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Il aura beau essayer de lui serrer les mains dans l’étau du contrôle, le chef du gouvernement tunisien ne devrait pas terminer l’année 2017 en bons termes avec les prix, dont l’indice semble courir plus vite que les visites inopinées et les saisies de marchandises dans les entrepôts frigorifiques de Youssef Chahed et son ministre du Commerce. Les deux n’avaient pourtant pas craint de se frotter aux opérateurs des marchés de la distribution, pour essayer d’exercer le peu de pression qu’il reste à leur statut de hauts responsables de gouvernement.

Ce n’est certainement pas le pire cas de figure que l’inflation ait connu. En 1982, l’inflation avait grimpé à 14,1 % ; en 1992, elle était à 8,4 % et avait même connu un 3,6 % en 2012. Pour 2017, le gouvernement de Youssef Chahed avait terminé ses quatre premiers mois d’exercice 2016 avec une inflation de 4,2 %. Fin août 2017, après un an jour pour jour de GUN (Gouvernement d’union nationale), l’inflation était déjà à 5,7%. L’exercice 2017 sera d’ailleurs celui de la non-maîtrise de l’inflation pour Chahed et ses différents ministres du Commerce. Force est donc de remarquer que Youssef Chahed s’était mis à la lutte contre l’inflation un peu tard.

  • Une gestion de la hausse des prix par la communication

On pourrait ainsi imaginer que si le chef du gouvernement tunisien s’était réveillé à cette lutte, depuis janvier dernier, tenu compte de l’impact des hausses des salaires sur les prix, ainsi que de la dépréciation du dinar sur divers intrants, fait et refait ses visites surprises aux différents marchés de gros du pays, et s’attaquer plus tôt aux entrepôts frigorifiques, l’état de l’indice des prix serait autre. On pourrait aussi imaginer que s’il s’était mis à confisquer plus tôt les milliers de tonnes de fruits et légumes pour les réinjecter dans les circuits légaux de distribution, leurs ardeurs se seraient calmées depuis l’été dernier. On pourrait, enfin, sans que ce soit la fin, imaginer que s’il avait réuni plus tôt les patrons des grandes surfaces et réuni même les petits vendeurs de fruits et légumes et les épiciers de quartier, le glissement des prix n’aurait pas continué de manière aussi débridée et l’inflation, au moins pour les produits agricoles, aurait été mieux maîtrisée.

Youssef Chahed avait déjà présidé depuis le 6 février 2017 une séance de travail consacrée à la discussion sur les prix des produits de consommation, des circuits de distribution et de la préservation du pouvoir d’achat des citoyens. C’était le temps de Zied Laadhari et Fayçal Hafiane au ministère du Commerce et l’inflation n’était alors qu’à 4,6 %. Depuis, elle n’a pas baissé. Deux mois plus tard, elle grimpait de 0,2 points.

En octobre dernier, le ministère du Commerce apportait même un démenti aux plaintes des consommateurs d’une hausse des prix et affirmait qu’il «lance quotidiennement de vaste campagnes de contrôle économique sur tous les points de vente de produits de consommation, couvrant tout le territoire de la République. Cette mobilisation a pour objectif de protéger le consommateur, surtout durant la période d’intersaison et de lutter contre les pratiques de monopole et l’augmentation illégale des prix de vente des légumes et fruits». Octobre dernier aussi, nombre de citoyens se plaignaient de la hausse des prix des légumes, et nouveau démenti et nouvelle promesse que les prix reviendront à la baisse. En octobre, la hausse reprenait et l’inflation aussi.

Si les promesses avaient été alors tenues, le chef du gouvernement n’aurait peut-être pas été obligé de se lever très tôt pour aller encore une fois à Bir El Kassaa. Mais, on ne refait pas le monde avec des Si !

  • 6% d’inflation d’ici fin 2017 et plus en 2018, estiment des sources d’AM

Visiblement, pris à la gorge par les différentes urgences – politiques, politiciennes, économiques, financières et sociales -, le chef du gouvernement a choisi une gestion à grands coups de communication éclairs et des coups de poing médiatiques. Mais ne dit-on pas que «la corde du mensonge est courte» ?

Cette campagne antihausse des prix, faut-il le rappeler, est intervenue dans une conjoncture interne où de plus en plus de voix s’étaient élevées demandant le départ de Youssef Chahed et au moment où ses détracteurs avaient cru tenir, dans le projet de la loi de finance 2018, le bon filon pour serrer l’étau autour du chef du gouvernement tunisien et le pousser vers la sortie. Aussi, est-il désormais permis de croire que ce n’était là que de la simple communication. Dans le cas contraire, même si nous croyons que la marge de manœuvre de Chahed est très restreinte en matière de prix, les prix se seraient au moins stabilisés à 5 %, ce qui ne fut pas le cas.

En octobre 2017, l’indice de prix à la consommation a connu une augmentation remarquable de l’ordre de 1.1% par rapport au mois de septembre 2017, et ce en raison notamment de l’enrichissement des prix du groupe alimentation et boissons de 1.0%, suite à l’augmentation des prix des légumes et des fruits frais. De même, les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 4.9%.

Avec l’approche du mois de décembre, mois de consommation, notamment pour la fiesta du jour de l’an et les départs en vacances de fin d’année, la Tunisie devrait terminer l’exercice 2017 avec une inflation plus proche du 6 % que du 5 %, selon des sources officielles qui se sont confiées à Africanmanager (AM) et qui préfèrent garder l’anonymat. Le trend haussier de l’inflation ne devrait pas non plus s’inverser en 2018, une année où l’impact des prochaines hausses de TVA à tous les échelons devrait être plus important, cela sans compter d’autres hausses de prix d’un très important nombre de produits et services.

Khaled Boumiza

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Les députés de l’ARP ont approuvé, ce mardi 7 novembre 2017 avec 124 voix (pour) et 11 (contre), le projet de loi portant approbation de l’accord de crédit entre l’Etat et 13 banques locales pour le financement du budget de l’Etat pour l’exercice 2017, moyennant une enveloppe de 250 millions d’euros prélevés sur les dépôts en devises des non- résidents auprès des banques concernées. Les 13 banques concernées par cet accord sont respectivement : la BIAT (60 millions d’euros), Attijari Bank (60 millions d’euros), l’UIB (40 millions d’euros), la BNA (21 millions d’euros), l’ATB (20 millions d’euros), la STB (10 millions d’euros), l’Amen Bank (10 millions d’euros), la BH (5 millions d’euros), l’ABC (5 millions d’euros), la North Africa International Bank, NAIB Bank (5 millions d’euros), la BTI (3 millions d’euros) et la BTE (1 million d’euros). La Banque nationale agricole (BNA), en tant que “moniteur délégué”, se charge des opérations de retrait du crédit et du remboursement. Des fonds qui devraient servir à financer le budget de l’État pour l’année 2017.

Marwane Felfel, député de Nidaa Tounes et membre de la commission des finances à l’ARP, a indiqué à ce sujet qu’emprunter auprès de banques locales ne peut être qu’un pas positif pour la Tunisie, appelant à un dialogue national sur l’endettement public : ” Il est plus qu’urgent aujourd’hui d’instaurer un dialogue national urgent et réel sur le dossier de l’endettement public”, a indiqué Felfel, faisant savoir toutefois que cette question est en étroite relation avec la continuité de l’État et de ses institutions”, a-t-il dit, précisant que ce dialogue national doit être organisé loin des tiraillements politiques et de certaines considérations, appelant ainsi à y faire participer toutes les parties concernées.
Quant à lui, le député du mouvement du Peuple, Salem Labiadh, s’est interrogé sur la faible contribution des banques publiques dans le cadre de cet accord de crédit, soulignant que cet accord de financement reflète la mauvaise situation dans laquelle se trouve aujourd’hui l’État. Cela reflète aussi le faible rôle joué par la Banque centrale dans le garantie des équilibres financiers. Il a tenu toutefois à préciser que ces banques financent aujourd’hui le budget de l’État parce qu’elles n’investissent plus dans le développement économique du pays.

De son côté, le député du Front Populaire Ammar Amroussia, n’a pas apprécié le fait que l’État emprunte auprès des banques locales et en devises. Dans son intervention lors de cette plénière, il a appelé à faire un audit approfondi sur la situation de l’endettement dans le pays.

Dans sa réponse aux députés, le ministre des Finances, Ridha Chalghoum a assuré que l’accord de crédit conclu entre l’Etat et 13 banques locales pour le financement du budget de l’Etat, n’aura aucun effet sur l’inflation. ” Au contraire, cela va réduire l’inflation puisque les fonds collectés auprès des banques seront mis à la disposition de la Banque centrale de Tunisie (BCT), pour emprunter par la suite avec le dinar”, a expliqué le ministre lors d’une plénière tenu ce mardi 7 novembre 2017 à l’ARP.
Il a reconnu que la participation des banques publiques dans ce financement est certes faible par rapport à celles des banques privées et qui ont généralement des filiales à l’étranger ou faisant partie d’une banque mère installée à l’étranger, estimant toutefois que la contribution des banques publiques dans le financement de l’économie nationale est en train d’évoluer par rapport aux années dernières.

Au sujet du glissement du dinar par rapport à la monnaie verte, Ridha Chalghoum a expliqué cela par la détérioration des principaux indicateurs économiques du pays comme le déficit ou encore les pressions sur le demande en devises.

Il a par ailleurs indiqué que plusieurs mesures ont été à cet effet mises en place dans le projet de la loi de finances relatif à l’exercice 2018, pour réduire l’importation et faire baisser par la suite la pression sur la balance commerciale.

En ce qui concerne l’exportation, le ministre a annoncé que les subventions qui seront allouées à Foprodex seront doublées et ce, dans l’objectif de stimuler l’exportation tout en aidant les sociétés exportatrices à chercher de nouveaux marchés et de nouvelles niches pour faire écouler leurs produits.

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Envolée des prix, inflation, chômage, pertes d’emploi, endettement et appauvrissement… La classe moyenne, qui est en réalité plus pauvre qu’on ne le croit, ne sait plus à quel saint se vouer, surtout avec la cherté de la vie et la dégradation du pouvoir d’achat au point que remplir le couffin, même avec le strict minimum, devient un rêve pour pas mal de Tunisiens.

Un grand nombre de citoyens se sont plaints de la poursuite du rythme ascendant des prix de vente des produits de consommation de base. Ils ont pointé du doigt les dépassements commis par certains commerçants qui n’hésitent pas à tricher sur le poids des produits, et augmentent les prix d’une manière excessive.

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, Abdelkader Timoumi, directeur des recherches économiques au sein du ministère de l’Industrie et du Commerce, a démenti les informations selon lesquelles une augmentation des prix des produits de base est prévue dans les jours à venir.

Timoumi a, en outre, précisé que la pénurie d‘huile végétale subventionnée s’explique notamment par les pratiques de monopole des commerçants, ajoutant que le département du commerce injecte sur les marchés environ 13 mille tonnes d’huile et ce, chaque mois.

Su un autre volet, le responsable a affirmé que le ministère du Commerce lance quotidiennement de vaste campagnes de contrôle économique sur tous les points de vente de produits de consommation, couvrant tout le territoire de la République. Cette mobilisation a pour objectif             de protéger le consommateur, surtout durant la période d’intersaison et de lutter contre les pratiques de monopole et l’augmentation illégale des prix de vente des légumes et fruits.

Il a ajouté qu’un numéro vert a été lancé par son département afin de dénoncer les mauvaises pratiques et les diverses fraudes commises par certains commerçants qui ne respectent pas la loi.

INS : légère baisse du taux d’inflation

D’après de récentes statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS), le taux d’inflation a enregistré une baisse, passant de 5,7% en août dernier à 5,5% en septembre 2017.

Une hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 6% a également été enregistrée durant le mois de septembre. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des huiles alimentaires de 21%, des poissons de 7,6%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2%.
Les prix des boissons ont également augmenté de 6,3% sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,3% et les prix des cafés et thé de 3,8%, détaille l’INS.

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La Tunisie ambitionne de réaliser un taux de croissance de 3%, en 2018, contre 2,2% prévu pour toute l’année 2017 pour avoir une croissance inclusive qui permet une répartition équitable des richesses et la création de davantage d’emplois , selon le document du projet du budget économique adopté hier jeudi 13 octobre par le Conseil des ministres.
Le gouvernement prévoit d’atteindre ce taux en se basant sur une croissance du secteur de l’agriculture et de la pêche de 5,5% (contre 2,3% prévue en 2017) et le développement des industries manufacturières de 3,5 % (contre 3,5,% estimée pour l’année en cours), ainsi qu’une augmentation des industries non manufacturières de 2,4 % contre une baisse de la croissance des services marchands de 3,4% pour l’ensemble de l’année 2017 à 2,7% pour l’année 2018 avec le maintien de la croissance des services non marchands à 0,7%.

Selon, le document du projet du budget économique, dont une copie est parvenue à l’Agence TAP, l’année 2018 sera une année décisive dans plusieurs domaines dont le lancement d’une nouvelle phase de croissance inclusive et durable pour parachever le processus de transition économique et pour accélérer le rythme des réformes structurelles, afin de restaurer la confiance en l’économie nationale.
Le budget économique œuvrera, également, à rétablir l’Etat de droit en affirmant une ferme volonté pour lutter contre toutes les formes de corruption, de contrebande et de commerce parallèle.

L’objectif fixé pour l’année 2018 est d’accroitre le rythme des exportations, pour atteindre 5,3% contre des prévisions pour cette année de 4,5%. Les investissements devront s’élever à 7,6% du PIB, au cours de l’année prochaine contre 2,1% actuellement.
Le projet du budget économique préparé par le gouvernement de Youssef Chahed a pour objectifs de réduire le déficit courant de 9% prévus pour toute l’année 2017 à 8,2% du PIB et de réduire les importations de 4,9% prévus pour cette année à 4,3% en 2018.

Selon le document, la programmation des ajustements et augmentations des prix se fera en fonction du pouvoir d’achat du citoyen. Cependant le taux d’inflation devrait passer de 5, 2% prévus cette année à 5,8%, au cours de la prochaine année.
L’investissement devra évoluer, en 2018, de 13% au prix courant, pour atteindre un volume de 21 395 MD, soit l’équivalent de 20,1% du PIB.
Les prévisions tablent sur une mobilisation de près de 3351 MD au titre des investissements directs étrangers contre 2530 MD prévus pour l’année 2017.

La Tunisie qui identifie, depuis 2011, des solutions pour sortir de sa crise n’a pu réaliser qu’un très faible taux de croissance, de moins de 1% pendant les six dernières années, ce qui maintient le taux de chômage à 15,3% en raison de la régression de l’investissement privé et la prolifération de l’agitation sociale.

A rappeler que les prévisions du Fonds monétaire international (FMI) et de la Banque mondiale (BM) situent la croissance et l’inflation à ces niveaux là, de 2017 à 2019. C’est ce qui explique peut-être les envolées et engagements de Chahed. Reste à trouver des solutions aux épineux problèmes des dépenses publiques, des déficits chroniques (balance commerciale, caisses publiques, budget) et de la montée en régime de la machine économique, laquelle ne pourra se faire que si le front social s’apaise. Bref, le gouvernement a du pain sur la planche…

TAP

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En septembre 2017, le taux d’inflation s’est établi à 5,5% contre 5,7% au mois d’août 2017, selon des données publiées, vendredi, par l’Institut national des statistiques (INS).
Cette régression du taux d’inflation est due principalement à la décélération du rythme d’augmentation des prix entre le mois de septembre et aout de cette année comparé à l’année précédente (0.6% contre 0.8%).
Cette décélération s’explique par le fléchissement du rythme d’augmentation des prix du groupe habillement et chaussures de 8.8% en août 2017 contre 4.9% en septembre 2017 et ce, en raison notamment du décalage de la période des soldes d’été entre cette année et l’année précédente.

Hausse de l’indice des prix à la consommation en septembre 2017

L’indice de prix à la consommation a enregistré en septembre 2017 une augmentation de l’ordre de 0.6% par rapport au mois d’aout 2017. Cette hausse est expliquée, selon l’INS, notamment par l’enrichissement des prix du groupe alimentation et boissons de 1.2% ,suite notamment à l’accélération des prix des légumes et des fruits frais.
De même, à l’occasion de la rentrée scolaire et universitaire 2018-2019, le groupe enseignement a enregistré une augmentation remarquable de 4.4%.
Ainsi, les prix des fournitures scolaires ont augmenté de 7.8% et les prix des services d’enseignement pré-élémentaire, primaire et secondaire de 5.8% et les prix des autres services d’enseignement de 2.6%.
De plus, les prix du groupe logement ont augmenté de 0.2% en raison de l’augmentation des prix des loyers de 0.2% et les dépenses d’entretien et réparations des logements de 1.3%.
Toutefois, les prix des articles d’habillement et chaussures ont baissé de 0.5% en raison de la baisse respectivement des prix des vêtements et chaussures de 0.6% et de 0.4%.

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Une équipe du Fonds monétaire international (FMI), dirigée par Samir Jahjah, a séjourné à Bangui du 22 septembre au 03 octobre 2017 pour mener des discussions dans le cadre de la troisième revue du programme appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). M. Roger Nord, Directeur adjoint du Département Afrique au FMI s’est joint à l’équipe du 22 au 26 septembre 2017. Les discussions se poursuivront lors des prochaines Assemblées annuelles du FMI et de la Banque mondiale le 13–15 octobre prochain. Au terme de la mission, M. Jahjah a rendu publique la déclaration suivante:

« Les performances économiques de la République centrafricaine (RCA) restent bonnes en dépit de la détérioration de l’environnement sécuritaire. La croissance économique devrait s’établir à 4 % en 2017, soutenue par une bonne performance des secteurs forestier et minier et ce, en dépit d’une résurgence de la violence qui a affecté la production agricole. L’inflation est projetée à 3,8 % à la fin de l’année et elle devrait baisser progressivement à moyen terme.

« La restauration de la paix, le redéploiement de l’Etat et la mise en œuvre, avec détermination, des réformes constitueront l’ensemble des axes essentiels pour parvenir à une reprise économique soutenue et supérieure à la projection actuelle de 4 % sur le moyen terme. La mise en œuvre du programme économique, la réconciliation et l’avancement des réformes de la sécurité se renforceront mutuellement pour créer un environnement propice à l’investissement, la croissance et l’emploi.

« La mission a félicité les autorités pour les progrès dans la mise en œuvre de leur programme économique. Tous les critères de réalisation quantitatifs ont été atteints à l’exception de celui relatif à la mobilisation des recettes qui reste inférieure à l’objectif. Des progrès ont été accomplis en vue de renforcer la transparence, la redevabilité et la gestion de la trésorerie. En conséquence, les salaires et les pensions font objet d’un paiement régulier et les dépenses des secteurs sociaux ainsi que celles relatives aux infrastructures sont en augmentation.

« La mission encourage les autorités à intensifier les efforts de mobilisation de recettes, en particulier les recettes douanières, tout en réduisant la parafiscalité excessive qui entrave le développement du secteur privé. Ces efforts permettront de créer des marges budgétaires pour accroître les dépenses sociales et les investissements en infrastructures, essentiels pour réduire la pauvreté et stimuler la croissance.

« La mission salue la décision du gouvernement d’accélérer l’apurement de la dette commerciale et sociale afin de consolider la cohésion sociale et la paix. Un audit indépendant qui sera finalisé en octobre sera indispensable pour orienter le processus d’apurement d’arriérés. Compte tenu du montant significatif des arriérés sociaux à apurer, il sera important que les autorités définissent un calendrier d’apurement et des procédures appropriées pour garantir la transparence et assurer le paiement aux bénéficiaires.

« L’équipe du FMI a été reçue par le Président Touadéra et le Premier Ministre Sarandji. Elle a également rencontré le Ministre de l’Economie, du Plan et de la Coopération, M. Moloua, le Ministre des Finances, M. Dondra, le Ministre de la Défense nationale, Mme Koyara, le Directeur national de la Banque des États d’Afrique Central (BEAC), M. Chaibou et d’autres hauts responsables de la MINUSCA et des partenaires au développement. L’équipe tient à remercier les autorités de leur hospitalité chaleureuse, de leur collaboration et des discussions constructives. »

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Le brouhaha autour du remaniement ministériel finira par s’estomper. Bon il y aura bien, au quotidien, les incursions de la presse et des analystes dans les CV, actions, faux pas et petites phrases des nouveaux patrons des départements, mais l’essentiel sera ailleurs. Il sera dans les vrais problèmes du pays, lesquels eux restent entiers en dépit du lifting que vient d’opérer Youssef Chahed. Et il n’y aura pas de temps mort, pas de répit, aucun. Dès ce jeudi 07 août, la nouvelle équipe à la tête de la Tunisie, et surtout le premier d’entre eux, Chahed, va devoir se dépatouiller avec les derniers chiffres de l’inflation. Et ils sont très mauvais, les pires depuis 2 ans. Et le portefeuille du citoyen, le pouvoir d’achat, le panier de la ménagère (etc.) ça interpelle, forcément…

Le taux d’inflation a atteint 5,7%, au mois d’Août 2017, contre 5,6% enregistré le mois précédent. L’inflation a connu cette année des augmentations successives allant de 4,6% en Janvier 2017 à 5% au mois d’Avril, suivies d’une stabilisation à 4,8% puis d’une importante hausse à 5,6% durant le mois de juillet 2017, selon les données publiées par l’Institut national de la statistique.
Il y a lieu de relever qu’il s’agit du taux le plus élevé enregistré depuis Février, Mars et Avril 2015 (5,7%). L’inflation avait, ensuite, connu des baisses successives, dont la plus basse (3,3 %) a été en enregistrée en Mars 2016, pour repartir depuis, à la hausse, se rétablissant à 5,7% en Août 2017.
Il est important de signaler que le taux d’inflation sous-jacente ” hors alimentations et boissons et hors énergies ” s’établit à un niveau de 6%. Les prix de produits libres (non administrés) ont augmenté de 6,2%, sur une année et particulièrement les produits alimentaires libres, dont la hausse est de 6,1% contre 1% pour les produits administrés.

Cette légère augmentation du mois d’Août est principalement due à l’accélération du rythme d’évolution des prix des produits alimentaires en glissement annuel (5,2% contre 3,6% en juillet 2017), dont essentiellement la hausse des prix des viandes (4,7%) et des légumes (6,2%).
D’autre part, cette inflation résulte principalement de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 5,2%. Cette augmentation provient notamment du renchérissement des huiles alimentaires de 17,5%, des poissons de 6,3%, des viandes de 4,7% et du lait, fromages et œufs de 2,7%.
Les prix des boissons ont aussi, augmenté de 6% sous l’effet de la hausse des prix des eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7,1% et les prix des cafés et thé de 3,5%.
Enchérissement, également, des articles d’habillement et chaussures (+8,8%) en variation annuelle, du à l’augmentation des prix des chaussures de 7,7%, des vêtements de 9,3% et des tissus de 4,2%.
Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4% du fait de la hausse des loyers de 4,5%, des tarifs de l’électricité et gaz de 2,9%.

Toujours selon la même source, les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont progressé de 5,1%. Pour les prix du groupe santé, ils ont évolué de 3,7%, suite au renchérissement des médicaments de 2,2% et des services ambulatoires privés de 6,5%.
Des hausses de prix sont également observées au niveau des tarifs du groupe transport de 8,2%, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 16,7%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,1% et des services de transport de 1,9%. De même, les prix du groupe communication ont augmenté de 2,8%, du au bond de 33,5%, enregistré par les prix des services postaux ainsi que du matériel de téléphonie de 9,7%.
Les tarifs des services de restauration et hôtels demeurent en hausse avec un taux de 7,3%, suite à la progression des prix des services restaurants et cafés de 7,7% et des services d’hébergement de 4,5%. Enfin, les prix des autres biens et services sont en hausse de 4,9% sous l’effet de l’augmentation de prix des soins personnels de 5,8% et les effets personnels de 7,6%.

TAP

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Le taux d’inflation du mois de juillet 2017 a atteint un niveau de 5,6% contre 4,8% le mois précédent. Le taux d’inflation a connu cette année des augmentations successives allant de 4,6% en janvier 2017 à 5 % le mois d’avril, suivi d’une stabilisation à 4,8% durant les deux derniers mois. L’importante augmentation du mois actuel est due principalement à la nouvelle tarification du carburant qui a entrainé une augmentation du groupe transport de 8 % en glissement annuel contre 6,1% en juin 2017, l’augmentation des prix de tabac de 12,4% en glissement annuel contre 0.2% seulement le mois précédent et le décalage des périodes des soldes d’été entre 2016 et 2017 de trois semaines, a entraîné une hausse de 13.3% en glissement annuel contre 9.3%.

D’autre part, explique l’INS dans un communiqué, «le taux d’inflation  de 5,6% enregistré au mois de juillet 2017, résulte aussi de la hausse des prix des produits alimentaires et boissons de 3,6%, des suites de la hausse des prix des huiles alimentaires de 17,7%, des poissons de 6,3%, du lait, fromages et œufs de 2,7% et les viandes de 1,8%. Les prix des boissons ont aussi augmenté de 7 % sous l’effet de la hausse des prix d’eaux minérales, boissons gazeuses et jus de fruits de 7 % et les prix des cafés et thé de 3,5%

Les prix des articles d’habillement et chaussures ont augmenté de 13,3% en variation annuelle, en raison de l’augmentation des prix des chaussures de 13 %, des vêtements de 13,8% et des tissus de 4,7%. Le groupe logement, eau, gaz, électricité et autres combustibles a connu une augmentation de 4,7% en glissement annuel, du fait de la hausse des loyers de 5,8%, des tarifs de l’électricité et gaz de 2,9%. Les prix du groupe meubles, articles de ménage et entretien du foyer ont également augmenté de 4,7%. Pour les prix du groupe santé, ils enregistrent une augmentation de 4,2%, suite à la hausse des prix des médicaments de 2,7% et les prix des services ambulatoires privés de 7,2%. Des hausses de prix sont également observées dans les tarifs du groupe transport de 8 %, suite à l’augmentation des prix de véhicules de 16,1%, des dépenses d’utilisation des véhicules de 6,1% et des services de transport de 1,7%

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L’Office national des statistiques algérien a annoncé que l’évolution des prix à la consommation en rythme annuel s’est située à 7% jusqu’à fin février 2017, a-t-on appris de l`APS.

L’évolution des prix à la consommation en rythme annuel à février 2017 est le taux d’inflation moyen annuel calculé en tenant compte des douze (12) mois allant de mars 2016 à février 2017 par rapport à la période allant de mars 2015 à février 2016.

Quant à la variation mensuelle des prix à la consommation, c’est-à-dire l’évolution de l’indice du mois de février 2017 par rapport à celui du mois de janvier 2017, elle a été de -0,6%, soit une baisse un peu plus importante que celle observée le même mois de l’année écoulée (-0,2% en février 2016 par rapport à janvier 2016), nous apprend la même source.

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Le taux d’inflation, en hausse continue depuis quatre mois, s’est stabilisé à 4,6%, en février 2017, alors qu’il avait atteint 4,2% en 2016, d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut National de la Statistique (INS).
Il s’agit d’une stabilisation du rythme de la hausse des prix entre janvier et février 2017, en comparaison avec la même période de 2016. Compte non tenu de l’énergie et de l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de février 2017 a atteint 4,8%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,8% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,3%.

Les prix des légumes continuent de flamber

Le taux d’inflation enregistré résulte de l’accroissement des prix du groupe alimentation et boissons de 4,9% en glissement annuel, en raison de la hausse des prix des légumes de 12,8%, des huiles alimentaires de 12,7%, des poissons de 8%, des fruits et fruits secs de 3,5% et du lait et dérivés ainsi que des œufs de 2,6%. En revanche, les prix des viandes ont baissé de 0,4%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont cru de 4,8%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et des jus de 6,6%.

S’agissant du groupe des restaurants et hôtels, il a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,8%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés de 5,3% et des prix des services hôteliers de 1,8%.

L’eau potable et l’assainissement coutent plus cher

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,2%, par rapport au mois de février de l’année précédente, à cause de la hausse des prix de chaussures et des vêtements de 6,2%, des tissus de 1,7% et des accessoires de 9,2%.
Même constat pour le groupe habitat et énergie domestique, qui a enregistré un enchérissement de 6,1%, en raison de la progression des prix des loyers (de 6,7%), des matériaux de construction et de la maintenance du logement (2,5%), de l’eau potable et d’assainissement (15%) et de l’électricité, du gaz et des carburants (2,8%).

Petite hausse des prix du groupe meubles, équipements et services 

Quant à l’indice du groupe des meubles, équipements et des services domestiques, ils se sont inscrits à la hausse de 4,2%, au vu de l’augmentation des prix des ustensiles de cuisine de 6,2%, de ceux des services d’entretien du logement de 3,7%, des prix des rideaux et couvertures de 6,5%. La hausse a concerné aussi, les prix des équipements électroménagers (3,9%) et des meubles et tapis (3,8%).
Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de février 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,4% et ceux des produits pharmaceutiques de 1,5%.
En outre, le groupe du transport a progressé de 4,4%, en raison du renchérissement des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 1,9% et des services du transport public et privé de 1,3%.

Les prix du groupe produits et services divers ont enregistré, pour leur part, une augmentation de 4,4%, en glissement annuel, en raison de l’accroissement des prix de soins personnels de 5,4% et ceux des fournitures personnelles de 6,1%.
Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,9%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services postaux, de 3,3% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

Montée des dépenses de l’enseignement secondaire 

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 4,8%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,4%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et des fournitures scolaires (3,7%).

Léger recul de l’indice des prix à la consommation en février

L’indice des prix à la consommation familiale a régressé de 0,3% au cours du mois de février 2017, en comparaison avec le mois de Janvier de la même année.
Cette baisse est due à la diminution des prix du groupe habillement et chaussures de 4,6%, en raison des soldes d’hiver. L’indice des prix des chaussures a ainsi enregistré un repli de 5,5%, des vêtements de 4,6%, des accessoires de 1,8% et des tissus de 1,2%.
S’agissant du groupe alimentation et boissons, l’indice des prix a enregistré une légère hausse de 0,1%.

TAP

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Le taux d’inflation au Sénégal s’est établi à 0,8% au terme de l’année 2016, a appris APA auprès de l’Agence Nationale de la statistique et de la démographie (ANSD).

Comparé à l’année 2015 où une évolution modérée de 0,1% avait été relevée par l’ANSD, le taux d’inflation a enregistré 0,7 point de pourcentage.

«Cette accélération du niveau des prix à la consommation est due en grande partie au renchérissement des produits alimentaires et boissons non alcoolisées (plus 3,3%), ainsi que des biens et services de loisirs et culture (plus 1,2%), de communication (plus 0,8%), de l’enseignement (plus 0,7%) et de santé (plus 0,5% » explique l’ANSD dans sa note annuelle de l’indice harmonisé des prix à la consommation de 2016.

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La Banque Centrale de Tunisie (BCT) vient de prendre le pouls des fondamentaux de l’économie tunisienne, et le moins qu’on puisse dire est que c’est la soupe à la grimace pour ce début d’année…

  • La croissance économique, évaluée aux prix constants 2010, devrait se maintenir, en 2016, sur une trajectoire légèrement ascendante avec un taux annuel de 1,3% contre 1% en 2015, avant de passer à 2,3% et 2,8% en 2017 et 2018 respectivement.
  • En 2016, le taux d’inflation a été à son plus bas niveau depuis 2012, soit 3,7% contre 4,9% une année auparavant, en dépit de la résurgence des tensions inflationnistes vers la fin de l’année, portant le taux d’inflation à 4,2% en GA, en décembre 2016.
  • En revanche, on relève une plus grande persistance de la composante sous-jacente de l’inflation (hors alimentaire frais et administrés) qui s’est maintenue sur un palier relativement élevé, soit 5,2% contre 5,3% en 2015.
  • Les perspectives de l’inflation sont orientées à la hausse avec un taux de 4,8% au terme du premier trimestre 2017 et un taux moyen de 4,7% pour toute l’année 2017.
  • La politique budgétaire est de plus en plus contrainte par la hausse structurelle des dépenses courantes et la faiblesse des ressources, limitant ses marges de manœuvre pour mener une politique contra-cyclique.
  • La balance courante demeure fragilisée par l’ampleur du déficit énergétique, la part de plus en plus grandissante des importations non productives et par un secteur touristique qui peine à se relever, exacerbant les pressions sur les réserves de change.
  • Renforcement des crédits à l’économie, au cours de l’année 2016, bénéficiant aussi bien aux professionnels qu’aux particuliers.
  • Poursuite des pressions sur la liquidité bancaire dans le sillage d’un déficit courant toujours important, induisant un déséquilibre permanent entre l’offre et la demande de devises sur le marché des changes, et une intervention accrue de la BCT sur ce marché pour lisser ce déséquilibre, en plus de l’effet de la hausse importante des billets et monnaies en circulation.

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Le taux d’inflation a, encore, augmenté, en janvier 2017, à 4,6% contre 4,2% en décembre 2016 et 4% en novembre 2016, d’après les dernières statistiques de l’INS.
Compte non tenu de l’énergie et l’alimentation, le taux d’inflation au cours du mois de janvier 2017 a atteint 4,9%.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à une accélération du rythme d’accroissement, en glissement annuel, des prix des légumes (7,5% durant le mois de janvier, contre 5,4% en décembre 2016), de ceux du groupe alimentation et boissons (4,7% contre 3,2%), résultant de l’enchérissement des prix des légumes (+15,6%), des huiles alimentaires (+10,7%) et des poissons (+ 9,2%. ), outre l’augmentation des prix du groupe logement et énergie de 2,8%.
Concernant les prix des fruits et fruits secs, ils ont augmenté de 4,5% et les prix du lait et dérivés et des œufs ont cru de 1%, tandis que les prix des viandes ont baissé de 2,3%, en glissement annuel.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 4,6%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 6,6%.

Ça se corse pour l’habillement, les chaussures, l’habitat, les équipements…

Les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 6,1%, par rapport au mois de janvier de l’année précédente, à cause de la croissance des prix des chaussures de 7,1%, des vêtements de 6,8%, des tissus de 2,5% et d’accessoires de 6,2%.
Quant à l’indice du groupe habitat et énergie domestique, il a avancé de 6,1%, en comparaison avec le même mois de 2016, en raison d’une hausse de 6,8%, des prix de location et ceux des matériaux de construction et de la maintenance du logement de 2,1%.
Les prix de l’eau potable et de l’assainissement, se sont inscrits à la hausse de 15% et les prix de l’électricité, du gaz et des carburants de 2,8%.
Les prix du groupe des meubles, équipements et des services domestiques ont progressé de 4,1%. L’INS a expliqué cette croissance par l’accroissement de 6% des prix des ustensiles, de 4% de ceux des services de l’entretien de logement et de 7% des prix des rideaux et couvertures. La hausse a concerné aussi les prix des équipements électroménagers (3,4%) et des meubles et tapis (3,5%).

La santé et le transport coûtent plus cher

Les prix du groupe de la santé ont cru de 2,5%, en comparaison avec le mois de janvier 2016, vu que les prix des services médicaux ont augmenté de 4,2% et des prix des produits pharmaceutiques, soit une hausse de 1,6%.

En outre, le groupe du transport a progressé de 4,5%, en raison du renchérissement de l’augmentation des prix des voitures de 10,9%, du coût de leur entretien de 2,3% et des services du transport public et privé de 1,1%.

Hausse mesurée pour les télécoms, ça flambe pour l’enseignement

Les prix du groupe des télécommunications a enregistré une légère croissance de 0,8%, suite à la hausse de 33,5% des prix des services de la poste, de 2,9% des équipements de télécommunications ainsi que la stabilité des prix des services de télécommunications.

En glissement annuel, l’indice du groupe de l’enseignement a cru de 6,7%. Cette augmentation est due à une hausse des dépenses de l’enseignement préparatoire et de base (5,3%) ainsi que celles de l’enseignement secondaire (9,6%) et de la fourniture scolaire de 14,4%.

Les restos, hôtels, les produits et services divers deviennent un luxe!

Ce groupe a poursuit son rythme ascendant avec une augmentation de 4,4%, en raison de la progression des prix des plats dans les restaurants ainsi que ceux des services des cafés ont augmenté de 4,9%. De même les prix des services des hôtels ont cru de 1,4%.

En glissement annuel, les prix du groupe ont enregistré une augmentation de 4,7%. Les prix de soins personnels ont augmenté de 5,6% et ceux des fournitures personnelles ont grimpé de 6,6%.
Les prix des produits non encadrés ont progressé de 5,5% en glissement annuel, contre une augmentation de 1,6% pour les produits encadrés, sachant que le taux de glissement annuel des produits alimentaires non encadrés a atteint de 5,6% et celui des produits alimentaires encadrés est de 0,2%

L’IPC monte, boosté par l’alimentation et les boissons

L’Indice mensuel des prix à la consommation familiale (IPC), a connu, en Janvier 2017, une augmentation de 0,7% par rapport au mois de décembre 2016, en raison de la hausse de l’indice du groupe Alimentation et Boissons de 1,4%, résultant de l’augmentation des prix de la majorité des produits alimentaires, notamment les légumes frais, l’huile d’olive et les œufs, contre une régression des prix de certains produits à l’instar des viandes et des fruits frais.

L’indice du groupe logement et énergie a également connu une hausse importante de 0,9%, due essentiellement à l’augmentation des prix de l’électricité et du gaz de 2,8%, suite à la révision des prix, entrée en vigueur depuis janvier 2017.

Cette tendance haussière a également touché l’indice du groupe Articles d’habillement et chaussures qui a évolué de 0,4%, suite à l’augmentation enregistrée par les indices des prix des Chaussures (0,5%), des vêtements d’hiver (0,3%) et des tissus (0,4%).

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A la fin de l’exercice 2016, selon l’INS (Institut National de la Statistique), l’indice des prix à la consommation familiale a dégagé une inflation de 4,2 % contre un taux de 4,1 % en 2015. L’inflation avait en fait connu un trend haussier depuis le début de l’année 2015, débutant à 3,5 % et terminant à 4,2 % en hausse, malgré le léger repli d’octobre dernier.

La hausse est due, selon l’INS, à la flambée de 3,2 % des prix du groupe alimentation à cause de la hausse des prix des fruits, de l’huile, des légumes et des poissons notamment, de 5,6 % du groupe habitation et même de 7,3% des chaussures. Entre juillet et décembre, période du nouveau gouvernement et du ministère Zied Laadhari, ce dernier n’aura pas réussi à maîtriser l’accordéon des prix et de l’inflation.

Côté prix à la vente pour le secteur industriel, sur un an selon les chiffres de l’INS, les prix de vente industriels augmentent de (+1,3%), selon l’INS. En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a progressé de (+1,3%) en glissement annuel. Cette augmentation provient essentiellement de la hausse des prix des produits de l’industrie manufacturière de (+0,7%) et les prix des produits de l’industrie extractive de (+5,9%), du fait des augmentations des produits de l’extraction énergétique de (+7,5%) et des produits non énergétiques de (+1,3%).

En Novembre 2016, l’indice des prix de vente industriels a augmenté de (+0,3%) contre une baisse de (-0,1%) enregistrée en Octobre 2016. Les prix des produits de l’industrie extractive ont enregistré une augmentation de (+1,0%) et ceux des produits de l’industrie manufacturière de  (+0,7%). L’augmentation des prix des produits de l’industrie manufacturière est due essentiellement à la hausse  des prix des produits de l’industrie agro-alimentaire de (+0,4%) et de l’industrie chimique de (+0,6%). En revanche, une baisse de prix a été enregistrée pour les produits de l’industrie mécaniques et électriques de (-0,2%). Ministre, aussi, de l’Industrie, Zied Laadhari n’arrive toujours pas à courir plus vite que les prix, pour en endiguer le dérapage.

 

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Le taux d’inflation s’est situé à 4,2%, en 2016, il a enregistré un rythme ascendant, depuis le début de l’année (3,5% en janvier), pour atteindre ses plus hauts niveaux durant les deux mois de septembre et de décembre (4,2%) et ses plus bas niveaux en juillet (3,7%) et octobre (3,9%), d’après les dernières statistiques publiées par l’Institut national de la statistique (INS). Pourtant, d’après la même institution, les Tunisiens n’ont jamais autant dépensé, pas effrayés le moins du monde par la montée des prix : 3871 dinars en 2015 de dépenses de consommation par personne et par an, contre 2601 Dinars en 2010, soit une hausse de 48.8% sur la période 2010-2015, des années pourtant difficiles économiquement pour un pays qui n’a pas fini de régler la facture de la Révolution.
L’enquête de l’INS est allée plus loin en établissant un recul important du taux de pauvreté en Tunisie l’an dernier, par rapport à l’année de base (2010), soit avant la Révolution. D’après les statistiques, tout ce qu’il y a de plus officiel, le taux de pauvreté a fondu depuis 2010, passant de 20.5% à 15.2% en 2015, avec le bémol tout de même des milieux non communaux (hors périmètres communaux), où la pauvreté aurait franchi le seuil de 26%. Alors paradoxaux les Tunisiens ? Plus dépensiers et plus “riches” que jamais, alors que le pays est au plus mal économiquement ?

En tout cas les citoyens contestent et crient à la manipulation des chiffres, à des méthodes de calcul fausses, etc. Bref le Tunisie dit haut et fort qu’il n’a pas vu la couleur de cet argent que l’INS prétend qu’il a dans les poches et dépense sans compter. Même Fadhel Ben Omrane, député de Nidaa Tounes, s’est fendu d’une déclaration pour accuser l’institution de tromper l’opinion publique, de l’induire en erreur. C’est pour vous dire. Le bruit est tellement monté que Hédi Saïdi, Directeur Général de l’INS, a dû monter au front, hier mercredi 04 janvier, à la Radio Nationale, pour défendre l’honneur de son organisme. Il a énergiquement rejeté les accusations, de tous bords, arguant l’indépendance de l’institution et la fiabilité de ses méthodes de travail. L’histoire ne nous dit pas s’il a réussi à convaincre des citoyens qui doutent de tout en ce moment, en attendant l’INS livre ce jeudi des chiffres qui au moins mettent tout le monde d’accord, puisqu’ils concernent la hausse des prix, sur la même période 2010-2015…

En comparaison avec l’année de base 2010, l’inflation a été de 4,1% en 2015, 4,8% en 2014 et 5,7% en 2013.
La hausse du taux d’inflation est due notamment à l’enchérissement des prix du groupe de l’alimentation et boissons de 3,2%, en comparaison avec 2015, en raison de la progression des prix des fruits et fruits secs de 11,1%, ceux des huiles alimentaires, des poissons et des légumes, respectivement, de 9%, 8,4% et 5,4%.
Cette augmentation est due, également, à l’accroissement des prix des pâtisseries de 2,2% et des dérivés de céréales de 1,6%, contre une régression au niveau des prix des viandes de 2,5%.
S’agissant des prix de boissons, ils ont progressé de 5,2%, en raison de l’augmentation des prix des eaux minérales, des boissons gazeuses et de jus de 7,4%.
Le groupe boissons alcoolisées et tabac a régressé, quant à lui, de 0,8%, durant l’année 2016, en comparaison avec 2015, suite à la baisse des prix des boissons alcoolisées de 9,5%.

La palme de la hausse à l’habillement et chaussures

De même, les prix du groupe habillement et chaussures ont enregistré une hausse de 7,3%, en raison de l’enchérissement des prix des chaussures de 8,4%, des vêtements de 7,2%, des tissus de 3,2% et des accessoires de 6%.
En ce qui concerne le groupe habitat et énergie domestique, il s’est renchéri de 5,6%, suite à la hausse des prix de l’eau potable et de l’assainissement de 15,5%, après la dernière augmentation des tarifs au mois de juin 2016, et des prix de location de 6,9%.
Pour ce qui est des prix du groupe meubles, équipements et services domestiques, ils ont connu une augmentation de 4,1%, au vu de l’accroissement des prix des rideaux et tapisseries de 6,7%, des ustensiles de cuisine de 6,4%, des services de maintenance de logement de 4% et des prix d’équipements électroménagers de 3,5% .
Les prix du groupe de la santé ont accru, à leur tour, de 2,8%, par rapport à 2015, en raison de la hausse des prix des services de santé de 4,9%, ainsi que ceux des médicaments et des produits pharmaceutiques de 1,8%. En revanche, les services hospitaliers ont connu une stabilité au niveau de leurs prix, tout au long de l’année 2016.
Même constat pour le groupe de transport, qui s’est enchéri de 4,4%, en 2016, en raison de l’augmentation des prix des voitures de 10,9% et ceux des frais des services de transport public et privé de 2,8%, ainsi que des coûts d’usage de voitures de 1,3%.
Cette inflation est due, également, à la hausse enregistrée aux niveaux des prix du groupe des télécommunications (0,4%), et ceux de groupe loisirs et culture (1,1%).
Aussi, les groupes de l’éducation, des restaurants et hôtels et celui de produits et services divers ont progressé respectivement de 7,2%, 4,3% et 5,6%.

Montée de l’indice des prix à la consommation

Au niveau mensuel, l’indice des prix à la consommation familiale a augmenté de 0,4% au cours du mois de décembre 2016, en comparaison avec le mois de novembre de la même année.
Cette évolution est due, selon l’INS, à la hausse des prix du groupe alimentation et boissons de 0,7%, en raison de l’augmentation des prix de certains produits alimentaires à l’occasion de la célébration de la fête de Mouled et de la fin de l’année.
De même, le groupe habillement et chaussures a poursuit sa tendance haussière (1,2% en décembre 2016), en raison de l’accroissement de l’indice des prix des chaussures de 1,3% et de vêtements d’hiver de 1%.

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Les Tunisiens ne se sont pas mis sur leur trente-et-un (décembre) pour joindre deux années, 2016 qu’ils avaient hâte et à cœur d’oublier et 2017 dont ils craignent qu’elle soit au mieux l’exacte réplique de la précédente. Des appréhensions qui tirent leur essence d’une situation économique si mauvaise qu’elle est tenue en l’état par une autre, politique, qui empoisonne la vie à un peuple qui peine à voir le bout du tunnel, bientôt six ans après une révolution dont il a célébré la survenance pour retomber presqu’aussitôt dans la désillusion.

2016 a été, économiquement parlant, une année affligeante sous tous les rapports, qui a vu quasiment l’ensemble des paramètres cligner au rouge, pour ne pas dire pire. Une croissance au plus bas, un chômage au plus haut, des déficits qui se creusent à vue d’œil, un endettement exponentiel, un investissement léthargique, avec, en filigrane, l’improvisation érigée en système de gouvernement. La tentation serait forte d’attribuer la responsabilité de ce sombre tableau à l’Etat, qui cherche encore l’introuvable vision qui lui permette de tracer une voie claire pour reprendre les choses en main pour affirmer son autorité partout où elle est bafouée, mais autant à ses partenaires sociaux pris des démons que l’on sait, et plus encore aux Tunisiens eux-mêmes qui n’ont pas pris la vraie mesure des défis qui les assaillent.

Avec un dérisoire taux de croissance de 1,5% au lieu des 2,5% prévus, il tiendrait mathématiquement du miracle de faire grand-chose et de ne pas échapper à la rituelle loi des finances complémentaire pour combler un trou de 3,3 milliards de dinars et bien davantage en 2017. Un exercice dont les gouvernements de l’après-Révolution sont invariablement coutumiers pour s’être heurtés en chemin à des « imprévus » dont le financement est d’autant plus inapproprié qu’il se répercutera sur l’exercice suivant, précipitant les caisses de l’Etat dans une spirale sans fin. C’est assurément dévastateur pour le chômage dont le taux de 15,5% demeure une plaie qu’il sera difficile de résorber alors que les universités déversent chaque année sur le marché du travail des centaines de milliers de diplômés qui ne trouvent pas acquéreur. Un écueil social de moins en moins gérable en raison de ses répercussions de divers ordres, notamment sécuritaire et sociétal.

S’y greffe un déficit budgétaire de 5,7% du PIB alors que la norme convenue est de 3% , nourri par un taux d’endettement public de 63,9% du PIB en 2016, soit 10 points de plus qu’en 2015, sans parler de l’endettement extérieur qui devrait grimper à 66,2% du PIB, un taux sans aucune mesure avec celui attendu en 2017, pas moins de 70%, avec les remboursements du service de la dette, ce qui pourrait placer la Tunisie dans la posture du pays tenu de demander le rééchelonnement de sa dette, une première dans son histoire.

L’inflation est de retour

Des tourments aussi avec le retour de l’inflation qui, après une parenthèse massivement saluée sous le gouvernement Essid, est en train de faire une inquiétante réapparition, atteignant 4% en novembre 2016, un symptôme patent de la dégradation du pouvoir d’achat, qui devrait abonder dans ce sens cette année avec le retour presqu’acquis des tensions inflationnistes et ipso facto de la flambée des prix.

2016, c’était aussi la dégringolade de la production pétrolière et du phosphate. Le bassin minier a toujours aussi mauvaise mine avec une crise qui dure depuis cinq années consécutives, occasionnant aux caisses de l’Etat des pertes de 5 milliards de dinars pour cause d’une chute de la production de 60%. Et ce qui s’y passe ne semble présager de rien de bon, avec des arrêts de travail récurrents, des grèves qui s’enchaînent, le plus souvent pour des causes obscures, notamment à l’occasion de la proclamation des résultats de concours de recrutement ou tout simplement de retard dans le paiement de primes. Une hémorragie qui n’est pas près d’être stoppée malgré les « gestes de bonne volonté » du gouvernement. S’agissant du pétrole et du gaz, la production n’est pas logée à meilleure enseigne avec une production qui s’amenuise pour une raison ou pour une autre, comme ce fut le cas de Petrofac qui n’arrive pas à se relever des graves convulsions qui n’ont de cesse de la secouer au point que la compagnie envisage sérieusement de quitter définitivement le pays dont la production gazière se trouvera, ce faisant, amputée de 12%.

La funeste question du Dinar

Plus grave encore est la situation dans le secteur du tourisme qui croule sous les effets des attentats terroristes de 2015, et dont les recettes sont en constante chute due aux interdictions de voyage décrétées par nombre de pays émetteurs, notamment la Grande-Bretagne. L’attaque de Berlin, dont l’auteur présumé est un ressortissant tunisien, n’est pas pour arranger les choses, même si un léger redressement est constaté suite aux flux, il est vrai épisodiques, des Russes et des Algériens.

Enfin, il y a la funeste question du Dinar et de sa descente aux enfers. Au 29 décembre, il s’est déprécié de -14,1% par rapport au dollar contre une régression de – 7,6% en 2015, de – 11,5% en 2014 et de -6,1% en 2013, selon les derniers chiffres de la Banque centrale de Tunisie. Et il y a fort à parier que la tendance ne sera pas près de s’arrêter là au regard de l’ordonnance générale de l’économie tunisienne toujours suspendue aux appréciations des agences notation qui enchaînent les dégradations souveraines.

2017 sera-t-elle moins mauvaise ? Le président de la République et le gouvernement sont affirmatifs : l’économie ira mieux et l’année qui s’ouvre sera celle du décollage économique, soutiennent-ils sans autre forme de procès. Ils invoquent en chœur et sans ambages les résultats de la conférence internationale pour l’investissement Tunisie 2020, les engagements financiers qui y ont été pris et les promesses faites. Attendons voir !

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Ce dimanche 4 décembre 2016, le GUN (gouvernement d’union nationale) et Youssef Chahed auront fait 100 jours à la tête de l’exécutif bicéphale de la Tunisie. Le temps est donc de faire le premier bilan du 7ème gouvernement de l’ère de l’après Ben Ali, celui de la 6ème année de la révolution et du 3ème gouvernement de la transition. Jules César disait en 47 Av J.C, «Veni, vidi, vici», traduisez, «je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu». Qu’en est-il de Youssef Chahed et de son GUN ?

Il est venu le 27 août 2016. Depuis, il a vu et rencontré presque tout le monde. Il a su ce qu’il ne savait peut-être pas quand il n’était que ministre sous Habib Essid. Il a lu des notes et des rapports de tous genres et entendu ce qu’il devait ou voulait entendre, discuté et négocié avec toutes les parties de la scène économique et sociale. Désormais, il ne peut plus se retrancher derrière l’excuse de l’héritage du gouvernement Essid, car ce sont désormais ses propres choix, même si ce n’est pas totalement le cas comme pour le budget et la loi de finances, pour manque de temps, qui sont en application.

  • 55,4 % de taux de satisfaction en septembre

En septembre dernier, selon le sondeur d’opinion Sigma Conseil, le jeune quadra qui aura entamé, le 18 septembre dernier, sa 42ème année d’âge, avait la confiance de 55,4 % des Tunisiens. 76,6 % d’entre eux étaient alors pessimistes sur l’avenir du pays.

En octobre, le taux de confiance dans son gouvernement était à 55,9 % alors que Chahed n’était qu’à la 6ème position des personnalités politiques qui inspirent confiance, loin derrière Neji Jalloul et même l’ancien chef de gouvernement Habib Essid.

En octobre aussi, la lutte contre le chômage était la 1ère préoccupation des Tunisiens et à la 3ème (14,9) position de leurs attentes. A la même date, le nombre de chômeurs s’établissait à 630.0 mille du total de la population active et le taux de chômage s’établit à 15,5%. Il était à 15,4 % à la fin du 1er trimestre 2016, à 15,6 % au 2ème trimestre et à 15,5 au 3ème. Autant dire que le chômage fait du sur-place.

L’inflation était à 3,8 % lorsqu’il avait remporté le vote de confiance de l’ARP en août dernier. Deux mois plus tard, en octobre, l’inflation s’est gonflée d’une décimale ( 3,9 % )et l’indice de production industrielle baissait de 0,1 %, fin novembre 2016, signe de la difficulté persistante à redémarrer de l’économie tunisienne dont la croissance n’était que de 1,3 % au terme du 3ème trimestre de la 1ère année de sa Primature. Avant cette Primature, le PIB du 1er trimestre n’enregistrait qu’une croissance de 1 %. Fin octobre aussi, la balance commerciale enregistrait un déficit de 1454,5 MDT. Un mois auparavant, le déficit n’était que de 1073,2 %.

  • C’est officiel. 2 sur 96 promesses tenues et 18 en voie de … !

Le bilan par les chiffres est donc plus que mitigé. Il est même nul, selon le «Chahedmeter» de «I Watch» pour qui le chef du gouvernement n’a réalisé aucune des 96 promesses qu’il a faites. Le 7ème chef de gouvernement tunisien a pourtant maintenu la maîtrise de la situation sécuritaire par l’intensification la lutte contre le terrorisme initiée par Habib Essid (35 terroristes arrêtés et démantèlement de 160 cellules au cours des 10 premiers mois 2016). Il n’a, par contre, presque rien fait en matière économique.

gfd2Selon un document officiel qui nous a été remis par son propre Cabinet, sur les 96 priorités ou promesses qu’il s’était fixées, uniquement 2 (deux) ont été tenues. Il s’agit du Forum de l’investissement «Tunisia 2020», initié faut-il le rappeler, par son prédécesseur, et du retour à la production du phosphate.

Le même document fait état de 18 autres promesses ou priorités en voie d’être tenues et … une seule qui ne l’a pas été, celle de «la clarification des prérogatives entre le gouvernement et l’instance de lutte contre la corruption». Pour le reste des 75 promesses, c’est le silence. Sur les 23 promesses, économiques et financières, 4 seraient en voie d’être accomplies (Plan de financement des PME par le biais de l’IS, la police fiscale, priorisation de l’exportation et l’équité fiscale).

Il reste que la majorité des promesses en cours, comme celle des 3.500 logements avant la fin 2016 ou encore le démarrage du programme d’aide au 1er logement, dépendent de la loi de finances 2017 et ne démarreront donc réellement que l’année prochaine. Peut-on donc lui demander plus ? Avec seulement 100 jours au pouvoir, 96 promesses et dans une telle conjoncture, ce serait lui mettre la barre la barre plus haut que ce que ne pourrait n’importe qui à sa place. Peut-on attendre plus de lui ? Certainement oui, car c’est le droit de tout citoyen.

  • Et pourtant …. !

Et pourtant, force est de constater que les 100 premiers jours de Youssef Chahed à la tête du GUN, dont l’un des ministres a été démis de ses fonctions après qu’il a encorné les Wahhabites saoudiens, seront marqués par quelques points, plus ou moins lumineux.

Il tient toujours tête à l’omnipotente UGTT et à certains puissants lobbies socioprofessionnels, comme les avocats ou les médecins, sur les questions des salaires et de la fiscalité. C’est ainsi que celui qui trône toujours à la tête du palmarès des personnalités politiques (Neji Jalloul), a pu rester en haut de ce podium. Le dernier qui l’avait fait avant lui, est Mehdi Jomaa. Mais il a fini par perdre son siège ! Chahed cèdera-t-il ou partira-t-il ?

Il réussit le « Tunisia 2020 « avec 35 milliards DT, en théorie en poche. Il lui reste à concrétiser ces promesses et à finaliser et même démarrer les projets qui leur sont liés. Il sera surtout attendu à ce titre et son avenir politique en dépendra. L’idée avait été certes lancée par son prédécesseur, mais il lui restera le mérite de l’avoir menée à terme et de la réussir, de l’avis de tous ceux qui y ont assisté. Les concrétisera-t-il ? Le pourra-t-il ? Avant lui, pour ne pas parler de l’exemple égyptien, BCE s’était vu promettre 5 milliards DT par le G7 et il attend toujours. C’est peut-être du pessimisme, mais c’est en même temps du réalisme !

Il a mené plusieurs campagnes contre le commerce parallèle et contre le non-respect des lois par les tenanciers des cafés et restaurants. Un petit pas dans la rude bataille de la restauration de l’autorité de l’Etat. Mais aussi, une action dont il ne récoltera pas des tonnes d’amour. Continuera-t-il ?

Il a enfin donné le coup d’envoi à un certain nombre de projets d’infrastructure. Mais, ce sont aussi des projets datant de l’ancien régime, tant en conception qu’en financement. Il restera à Chahed le mérite de les avoir inaugurés. En lancera-t-il de nouveaux lui-même ?

Mais le bilan dicte aussi d’attirer l’attention sur ce qui n’est pas allé pendant ces 100 premiers jours et ce qui reste à faire. Indéniablement, la mauvaise communication reste encore le point noir.

  • Une image de chef, pas encore construite

Youssef Chahed aura beau casser la croûte dans les rues de la vieille ville de Tunis, s’afficher avec son ancienne institutrice et se faire photographier retrouvant les traces de son papa à Sciences-Po à Paris ou animé quelques réunions de «Team Building» débridées et en tenue décontractée avec quelques membres de son gouvernement. Il n’arrive toujours pas à en tirer un changement d’image, d’un débauché d’Al Joumouri, débarquant à Nida et outsider en politique, vers le chef de gouvernement, l’homme d’Etat et le leader qu’il aspire à devenir.

Ses sorties média restent cadrées avec des journalistes triés sur le volet. Et lorsque son équipe n’y réussit pas, face à des journalistes chevronnés, il se fait brillamment tacler par un journaliste français. Et hormis quelques discours en séminaires et autres rencontres, l’homme qui manie pourtant bien le verbe, n’arrive toujours pas à donner des ailes à sa communication et user du verbe comme d’une arme contre ceux qui refusent de se soumettre à la loi dont il est pourtant démocratiquement l’incarnation.

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Fébrilement attendu par les pays qui, comme la Tunisie, ont lié leur sort économique et financier aux « recommandations » du Fonds monétaire international, le rapport du FMI sur les perspectives économiques mondiales vient de livrer ses constats et ce qu’il importe de faire pour pouvoir espérer tirer son épingle du jeu. Ses conclusions sont venues confirmer les appréhensions pour l’année courante mais, dans le même temps, esquissent  quelque chose qui s’apparente à un léger mieux en 2017.

Ainsi, le taux de croissance pour la Tunisie sera pire que celui estimé par son gouvernement. Il ne dépassera pas le 1,5% fin 2015, pour devoir remonter à 2,8% l’année prochaine. L’inflation tournera autour de 3,7% cette année, pour y ajouter deux décimales (3,9%) en 2017. Quant au déficit budgétaire,  il se situera, fin 2016, à 4,5% du PIB pour baisser à 3,6% l’année prochaine. Une petite éclaircie quand même, l’avancement continu des réformes, la modération du frein budgétaire et l’accroissement de la demande extérieure, en particulier de la zone euro, devraient accompagner une reprise attendue. Sauf que, dans un contexte marqué par la persistance d’obstacles structurels, la croissance à moyen terme restera vraisemblablement trop faible pour remédier au chômage élevé et renforcer l’inclusion. La perspective est valable pour tous les pays MENA importateurs de pétrole, surtout pour ceux en proie à la  lenteur des créations d’emploi et de l’amélioration des conditions de vie  qui pourraient s’attendre à une aggravation des tensions sociopolitiques en ce sens que les revers des transitions politiques et de la mise en œuvre des réformes pourraient compromettre la reprise.

S’ y ajoute le durcissement des conditions financières mondiales, dans un contexte marqué par le rééquilibrage de la Chine, la normalisation des taux d’intérêt aux États-Unis et les retombées du Brexit, pourrait limiter l’accès au financement. En revanche, les exportations pourraient augmenter plus rapidement si, par exemple, davantage de progrès étaient accomplis en matière d’accords commerciaux avec l’Union européenne. Le rééquilibrage de l’économie chinoise pourrait en outre élargir les débouchés pour les exportations de biens de consommation, prévoit l’institution de Bretton Woods.

En revanche, elle estime que  l’investissement et la croissance de la productivité sont trop faibles pour stimuler la croissance, la marge de manœuvre budgétaire est limitée par le coût élevé du service de la dette et le poids de la masse salariale, et, dans certains cas, les vulnérabilités externes restent fortes. Il est nécessaire, recommande le FMI,  de poursuivre l’assainissement des finances publiques afin d’améliorer le profil de la dette publique et de renforcer la marge de manœuvre disponible. Cet assainissement peut mettre l’accent sur des mesures ciblées en matière de recettes — suppression des exonérations fiscales, progressivité accrue des impôts sur le revenu et renforcement du recouvrement de l’impôt —ainsi que sur la poursuite de la redéfinition des priorités en matière de dépenses, en délaissant les subventions énergétiques universelles au profit de l’aide sociale ciblée, de l’investissement et d’autres domaines porteurs de croissance. Une plus grande flexibilité des taux de change permettrait de renforcer la compétitivité. Enfin, des réformes structurelles, en particulier dans les domaines de l’entreprise, du commerce et des marchés du travail et de la finance, sont nécessaires pour favoriser l’expansion du secteur privé et la création d’emploi.

La faible compétitivité  qui s’explique aussi par une appréciation du dollar américain, sur lequel les monnaies de nombreux pays de la région sont indexées, et malgré la récente dépréciation du taux de change en Tunisie comme en Egypte devrait, selon les prévisions, continuer à peser sur les parts de marché à l’exportation.

Pressions inflationnistes contrecarrées

Les  pressions inflationnistes ont été contrebalancées par la disparition progressive des subventions à l’énergie, la hausse des prix alimentaires et, dans certains cas, la dépréciation de la monnaie en Tunisie , la monétisation des déficits budgétaires et des politiques monétaires accommodantes, note le Fonds qui avertit toutefois que l’année prochaine, la région y compris la Tunisie subira de nouvelles pressions à la hausse, imputables à l’augmentation des prix mondiaux de l’énergie, à la suppression progressive des subventions à l’électricité et à l’eau .

Voilà pourquoi il est estimé qu’une  politique monétaire accommodante et une plus grande flexibilité du taux de change contribueraient à favoriser la croissance et la stabilité macroéconomique. Lorsque la compétitivité se dégrade, que les pressions sur le taux de change nominal s’accentuent (par exemple creusement de l’écart entre les taux de change officiels et officieux) et que l’asymétrie des bilans est limitée, une transition plus rapide vers des régimes de taux de change plus flexibles s’impose pour éviter un ajustement macroéconomique plus complexe par la suite. La plus grande flexibilité doit aller de pair avec l’indépendance de la banque centrale  au titre de laquelle des avancées ont été enregistrées en Tunisie, la détermination d’un autre point d’ancrage nominal, le renforcement des capacités institutionnelles, la réduction du primat de la politique budgétaire, le développement de marchés des changes plus larges et plus liquides et le renforcement de la surveillance et de la réglementation bancaire.

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Le Forum Economique Mondial a dévoilé cette semaine son rapport global sur la compétitivité des différents pays du monde. Le Forum a analysé les niveaux de corruption, d’inflation et de stabilité pour élaborer une image virtuelle de chaque pays, rapporte Mosaïque fm.

L’un des facteurs utilisés pour élaborer cette image virtuelle est la taxe sur le business laquelle à chaque fois qu’elle augmente fait baisser la compétitivité du pays.

Vingt-cinq pays ont enregistré des taux de taxation sur le business supérieur à 50% et parmi ces pays, la Tunisie est classée 17ème avec un taux de taxation de 59.9%. La Tunisie a cependant baissé ses taxes par rapport à l’année dernière, puisqu’elles étaient estimées à 62%.

L’Argentine quant à elle est à la première place de ce classement, alors que la Bolivie et le Tajakistan complètent le podium. Au niveau africain, l’Algérie est le pays le plus taxé avec un taux de 72.7%, suivie par la Mauritanie avec 71.3%.

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