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Deux incendies ont éclaté mercredi 23 août 2017 au Kef, le premier dans la région de Touiref et le second dans la région de Aïn Foudhil relevant de la délégation d’El Ksour.

Les équipes de la protection civile ont réussi à venir à bout de l’incendie de Aïn Foudhil et poursuivent leurs efforts pour maîtriser le second, rapporte Jawhara fm.

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Quand une forêt brûle, les victimes ne sont pas seulement la flore et la faune, les flammes peuvent aussi causer des dommages irrémédiables au sol, indispensable à la régénération de la nature. Les arbres qui dégagent de l’oxygène se détruisent et cela ajoute aux maux de la planète, qui pâtit déjà des effets du réchauffement climatique.
Il faut attendre 6 ans pour voir nos forêts qui sont mis à nu se régénérer et récupérer ce que le feu a dévoré en seulement quelques jours“, lance, attristé, Habib Abid, directeur général des forêts, dans une déclaration à l’agence TAP.

Les victimes des feux qui ont ravagé, depuis début juin jusqu’au 7 aout 2017, des milliers d’hectares de forêts dans le nord et le nord ouest du pays sont la faune et la flore, mais aussi les populations rurales riveraines, pour lesquelles la forêt constitue la principale source d’emplois et de revenus.
L’addition a été salée pour la région verdoyante de Jendouba, où plus de 900 hectares de forêts ont été ravagés. Mais la situation semble maitrisée maintenant et la Direction générale des forêts (DGF) envisage d’entamer, bientôt, ses diagnostics et faire l’évaluation des dégâts et les démarches à entreprendre pour régénérer l’espace forestier, poumon de la Tunisie.

Dans la région de Tala à Kasserine (Nord ouest), les services de la direction régionale des forêts, ceux de la protection civile et aussi les ouvriers des chantiers ont fait l’impossible pour minimiser les dégâts et maitriser des incendies ravageurs qui ont dévoré prés de 1700 hectares des forêts dans les localités de “Lajrad” et “Biranou”. “Les produits forestiers (romarin, zgougou…) dans ces deux forêts constituent des sources de revenus et d’emploi pour environ 1500 familles“, a déclaré à l’agence TAP Mohamed Tahar Mbarki, directeur régional des forêts à Tala.
Les feux de forêts sont des catastrophes pour le couvert végétal et aussi pour les abeilles, ces précieuses pollinisatrices des plantes depuis près d’une décennie, et aussi pour les oiseaux, les lapins sauvages, les perdrix et les sangliers“, a ajouté le responsable.
La nature du couvert végétal et le climat ont favorisé la propagation du feu dans les forêts à Kasserine et rendu difficile l’intervention, a-t-il dit, relevant que la direction régionale des forêts a pris des précautions pour empêcher la reproduction de pareilles catastrophes.

En effet, ce désastre pour la nature et l’environnement a aussi de lourdes conséquences sur le plan financier. “Le cout d’un seul hectare incendié peut s’élever à 9 mille dinars (lutte contre l’incendie, les produits perdus et le service de protection contre l’érosion et l’aspect environnemental)“, a ajouté le premier responsable de la DGF, Habib Abid, citant des actions envisagées dans le futur au profit de l’espace forestier.

4 programmes de gestion post-incendies prévus

Après l’extinction des flammes, il s’agit maintenant de l’évaluation des dégâts de chaque incendie, de l’identification des superficies ravagées et les types des arbres endommagés puis la mise en pratique du programme convenable, explique Abid.
La DGF prévoit, selon lui, 4 types de programmes. Le premier concerne les forets de Chêne-liège, situées à Jendouba, régions la plus touchée. Il consiste à couper les arbres et ceux-ci se régénèrent naturellement à travers les rejets.
Le deuxième programme concerne le pin pignon et prévoit la coupe des arbres et le reboisement des plantations avec la même espèce.
S’agissant du Pin d’Alep (3ème programme), il s’agit aussi de couper les arbres, avant leur régénération naturelle. En contact avec la chaleur des incendies, les cônes gonflent, s’ouvrent et libèrent les graines de “zgougou” (pignons de pin d’Alep) avec des quantités énormes.
Une observation pendant une ou deux années est nécessaire, pour voir la réaction du terrain, si les arbres repoussent seuls et si non les services sylvicoles optent, alors, pour le reboisement“, développe Abid.

La DGF, ne voyant pas cette catastrophe arriver, avait prévu une régression de 50% des incendies. Elle prévoyait seulement 1000 hectares incendiés jusqu’à la fin du mois d’aout, contre 1700 hectares en 2016 (320 incendies). Hélas, l’imprévu est si vite arrivé !
Les incendies de forêts qui se sont déclenché et qui ont ravagé des centaines d’hectares de forêts dans les gouvernorats de Béja, Bizerte, Zaghouan, Jendouba, Kef, Siliana et Kasserine ont été pour la plupart prémédités, selon la présidence du Gouvernement qui a promis de traduire les responsables de ces incendies en justice et d’indemniser “les véritables victimes“. Plusieurs personnes suspectées de provoquer les incendies ont été déjà arrêtées.

L’autorité de l’Etat pas encore rétablie

Depuis 2011, l’autorité de l’Etat n’a été rétablie que partiellement et cela ne réduit que partiellement les dangers pesant sur la forêt tunisienne, indique un rapport d’experts dans la sylviculture.
Avec 300 incendies recensés en 2012, le nombre de feux est ainsi multiplié par deux par rapport aux années habituelles.
Les statistiques les plus fiables sur les incendies de forêt ont commencé à être produites par les services du ministère de l’Agriculture en 1985.

Sur les 25 dernières années, 60 % de ces incendies sont attribués à des raisons inconnues et 40 % sont provoqués par des faits divers : jets de mégots de cigarettes (57 %), différents prélèvements de ruraux (chauffage, production de charbon, 14 %), autres raisons d’ordre naturel et criminel (3 %). Ces éléments anciens tranchent avec l’ascension du fait criminel depuis 2011. En effet, l’immobilisme de l’administration et la situation révolutionnaire des derniers mois, ont laissé libre cours à diverses interprétations.

Souvent, des intrus procèdent à des coupes sauvages à l’intérieur de grands espaces forestiers ou de réserves naturelles, ou déclenchent des feux volontaires. Des bandes organisées procèdent à de multiples mises à feu simultanées dans des endroits dispersés à fin de limiter l’efficacité des pompiers et bénévoles et de minimiser leurs chances de combattre les foyers, ont constaté les experts Salem CHRIHA and Abdeljalil SGHARI dans leur étude publiée en 2013, sur Les incendies de forêt en Tunisie, séquelles irréversibles de la révolution de 2011.
Les deux experts ont recommandé, par ailleurs, la révision du code forestier.
“Cette révision ne peut être évitée à court terme, tant la réglementation actuelle a démontré son incapacité à contenir les atteintes aux espaces boisés”, estiment-t-ils.
Cette amélioration serait toutefois inutile sans l’accompagnement d’un programme de vulgarisation à destination de la population rurale, souvent illettrée et ignorante des dangers induis par des actes de déforestation.

TAP

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Durant la période allant du 3 au 9 août en cours, il a été enregistré 383 foyers d’incendies de forêts, ayant parcouru une superficie totale de 17 400 ha, annonce l’APS citant des sources de la Direction générale des forêts (DGF).

La DGF fait savoir que 10 704 ha de forêts, 3 466 ha de maquis, et 3 230 ha de broussaille, ont été touchés par les feux soit une moyenne de 55 foyers par jour et une superficie de 45 ha par foyer.

Les wilayas les plus touchées par les feux de forêts sont en premier lieu Bejaïa avec 5 477 ha et un total de 184 foyers, suivie par la wilaya de Guelma avec 5 368 ha et un total de 38 foyers, la wilaya de Skikda 4 783 ha et un total de 152 foyers, et Tizi Ouzou avec 2722ha et un total de 241 foyers.

Les wilayas d’Annaba, El Taref, Médéa, Jijel, Sétif et Ain Defla figurent également dans la liste des dix (10) wilayas ayant été touchées par les feux de forêts tout au long de la période indiquée.
La DGF précise dans ce cadre que le dispositif de prévention et de lutte mis en place depuis le 1er Juin 2017, sera maintenu jusqu’a la fin de la campagne, prévue le 31 octobre de cette année.

Dans le cadre de la campagne de prévention et de lutte contre les incendies de forêts, la DGF lance un appel aux citoyens pour plus de vigilance.

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Le gouverneur de Siliana, Ali Saïd a assuré que les incendies qui se sont déclarés depuis avant-hier au Mont Bargou et ravageant plusieurs superficies de forêts ont été totalement maîtrisés.

Il a par ailleurs indiqué, lors de son passage ce jeudi sur Mosaïque Fm, que les unités de la Garde nationale en collaboration avec celles de la protection civile, sont en train de refroidir les zones touchées par les feux et ce afin de prévenir tous les risques surtout que le sirocco frappe encore la région.

D’un autre côté, le gouverneur a indiqué qu’aucune perte humaine n’est à déplorer et que les maisons des habitants n’ont pas été touchées.

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Cinq personnes accusées d’avoir provoqué un incendie dans les forêts de Nefza la semaine dernière ont comparu, mercredi 9 août 2017 devant le juge d’instruction auprès du tribunal de première instance de Béja, rapporte Mosaïque Fm.

Le juge d’instruction a émis des mandats de dépôt à l’encontre de trois accusés alors que les deux autres demeurent en état de liberté jusqu’à l’achèvement de l’enquête, indique la même source.

Notons que les incendies qui se sont déclarés dans plusieurs régions à Béja entre le 27 juillet et le 8 août 2017 ont ravagé 457 hectares de couverture forestière. Six personnes accusées d’être à l’origine de ces incendies ont été arrêtées.

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Le collectif des coordinations régionales des ouvriers de chantiers s’est dit lundi “étonné” de la “campagne orchestrée” contre son secteur à la suite de la vague d’incendies qui frappe le pays depuis plusieurs jours.

Il s’indigne face aux “accusations gratuites lancées à l’encontre d’une catégorie entière de travailleurs qui reste pourtant mobilisée en première ligne, à cette heure, avec les unités de la protection civile pour combattre le feu en dépit des conditions de travail éprouvantes”.

Il estime dans un communiqué que ces accusations, émanant même de responsables du gouvernement, fait partie d’un “scénario bien ficelé visant à permettre à l’Etat de se défaire de son devoir constitutionnel de régulariser définitivement la situation précaire de cette catégorie marginalisée”.

Le collectif affirme néanmoins que ses adhérents “restent mobilisés pour le salut de la sécurité de la patrie et répondront toujours à l’appel du devoir, quelles que soient les conditions”.

Il réitère son hommage aux ouvrières et ouvriers des chantiers qui combattent le feu en première ligne, les appelant à résister jusqu’à ce que les incendies soient totalement éteints.

Il considère, par ailleurs, que l’Union Générale Tunisienne du Travail (UGTT) demeure le négociateur unique et officiel dans le dossier des ouvriers de chantiers.

Le porte-parole de la Direction Générale de la garde nationale Khalifa Chibani, qui s’exprimait samedi lors d’un point de presse, a affirmé que quatre individus en rapport avec ces incendies ont été placés en garde à vue à Jendouba et deux autres à Bizerte. Il s’agit, a-t-il indiqué, d’ouvriers de chantiers temporaires recrutés puis abandonnés, selon les investigations préliminaires.

“Ils auraient déclenché les incendies dans l’espoir d’être engagés dans les interventions des forces de sécurité pour contenir les flammes”, avait-il déclaré.

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Le député Fayçal Tebbini a appelé le président de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) Mohamed Ennaceur à organiser une séance plénière urgente dans les prochaines 48 heures. Cette séance doit réunir le chef du gouvernement et les ministres concernés.

Le député s’est demandé par ailleurs, lors de son passage dimanche sur Mosaïque Fm, pourquoi les régions touchées par les incendies n’ont pas été classées comme zones sinistrées surtout après les dégâts causées par le feu.

Il convient de rappeler à ce propos qu’une série d’incendies s’est déclenchée depuis plus de 6 jours dans plusieurs régions de différents gouvernorats dont Jendouba, Le Kef, Kasserine, Bizerte et Béja.

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Les superficies des forêts ravagées par les incendies déclarées au cours de la semaine écoulée dans le gouvernorat de Jendouba ont atteint environ 955 ha réparties sur six délégations, selon un rapport préliminaire de la Direction générale des forêts relevant du ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche.
Les superficies forestières endommagées se répartissent entre Ain Drahem (840 ha), Tabarka (40 ha), Balta Bououane (34 ha), jendouba Nord (30 ha), Ghardimaou (9 ha) et Fernana (3) et ce sans considérer les espaces ravagés lors des trois derniers jours, a fait savoir la même source.
Par ailleurs, un cadre au commissariat régional au développement agricole de Jendouba a indiqué que le reboisement des arbres de chêne et d’hetres parties en fumée nécessite au moins trente ans.

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Le parquet à Jendouba a autorisé l’ouverture de 16 affaires judiciaires suite aux derniers incendies déclarés dans les forêts de plusieurs gouvernorats du Nord-ouest, rapporte Shems Fm, citant leurs propres sources.

Selon la même source, 9 personnes ont été convoquées par la police pour être interrogées.

Il est à rappeler à ce propos que plusieurs incendies se sont récemment déclarés dans plusieurs régions de divers gouvernorats dont Bizerte, Béja, Jendouba, et plus récemment Kasserine. Ces incendies n’ont fait aucune victime humaine, mais des dégâts matériels ont été signalés où plusieurs habitations ont été détruites et un bon nombre de familles ont été évacuées.

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Un incendie s’est déclaré, mercredi 2 août 2017, dans la région de Zouaoua à Jebel Lahrach à Nefza dans le gouvernorat de Béja suite à l’explosion d’une grenade, datant de la seconde guerre mondiale, rapporte Mosaïque Fm.

Les unités de la protection civile sont immédiatement intervenues pour évacuer une famille qui habitait dans cette zone et maîtriser l’incendie, indique la même source.

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Près d’une quarantaine d’incendies ayant ravagé plus de 100 ha de forêts de pins d’Alep à Nefza, Béja nord et sud, ainsi qu’à Medjez El Bab, ont pu être maîtrisés, fait savoir, mercredi, à l’agence TAP, le directeur régional de la protection civile, colonel Malek Mihoub.
Les unités de la Protection civile à Béja sont, actuellement, en alerte maximale à Jebel Hdada, entre Nefza et Sejnane (gouvernorat de Bizerte), pour empêcher le feu d’atteindre Nefza. Des mesures particulières ont été prises pour protéger les habitations dans la localité de Tella Bouâcha à proximité de la montagne.
Cette série d’incendies s’est déclenchée presque en même temps, dans divers endroits, depuis jeudi dernier, et surtout au cours des dernières 72 heures, ce qui a nécessité des renforts de l’Armée nationale et des services des Forêts, en plus de la Protection civile, affirme colonel Mihoub.
Les incendies seraient dus à la canicule, selon plusieurs sources qui n’écartent pas d’éventuels actes criminels.

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Une cellule temporaire de lutte contre les catastrophes a été créée au sein du ministère de l’Agriculture, des ressources hydrauliques, et de la pêche groupant les représentants de ce département de l’agriculture, de l’Office national de protection civile et de toutes les parties prenantes et ce en vue d’assurer le suivi les opérations d’extinction des incendies et de mobilisation de tous les moyens logistiques, a annoncé mardi le ministère dans un communiqué.

Selon les données de la Direction générale des forêts, 38 incendies ont été enregistrés dans les gouvernorats de Jendouba (20 incendies), de Béja (7), d’El Kef (1), de Zaghouan (1), de Kairouan (1) et de Siliana (1).

Selon le communiqué, tous les moyens nécessaires ont été mis en place afin de faire face à ces incendies. Il s’agit notamment de moyens d’extinction, des ressources humaines relevant des services centraux et régionaux du ministère, d’équipements de la protection civile et de l’armée nationale (véhicules d’extinction, tracteurs, engins et même des avions).

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Les incendies qui font rage dans les zones forestières du gouvernorat de Jendboua, notamment à Ain Drahem et Fernana, causés par la forte chaleur, n’ont fait aucune victime, indique le ministère de l’intérieur dans un communiqué rendu public lundi soir.

Le ministère a précisé que les incendies ont touché des zones forestières ainsi que sept habitations sans enregistrer de pertes humaines alors que les unités des sapeurs-pompiers et de l’armée nationale ont été mobilisées pour circonscrire les feux.
Les unités de la protection civile ont reçu en renfort d’autres unités et des appareils d’extinction des unités de directions régionales de Bizerte, Zaghouan, Le Kef, Seliana, Ben Arous, Mannouba et de l’unité spécialisée, indique le communiqué.
Le département de l’intérieur a ajouté que certains incendies ont été maîtrisés grâce aux efforts des différentes structures et des autres ministères (défense nationale, équipement, agriculture), mais d’autres feux continuent de faire rage dans les forêts de Ain Drahem et Fernana.
“Face à cette situation, la commission régionale de lutte contre les catastrophes a tenu des réunions avec le gouverneur de Jendouba, en présence de toutes les parties concernées pour suivre l’évolution de la situation”, précise-t-on de même source.

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Les incendies qui se sont déclarés dans les zones forestières du gouvernorat de Jendouba à savoir à Ain Drahem et Fernena, à Béja dans la région de Massid et à Bizerte dans celle de Sejnane, se répandent tel un feu de brousse pour gagner les zones forestières. C’est depuis plus que 3 jours que les unités de la la protection civile, la direction des forêts et l’Armée nationale s’emploient à maîtriser les feux, mais en vain…les flammes continent de se propager trop vite. Le nombre d’incendies signalés dans plusieurs régions au gouvernorat de Jendouba a atteint 15 vers 2 heures de ce matin du mardi 1er août 2017. Plusieurs familles ont été évacuées et près de 23 habitations ont été détruites par les feux. Aucune victime n’a été jusqu’alors déplorée, selon ce qui a été publié par le ministère de l’Intérieur.

Selon un communiqué rendu public ce mardi 1er août 2017, par le ministère de la Défense nationale, d’autres formations militaires se sont déployées dans les localités de Msid à Béja et de Sejnane à Bizerte pour encadrer les habitants de ces deux régions et parer à toute menace.

Les unités militaires ont multiplié leurs opérations depuis lundi pour l’évacuation des familles, qui se sont retrouvées prises au piège par les feux des incendies, dans les régions de Khamaria, Mouaysia et Brahmia à Aïn Draham.

D’autres unités militaires ont été déployés dans la région de Massid à Béja et dans la région de Sejnane à Bizerte afin de porter secours aux citoyens sinistrés. Deux avions militaires participent également aux opérations d’extinction des incendies, précise le communiqué.
Le ministre de la Défense nationale et celui de l’Intérieur devront se rendre dans les zones sinistrées pour suivre l’évolution de la situation.

Le chef du gouvernement, Youssef Chahed a chargé les ministre de la Défense nationale et de l’Intérieur de se rendre sur les lieux pour suivre l’évolution de la situation. Il a également donné ses instructions pour mobiliser tous les moyens nécessaires afin de circonscrire les incendies et prêter main forte aux habitants des zones forestières sinistrées “, a déclaré lundi soir le responsable de presse et de communication à la Primature à l’agence TAP.

Composée de représentants des ministères de la Défense, de l’Intérieur, de la Santé, de l’Agriculture et de l’Équipement et de l’Habitat, une cellule de coordination a été mise en place au palais du gouvernement pour organiser les opérations de lutte contre les incendies qui se sont déclarés dans le gouvernorat de Jendouba, a-t-il annoncé.

Dans une déclaration à la Tap, le directeur régional de la protection civile Mounir Riabi a souligné que même si les incendies n’ont pas fait de victimes, la menace plane toujours sur les concentrations d’habitations. Quelque 165 mille personnes habitent les forêts du gouvernorat de Jendouba qui s’étendent sur environ 120 mille hectares, alors que la superficie des forêts ravagées par les incendies est estimée à 300 hectares.

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Les incendies survenus dans le gouvernorat de Siliana, durant les seuls mois de juin et de juillet 2016, ont ravagé 575 ha de forêts, selon un rapport du CRDA (Commissariat régional au développement agricole). Vingt cinq foyers de feu ont été, ainsi, dénombrés dans les délégations de Kesra, Siliana sud et nord. La plupart des incendies seraient d’origine criminelle et font l’objet d’enquête judiciaire, précise le rapport.
La région de Siliana compte environ 139 mille ha de forêts caractérisées par leur biodiversité et la richesse de leur production de pignon de pin d’Alep, d’herbes aromatiques et médicinales, de bois et de miel.

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Le directeur régional de la protection civile au Kef, le colonel Mourad Mechri, a déclaré au correspondant de la TAP dans la région, que le nombre d’incendies a augmenté depuis le début de la saison estivale, qui a connu également une augmentation du nombre des accidents de la route.
Dans ce cadre, le responsable a affirmé que 33 incendies ont endommagé 433 hectares de forêts composées d’arbres de pins, contre 7 hectares qui ont été détruits en 2015, alors que les accidents de la route ont augmenté de plus de 70 pc au cours du mois de juin et de 66 pc au cours de la période entre le 1er et le 19 juillet ayant causé la mort d’un individu et 121 blessés.
De son coté, le chef de service des forêts au commissariat régional du kef, Noureddine Hasnaoui a indiqué que ces incendies qui ont ravagé plusieurs zones ont été commis par des délinquants en vue de nuire à la richesse forestière”.
“Le contrôle sera renforcé au niveau des usines de charbon et des transporteurs du bois dans cette région en vue de réduire les incendies dans la forêt qui constitue une richesse environnementale pour le pays,”a-t-il dit.

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Le nombre d’incendies enregistrés jusqu’à la fin de la première semaine du mois de juillet 2016 a atteint 77 incendies, lesquels ont détruit 90 hectares (ha) contre 70 incendies ayant ravagé 130 ha au cours de la même période de 2015.
Le directeur général de la direction des forêts au ministère de l’agriculture, des ressources hydrauliques et de la pêche Habib Abid a souligné dans une déclaration, dimanche, à l’agence TAP, qu’en dépit des hautes températures, la situation générale est maîtrisée et n’est pas alarmante, d’autant que les incendies survenus ont été totalement éteints.
Les incendies ont atteint les forêts de Jendouba, de Siliana et du Kef, outre un incendie relativement important enregistré à la fin du mois de juin dernier à Jbel Nahli (gouvernorat de l’Ariana) détruisant 13 hectates mais maîtrisé, selon le responsable.
Abid a indiqué que le jour de l’Aïd (6 juillet 2016), neuf incendies, seulement, se sont déclenchés et ont nécessité la mobilisation d’environ 120 agents des forêts et de la protection civile.
Il a réfuté que ces incendies aient été provoqués, les imputant plutôt aux fortes températures ce jour là (Aid).
En outre, le responsable a rappelé que les incendies enregistrés dans les champs, lors de la saison de la récolte, n’ont touché que 100 hectares.
Le directeur général des fôrets a, par ailleurs, affirmé que le nombre des incendies a baissé par rapport à l’année 2012, passant de 400 incendies à 77 actuellement.
Il a souligné que le plan national de prévention des incendies, a contribué à la baisse du nombre des incendies, moyennant le renforcement des ressources humaines et l’acquisition de nouveaux équipements de pointe.
Le parc de la protection civile a été renforcé, récemment, par de nouveaux camions dans le cadre de la coopération tuniso-française et tuniso-allemande.
Le ministère de l’agriculture s’est doté de 53 camions dont 32 nouveaux camions, outre la signature d’un contrat d’achat de 100 véhicules supplémentaires.
Abid a appelé les habitants des forêts et les estivants à prendre les précautions nécessaires et à contacter les autorités concernées dès le déclenchement d’un incendie.

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Une secousse tellurique a été ressentie vendredi soir dans le gouvernorat de Gafsa. Le tremblement d’une magnitude de 2

Incendies, destructions, glissement de terrain ont tué au moins dix-neuf personnes et semé l’angoisse toute la nuit de vendredi à samedi dans le sud-ouest du Japon, à nouveau frappé par un violent séisme de magnitude 7,0.

«Des incendies ont éclaté en beaucoup d’endroits» et de «graves dommages sont constatés dans de vastes zones», a annoncé le porte-parole du gouvernement Yoshihide Suga, citant 76 cas de personnes soit bloquées soit enterrées vives sous des décombres. Le quotidien Mainichi Shimbun évoque le chiffre de 19 morts dans la nuit de vendredi à samedi, soit 28 personnes tuées en tout depuis les premières secousses jeudi.

L’avis de risque de tsunami émis dans la nuit de vendredi à samedi par l’agence de météorologie a été levé. Les autorités appellent toutefois à la vigilance en raison de la fréquence exceptionnelle des séismes depuis plus de 24 heures dans cette région de Kumamoto. Ce nouveau tremblement de terre est le plus fort enregistré depuis une série meurtrière de plus de 100 secousses qui touchent l’île de Kyushu et plus particulièrement la préfecture de Kumamoto depuis jeudi soir.

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Entre 4000 et 4500 hectares de forêts ont été incendiés, durant les années 2013 et 2014 et de 1500 à 2000 hectares ont subi des agressions et des actes de vandalisme, soit presque le quadruple par rapport à la période d’avant la révolution de 2011 (1200 à 1500 hectares de forêts incendiés et entre 800 et 1000 hectares agressés). Face à ces pratiques hostiles à un milieu forestier qui assure, pourtant, un rôle socio-économique important et où habite environ 1 million de personnes en Tunisie (10% de la population), l’Etat doit mettre en place une stratégie de conservation et de protection de ce milieu naturel, qui offre, à travers l’exploitation de divers produits forestiers non ligneux (romarain, pin d’Alep, thym…), des sources de revenus pour des milliers de familles tunisiennes.
Selon le directeur général des forêts (Ministère de l’Agriculture), Youssef Saâdani, les forêts tunisiennes assurent à l’Etat, des revenus annuels estimés à 15 millions de dinars.
“Ce n’est qu’une infime partie de la valeur des produit set des services directs et indirects offerts par le secteur forestier et pastoral, laquelle est évaluée à 930 millions de dinars”, a-t-il dit dans une déclaration à l’Agence TAP.
Consciente de l’importance des forêts dans la lutte contre les effets des changements climatiques à l’échelle mondiale et nationale, la Tunisie a adhéré au programme REDD (Réduction des émissions provenant de la déforestation et de la dégradation des forêts dans les pays en voie de développement). Il s’agit d’un programme de l’Organisation des Nations Unies en collaboration avec la FAO (Organisation pour l’Alimentation et l’Agriculture), ayant pour objectif de lutter contre la déforestation et la détérioration des milieux pastoraux.
Selon l’ONU, la déforestation au niveau mondial a contribué jusqu’à près d’un cinquième des émissions annuelles de gaz à effet de serre dans les années 1990. Les forêts permettent de sauvegarder la biodiversité et les sols, outre l’atténuation des effets des inondations. Dans le monde, près de 1,6 milliard de personnes  dépendent des forêts pour leurs revenus et leur survie, d’après l’ONU.

Saâdani a indiqué que la valeur des revenus reflète, en outre, la détérioration forestière et la dégradation des pâturages naturels. Selon les dernières études, ces pertes sont estimées à environ 100 millions de dinars. Le directeur général des forêts a mis l’accent sur la nécessité d’identifier une équation qui détermine: « comment investir dans les produits et les services et limiter au même temps la détérioration forestière » .
Il a afffirmé que le système forestier et pastoral possède des réserves et des grandes opportunités à valoriser et développer afin de créer des postes d’emploi, et ce, essentiellement, à travers la création de micro-entreprises. En ce qui concerne l’aspect environnemental des forets, il a fait savoir que le couvert forestier (indicateur important pour les pays) ne dépasse pas en Tunisie 8,3%.
Selon des spécialistes, ce taux est considéré comme «très faible» par rapport à celui des pays du bassin méditerranéen où il varie varie entre 15 et 20%. Saâdani a ajouté que le développement du couvert forestier,  à travers l’intensification du boisement et des initiatives environnementales et la promotion du système forestier et de pâturage, facilitera l’accès de la Tunisie à un certain nombre de financement à l’échelle international, à des crédits avec des conditions souple et permettra au pays d’attirer des investisseurs.
En ce qui concerne l’aspect environnemental des forêts, il a fait savoir que le couvert forestier (indicateur important pour les pays) ne dépasse pas en Tunisie 8,3%. Selon des spécialistes, ce taux est considéré comme «très faible» par rapport à celui des pays du bassin méditerranéen où il varie entre 15 et 20%.
Saâdani a ajouté que le développement dU couvert forestier, à travers l’intensification du boisement, des initiatives environnementales et la promotion du système forestier et de pâturage, facilitera l’accès de la Tunisie à un certain nombre de financements et de crédits à l’échelle internationale, à des conditions souples et permettra au pays d’attirer des investisseurs.

L’accroissement des atteintes contre les forêts en Tunisie met en exergue, selon Saâdani la nécessité de réviser le cadre institutionnel et juridique, de manière à établir un partenariat entre les exploitants des forêts  et les personnes y habitant.
Il y a aussi lieu de prendre conscience que la promotion du secteur forestier n’est pas uniquement la responsabilité de l’Etat, mais un effort commun entre les secteurs privé et public et les composantess de la  société civile, en vue d’une meilleure sensibilisation aux différents aspects de l’environnement.
Des initiatives encourageantes ont vu le jour déjà pour sensibiliser les Tunisiens quant aux attaques répétées contre les forêts au cours de ces dernières années, telles que le lancement par la Direction Générale des Forêts (DGF), du “Pacte pour une Tunisie verte”.
Il s’agit également de la campagne menée, l’année dernière, par le bureau du WWF en Tunisie, sous le slogan “Hâlte aux incendies”, lors de laquelle le plus faible nombre d’incendies a été enregistré au cours des cinq dernières années, grâce à une prise de conscience. Par ailleurs, un accord a été conclu avec le ministère de l’Education pour l’aménagement d’espaces verts dans les différentes institutions éducatives, outre un ensemble d’initiatives émanant des associations pour la plantation d’un millions d’arbres.
Le directeur général des forêts a rappelé, à ce sujet, une initiative similaire avec le Comité national olympique (CNOT) pour la plantation d’un million d’arbres sous le signe “un million d’olympiens, un million d’arbres”, ainsi que d’autres initiatives en cours dans le cadre du partenariat entre la DGF et des entreprises publiques, notamment, la Société nationale d’exploitation et de distribution des eaux (SONEDE).

TAP

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