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instabilité politique

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Les réserves tunisiennes en devises s’assèchent à vue d’œil. Elles ne sont plus que de 10,846 Milliards DT, ou 76 jours d’importation. Le décaissement par le FMI, de la 3ème tranche de prêt, met du temps à se réaliser. Les réformes demandées par les bailleurs de fonds, FMI, BM, BAD et autres, prennent du retard, trop de retard avec les tergiversations de l’UGTT. La stabilité politique est de nouveau remise en cause par les signataires du Pacte de Carthage qui menacent le GUN et mettent en grand danger la résilience financière et monétaire de tout un pays.

C’est de tout cela que celui que l’UGTT appelle l’homme du FMI, Taoufik Rajhi, qui est le ministre chargé des grandes réformes, a parlé à Africanmanager. «Actuellement, on est à la fin du processus de décaissement de la 3ème tranche du crédit du FMI. On rappelle que l’accord initial avec le fonds consistait à avoir deux revues économiques par an. On n’en a fait qu’une seule par an et donc un décaissement par an. La 3ème tranche qui devait, en principe, être décaissée en janvier 2018 a enregistré un retard, dû à des processus internes propres au FMI et à la préparation de certaines statistiques, par la Tunisie et qui concernent l’exécution du budget 2017 qui ne pouvaient être faites qu’en février 2018. Il y avait eu, en décembre 2017, une déclaration d’experts du FMI, concernant la conclusion de l’accord. On attendait cependant la préparation, par le FMI, du rapport à envoyer au conseil d’administration du FMI, ainsi que, de la part de la Tunisie, l’envoi du MFP (Mémorandum de politique économique et financière) du gouvernement tunisien, qui indique ses engagements en matière politique monétaire, financière et budgétaire. C’est désormais chose faite, signée et envoyée le vendredi dernier par le Gouverneur de la BCT au CA du FMI. Ce dernier se réunira le 23 mars pour examiner le rapport de son Staff et le MFP. Il y aura décaissement, si l’issue est favorable».

  • La Tunisie demande au FMI d’accélérer les décaissements. Quatre au lieu d’une seule          

Taoufik Rajhi annonce aussi une nouveauté dans les négociations de la Tunisie avec le FMI sur le déblocage de ce qui reste des 2,9 Milliards USD. Il affirme ainsi que «la nouveauté, c’est que comme on a eu des retards dans les décaissements, le gouvernement tunisien a demandé un Frontloading ou pré-approvisionnement. Il nous reste au fait 2,2 Milliards USD, en crédits à recevoir du FMI, avec un dernier décaissement en avril 2020. Au rythme actuel de deux décaissements par an, on n’y arrivera pas. C’est ce qui explique notre demande de Frontloading par quatre décaissements par an, divisés en 9 trimestres. Si le FMI est d’accord, nous devrions avoir quatre décaissements en 2018, chacun de 250 MUSD, le 1er en mars, le second en juin, le troisième en septembre et le dernier en décembre 2018, ce qui nous fera un décaissement de 1 Milliard USD au lieu de 700 MUSD. Mais on aura aussi quatre revues économiques du FMI par an, au lieu au lieu d’une comme c’est actuellement le cas. Les revues seront certes serrées, avec des engagements de court terme, clairs et réalisables. C’est ainsi que nous avons demandé à ce que la prochaine revue économique se fasse en mai prochain».

  • Et les Followers, suivront-ils ?

Interrogé sur le reste des bailleurs de fonds de la Tunisie dont les crédits prennent quelque retard, le ministre chargé des grandes réformes affirme à Africanmanager que «le rôle du FMI est très important pour le reste des bailleurs de fonds internationaux. Il joue celui d’agence de notation des pays pour le reste des bailleurs, comme la Banque Mondiale, la BAD (500 MUSD), l’Union Européenne (500 MUSD) qui exige toujours l’accord avec le FMI, la KFW (200 MUSD), les institutions internationales et même les investisseurs privés. C’est ce qui explique que la Tunisie tient toujours à avoir le FMI de son côté. Cela, sans oublier qu’avec l’avis favorable du FMI, nous serions plus confortables pour la prochaine sortie sur les marchés financiers internationaux, car il donne un signal très important aux marchés financiers, démontrant que la Tunisie est sur une bonne trajectoire pour les réformes, ce qui atténuera aussi, un tant soit peu, l’effet négatif de la dernière notation de Moody’s».

  • Les 4 reproches de Moody’s qui risque d’influencer la décision du CA du FMI

Interrogé sur l’impact que pourrait avoir la dernière dégradation de note, faite par l’agence de notation Moody’s, Rajhi explique à Africanmanager que «la dernière dégradation de la note souveraine de la Tunisie par Moody’s était en fait basée sur quatre éléments. Trois sont des éléments de réformes majeures et un élément de politique. Dans le 1er, l’agence de notation a reproché à la Tunisie d’avoir une masse salariale trop élevée. Cela requiert une réforme de la fonction publique, qui n’est pas encore achevée il faut le dire. Moody’s reprochait aussi à la Tunisie le retard dans la réforme des caisses sociales, avec 2,5 Milliards DT de déficit, structurel pour la CNSS et la CNRPS. Le 3ème reproche est relatif à la dette des entreprises publiques, qui est désormais de 12,5 Milliards DT, garantis par l’Etat. Cela appelait une réforme des entreprises publiques, qui traîne encore. Le 4ème reproche et qui aussi justifie la dégradation de la note tunisienne, c’est l’instabilité politique. Le gouvernement travaille actuellement sur les trois premiers et les réformes qui y sont requises».

  • Les problèmes et leurs solutions resteront les mêmes, quel que soit le gouvernement

Les quatre éléments de reproche sont pourtant toujours là, tant sur le manque de réformes économiques que sur l’instabilité politique ou les dernières demandes de remaniement et même de changement pur et simple de gouvernement. Cela, alors que le 3ème décaissement du FMI tarde à venir, n’arrange pas les choses. Interrogé pour savoir si la Tunisie reste, malgré cela, en situation favorable pour ce déblocage qui est vital pour les finances du pays, Taoufik Rajhi indique à Africanmanager que «au gouvernement, nous avons convaincu l’équipe du FMI de notre volonté d’aller de l’avant dans les réformes. Certaines ont été déjà insérées dans la LF 2018, avec un engagement ferme de réduire le déficit budgétaire à 4,9 %. Ils ont été aussi, nous le pensons, par notre sérieux dans la réforme des caisses sociales et on a un projet de loi pour la réforme de la CNRP et un projet de décret pour la réforme de la CNSS, sans oublier la stratégie de réforme des entreprises publiques. Le mangement du FMI ne serait pas allé en CA s’il n’avait pas été convaincu du sérieux et de la volonté du gouvernement d’aller au fond des réformes. Pour l’aspect politique, il est certes interne, mais il nuit aux discussions du gouvernement avec le FMI et les partenaires internationaux. C’est pour cela que la stabilité pourrait énormément aider dans ces discussions.

Maintenant, qu’il y ait remaniement, partiel ou total, changement du gouvernement ou pas, les problèmes et les solutions sont les mêmes. Les problèmes, ce sont la réforme des caisses sociales, la maitrise de la masse salariale, la réforme des entreprises publiques. Et quel que soit le chef du gouvernement et son gouvernement, ils devront toujours faire face et résoudre, sans attendre, tous ces problèmes. Les solutions aussi sont connues et on n’invente pas la roue» !

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Alors que le Nigeria sort de la récession de 2017, la confiance des investisseurs en Afrique de l’Ouest devrait s’améliorer en 2018. Cependant, selon la « Cartographie des risques » établie par Control Risks (www.ControlRisks.com), le spécialiste mondial du conseil en gestion des risques, dans ses prévisions annuelles des risques politiques et de sécurité, l’incertitude politique à l’approche des élections présidentielles de 2019 au Nigeria et les inquiétudes actuelles en matière de sécurité font partie des principaux risques pour les entreprises opérant dans la région.

Tom Griffin, principal partenaire de Control Risks pour l’Afrique de l’Ouest, déclare :

« 2017 a été une année difficile et turbulente pour les entreprises de la région, mais avec la sortie du Nigeria de la récession et l’atténuation des pénuries de devises, nous constatons une forte augmentation de la confiance des investisseurs. Un autre moteur essentiel de croissance sera la Côte d’Ivoire, où la croissance économique devrait atteindre environ 7 % l’an prochain. Il n’y aura qu’une poignée d’élections dans la région en 2018, ce qui signifie que la continuité prévaudra largement, les décisions politiques ayant un impact crucial sur l’environnement des entreprises.

Néanmoins, au Nigeria, bien que les élections présidentielles aient été reportées jusqu’en 2019, la campagne a déjà commencé. L’incertitude qui en découle, ainsi que le besoin de liquidités qu’entraîne une élection, font que l’instabilité politique et les régulateurs, dont les actions seront difficiles à prévoir, demeurent parmi nos principaux risques pour les entreprises au cours de l’année à venir ».

Pour 2018, Control Risks a identifié les principaux risques suivants que pourraient courir les entreprises en Afrique de l’Ouest :

  • Terrorisme et activisme : les biens et le personnel des entreprises en Afrique de l’Ouest resteront vulnérables aux attaques des groupes militants transnationaux ou nationaux. Al-Qaïda en particulier, ainsi que ses groupes affiliés, continueront de représenter une menace pour les opérateurs dans le Sahel, tandis que l’industrie pétrolière et gazière du delta du Niger, au Nigeria, continuera d’être exposée aux attaques des groupes militants nationaux. Si les conflits politiques et socioéconomiques qui sous-tendent ces mouvements ne sont pas réglés, la menace persistera en 2018.
  • Régulateurs irréguliers : alors que les pays de la région, notamment les économies tributaires des produits de base, sont confrontés à des pressions budgétaires croissantes, les opérateurs doivent s’attendre à ce que les organismes de réglementation se comportent de plus en plus comme des organismes générateurs de recettes : en renforçant les dispositions relatives au contenu local, en introduisant des conditions fiscales plus strictes, en révisant les contrats ou en imposant de manière erratique des amendes aux entreprises dans l’espoir de stimuler les finances publiques. Cela donnera lieu périodiquement à des différends commerciaux, à des contestations judiciaires et à la nécessité pour les entreprises de s’engager auprès des intervenants gouvernementaux.
  • Instabilité politique : les griefs politiques et socioéconomiques prolongés continueront d’alimenter le mécontentement populaire et le désir d’un changement de régime dans certaines parties de la région. La tentative de réélection du président camerounais Paul Biya, dans un contexte de crise persistante dans les régions anglophones, ne fera qu’exacerber les tensions, tandis que les citoyens togolais continueront à protester pour mettre fin à 50 ans de règne de la dynastie Gnassingbé. Les manifestations représenteront des menaces pour la sécurité des entreprises, tandis que les changements de régime entraîneront d’importants changements institutionnels et compliqueront les engagements des opérateurs.
  • Nouveaux secteurs, nouveaux risques : du potentiel offshore du Sénégal au secteur minier embryonnaire du Nigeria, certains pays d’Afrique de l’Ouest feront en 2018 des incursions dans des secteurs jusque-là sous-exploités. Les investisseurs éventuels doivent suivre de près l’évolution de la capacité du gouvernement à superviser ces secteurs et les risques associés à ces projets.
  • Risques opérationnels récurrents : la majorité des principaux risques et défis auxquels sont confrontées les entreprises en Afrique de l’Ouest sont des obstacles pratiques récurrents aux opérations courantes. Pénuries ou difficultés d’approvisionnement en carburant, en devises étrangères, en équipement et en main-d’œuvre qualifiée ; le déficit en infrastructures qui persiste dans la grande majorité de la région, tels que l’électricité et les transports, continuera de se traduire par des coûts plus élevés, une demande accrue en ressources de gestion, un environnement plus difficile pour la collecte de capitaux et une incertitude plus grande pour les entreprises par rapport à d’autres régions.

De nombreux pays d’Afrique, dont le Nigeria et le Cameroun, sont confrontés à la perspective de ce qui pourrait devenir une crise de la dette souveraine, dix ans après avoir suivi les pas du Ghana sur le marché obligataire international. Le problème est lié au niveau élevé de la dette extérieure, à l’incertitude persistante sur la récupération des prix des produits de base pour financer les remboursements et aux emprunts pour financer les dépenses courantes. Les pays tributaires des revenus pétroliers sont particulièrement vulnérables à l’envolée de la dette en 2018.

Au Nigeria et au Ghana, les projets d’emprunt massifs pour financer des projets d’infrastructure à long terme ne généreront pas suffisamment de revenus au cours de l’année à venir pour financer le remboursement de la dette. Dans un contexte d’inflation croissante et de prix du pétrole en baisse, les paiements au titre du service de la dette du Nigeria (lesquels ont doublé en 2016 pour atteindre 66 % du total des recettes) devraient encore augmenter, ce qui pèsera lourdement sur un budget déjà très serré. Alors que le gouvernement du président Muhammadu Buhari est à mi-parcours de son mandat, alors qu’il n’a pas encore tenu bon nombre des promesses qui l’ont porté au pouvoir et qu’il est déjà entré en campagne, les entreprises nigérianes resteront extrêmement sensibles à l’instabilité politique et opérationnelle en 2018.

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L’agence américaine de notation Fitch Ratings dit à peu près la même chose que les autorités tunisiennes sur les bonnes perspectives de croissance et la réduction du déficit, mais c’est insuffisant pour faire monter la note de défaut émetteur à long terme en devises étrangères du pays. Dans son rapport publié hier vendredi 17 novembre 2017, Fitch maintient cette note à “B+”, avec perspective stable, tout de même, pour essentiellement une raison : L’instabilité politique.

Dans le chapitre des bons points, il y a l’amélioration des indicateurs sécuritaires et économiques depuis 2016, la prédiction du repli du déficit dans les années à venir ainsi qu’une dynamisation de la croissance du PIB à 2,2% pour cette année contre à peine 1% en 2016.

D’après Fitch, la Tunisie est apte à réaliser un taux de croissance de 2,8% en 2018 et 3% en 2019, qui sont les conditions d’une reprise économique graduelle. Mais il y a le poison de l’instabilité politique et la dégradation de la sécurité dans le pays, des éléments que l’agence américaine prend très sérieux. Ce qui explique d’ailleurs que Washington hésite à garantir le prêt tunisien de 500 millions de dollars.

Mais ce n’est pas le seul ombre sur le tableau de la Tunisie, il y a aussi l’explosion de la dette publique, que Fitch Ratings évalue à 70% du PIB à la fin de 2017 contre 62% en 2016. Si on on y ajoute le déficit budgétaire devenu chronique, le service de la dette risque de monter très vite, jusqu’à 76% du PIB en 2024.

L’agence pointe également la forte dépendance de la Tunisie du financement international pour réduire son déficit. Cet appui devra se poursuivre pour maintenir à flot le pays, mais si jamais il faiblit c’est tout l’édifice des financements extérieurs qui s’effondre, alerte Fitch.

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Le vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et dirigeant du mouvement Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a mis les pieds dans le plat en évoquant le grand âge du chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi et de son compagnon Rached Ghannouchi. Dans un entretien avec  la Tribune de Genève, paru hier mardi 24 octobre 2017, Mourou s’est interrogé en ces termes : «Un pays qui a à sa tête par un président qui a 93 ans et qui est allié à Rached Ghannouchi, qui a 76 ans, est-il vraiment stable? Que va-t-il se passer si l’un des deux venait à disparaître?». Pour bien corser l’équation, il a ajouté : «Il n’y a pas d’accord entre leurs partis».

Par ailleurs Mourou a évoqué un tout autre sujet, qu’on jette souvent à la face des islamistes, les obligeant à donner moult assurances : Les liens organiques et historiques les Frères musulmans. Le leader d’Ennahdha a affirmé que la rupture est consommée depuis 1978, arguant que son mouvement a tracé sa propre voie et révisé ses postures sur les libertés publiques et privées.
La Tribune de Genève indique que le vice-président de l’ARP a fait le déplacement à Bienne pour apporter ses lumières aux jeunes musulmans de la région à l’occasion de la 22e rencontre de la Ligue des musulmans de Suisse.

Sur le profil de Dali Ben Abdallah dans sa page officielle des RS, on ne trouve pas beaucoup d’informations sur la personne, sauf qu’il est de Tunis et y vit. Nous supposons donc que c’est un citoyen lambda, qui s’exprime de manière originale sur la situation du pays dans lequel il vit.

“Sept ans déjà depuis la «barwita», la charrette devenue symbole de démocratie.
– 3 présidents de la République
– 7 Premiers ministres
– 10 gouvernements
– 286 ministres
– 195 secrétaires d’État
– 218 conseillers 
– 217 députés X2 
– 1,00002 % de croissance annuelle
– 1euro= 3 dinars
– 208 partis politiques
– une ch..’tiiiiiiiit’ d’ONG
– 47 000 élèves inscrits dans 1668 écoles coraniques, potentiellement futurs terroristes
– 5236 mosquées X 4 haut-parleurs
– 12 milliards de dinars de dettes publiques
– Une autre ch…’tiiiiiiiit’ de problèmes ont été diagnostiqués par tout le beau monde de la politique, re-diagnostiqués et re-rediagnostiqués
-Toutes les solutions reposent sur ‘ «inchallah»’
………et toujours le même gouverneur de la Banque centrale.
Ça me rappelle une chanson de Michel Delpech de 1966 intitulée ‘’Inventaire 66’’ et dont les 2 refrains finissent par ‘’Et toujours le même président’’ (Charles de Gaulle).

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Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le directeur général du commerce extérieur, Lazhar Bennour, a déclaré que l’instabilité politique a impacté l’évolution des exportations des entreprises. Car tout cela a fait perdre à plusieurs d’entre elles le rythme de l’évolution de leurs productions et leurs exportations.

Il dit par ailleurs qu’il craint que l’on n’arrive pas à réaliser un chiffre positif durant le deuxième semestre de l’année en cours. Pour l’éviter, Bennour a affirmé qu’ils sont en train de voir comment implémenter des mesures d’urgence récemment annoncées par son département.

De même, les efforts se conjuguent pour assurer une refonte totale du CEPEX et toute la politique de soutien de manière à faire de la Tunisie une plateforme de commerce et de service au niveau méditerranéen. Interview :

L’initiative de former un gouvernement d’union nationale a engendré une certaine instabilité. Plusieurs experts en économie ont mis en garde contre cette instabilité politique, car elle risque de toucher certains secteurs dont notamment le commerce extérieur. Qu’en pensez-vous ?

Certainement oui… Un certain ralentissement a été constaté au niveau de l’exportation de l’ensemble des entreprises exportatrices.

On a remarqué qu’une évolution des exportations de ces sociétés a eu lieu en janvier 2016, puis une certaine accélération en mars qui s’est poursuivie jusqu’au début du mois de juin dernier.

Mais malheureusement un certain ralentissement a été remarqué à partir de la moitié du mois de juin en termes d’évolution des exportations des sociétés totalement exportatrices

Ces entreprises, qui sont généralement étrangères, sont très sensibles à la situation politique et économique du pays. Cette vulnérabilité a fait perdre à plusieurs entreprises étrangères le rythme de l’évolution de leurs productions et leurs exportations.

Donc, l’impact est clair, mais nous souhaitons une amélioration de la situation, essentiellement au cours du deuxième semestre de 2016.

C’est important pour des entreprises étrangères qui travaillent dans des secteurs stratégiques dont notamment l’industrie mécanique et électrique, le textile-habillement, le cuir et chaussures et cherchent à  redémarrer avec des signes d’expansion très positifs.

Cela va par la suite nous aider à minimiser le déficit de la balance commerciale et celui de la balance courante, tout en améliorant la situation du dinar tunisien.

Avez-vous des chiffres ou pourcentages sur le taux de ralentissement au niveau de l’évolution des exportations de ces entreprises ?

Ils sont actuellement de l’ordre de 11%. Mais si la situation était plus claire, on pourrait avoir des chiffres aux alentours de 15 à 16% de l’évolution des exportations.

Les craintes de votre département, si le climat instable persiste ?

On a déjà un feedback de la part des entreprises exportatrices, notamment celles totalement exportatrices.

On a déjà remarqué que ces dernières n’aiment pas le flou. Par contre, elles veulent la clarté et la visibilité pour qu’elles puissent continuer à exporter et à tisser des relations de partenariat avec des donneurs d’ordre étrangers, tout en assurant l’extension de leurs activités.

On n’est pas sûr qu’on aura un chiffre positif durant le deuxième semestre de cette année, comme c’est le cas pendant le premier semestre. Mais cela n’empêche que les signes de la demande extérieure sont très positifs et ce, malgré la situation un peu morose de l’Union européenne.

Comment satisfaire cette demande ?

On ne peut satisfaire cette demande qu’à travers les sociétés totalement exportatrices puisque les autres sociétés partiellement exportatrices sont en train de fournir un effort louable.

Mais c’est encore insuffisant, surtout que les entreprises totalement exportatrices ne doublent pas leurs efforts pour satisfaire l’évolution de la demande internationale.

Certains observateurs estiment que l’heure n’est pas aux constats et aux propositions, mais plutôt à l’action, surtout que plusieurs entreprises tunisiennes ont fait preuve d’une certaine résilience au cours de ces cinq dernières années. Qu’en pensez-vous ?

C’est logique et c’est pour cette raison que le ministère du Commerce avait organisé au cours du mois d’avril la journée de l’export, tout en proposant une panoplie de mesures d’urgence et d’autres d’ordre structurel.

Pour l’étape actuelle, on est en train de voir comment implémenter ces mesures, surtout que beaucoup d’entre elles restent tributaires du travail d’autres ministères.

A ce niveau, on peut affirmer que plusieurs structures ne sont pas en train de bouger à la même vitesse que notre département du Commerce..

C’est pourquoi, on est en train de mettre en place les mesures qui dépendent uniquement de notre ministère et on a essayé de pousser les autres structures à réagir positivement.

Parmi les mesures prises, on cite la mise en place d’un SOS export avec un système de Networking entre les différentes structures pour qu’on soit au service des exportateurs.

D’autres mesures concernent la facilitation et l’organisation d’une caravane promotionnelle vers l’Algérie qui va englober l’investissement, le commerce et le tourisme.

Pour le marché libyen, notre stratégie se focalise sur l’invitation des importateurs pour promouvoir les relations de partenariat avec ce pays. C’est une démarche cruciale pour que la Tunisie retrouve sa place dans ce marché promoteur.

Et pour le continent africain ?

On va organiser un forum économique africain, tout en invitant les donneurs d’ordre africains. L’accent sera mis sur le service là où on a fort potentiel à exporter.

Des mesures s’imposent puisqu’il y a une urgence et une nécessité d’adopter des stratégies plus claires et plus agressives en matière de promotion des exportations.

Et pour les mesures structurelles ?

On va s’attaquer à ce genre de mesure pour qu’on ait une politique claire sur l’avenir de ce secteur au cours des dix prochaines années.

On va procéder à une refonte totale du CEPEX et une refonte de toute la politique de soutien direct, tout en prenant en compte des nouvelles données relatives à l’infrastructure dont notamment le nouveau port à Ennfidha. C’est une donnée essentielle pour notre vision, car l’objectif est clair : faire de la Tunisie une plateforme de commerce et de service au niveau méditerranéen.

Les axes sont identifiés. On doit avoir une politique de promotion plus agressive et une politique de soutien et de financement des exportations simple, efficace et qui prendrait en considération les besoins des exportateurs.

On doit mettre en place des réformes institutionnelles et des réformes juridiques pour avoir un climat d’affaires favorable à l’exportation et au commerce international, tout en développant de nouvelles formes du commerce international comme l’e-commerce.

L’entrée en vigueur de ces mesures ?

Cette stratégie s’étalera sur une période de 10ans. Un expert international sera recruté, il sera chargé de faciliter l’actualisation et la capitalisation des mesures et des outils accomplis.

Il sera par la suite appelé à proposer une stratégie claire qui sera certainement basée sur des mesures structurelles.

Il est à noter que cette stratégie sera élaborée avec un financement accordée par la Banque mondiale dont le montant n’a pas encore été fixé.

Comment faire pour renforcer la compétitive des entreprises sur les marchés internationaux ?

Il faut diversifier notre offre. C’est important pour assurer la diversification de notre destination.

Pour pérenniser notre présence sur le marché international, il faut aussi développer l’industrie de la réexportation. Car la Tunisie durant toute son histoire était une plateforme de réexportation.

On doit donc exporter notre offre et en cas d’absence de cette dernière, on est appelé à importer et réexporter vers les marchés voisins.

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En Afrique, la sécurité génère un business très juteux, pour les raisons que l’on sait. L’assureur français Axa et le britannique Chaucer ont décidé récemment d’exploiter ce filon en montant la société Africa Speciality Risks. Cette nouvelle unité, assez inédite sur le continent, va opérer dans les sinistres et dommages en rapport avec le terrorisme, l’instabilité politique et les révoltes populaires. Axa et Chaucer ont annoncé à Abidjan (Côte d’Ivoire) l’entrée en service d’Africa Speciality Risksson dans l’espace de l’Union économique et monétaire ouest-africaine (Uemoa). En attendant d’essaimer dans les autres régions de l’Afrique où le boulot ne manque pas !

Cette annonce intervient à peine trois mois après la décision des deux ténors de l’assurance de joindre leurs moyens pour s’implanter en Afrique dans le domaine du risque. Le moins qu’on puisse dire est que Axa et Chaucer n’ont pas trainé, craignant certainement que les concurrents leur grillent la politesse. Africa Speciality Risks, membre du Lloyd’s (marché international d’assurance composé d’assureurs regroupés en syndicats, NDLR), aura son siège social à Londres.

Une fourchette de 25-250 millions de dollars de couvertures

« Nous avons conscience que ce segment est nouveau. C’est pourquoi nous nous donnons dix ans comme objectif pour capter des contrats », a déclaré Boa Jhonson, le directeur général d’Axa Côte d’Ivoire. La nouvelle unité va couvrir des risques sur des biens et activités compris entre 25 à 250 millions de dollars, mais également dans les secteurs de l’énergie, de la construction, de la marine, de l’aviation et du crédit. C’est à l’Île Maurice que toutes les souscriptions seront traitées.

« Nous avons déjà couvert des risques liés au terrorisme sur le continent. Après l’attentat terroriste du centre commercial de Westgate à Nairobi, nous avons payé plus de 120 millions de dollars de dédommagements », confie Edward Lines, responsable chez Chaucer.

D’après les émissaires du groupe à Abidjan, les demandes d’assurances risques en rapport avec la politique ont fait un bond phénoménal au Gabon. Africa Speciality Risks a fait savoir qu’elle réceptionne à peu près 50 demandes par jour pour la couverture de risques politiques, un flux dopé par les craintes liées à l’élection présidentielle d’août, un rendez-vous sous haute tension.

La société a cimenté son affaire en ventilant des directeurs de développement en Côte d’Ivoire, au Maroc, en Afrique du Sud, au Nigeria et à Maurice.

Axa prospère en Afrique !

Pour Axa, l’Afrique est une terre bénie. Depuis deux ans, le français fait feu de tout bois et accumule frénétiquement les acquisitions et les partenariats sur le continent, où il opère dans huit pays (Algérie, Côte d’Ivoire, Égypte, Gabon, Cameroun, Maroc, Nigeria et Sénégal).

En 2014, Axa s’est payé 77% de l’assureur nigérian Mansard Insurance et a acquis l’an dernier 7,15 % du capital du leader africain de la réassurance, African Reinsurance Corporation (Africa Re).

En février dernier, il a scellé un partenariat avec Africa Internet group — l’un des ténors africains du commerce en ligne –, ce qui permet à Axa d’avoir le monopole de la distribution de produits et services d’assurances sur ses différents sites. En 2015, le français a réalisé un bénéfice net de 5,61 milliards d’euros.

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