S’agissant de l’endettement, le ministre a tenu à préciser que cela a atteint en Tunisie des niveaux inacceptables. “Ce n’est pas logique de se retrouver chaque année avec un taux endettement plus fort que le précédent“, a indiqué le ministre, mettant en garde contre cette fausse démarche, selon ses dires. “Si on continue dans cette stratégie, personne ne va nous prêter et les investisseurs vont nous fuir“, a assuré Chalghoum, avant d’ajouter que si aucun accord n’est trouvé avec le FMI sur la troisième tranche de crédit qui devrait être prochainement débloquée, toutes les autres institutions vont aussi abandonner la Tunisie.

Il a ajouté que le niveau d’endettement qu’a atteint aujourd’hui le pays aura un impact négatif non seulement sur les générations futures mais aussi sur l’économie du pays et sur la croissance.

Outre l’endettement, le ministre a reconnu les difficultés pour payer les pensions de retraite. “Nous sommes face à des difficultés énormes pour honorer nos engagements envers les caisses sociales et verser les pensions de retraite, mais nous le ferons quand même“, a-t-il indiqué. C’est pour cette raison, a-t-il expliqué, qu’une Contribution Sociale Généralisée (CSG) à hauteur de 1% sur le revenu imposable a été instaurée dans la loi de finances 2018, une mesure imposée suite aux difficultés des caisses sociales pour jouer pleinement leur rôle et sortir de la crise qui sévit dans le secteur depuis un bon nombre d’années. 

A cela s’ajoute la hausse du déficit commercial qui a atteint, selon le ministre, 9% suite à l’augmentation des importations (19%), un déficit qui devrait être financé par l’endettement extérieur et le recours au marché international, selon lui.

Ridha Chalghoum n’a pas toutefois caché que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale, expliquant que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole à 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars à l’échelle internationale. Il a précisé qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat. “On ne peut pas changer les hypothèses sur lesquelles la loi de finances 2018 a été établie (…) la solution est d’ajuster de nouveau les prix“, a assuré le ministre.

Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix, et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, a confirmé, lors d’une rencontre qui se tient actuellement à Tunis, sur la loi de finances 2018, que d’autres majorations des prix des hydrocarbures sont attendues en 2018 et ce, suite à l’évolution des cours pétroliers à l’échelle internationale.

Il a expliqué que la loi de finances 2018 a été établie sur une hypothèse d’un prix du baril de pétrole de 54 Dollars alors qu’il dépasse actuellement 66 Dollars, précisant qu’une hausse d’un dollar du prix du baril de pétrole représente un surcoût de 121 millions de dinars (MD) pour le budget de l’Etat, selon ses dires.

Ridha Chalghoum a en outre expliqué que pour ajuster les prix des hydrocarbures, l’État va se retrouver dans l’obligation d’agir sur les prix à travers l’activation du mécanisme d’ajustement des prix et non sur les salaires ou la subvention des produits de base et du transport.

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L’ajustement des prix des hydrocarbures en 2018 reste probable, a déclaré le ministre de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables, Khaled Kaddour, prévoyant la hausse de la subvention des hydrocarbures à plus de 1500 millions de dinars, au cours de l’année prochaine.
Dans une déclaration aux médias, en marge du premier colloque des cadres et agents de la STEG (Société tunisienne d’électricité et du gaz) à la retraite, il a ajouté qu'” il est probable d’ajuster les prix des hydrocarbures, mais cette décision sera liée au moyen de concrétiser cette hausse, à propos de laquelle aucune décision finale n’a été prise “.
Il a,en outre, rappelé qu’un mécanisme d’ajustement automatique des prix des hydrocarbures est appliqué chaque trimestre après l’examen des prix.

Kaddour a reconnu la hausse des prix de pétrole sur le marché mondial lesquels (prix) ont atteint 64 dollars contre 54 dollars, lors de l’élaboration du nouveau projet de budget de l’Etat, ajoutant toutefois que ” cette situation ne nous fait pas peur car la petite quantité produite par la Tunisie (40 mille barils par jour) est vendue à un prix élevé sur le marché mondial “. Pour le ministre, il est possible de trouver un certain équilibre.
A rappeler que le budget 2018 prévoit des dispositions visant à introduire des ajustements sur les prix des hydrocarbures, de l’électricité et du gaz au niveau de la vente au public, l’objectif recherché est de mobiliser 700 millions de dinars (MD) répartis comme suit : 342 MD au titre des revenus de l’ajustement des prix des produits pétroliers et 385 MD au titre du revenu de l’ajustement des tarifs de l’électricité et du gaz.

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A l’issue d’une séance d’audition tenue jeudi 16 novembre 2017 à l’ARP, le ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, a évoqué la possibilité d’une augmentation des prix des hydrocarbures et une nouvelle tarification de l’électricité et du gaz, et ce dans les prochains jours, relate Mosaïque fm.

Cette probable augmentation intervient dans le cadre de l’ajustement automatique du prix local du pétrole aux cours mondiaux.

Dans le  même sens, Kaddour a souligné que la subvention des hydrocarbures sera aux alentours de 1,500 milliard de dinars en 2018, a ajouté la même source.

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Les transporteurs des hydrocarbures et de marchandises vont observer à partir de demain, jeudi 26 octobre 2017, une gréve générale qui se poursuivra pour deux autres jours.

Le secrétaire général de la fédération générale du transport relevant de l’UGTT, Moncef Ben Romdhane a précisé, dans une déclaration à Mosaïque Fm, qu’une réunion se tiendra aujourd’hui au ministère des Affaires sociales pour éviter cette grève, estimant que 13 mille ouvriers du secteur réclament l’activation de l’accord de 2016, qui porte sur une majoration salariale de 6.3% (entre 20 et 35 dt).

Selon lui, cette session de réconciliation sera la dernière chance pour éviter la grève après l’échec de la réunion qui s’est déroulée lundi matin, 23 octobre au siège du ministère des affaires sociales.

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“La Tunisie s’est engagée à adhérer l’initiative pour la transparence dans les industries extractives. D’ici juillet 2018, cet engagement sera incorporé dans le plan d’action national de l’OGP (Open Government Partnership)”. C’est ce qu’a déclaré Wissem El Hani, directeur du Bureau de l’Institut de gouvernance des ressources naturelles (NRGI) dans une interview accordée à Africanmanager. Il a par ailleurs indiqué que l’ITIE était le premier engagement de la Tunisie dans ce plan qui révèle, selon lui, que le gouvernement mise sur le secteur des industries extractives pour être une locomotive de réforme pour les autres secteurs.

Il est toutefois évident, selon lui, de dire que ce secteur vit une crise profonde comme le soulignent les données relatives à la production entre 2010 et 2015, laquelle a baissé de 50 % au titre des hydrocarbures et du phosphate. “Cette chute est imputable en partie aux mouvements sociaux dus au manque de confiance entre les différents acteurs dans les industries extractives”, a indiqué El Han avant de souligner que la naissance de la norme ITIE a coïncidé avec un environnement similaire à celui de la Tunisie ou règne la suspicion à l’égard de la gestion des ressources naturelles. “Donc, le standard ITIE est un outil qui peut aider les pays à rétablir la confiance entre les différentes parties prenantes par l’instauration d’un mécanisme participatif et collégial de publication de données , de dialogue et de réforme du domaine de l‘énergie et des mines. Ainsi, la norme a vocation à aider à créer un environnement favorable et attractif aux investisseurs”, a-t-il assuré.

Interrogé sur la place de la Tunisie en matière de gouvernance dans les ressources naturelles, Wissem El Heni a assuré que la gouvernance du secteur des ressources naturelles est à double vitesse. Celle de la gouvernance des hydrocarbures est ascendante, puisque le ministère de l’Energie et des mines a pris, entre 2014 et 2017, des mesures de gouvernance par la création d’un portail Open Data qui comprend des informations très importantes sur le secteur, par la publication historique des contrats pétroliers et par l’adoption d’une stratégie très ambitieuse en matière d’énergie au mois de juillet 2017. Toutes ces mesures ont aidé à améliorer le classement de la Tunisie en la matière.Selon l’indice de gouvernance des ressources naturelles RGI 2017 , la Tunisie est la première dans la région MENA avec un score de 56/100.

Le responsable a toutefois assuré que le secteur des mines ne bouge pas, ce qui explique le faible score qu’a obtenu la Tunisie selon l’indice RGI 2017 avec 46/100. Donc, il y a beaucoup de travail à faire dans ce secteur dans le futur.

En matière de transparence, Wissem El Hani a fait remarquer que la Tunisie est devenue un modèle et un exemple à suivre sur le plan international concernant la publication des contrats, puisqu’elle est l’un des rares pays dans le monde qui ont publiés la totalité des contrats. ” Le ministère ne s’est pas contenté uniquement de publier les contrats en format PDF, mais il a créé un site relatif à ces documents sous format open data, avec de vastes possibilités de recherche via des mots clefs ou des annotations (des résumés) pour aider les intéressés dans leur travail de recherche. Ce Site est Tunisia.reourcecontracts.org . Ceux qui prétendent que les contrats sont ambigus n’ont qu’à consulter les documents et les analyser pour les juger, au lieu de se limiter à des préjugés sans fondements réels , objectifs et scientifiques . Déjà, les contrats sont publiés depuis un an, et aucune association n’a fait un travail là-dessus’, a-t-il conclu.

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La révolution écologique est en marche en France, sous l’impulsion de l’infatigable militant Nicolas Hulot, propulsé ministre de la Transition écologique et solidaire. Le gouvernement veut “amorcer la sortie progressive de la production d’hydrocarbures sur le territoire français à l’horizon 2040“, d’après des documents présentés récemment au Conseil national de la transition écologique (CNTE), rapporte l’AFP. Le “projet de loi relatif à l’interdiction de l’exploitation des hydrocarbures” sera présenté demain mercredi 6 septembre par Hulot. Emmanuel Macron l’avait promis durant la campagne électorale, ce sera chose faite, manifestement…

Donc concrètement à partir de 2040, les autorités ne donneront plus de nouveaux permis d’exploration et ne renouvelleront plus ceux en cours. Le message est clair : dissuader toux ceux qui opèrent dans les hydrocarbures, des activités qui produisent des gaz à effet de serre, très nocifs pour la couche d’ozone. La France, qui a été un des grands artisans de l’ambitieux Accord sur le climat, à Paris (COP21, du 30 novembre au 12 décembre 2015), ne pouvait pas se permettre d’être à la traine sur ce dossier, alors elle y est allée, et très énergiquement !

Par ailleurs le projet de loi coupe définitivement les ailes de ceux qui lorgnaient la niche, potentiellement très juteuse, du gaz de schiste. Interdiction formelle d’y toucher, “quelle que soit la technique utilisée“.

Comme on pouvait s’y attendre, les opérateurs du secteur pétrolier râlent. “C’est un projet symbolique, politique, et qui ne présente que des inconvénients pour le pays“, estime Francis Duseux, président de l’Union française des industries pétrolières (UFIP).

Par contre les associations écologistes crient victoire. “Ce dossier porte un message politique important. Il y a là un signal, et on est satisfait“, déclare Michel Dubromel, président de France nature environnement (FNE). “Ce qui nous semble important est de préparer la transition. Et 2040, cela permet aux acteurs économiques et sociaux de se préparer“, conclut-il.

A noter qu’il n’y a actuellement que 63 permis d’exploration dans l’hexagone, donc cette mesure ne devrait pas bouleverser l’industrie française. Par ailleurs elle “n’aura aucun impact sur la consommation de pétrole et conduira à augmenter les émissions de gaz à effet de serre puisque ce qu’on ne produit pas en France, il faudra l’importer“, argue le président de l’UFIP. En d’autres mots la France va nettoyer chez elle, mais va déplacer le problème – la saleté – ailleurs. Le bénéfice pour le climat sera donc nul…

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