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Le taux d’occupation des zones industrielles à Sidi Bouzid ne dépasse pas 3%, fait remarquer le gouverneur de la région, Anis Dhifallah, samedi, lors de la troisième session ordinaire du conseil régional.

Le chômage est en hausse dans la région à cause de l’absence d’entreprises à forte employabilité et du faible taux d’implantation dans les zones industrielles, lesquelles zones industrielles sont pourtant nombreuses dans la région, ajoute le gouverneur.

Dhifallah signale, cependant, que les projets encore bloqués ne sont plus que dix et il n’en restera que huit, dans un mois, avec la réalisation d’une cimenterie à Mezzouna et d’un grand marché, à Oum Laadham.

L’accent est mis, lors de cette session, sur la croissance des investissements agricoles avec l’entrée en vigueur de la nouvelle loi sur l’investissement. Ainsi 22,7 millions de dinars de subvention au profit de 1894 bénéficiaires ont été approuvées pour des investissements globaux de 75,5 millions de dinars, en 2018, contre 65 millions, en 2017.

L’abondance de la production des légumes précoces enregistrée, au cours de cette saison, est confrontée aux difficultés de la distribution et de la baisse des exportations, selon un rapport présenté à cette occasion.
Dans le secteur de la santé, plusieurs problèmes liés à la faiblesse du budget sont évoqués dont le manque de médicaments, d’équipements et de maintenance, outre la nécessité de recruter des médecins spécialistes, notamment, en gynécologie, pédiatrie, chirurgie et urologie.

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La Tunisie est l’un des pays importateurs de pétrole de la région MOANAP (Moyen-Orient, Afrique du Nord, Afghanistan et Pakistan) qui ont réussi à accroître leurs recettes fiscales, mais en absence de réformes abouties en matière de subventions, ces gains ont été en partie contrebalancés par la hausse de ces dernières, à cause de la hausse des prix du pétrole, selon un article publié, mardi 13 novembre 2018, sur le site du Fonds Monétaire International (FMI).

Anastasia Guscina et Boaz Nandwa, les deux auteurs de l’article intitulé “Comment les pays peuvent réduire leur dette et préserver la croissance”, estiment qu’avec le resserrement des conditions financières mondiales, il est devenu plus urgent de réduire les déficits budgétaires et la dette des pays du Moyen-Orient et d’Asie centrale.

L’accumulation de la dette ces dernières années, plus de 50 % du PIB dans près de la moitié des pays de la région, doit être résolue de toute urgence“, indiquent encore les auteurs, ajoutant que malgré le déficit élevé d’infrastructures, les dépenses dans ce secteur ont été particulièrement touchées dans les pays importateurs de pétrole de la région MOANAP, comme Djibouti et la Mauritanie.
Pour les deux experts, si les pays ne réagissent pas rapidement, ils seront contraints d’allouer une part croissante de leur budget au paiement d’intérêts et au remboursement de leur dette plutôt qu’aux investissements vitaux dans le capital physique et humain, favorables à la croissance.
Pour que la politique budgétaire puisse amorcer un cercle vertueux de croissance et d’équité, les réformes budgétaires doivent être soigneusement conçues pour protéger les pauvres“, soulignent encore les experts, rappelant que lorsque les pays réduisent leurs dépenses ou relèvent leurs impôts, “ils peuvent nuire aux groupes les plus vulnérables de la société“.

Les pays ayant réussi à réduire leurs déficits tout en préservant les investissements publics ont enregistré une croissance plus forte et sont parvenus à répartir les revenus de façon plus équitable“, estiment les auteurs.
Et d’expliquer que les gouvernements qui ont entrepris la réforme des subventions et des salaires de la fonction publique en privilégiant les dépenses sociales (éducation, soins de santé, dispositifs de protection sociale) “ont enregistré une croissance plus forte à long terme et une plus grande égalité de revenus“.
Au cours des trois dernières années, la plupart des pays de la région MOANAP, du Caucase et d’Asie centrale (CAC) ont réduit leurs déficits en adoptant une série de mesures pour comprimer leurs dépenses et accroître leurs recettes, mais ces réformes n’ont pas toujours été propices à la croissance, selon les auteurs.

Selon le FMI, les gouvernements doivent tâcher de répartir la charge fiscale plus équitablement, notamment, en relevant les impôts sur le patrimoine (biens fonciers, héritage, plus-values, dividendes et intérêts) et en remplaçant progressivement les droits de timbre et autres frais, plus régressifs et coûteux, par un impôt sur le revenu des personnes physiques.
Sur le plan des dépenses, les dirigeants doivent en améliorer la qualité et prendre en compte la hausse probable du coût du service de la dette dans le budget.
En parallèle, il est indispensable d’accroître, ou du moins de préserver, les dépenses dans le capital physique et humain. Il faudra par conséquent s’employer à réduire la masse salariale dans des pays tels que la Tunisie, l’Algérie et le Koweït.

TAP

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Le rideau est tombé, vendredi 9 novembre 2018, sur l’Africa Investment Forum (AIF) (AfricaInvestmentForum.com), après un marathon de trois jours qui a vu des transactions d’une valeur de plusieurs milliards de dollars être finalisées.

L’Africa Investment Forum (AfricaInvestmentForum.com) s’est terminé sur une note largement positive puisque le groupe de clôture, composé des responsables d’institutions de financement du développement (IFD), a applaudi à l’unanimité cette initiative unique en la qualifiant de rencontre exceptionnelle « qui a dépassé toutes les attentes ».

Le président de la Banque africaine de développement, Akinwumi Adesina, a déclaré aux plus de mille participants présents : « L’aiguille se déplace, elle pointe dans la bonne direction, elle pointe vers l’Afrique. J’exprime toute ma reconnaissance aux investisseurs pour la confiance qu’ils ont manifestée envers le continent. L’Afrique a grandi : son développement ne se fera pas par l’aide internationale, mais grâce aux investissements. Et j’ai le sentiment que vous commencez à vous en rendre compte. »

Des représentants d’IFD, des investisseurs institutionnels, des dirigeants du secteur privé, des représentants de fonds souverains et de sociétés de capitaux du secteur privé venus de tout le continent se sont retrouvés à Johannesburg, en Afrique du Sud, pour participer au tout premier forum d’Afrique axé sur les transactions.

Vendredi midi, sur les 61 transactions évaluées à 40,4 milliards de dollars et soumises pour examen en séances dédiées, 45, représentant plus de 32 milliards de dollars, ont suscité l’intérêt des investisseurs. Les chiffres définitifs seront communiqués dans les prochains jours.

Le président Adesina a qualifié ce résultat de 32 milliards de dollars de transactions de grande réussite. « Je ne saurais être plus heureux […] mais nous ne voulons pas nous auto-congratuler. La responsabilité que nous portons est grande, et ce n’est qu’un début. »

La présence de sept chefs d’État et de gouvernement africains a clairement montré aux investisseurs internationaux que les dirigeants africains sont déterminés à créer un environnement économique favorable à même de permettre aux investissements de se poser en douceur sur une piste d’atterrissage sans obstacle. Le président Cyril Ramaphosa de la République d’Afrique du Sud, la présidente Sahle-Work Zewde d’Éthiopie, le président Alpha Condé de la République de Guinée, le président Macky Sall du Sénégal, et le président Nana Dankwa Akufo-Addo du Ghana se sont rendus en Afrique du Sud pour assister à l’AIF. Étaient également présents le vice-président du Nigeria Yemi Osinbajo, le Premier ministre du Rwanda Édouard Ngirente, le Premier ministre du Cameroun Philémon Yang, ainsi que des ministres représentant le Royaume du Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Niger et le Gabon. Des gouverneurs et des membres du Conseil d’administration de la Banque africaine de développement avaient fait aussi le déplacement.

Lors de la cérémonie officielle d’ouverture, la présidente d’Éthiopie, Sahle-Work Zewde, première femme à occuper cette fonction dans le pays, a déclaré aux délégués : « L’Africa Investment Forum est indispensable pour faire évoluer le discours sur l’Afrique. Envisager l’Afrique à travers les seuls prismes de la paix et de la sécurité ne nous mène nulle part. Nous devons nous attaquer à la question des risques perçus par les investisseurs sur le continent et changer l’état d’esprit qui l’entoure. »

Les opportunités et les transactions que génèrent les domaines de l’énergie, des infrastructures, de l’agroalimentaire et de l’agro-industrie ont attiré des investisseurs internationaux et africains de haut niveau, faisant de ce Forum le nouvel « horizon » pour les investissements et lui permettant de capter l’attention des investisseurs mondiaux et africains.

L’investissement en Afrique par les Africains s’est imposé comme l’un des messages essentiels du Forum. Le Premier ministre du Gauteng, David Makhura, a mis en exergue les accords signés avec l’Afrique du Sud, d’une valeur de 6 milliards de dollars, ainsi que la signature d’un protocole d’accord de 2,6 milliards de dollars avec le Ghana pour un projet de SkyTrain à Accra.­

« Nous sommes très fiers du fait que des entreprises sud-africaines investissent dans d’autres pays africains. C’est vraiment gratifiant », a déclaré David Makhura.

Plusieurs investisseurs et participants attendent avec impatience l’édition 2019 de l’Africa Investment Forum : « Les résultats constatés ici, ces deux derniers jours, font chaud au cœur […]. Si nous commençons à 80 %, imaginez ce que nous ferons dans cinq années à venir ! Avec le succès de cette première édition, les Africains ont toutes les raisons de croire en l’avenir », a affirmé Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement d’Afrique du Sud.

L’AIF  (AfricaInvestmentForum.com), organisé par la Banque africaine de développement en partenariat avec la Banque africaine d’export-import (Afreximbank), Africa Finance Corporation, Africa50, la Banque de développement de l’Afrique du Sud, la Banque européenne d’investissement, la Banque islamique de développement et la Banque du commerce et du développement, a réuni des investisseurs internationaux et continentaux, des dirigeants de premier plan du secteur privé et des institutions de financement du développement, des dirigeants sportifs mondialement connus et plusieurs jeunes entrepreneurs en technologies de pointe.

La prochaine édition de l’Africa Investment Forum  (AfricaInvestmentForum.com) est prévue pour novembre 2019.

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Le président de l’Instance tunisienne de l’investissement, Khalil Laâbidi, a fait savoir dans une interview accordée à Africanmanager que comme déjà annoncé en 2017, une reprise a été constatée durant cette année au niveau de l’investissement étranger, mais elle demeure assez timide pour le moment. Toutefois l’intérêt des investisseurs étrangers pour la Tunisie est manifeste, à travers les visites qu’ils effectuent en Tunisie.

Outre la multiplication des visites, Laâbidi a évoqué l’émergence de nouveaux investisseurs en provenance par exemple de l’Asie et de l’Europe de l’Ouest et qui souhaitent s’installer en Tunisie. Il y a aussi, selon ses dires, des entreprises européennes qui aujourd’hui ont de grandes difficultés pour écouler leurs marchandises aux Etats-Unis, et sont en train de chercher de nouveaux sites de production, et la Tunisie se positionne bien dans ce domaine, selon ses dires.

Au niveau interne, le responsable a affirmé que la situation de l’investissement est en quasi amélioration et les gens se sont habitués à travailler malgré l’instabilité politique : “La situation politique n’a jamais nui aux intérêts des investisseurs tunisiens ou étrangers“, a assuré Laâbidi, affichant son espoir d’atteindre le chiffre de 3 Milliards de dinars au niveau de l’investissement étranger contre 2 Milliards en 2017. “Jusqu’au mois d’août dernier, les chiffres sont positifs et en amélioration et c’est à partir de cette date qu’on peut dire que la reprise a été amorcée“, a-t-il soutenu.

Dans le même ordre d’idées, le président de l’Instance tunisienne de l’investissement a tenu à préciser que de grandes marques veulent s’implanter en Tunisie, citant à titre d’exemple deux grands investisseurs japonais dans le domaine du câblage dont l’un avec une capacité d’emploi de 5 mille personnes.

Mis à part ces deux investisseurs, Laâbidi a cité un investisseur actif dans le domaine du câblage qui a quitté la Tunisie mais envisage un retour après un passage à vide d’une année et demi. Deux autres constructeurs automobiles souhaitent aussi s’installer en Tunisie, l’un est chinois et il est en train de débarquer tout en faisant des investissements avec un taux d’intégration dépassant les 40%. L’autre est un investisseur qui vise l’exportation à partir de la Tunisie. A cela s’ajoute un début de reprise dans le secteur du textile, de l’agroalimentaire et de la pharmaceutique.

Interrogé sur le PLF 2019, Laâbidi a qualifié ce projet de “positif” : “Il y a de très bonnes mesures dans la loi de finances 2019. La première est de rassurer l’investisseur sur le fait qu’il n’y aura pas d’augmentation de la pression fiscale. La deuxième est qu’au niveau des entreprises totalement exportatrices où il y aura, à partir de 2021, un rapprochement du régime on-shore et offshore qui se rencontreront au taux de 13%. Du coup, les sociétés qui travaillent dans l’on-shore auront une baisse de l’imposition de 25 à 13,5% et celles totalement exportatrices verront le taux augmenter de 10 à 13,5%. Ajoutons à cela les mesures qui encouragent à investir dans le secteur hospitalier et la baisse de la TVA appliquée sur certaines activités“.

Le responsable de l’Instance tunisienne de l’investissement a évoqué le virage de la Tunisie vers l’économie du savoir et les nouvelles technologies : “Aujourd’hui je propose de prendre quelques mesures sur la voiture électrique, sur le câblage et les composantes automobiles, sachant que tout le secteur de l’automobile est en train de migrer vers la voiture électrique. Il faut soutenir cette industrie notamment au niveau des droits de douane et leur donner plus d’avantages”.

Sur le projet de la banque des régions,  il a expliqué qu’il s’agit là d’une des solutions qui pourraient donner des résultats, soulignant toutefois qu’on aurait pu travailler autrement à travers les banques qui existent déjà en mettant à leur disposition des fonds publics qu’elles gèrent pour le compte de l’Etat avec des conditions bien déterminées, selon ses dires.

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Après la validation de sa nouvelle équipe par les députés hier, Youssef Chahed doit dès ce mardi retourner au charbon. Et à en croire le directeur du département Moyen-Orient et Asie centrale au Fonds monétaire international (FMI), Jihad Azour, le chef du gouvernement a du plain sur la planche. Il a déclaré, ce matin sur Express FM, que «l’économie tunisienne recèle des atouts très prometteurs, grâce surtout à ses ressources humaines et ses diplômés. Cela dit, le PIB demeure faible et il faudra doter la politique économique d’axes clairs».

Parmi ces axes il y a la sauvegarde de la stabilité économique, laquelle passera par la maitrise du déficit du budgétaire, un déficit qui impacte négativement l’inflation et la confiance des investisseurs.
Par ailleurs Azour a souligné le niveau de la dette, trop élevé selon lui, donc il y a des efforts à faire pour préserver la compétitivité de la Tunisie, ragaillardir la confiance des investisseurs et adopter une politique monétaire taillée pour contenir l’inflation et maintenir les réserves en devises à un niveau convenable.
Enfin la Tunisie devra poursuivre les réformes structurelles, notamment celle qui cible la fonte de la masse salariale dans le secteur public, tout cela en dynamisant le secteur privé et en rognant ses coûts.

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Durant les dix premiers mois de l’année en cours, 328 projets industriels ont été déclarés auprès de la direction régionale de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII) à Sousse. Ils devront créer plus de 5000 emplois.
Parmi ces projets, réalisés moyennant des investissements de l’ordre de 165,8 millions de dinars, ceux totalement exportateurs.
Par ailleurs, dans les services liés à l’industrie, 798 projets ont été déclarés. Ils ont mobilisé environ 58,8 millions de dinars et vont générer 3119 emplois.
Au cours de la même période, les investissements étrangers dans la région ont totalisé 86,3 millions de dinars permettant la création de 56 projets industriels qui vont fournir au moins 2500 emplois.
Dans les activités totalement exportatrices, les investissements ont dépassé 12,4 millions de dinars et vont assurer 433 emplois, selon les statistiques de l’APII à Sousse.

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Le président sud-africain Cyril Ramaphosa a donné le coup d’envoi officiel de la toute première édition de l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmentForum.com), jeudi 8 novembre 2018 à Johannesburg, en soulignant que l’Afrique est non seulement en croissance mais aussi dans une pleine dynamique, devenue une destination de choix pour les investissements.

L’Africa Investment Forum constitue un rassemblement sans précédent de fonds de pension, de fonds souverains, de marchés de capitaux, de promoteurs de projets et d’investisseurs institutionnels et financiers désireux d’opérer en Afrique.

Qualifiant l’Afrique de « nouvelle frontière mondiale pour les investissements », Cyril Ramaphosa a déclaré : « Que des accords soient [ici] conclus ! Puissions-nous tous prendre part aux transactions qui vont se faire ici. »

Quatre chefs d’État africains – le président de la République de Guinée Alpha Condé, le président du Sénégal Macky Sall, la présidente du Ghana Nana Dankwa Akufo-Addo et la présidente de l’Éthiopie Sahle-Work Zewde – ont fait le déplacement en Afrique du Sud pour participer à l’AIF. Entre autres personnalités présentes figurent le vice-président du Nigeria, le Premier ministre rwandais Édouard Ngirente, le Premier ministre camerounais Philémon Yang, ainsi que des ministres représentant le Royaume du Maroc, la Côte d’Ivoire, la Tanzanie, le Niger et le Gabon. Des gouverneurs et membres du Conseil d’administration de la Banque africaine de développement sont également venus.

Dans son allocution d’ouverture, Akinwumi Adesina a salué le « rassemblement impressionnant » de parties prenantes : « Votre présence ici même montre que l’Afrique vous tient à cœur et que vous avez confiance pour y investir davantage. »

Donnant un aperçu des perspectives dont regorgent les secteurs de l’énergie et de l’agriculture sur le continent, le président Adesina a déclaré : « On s‘est toujours interrogé sur qui serait la nouvelle Chine après la Chine. Eh bien, la Chine l’a fort bien compris : c’est l’Afrique. »

Et de reconnaître que l’Afrique affiche un déficit massif en infrastructures – des ports aux chemins de fer, en passant par les routes, l’électricité et les technologies de l’information et de la communication, indispensables pour stimuler sa compétitivité sur les marchés internationaux. Dans les infrastructures, l’Afrique se heurte à un déficit de financement oscillant entre 68 à 108 milliards de dollars par an, d’après la Banque africaine de développement.

« Mais tout dépend de la façon dont vous voyez les choses, si vous voyez un verre à moitié vide ou un verre à moitié plein, a aussitôt poursuivi Akinwumi Adesina. Considérons tous ces défis comme un verre à moitié plein. Cela signifie aussi que, pour les seules infrastructures, l’Afrique offre des opportunités d’investissement de 68 à 108 milliards de dollars par an. »

« Quel est le continent où les dépenses de consommation et des entreprises atteindront 5 600 milliards de dollars en seulement sept ans ? », a-t-il ajouté. « Ne cherchez pas bien loin : c’est l’Afrique ! »

Le secteur de l’énergie recèle à lui seul des possibilités d’investissement de l’ordre de 30 milliards de dollars par an, en exploitant les vastes ressources de l’Afrique en gaz dans les énergies solaire, hydroélectrique, éolienne et géothermique. Les perspectives d’investissement abondent pour faire de l’Afrique la première région au monde en matière d’énergies renouvelables.

La Banque africaine de développement pilote le déploiement du programme « Desert to Power », afin de développer 10 000 MW d’énergie solaire dans toute la région du Sahel. Laquelle deviendra ainsi la plus grande zone d’énergie solaire de la planète.

Pour l’Africa Investment Forum, 306 projets d’une valeur totale de 208,8 milliards de dollars ont été développés. Au cours des trois jours de l’événement, 60 projets et transactions d’une valeur de 40,4 milliards de dollars sont au cœur des rencontres entre investisseurs et promoteurs, afin d’accélérer la conclusion de transactions et d’éliminer, le cas échéant, les contraintes politiques et réglementaires qui pourraient les freiner.

Quelque 28 milliards de dollars de projets supplémentaires sont également mis en lumière à travers des « galeries d’exposition », en attendant exposés lors d’échanges sur les investissements.

Plus de 330 investisseurs prennent part à ces échanges sur les investissements. « Je dois avouer que la demande de la part des investisseurs est énorme, au point que 92 % des investissements qui ont fait l’objet d’échanges ont été sursouscrits. C’est remarquable pour un tout premier forum sur l’investissement », s’est réjoui le président de la Banque africaine de développement.

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmentForum.com) entend contribuer à réduire les frais d’intermédiation, à améliorer la qualité des informations et de la documentation relatives aux projets et à renforcer les liens d’engagements entre les gouvernements africains et le secteur privé.

À l’AIF (www.AfricaInvestmentForum.com), sont mis en lumière des projets dans des secteurs fort divers : l’énergie, les infrastructures, les transports et les services publics, l’industrie, l’agriculture, les TIC et les télécoms, l’eau et l’assainissement, les fonds et les services financiers, la santé, l’éducation, l’hôtellerie et le tourisme, le logement, ainsi que le transport aérien.

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a reçu ce vendredi 9 novembre 2018 au palais du gouvernement à la Kasbah les membres du Conseil d’administration du groupe international Dräxlmaier, spécialisé dans l’industrie des composants automobiles avec à leur tête son propriétaire, Lisa Dräxlmaier, indique un communiqué de la présidence du gouvernement.

Sabri Braham, directeur régional du Consortium de Tunis, a déclaré que la réunion a porté sur l’importance de développer les investissements du groupe en Tunisie, soulignant que la délégation avait déjà recueilli l’appui du gouvernement tunisien et de son président, Youssef Chahed.

La visite des membres du Conseil d’administration du groupe Dräxlmaier a pour objectif de soutenir les partenariats et la coopération avec les investisseurs, notamment les étrangers installés en Tunisie, et de discuter des moyens permettant de développer les champs d’investissement à court et moyen terme, notamment en augmentant la capacité opérationnelle du complexe en créant 4000 emplois supplémentaires en 2019.

Pour rappel, Dräxlmaier emploie actuellement 9000 personnes dans l’industrie automobile dans les gouvernorats de Sousse, de Mahdia et de Siliana.

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Le président de la Banque africaine de développement (www.AfDB.org), Akinwumi Adesina, a lancé, mardi, un vibrant appel aux investisseurs pour qu’ils se joignent à la plate-forme de partenariat que représente l’Africa Investment Forum (AIF) (www.AfricaInvestmenForum.com) et « saisisse[nt] l’occasion qui s’offre à eux d’accélérer le programme de développement du continent ».

Son appel s’adressait aux investisseurs régionaux et mondiaux, aux dirigeants du secteur financier et aux représentants de premier plan de gouvernements présents dans l’auditorium « Africa Room » du Centre des congrès de Sandton, à Johannesburg, en Afrique du Sud, lors d’une séance plénière intitulée « Agir ensemble pour l’Afrique » qui se déroulait pendant la première journée du forum.

« Nous devons accélérer le développement de l’Agenda 2063, être unis dans l’action, a insisté Akinwumi Adesina. Nous avons hâte d’y parvenir ».

La séance plénière d’ouverture a réuni les responsables des institutions financières de développement et des partenaires de permier plan du Forum : Patrick Dlamini, directeur général de la Banque de développement de l’Afrique australe ; Benedict Oramah, président de la Banque africaine d’import-export (Afreximbank) ; Bandar M. H. Hajjar, président de la Banque islamique de développement ; Admassu Tadesse, président de la Banque du commerce et du développement ; Alain Ebobissé, directeur général du fonds Africa50 ; et Mallam Samaila Zubairu, directeur général d’Africa Finance Corporation – entre autres.

Avec toutes les institutions multilatérales représentées dans la salle, les partenaires de la Banque ont reconnu qu’ils disposaient des capitaux nécessaires pour infléchir la balance des investissements et canaliser vers l’Afrique ceux dont elle a tant besoin.

En donnant le coup d’envoi officiel de l’AIF, Manemolla David Makhura, Premier ministre du Gauteng, a qualifié l’Africa Investment Forum d’« historique », soulignant qu’il « constituait une première du genre ». L’Afrique doit passer de la pauvreté à la prospérité, a-t-il ajouté, avant de déclarer : « Nous voulons que le XXIe siècle soit celui de l’Afrique ».

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) est le tout premier forum fondé sur des transactions, « et non juste une réunion. C’est une plate-forme qui fait se rencontrer les gouvernements, le secteur privé, les investisseurs et les promoteurs de projets. Nous créons des projets bancables de qualité, réduisons les risques qui y sont associés et veillons à ce qu’ils se réalisent vraiment », a déclaré Akinwumi Adesina.

« Nous nous sommes engagés à accélérer le développement de l’Afrique, a-t-il poursuivi. Nous savons que les pays ne se développent pas à partir de l’aide financière, mais grâce à une discipline en matière d’investissements. Nous avons besoin de partenariats élargis et d’une action commune avec le secteur privé et les investisseurs institutionnels ». Et Akinwumi Adesina de féliciter le président du Ghana, Nana Akufo-Addo, également présent à la cérémonie d’ouverture, pour le leadership dont il fait preuve.

Partageant leur vision et leurs points de vue respectifs sur les investissements en Afrique, les panélistes ont dit l’urgence de passer à une nouvelle façon de travailler ensemble. Ce qui va impliquer de travailler à plus grande échelle, plus vite et en synergie.

Les dirigeants africains jouent un rôle crucial, ont également souligné les panélistes, car ils donnent le ton en termes de politiques et pour qu’émerge un environnement propice pour que les entreprises puissent prospérer.

L’Africa Investment Forum (www.AfricaInvestmenForum.com) s’inscrit dans une démarche beaucoup plus large de la Banque africaine de développement, qui vise à puiser dans le vaste réservoir des capitaux mondiaux pour assurer le financement de son plan ambitieux de transformation de l’Afrique. Le continent a besoin de 130 à 170 milliards de dollars par an pour financer ses besoins de développement les plus urgents, selon les estimations de la Banque. Des besoins en capitaux auxquels les sources de financement traditionnelles que sont les gouvernements nationaux et les institutions de développement comme la Banque africaine de développement, ne sont pas en mesure de répondre à elles seules, en raison des restrictions budgétaires.

Les investisseurs institutionnels internationaux et les détenteurs d’actifs contrôlent 131 000 milliards de dollars d’actifs sous gestion, dont 1 % seulement, a indiqué Akinwumi Adesina, suffirait à combler le déficit de financement des infrastructures – de l’ordre de 68 à 108 milliards de dollars.

L’Africa Investment Forum  (www.AfricaInvestmenForum.com) se déroule du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg, en Afrique du Sud.

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Les travaux du Sommet bancaire Maghrébin ont démarré ce mercredi 7 novembre 2018, à Tunis en la présence du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), Marouane El Abassi ainsi que les dirigeants de plus de 100 banques et cinq sociétés monétiques.

Ouvrant les travaux du sommet, le gouverneur de la BCT a déclaré que la seule chose qui marche au niveau maghrébin est le commerce parallèle, appelant ainsi à multiplier les efforts et travailler pour minimiser l’impact de ce phénomène qui prend de l’ampleur à grande vitesse. “Il faut travailler davantage sur ce créneau (…) il y a beaucoup de fonds et nous devons en profiter“, a-t-il assuré.

Dans une déclaration aux médias en marge de cette rencontre, Marouane El Abassi a démenti la mise en place d’une nouvelle devise pour faire face au marché parallèle. L’idéal, selon ses dires, est de donner les moyens aux gens qui travaillent sur le marché parallèle d’intégrer l’économie formelle. “Le problème du marché parallèle s’est propagé rapidement peut-être parce qu’on n’a pas trouvé les moyens permettant à ceux qui travaillent sur le marché parallèle de travailler dans le formel“, a-t-il expliqué.

Interrogé sur la proposition de transférer les fonds gelés de la Libye en Tunisie ou dans un pays maghrébin, le gouverneur de la BCT a tenu à préciser qu’il s’agit là d’une proposition positive, expliquant toutefois que les fonds sont gelés depuis 2011 suite à une décision des Nations Unies, ce qui rend difficile le processus de déblocage de ces fonds. Il a par ailleurs assuré que si le problème du gel est résolu, la Tunisie aura de grandes chances de recouvrer cet argent.

Il a tenu par ailleurs à préciser que l’intégration bancaire maghrébine est très faible et que selon des études réalisées par des institutions internationales comme le FMI ou la Banque Mondiale (BM), le Maghreb perd de 1 à 2 points de croissance par an suite à l’absence d’intégration régionale. “Cela fait des années qu’on parle d’intégration mais rien n’a été fait jusqu’à ce jour et les pays maghrébins se classent parmi les nations ayant les plus faibles taux d’intégration bancaire dans le monde, et le trafic dans ce domaine n’a pas dépassé les 5%, voire même 3% selon d’autres études“, a encore martelé El Abassi.

Le gouverneur de la BCT a dévoilé qu’une circulaire va être envoyée aux banques tunisiennes pour faciliter le travail du jeune Tunisien voulant investir et faire des affaires au Maghreb. Le projet est en phase d’élaboration et il s’agit de doter le jeune Tunisien de tous les moyens pour qu’il puisse travailler et investir sans difficultés dans les 5 pays du Maghreb. Il a par ailleurs expliqué que cela ne concerne que les jeunes intégrés dans le projet Start’up Act dont les textes d’application ont été approuvés. De manière plus précise, les banques tunisiennes seront appelées à aider le jeune et lui éviter le problème de la devise et de transfert d’argent, et faire des transactions avec des entreprises maghrébines.

Sur le dinar maghrébin unifié, Marouane El Abassi a indiqué que cela reste toujours un rêve et qu’il faut avant tout donner les capacités et encourager l’intégration économique maghrébine, booster les échanges entre les pays du Maghreb et encourager l’investissement entre les régions, et c’est à partir de ce moment qu’on pourra parler du dinar maghrébin unifié.

Walid Belghith, ingénieur ENSIIE, a indiqué que les groupes bancaires sont amenés à renforcer leur présence sur le web, notamment sur les médias et réseaux sociaux pour s’adapter aux besoins de leurs clients et ce, en optimisant leur mode de gestion, et en véhiculant des valeurs telles que la réactivité, la disponibilité et la transparence.

Il a en outre indiqué que de nouveaux enjeux s’imposent dans la relation client, à savoir les nouvelles technologies qui obligent les groupes bancaires à renforcer leur présence sur le Web.

Quant à lui, Mohamed Safouane Ben Aissa, Docteur en Économie et Directeur Advisory chez KPMG Tunisie, a expliqué que l’intégration économique maghrébine demeure faible et que l’ouverture progressive à la liberté de circulation tarde à se réaliser. D’autre part, la coopération maghrébine en matière de sécurité a bien fonctionné. Par ailleurs, les réseaux autoroutiers maghrébins sont en train de se consolider afin de compléter l’axe central de l’autoroute trans-maghrébine, à l’horizon 2020. Cette perspective ainsi que les niveaux record des déplacements touristiques entre ces pays marquent une progression des flux financiers et de la mobilité intra-maghrébine. Plusieurs arguments plaident pour la promotion du secteur bancaire maghrébin.

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Le 6 Novembre 2018, la BIAT a organisé une rencontre avec les médias à son siège social à l’occasion de la publication de l’étude réalisée sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie. L’objectif de l’étude est de mieux cerner le secteur culturel, d’évaluer son potentiel de développement et d’identifier les actions prioritaires à mettre en place. Cette étude, initiée par la BIAT, a été préalablement présentée et débattue avec d’importants acteurs du secteur, lors d’un évènement organisé en juin dernier.

La BIAT a organisé une rencontre consacrée à la présentation aux médias de l’étude sur l’état des lieux et le potentiel des industries culturelles et créatives en Tunisie.

Méthodologie de l’étude

Plus de trente entretiens ont été menés avec des acteurs économiques, culturels, gouvernementaux, locaux et internationaux qui ont livré leurs observations du fonctionnement du secteur créatif ainsi que leurs visions des potentiels et freins économiques. L’analyse des statistiques disponibles est venue compléter ces entretiens avec un travail de benchmarking de pays aux configurations comparables à la Tunisie.

Principales conclusions et recommandations de l’étude

L’étude démontre clairement que les industries culturelles et créatives représentent un secteur porteur en Tunisie dont les potentialités restent peu exploitées :

  • Plusieurs projets culturels réalisées ont démontré l’intérêt que porte le public aux biens et services créatifs. La demande est bien réelle mais reste latente, d’où la nécessité de l’activer et particulièrement dans les régions.
  • L’industrie culturelle et créative tunisienne est portée par des talents et des créatifs de grande qualité. Cependant, l’accès aux produits culturels et créatif n’est pas toujours simple et l’information sur l’offre n’est pas toujours disponible. Aussi, les avantages qu’offre le canal digital ne sont pas pleinement saisis pour promouvoir et distribuer les biens créatifs.
  • L’Etat est aujourd’hui le premier investisseur et garant de la culture et de la créativité en Tunisie. Ce rôle nécessiterait aujourd’hui une actualisation pour prendre en compte les évolutions économiques, technologiques et sociétales. L’Etat gagnerait à jouer davantage le rôle de régulateur et de facilitateur à travers la révision du cadre juridique et administratif et du système de subvention.
  • L’investissement privé est nécessaire pour la redynamisation de l’économie créative tunisienne. Aujourd’hui, le manque de données et l’incompréhension des spécificités du secteur créatif limitent la confiance que peut avoir un investisseur privé. Plusieurs approches peuvent être considérées pour permettre aux privés de jouer le rôle d’investisseur et de mécène dont nous pouvons citer la diversification des revenus à travers la combinaison de plusieurs activités, la diversification des portefeuilles d’investissements créatifs etc…

Rôle de la BIAT dans le développement des industries culturelles et créatives

Au vu de cette étude, la BIAT a pris les devants pour contribuer à la définition et à la mise en œuvre des actions nécessaires à l’accompagnement de ce secteur, considéré comme un levier de croissance économique pour la Tunisie. Plusieurs actions ont d’ores et déjà été entreprises :

Tout d’abord, le lancement en juillet 2018 d’une offre dédiée au secteur du cinéma dans un objectif d’apporter aux producteurs un accompagnement sur mesure. Concrètement, l’offre de la BIAT s’articule autour de trois véhicules de financement : Un crédit d’accompagnement à la trésorerie à court terme, un crédit d’investissement à hauteur de 10% du budget global du film avec un plafond de 150.000 dinars et une formule de prise de participation dans le film à hauteur de 10% du coût global plafonnée à 50.000 dinars.

La BIAT a également parrainé plusieurs initiatives culturelles notamment celles qui contribuent à la démocratisation de la culture, à l’instar de la première édition du festival du cinéma méditerranéen Manarat. L’objectif est d’amorcer l’offre et de permettre aux tunisiens d’avoir un accès facile et souvent gratuit aux œuvres culturelles locales et régionales.

Pour sa part, Fondation BIAT pour la jeunesse s’apprête à lancer un projet destiné à soutenir l’émergence des industries culturelles et créatives en Tunisie. Le projet vise à identifier, soutenir et accompagner les meilleures initiatives créatives, permettant ainsi de contribuer activement au développement de ce secteur à fort potentiel. Pour rappel, la Fondation BIAT pour la jeunesse s’est donné pour principale mission la promotion de la jeunesse tunisienne à travers une quinzaine de projets concrets. A ce jour, plus de 35 mille jeunes tunisiens profitent de ses actions.

La BIAT s’est traditionnellement dotée de moyens pour explorer et comprendre les enjeux économiques des différents secteurs économiques en Tunisie. La connaissance des différents aspects du marché local et des potentialités sectorielles lui permettent de jouer pleinement son rôle dans le développement de l’économie nationale en tant qu’acteur financier et national majeur.

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La Tunisie présentera deux projets, portant respectivement sur le dessalement de l’eau de mer et l’énergie lors du 1er Forum Africain sur l’Investissement, l’Africa Investment Forum (AIF) qui aura lieu du 7 au 9 novembre 2018 à Johannesburg (Afrique du Sud), à l’initiative de la Banque Africaine de développement (BAD).
La délégation sera conduite par le ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale, Zied Laadhari, avec la participation de la STEG, du Groupe Chimique Tunisien (GCT), de l’Instance Tunisienne de l’Investissement (ITI), de la Caisse des dépôts et des consignations (CDC) et de l’Instance Générale du Partenariat Public Privé (IGPPP).

On a réussi à arracher pour ce forum deux bordereaux pour la Tunisie qui seront présentés aux investisseurs et notamment des banquiers qui se sont préalablement inscrits pour voir le contenu de ces projets” a fait savoir le président de l’IGPPP, Atef Majdoub à l’agence TAP.
Le 1er projet porte sur une station de dessalement de l’eau de mer à Ghannouch (Gabès) pour le compte du GCT. D’une capacité journalière de 50.000 m3, le coût est estimé à 63.5 millions de dollars. Ce projet revêt un caractère environnemental puisqu’il préserve les ressources en eau et la nappe phréatique, vu le stress hydrique dans la région. Le GCT va s’épargner ainsi l’approvisionnement en eau pour son processus de production” a souligné Mejdoub.
Le second bordereau qui sera présenté à l’AIF concerne la Centrale Electrique de Skhira (Sfax) qui aura une capacité de production située entre 450 et 500 mégawatts. Le coût du projet est estimé à 440 millions de dollars, a ajouté Mejdoub.

Le président de l’IGPPP a indiqué que ce forum sera aussi une occasion de prémarketing à saisir vu l’opportunité que l’AIF offre afin de présenter d’autres projets qui ont été déjà mis en relief lors du forum International sur le partenariat Public- Privé le 18 septembre à Tunis.
Le Chef de la division régionale, énergie, infrastructure et secteur financier à la BAD, Achraf Tarsim, a expliqué à l’agence TAP que cette plateforme qui sera le 1er marché africain de l’investissement réunira des investisseurs internationaux pour leur présenter des opportunités de projets structurants pour le développement en Afrique devant des investisseurs bien classés à l’échelle internationale.
Ces investisseurs mobilisent, notamment, des fonds souverains et des fonds de pension ainsi que des banques d’investissement. Cette plateforme verra converger porteurs de projets, emprunteurs, préteurs et investisseurs pour accéder aux opportunités d’investissement en Afrique.

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5 semaines à peine après la venue en Tunisie du ministre italien de l’Intérieur et numéro 2 du gouvernement, Matteo Salvini, son patron, le président du Conseil, Giuseppe Conte, débarque. Les deux ténors de l’exécutif italien à Tunis dans un laps de temps aussi court, ça interroge pour le moins. Et ce d’autant plus que le gouvernement italien est connu pour ses orientations de droite et même d’extrême droite, et il les assume au grand jour d’ailleurs, c’est même un motif de fierté dans une Europe qui se radicalise et devient de plus en plus perméable aux thèses xénophobes. Les temps ont changé. Autant dire que par essence, ce gouvernement n’est pas le meilleur ami de la Tunisie, avec ses migrants qui posent des problèmes à des Italiens qui en ont marre d’être la porte d’entrée des clandestins. C’est pourtant le chef d’un gouvernement italien qui réserve parfois un traitement inhumain aux migrants qui rend visite à la Tunisie, une pourvoyeuse de migrants. Etrange ? En fait non, quand on se remémore cette fameuse maxime du Général De Gaulle : “Les États n’ont pas d’amis, ils n’ont que des intérêts“. Et des intérêts l’Italie en a beaucoup en Tunisie, et ambitionne d’en avoir encore plus. Objectif pour notre premier partenaire commercial au niveau des importations : Piquer à la France sa place de 1er partenaire pour l’investissement, comme il l’a fait pour l’exportation. Et Rome met le paquet pour ça !

Des millions qui font du bien

Giuseppe Conte a souligné vendredi 2 novembre 2018 que son pays continuera à appuyer la Tunisie à travers différents programmes de partenariat moyennant des investissements de l’ordre de 165 millions d’euros depuis 2017 jusqu’à 2020.
S’agissant de la reconversion des dettes tunisiennes en projets, le haut responsable italien a souligné la disposition de son pays à les investir dans des projets de développement dans des secteurs comme l’agriculture, si la situation en Italie le permet. Une précision de taille. Le contexte économique en Italie, avec une commission européenne qui fait un marquage à la culotte pour éviter tout dérapage budgétaire, n’autorise plus des plans sur la comète.
Conte, qui s’exprimait lors d’une conférence de presse tenue au palais du gouvernement à la Kasbah, à Tunis, à l’issue de son entretien avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a ajouté que la Tunisie et l’Italie examineront les moyens de renforcer les voies de migration régulière et le lancement d’un programme de rapatriement des Tunisiens en situation irrégulière, tout en les aidant à créer des projets dans leurs régions d’origine.

Chahed en redemande!

De son côté, Chahed a indiqué que l’Italie a approuvé le financement d’un projet de développement intégré dans la délégation d’El Mohdadh à Kébili, à l’instar du projet pilote de Rejim Maatoug.
Il a été également convenu qu’en concrétisation du mémorandum d’entente signé entre les deux pays en 2017, une nouvelle ligne de financement sera créée sous forme de crédit d’un montant de 50 millions d’euros.
En outre, le chef du gouvernement a souligné que l’Italie consacrera un montant de 25 millions d’euros sous forme de crédit pour la promotion du secteur de l’éducation en vue d’améliorer l’infrastructure et les services scolaires comme la construction, l’aménagement et l’équipement des écoles publiques.
Par ailleurs, le chef du gouvernement a exprimé sa satisfaction de l’accord qui sera bientôt signé entre la Tunisie et l’Italie pour la promotion de l’infrastructure du transport électrique, et visant à renforcer l’échange énergétique entre l’Europe et l’Afrique du Nord (ELMED).
Ce projet dont le coût s’élève à 600 millions d’euros a été validé, a assuré le chef du gouvernement, par la Commission européenne.

Youssef Chahed a rappelé que l’initiative italienne ERASMUS de la Méditerranée lancée en 2017 a permis d’augmenter le nombre de bourses universitaires accordées aux étudiants tunisiens de 72 durant l’année universitaire écoulée à 180 au cours de cette année.
La visite du président du Conseil italien s’inscrit dans le cadre du renforcement des relations de partenariat bilatéral dans les différents domaines et l’examen de la situation en Libye, surtout que l’Italie s’apprête à accueillir le congrès international sur la Libye dans la ville de Palerme les 12 et 13 novembre en cours.

Rappelons que l’Italie est le deuxième partenaire économique de la Tunisie au niveau des investissements étrangers directs avec un volume d’investissements qui dépasse 1850 millions de dinars et 881 entreprises ayant contribué à la création de près de 68 mille postes d’emploi. Combien de temps encore l’Italie va se contenter du statut de numéro 2 en Tunisie, derrière la France? Les paris sont ouverts. Mais une chose est sûre : le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, n’a pas l’intention de céder sa place, ni en Tunisie ni ailleurs sur le continent africain où il multiplie les périples depuis son installation à l’Elysée.

 S.L./TAP

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Le ministre des Finances, Ridha Chalghoum, qui revient de Berlin où il a pris part à la conférence, aux côtés du chef de l’Etat, a évoqué ce mercredi 31 octobre 2018 la situation économique du pays, notamment l’endettement. «La Tunisie ne tiendra pas avec un taux d’endettement de plus de 70%. Aujourd’hui, nous sommes incapables d’affronter n’importe quelle secousse économique. Le point d’inflexion phare dans le budget de 2019 est que la Tunisie va rogner un point d’endettement», a affirmé Chalghoum sur Express Fm.

Le taux d’endettement a bondi ces 7 dernières années de 40 à 80%, ce qui fait une poussée de 3,4 points par an, a-t-il indiqué. Il a ajouté qu’en 2018, cette progression annuelle ne sera que de moitié et le budget 2019 a été élaboré pour tasser le taux d’endettement de 1%.
«Certes, cela demeure insuffisant mais c’est un pas vers le repli. Le but est de faire baisser ce taux dans le futur. Un recul de 12% est possible en 5 ans et a déjà été accompli entre 2005 et 2010, le taux d’endettement étant passé de 52 à 40%», a dit le ministre.
«Aujourd’hui, il faut qu’on revienne à des taux de l’ordre de 50% et même moins», a-t-il déclaré. Cela devra passer inéluctablement par la montée de la croissance, le gouvernement ayant fait une hypothèse de croissance de 3,1% en 2019 ; et on pourra aisément aller au-delà, d’après Chalghoum, au regard de la marge de progression dans l’agriculture et l’investissement.

Le hic c’est que la Tunisie n’est pas au meilleur de sa forme au niveau de l’investissement direct étranger, selon le dernier rapport d’Ernst & Young. Mais si le pays continue dans la dynamique de l’amélioration de son climat d’affaires, comme en atteste le rapport “Doing Business 2019, de bonnes surprises seront au-rendez-vous.

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Mohamed Arbi Rouissi, directeur général de Leoni Tunisie, a annoncé la création prochaine, d’un méga projet, dans le pays, qui permettra la création d’environ 5000 nouveaux emplois, en faveur des jeunes, notamment parmi les universitaires et les techniciens.

Le responsable, qui intervenait, mardi, lors de l’ouverture de la conférence G20 – Compact with Africa, qui se tient à Berlin, a estimé que le lancement de ce nouveau projet témoigne de la confiance de la société Leoni et des fabricants automobiles allemands, en la Tunisie.

“Dans ce pays, nous avons la possibilité de fabriquer des pièces automobiles pour les grandes marques mondiales. Nous fournissons des pièces pour la fabrication de 17 mille voitures par jour “, a-t-il noté, rendant hommage aux hauts responsables tunisiens qui soutiennent l’investissement et facilitent la création de ce type de projets.

Le groupe Leoni est un géant allemand de l’industrie. Il est le numéro 1 mondial de la fabrication de câbles et est le fournisseur des plus grandes marques automobiles.

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“Durant les neuf premiers mois de l’année 2018, l’investissement déclaré dans les activités de service a atteint le montant de 1068.3 MD contre 1413.3 MD lors des neuf premiers mois 2017, enregistrant ainsi une baisse de 24.4%”, ont indiqué les derniers les chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII).

Ainsi, le nombre de projets déclarés a atteint 8358 au cours des neuf premiers mois 2018 contre 6661 au cours de la même période de 2017, soit une augmentation de 25.5%. Ces projets permettront la création de 32456 postes d’emplois, contre 28858 postes d’emplois durant les neuf premiers mois 2017, soit une augmentation de 12.5%.

Par rapport au même mois de l’année dernière, les investissements déclarés dans les activités de service ont enregistré une augmentation de 4.7% (112.3 MD contre 107.2 MD en septembre 2017). Le nombre de projets déclarés est passé de 690 à 950 durant le mois de septembre 2018, soit une hausse de 37.7%. Le nombre d’emplois à créer a atteint 3905 contre 3042 lors du mois de septembre 2017, soit une hausse de 28.4%.

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Quelque 19 entreprises industrielles sont entrées en production dans le gouvernorat de Bizerte durant les dix premiers mois (janvier-octobre 2018), selon un rapport de l’Agence de Promotion de l’Industrie et de l’Innovation (APII) à Bizerte.
Ces projets, créés moyennant un investissement total de 12,5 millions de dinars, ont permis de générer 1146 emplois.
Parmi ces projets, 11 entreprises sont nouvellement lancées moyennant des investissements de l’ordre de 2,1 MD et ont fourni 168 emplois. Le reste des investissements ont été réalisés dans des travaux d’extension des activités de 8 autres entreprises.
Par ailleurs, 11 autres projets sont en cours de réalisation pour lesquels des investissements d’une valeur 58,4 MD ont été mobilisés. Ces projets, dont les travaux d’aménagement ont atteint un taux d’avancement de 34%, devront créer 1259 emplois.
Le nombre des projets déclarés auprès de l’APPII à Bizerte s’élève à 117 projets industriels et 223 projets de services dont le projet de l’université américaine à Utique dont le coût est estimé à 119 MD. L’ensemble de ces projets vont offrir 2149 emplois.

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Le président de la République, Béji Caïd Essebsi, s’est envolé lundi après-midi, de Tunis, pour la capitale allemande, Berlin. Il prendra part le 30 octobre courant aux travaux de la conférence G20- Compact with Africa (CwA), sur invitation de la chancelière allemande, Angela Merkel.
Plusieurs chefs d’Etat et de gouvernement africains et de hauts responsables des institutions financières internationales (FMI, BM, BAD), prendront part à cette conférence.
Dans le cadre de cette visite à Berlin, qui aura lieu du 29 au 31 octobre courant, Essebsi aura un entretien avec la chancelière allemande, le président allemand, Frank-Walter Steinmeier et le chancelier d’Autriche, Sebastian Kurz, ainsi que de nombreuses rencontres bilatérales, avec des chefs d’Etat et des responsables des institutions financières, participant à la conférence “CwA”.
Le chef de l’Etat est accompagné d’une délégation composée, notamment du ministre des Affaires Etrangères, Khemaies Jehinaoui et du ministre des Finances, Ridha Chalghoum.
Il est à noter que la conférence CwA sera l’occasion d’examiner les opportunités de croissance en Afrique. Elle a pour objectif de promouvoir les investissements privés et les infrastructures, en vue de développer le continent et créer de l’emploi pour les jeunes africains, en étant complémentaire à d’autres initiatives et programmes (Agenda 2063 de l’Union Africaine, Agenda 2030 de l’ONU…).

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Selon les derniers indicateurs de l’APII, les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 millions de dinars (MD) ont enregistré une augmentation de 31,6% passant de 1442 MD au cours des neuf premiers mois 2017 à 1897 MD durant la même période de l’année 2018. Ces projets permettront la création de 14732 postes d’emplois, contre 10620 durant les neuf premiers mois 2017, soit une hausse de 38,7%.
Il est à signaler que les projets de 5 MD et plus qui ne représentent que 4,6% du total des projets déclarés et 30,5% du volume global des emplois totalisent 69,4% de l’ensemble des investissements déclarés.

Parmi les 133 projets (I>5 MD) déclarés durant les neuf premiers mois de 2018, vingt-neuf ont totalisé un montant d’investissement de 990,4 MD, soit 52,2% de l’investissement total (I>5 MD).

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“Les investissements déclarés, durant les neuf premiers mois 2018, dans le secteur industriel ont atteint le montant de 2732.6 MD, contre 2662.3 MD au cours de la même période de 2017, enregistrant ainsi une augmentation de 2.6%.” Ont indiqué les derniers chiffres de l’Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation (APII). Le nombre de projets déclarés a atteint 2877 au cours des neuf premiers mois 2018 contre 2746 lors des neuf premiers mois 2017, soit une augmentation de 4.8%.

Ces projets permettront la création de 48256 postes d’emplois, contre 43835 postes d’emplois durant les neuf premiers mois 2017, soit une augmentation de 10.1%.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets de création sont passés de 1124 MD durant les neuf premiers mois 2017 à 1317.5 MD durant la même période de l’année 2018, enregistrant ainsi une hausse de 17.2%. Le nombre de ce type de projets a augmenté de 21.5% en passant de 1745 à 2121 pendant les neuf premiers mois 2018, et les emplois à créer ont augmenté de 9.9% avec 27428 postes d’emplois contre 24956 durant les neuf premiers mois 2017.

Les investissements déclarés dans le cadre des projets autres que création (extension, renouvellement de matériel,…) ont atteint 1415.1 MD contre 1538.2 MD durant les neuf premiers mois 2017, soit une diminution de 8.0%. Le nombre de ces projets a baissé de 24.5% passant de 1001 à 756 au cours des neuf premiers mois 2018, et les emplois y afférents ont augmenté de 10.3% avec 20828 postes d’emplois contre 18879 durant les neuf premiers mois 2017.

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