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“La légère reprise économique enregistrée en 2017 est confirmée au premier trimestre 2018. Le taux de croissance du PIB (en glissement annuel) est de 2.5% et de 1% par rapport au trimestre précédent. Au niveau sectoriel, cette croissance est tirée par les industries manufacturières (+2.4%), l’agriculture et la pêche (+11.9%), les services marchands (+12.5%), l’agro-alimentaire (+16.7%), les industries mécaniques et électriques (+5.3%) et le textile (+0.2%)”, c’est ce qui ressort de la note de conjoncture de l’institut tunisien des études stratégiques (ITES).

Toutefois, la contribution des industries manufacturières est handicapée par le secteur du bâtiment et corollairement des matériaux de construction (-5.3%) suite à la baisse de la demande interne en raison notamment des dispositions de la LF 2018 qui a institué la TVA à 19% sur l’immobilier destiné aux particuliers. Le secteur de la promotion immobilière et corollairement le bâtiment connaît effectivement une crise sévère depuis quelques années. Cette crise se manifeste par la chute des ventes qui sont passées de 16000 unités en 2011 à moins de 9000 unités en 2017, la stagnation des prix du neuf (dans certaines zones il y a une légère baisse), l’augmentation du stock des unités invendues et le blocage des ventes depuis le début de l’année en raison du refus de l’administration fiscale d’autoriser la déduction de la TVA sur les stocks construits avant 2018. S’y ajoute l’augmentation des taux des créances classées des entreprises de promotion immobilière durant les cinq premier mois 2018. En effet, selon la note de l’ITES, les difficultés que connaît le secteur de la promotion immobilière s’explique principalement par l’augmentation du prix de l’immobilier (4,7% pour les loyers et 15,4% pour l’entretien et la réparation des logements), l’augmentation des taxes avec l’instauration d’une TVA de 13% sur les ventes destinées aux particuliers et la détérioration du pouvoir d’achat des acquéreurs en raison du rythme de croissance de l’IPC comparativement aux taux d’augmentation salariale depuis 2011 (un taux d’inflation global de 7,7% en mai 2018). Autre facteur non moins important, la baisse des capacités de financement en raison de l’augmentation du taux d’intérêt des crédits bancaires.

Au total, l’ensemble du secteur est engagé à + 4000 MD à l’égard du secteur bancaire. Ces difficultés ont amené la majorité des établissements de crédits à revoir leurs stratégies d’engagement dans le secteur. Ces stratégies se sont traduites essentiellement par un durcissement des conditions de financement, une sélectivité accrue des projets et une révision des quotités accordées. Ce qui renforce le risque de procyclicité qui pourrait conduire à l’aggravation de la situation des promoteurs immobiliers en particulier les plus fragiles d’entre eux.

La croissance économique est aussi pénalisée par la contribution du secteur minier à cause surtout de la baisse de la production du phosphate (-38% par rapport au premier trimestre 2017). De ce fait, la valeur ajoutée des industries chimiques s’est trouvée négativement affectée (-24%). Enfin, la baisse (de moitié par rapport à 2010) de la production de pétrole est une véritable perte sèche pour la croissance de l’économie nationale.
Le tourisme, avec un accroissement des flux, a concerné en particulier les Européens. Les ressortissants des pays du Maghreb gardent une tendance haussière quoique à un rythme moins accéléré pour les Algériens et les Libyens. Selon les données relatives aux « paiements extérieurs » publiées par la BCT, les recettes touristiques, au terme des cinq premiers mois de 2018, ont augmenté de +28.4% (en glissement annuel).

L’ITES a dans le même contexte noté que les perspectives de croissance pour le reste de l’année sont bonnes pour le tourisme et l’agriculture. Ces deux secteurs sont cependant volatils et leur contribution à la croissance n’est pas à l’abri d’un quelconque choc non anticipé. Autrement dit, la reprise pourrait s’avérer fragile. L’atteinte de l’objectif de croissance de 3% fixé par le gouvernement est dès lors difficile à atteindre, sans un soutien de l’investissement, le moteur essentiel de la croissance.

Ainsi, la croissance économique pour le reste de l’année est aussi tributaire de la reprise sans discontinuité de la production de phosphates et dérivés.
Le secteur du bâtiment et de l’immobilier fragilisé par les nouvelles mesures fiscales et la rigueur de la politique monétaire pourrait négativement impacter la croissance pour le reste de l’année.

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Dans une interview accordée à Africanmanager, Samir Majoul, président de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat (UTICA) , a affirmé que la Tunisie devrait réaliser un taux de croissance compris entre de 4 et de 5% afin de sortir de sa crise économique actuelle.

Il  a rappelé que le taux de croissance économique avant la Révolution était de l’ordre de 5%, signalant que de nombreux facteurs ont pesé très lourd sur la baisse de ce taux dont notamment des facteurs d’ordre législatif, géopolitique et politique, signalant que toutes les parties prenantes œuvrent afin de garantir le développement du pays sur tous les plans, ce qui permettra de relancer la machine économique

Il a précisé que la hausse du taux de croissance en Tunisie reste tributaire de l’amélioration du climat d’investissement, de la création de la richesse, du renforcement des exportations, de  l’incitation des investisseurs à investir dans le  pays, ainsi que de la création de nouveaux postes d’emploi.

Le président de l’union tunisienne de l’industrie, du commerce et de l’artisanat, a appelé à la modernisation de l’administration dont l’objectif escompté est d’assurer des services administratifs performants, répondant ainsi aux attentes des administrés et qui soient en accord avec les normes internationales pour transformer l’administration en locomotive impulsant le développement.

Répondant à une question sur la révision du code d’investissement afin de garantir l’impulsion des investissements, il a précisé que « oOn peut réviser ce code qui est une loi et ce pour créer la concurrence contre d’autres lois d’investissement dans des pays concurrents de la Tunisie et à travers cette révision, plusieurs investisseurs vont investir dans notre pays »,a-t-il affirmé.

Majoul a, sur un autre volet, déclaré qu’il y a des banques tunisiennes qui réalisent des recettes financières  énormes,  sans soutenir  ni les entreprises, ni les investisseurs, précisant que «  nous ne voulons pas que l’Etat devienne un concurrent pour les entreprises ».

D’autre part, il  a fait savoir que les négociations sur les augmentations salariales dans les secteurs public et privé sont sur la bonne voie, ajoutant que les points de désaccord qui ont été enregistrés entre les parties concernées par ce dossier ont été résolus.

Il a, en effet, appelé à la nécessité de préserver l’entreprise tunisienne affirmant que « pas de réussite sociale sans réussite économique ».

S’agissant de la redynamisation des domaines de partenariat avec la Libye, Samir Majoul a affirmé que la coopération patronale tuniso-libyenne a pour objectif de relancer les échanges et l’investissement entre les deux pays.

On rappelle le président de l’UTICA, a récemment effectué une visite à Tripoli dans le cadre de la réunion des dirigeants des patronats maghrébins. A travers cette visite, l’Utica entend ouvrir un canal privilégié auprès des autorités libyennes pour pousser à l’investissement et relancer les opérations d’exportation vers la Libye au travers de mécanismes de garantie.

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Samir Bechouel, directeur général de l’APII (Agence de promotion de l’industrie et de l’innovation), a déclaré, lors de son intervention ce lundi 10 juillet 2018 sur les ondes d’Express Fm, que le volume des investissements déclarés en juin dernier a atteint la valeur d’à peu près 376 MD progressant ainsi d’environ 118% par rapport à sa valeur enregistrée en juin 2017.

Selon Bechouel, le volume des investissements déclarés en juin 2018 a largement dépassé la valeur de sa moyenne mensuelle qui ne dépasse pas les 300 MD.

D’après Bechouel, également, le nombre des projets déclarés sur le premier semestre de cette année a progressé de 6,3 % par rapport au nombre enregistré sur la même période de 2017, et, ainsi, le nombre de postes d’emploi à créer a enregistré une croissance de 1,7%.

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Quelques jours après la sortie de Ahmed El Karm, président du directoire d’Amen Bank et de l’A.P.T.B.E.F., qui avait émis ici même, sur Africanmanager, le souhait de voir la Tunisie faire mouvement vers la Chine, les choses s’accélèrent. On a appris samedi 7 juillet 2018 qu’un mémorandum d’entente relatif à l’adhésion de la Tunisie aux mégas projets “La ceinture économique de la Route de la soie” et “La Route de la soie maritime du 21e siècle” sera paraphé la semaine prochaine, à Pékin. Un événement qui fait suite à d’autres signaux de rapprochement avec la Chine que la Tunisie a intérêt à exploiter au maximum.
Cette cérémonie aura lieu en marge de la participation de la Tunisie aux travaux du 8e Forum sur la coopération sino-arabe, mardi 10 juillet 2018, en présence du conseiller d’Etat et ministre des Affaires étrangères chinois, Wang Yi, des ministres arabes des Affaires étrangères et du secrétaire général de la Ligue des Etats arabes, Ahmed Abou el Gueit. La Tunisie sera représentée par le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui, qui commence à bien connaitre la route de Pékin ! Du beau monde, pour une belle affaire qui pèse tout de même quelque 1000 Milliards de dollars, avec un programme gigantesque et des projets disséminés dans presque tous les continents, un enchevêtrement sans précédent de lignes de transport terrestres et maritimes. Tout cela piloté par plusieurs fonds et une banque de développement qui regroupe plus d’une soixantaine de pays.

La Chine est généreuse et a des ambitions qui dépassent de loin son statut de premier investisseur en Afrique. Ça tombe bien, la Tunisie a aussi un gros appétit et beaucoup de besoins depuis le 14 janvier 2011. La Chine bichonne ses “amis” et est peu regardante sur les affaires et problèmes internes de ses partenaires, car elle aussi en a un paquet – notamment les entorses aux droits de l’Homme – et n’aime pas trop qu’on fouille dans ses affaires. Ça tombe bien, la Tunisie aussi a ses tares et en a un peu marre que les agences de notation les lui rappellent sans cesse. Comme elle en a un peu marre de la frilosité du premier partenaire, l’Europe – ne parlons pas des Américains ! -, qui scrute mille détails et garanties avant de placer ses euros. La Chine elle ne s’embarrasse pas beaucoup de ces précautions, elle fonce, et les résultats suivent ! Cette fois c’est la Tunisie qui sera servie, enfin si elle sait mener sa barque.

De belles prises à faire

D’après un communiqué du département des Affaires étrangères, la réunion ministérielle du forum sera précédée, lundi 9 juillet 2018, par une rencontre entre hauts responsables arabes et chinois et une autre autour du dialogue politique et stratégique sino-arabe. Elle a pour but d’approfondir la concertation et la coordination sur les sujets politiques d’intérêt commun et les derniers développements dans la région et dans le monde.
Le 8e Forum sur le partenariat sino-arabe planchera sur la consolidation des liens entre les pays arabes et la Chine dans les divers domaines économiques et commerciaux ainsi que le partenariat stratégique en matière d’énergie, d’énergies renouvelables, d’infrastructure, de technologiques modernes, de santé, de tourisme et de promotion de la femme et de la jeunesse. Dans chacun de ces domaines, la Tunisie a des choses à dire, et à faire financer.
En marge de ces assises, le ministre des Affaires étrangères devrait avoir une séance de travail avec son homologue chinois qui sera axée sur les moyens de développer les relations de coopération bilatérale dans les différents domaines.
Le mémorandum d’entente relatif à l’adhésion de la Tunisie à l’initiative “La ceinture économique de la Route de la soie” et “La route de la soie maritime du 21e siècle” sera signée au cours de cette séance de travail.

La Chine a les moyens de ses ambitions

Quand on voit la force avec laquelle Pékin fait face à Washington, dans ce qui est sans doute la guerre commerciale la plus rude de l’histoire, on se dit que ce pays a les moyens de ses ambitions. Et d’ailleurs la nouvelle Route de la soie n’est rien d’autre qu’une manière de magnifier ce qui fit la puissance de l’empire chinois, entre 221 av. J.-C. et 220 ap. J.-C.. Mais là on sera bien au-delà de la simple symbolique, on parle de très gros investissements “dans les secteurs de l’infrastructure, de la transformation des produits miniers et énergétiques, dans les industries manufacturières destinées à l’exportation et aux marchés locaux ainsi qu’une multitude de programme touchant divers domaines“. Sur ce dossier le Maroc a une longueur d’avance, puisqu’il a intégré le dispositif dès novembre 2017, et il est même question de mettre en place un Conseil d’affaires de la Route de la soie. Le Maroc sait y faire, ce n’est pas pour rien qu’il est la première destination africaine des investisseurs étrangers.

La Tunisie a un peu trop sommeillé, que ce soit dans ses rapports avec la Chine ou son propre continent, mais elle a de sacrés atouts à faire  valoir et peut très vite rattraper son retard, à condition qu’elle règle ses nombreux problèmes sociaux et politiques qui ont tendance à s’inscrire dans la durée. Toutefois il y a deux bonnes nouvelles : La Chine sait se montrer patiente avec ses partenaires et les gros capitaux dont elle dispose lui enlèvent toute notion de stress. Ce que Pékin veut surtout ce sont des relais sur qui il peut compter pour disputer aux USA le leadership économique mondial. Elle est en train d’y parvenir avec les autres pays africains, il n’y a pas de raison que ça ne marche pas avec la Tunisie, même si les Etats-Unis ne verraient pas cela d’un bon oeil. Mais tant pis, au point où il en est, ‘le pays du jasmin’ ne peut pas se payer le luxe de s’égarer dans des considérations géopolitiques fumeuses…

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Le conseil des Chambres Mixtes (CCM) s’est réuni le vendredi 6 Juillet au siège de la Chambre de Commerce Tuniso-Britannique sous la nouvelle Présidence de Mehdi Ben Abdallah qui a succédé à Foued Lakhoua depuis le 1er Juillet 2018.

Le CCM a fait le suivi de la réunion du Vendredi 29 juin avec le Chef du Gouvernement Youssef Chahed et des actions à entreprendre en coordination avec le gouvernement sur les différents thèmes et secteurs abordés.

Il est à rappeler que parmi les principaux sujets soulevés par le CCM ont peut citer entre autres : La réglementation de change, La réforme de l’administration, Le transport et la logistique, La stabilisation du cadre fiscal, Le dialogue social, L’infrastructure, La communication vers l’étranger, Le secteur de l’énergie et Le secteur de la santé.

Le CCM a salué l’écoute du Chef du Gouvernement et celle des membres du gouvernement et des conseillers présents à la réunion, et s’est félicité de l’évolution du rôle du CCM dans sa contribution à soutenir le gouvernement pour la promotion de l’investissement en Tunisie. Le CCM s’est engagé à rester à la disposition du gouvernement et donc des différents ministères pour des rencontres sectorielles afin de soutenir le développement des stratégies, de leur implémentation et de leur promotion à l’internationale.

Le CCM a également discuté de son plan d’action et des évènements à organiser pour les prochains six mois, ainsi que de l’organisation du fonctionnement du CCM et de la stratégie de communication commune.

Parmi les évènements qui sont envisagés par le CCM, il y a l’organisation d’un grand forum sur l’Investissement dans lequel les 16 chambres membres du CCM joindraient leurs forces pour contribuer à promouvoir le branding du site Tunisie.

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Dakar abritera du 27 au 30 novembre prochain la première édition du FORUM ECONOMIQUE GENERESCENCE “FEG Dakar” sous le theme “Investissements en Afrique : Le Sénégal porte d’entrée des marchés africains”. Le FEG – Dakar réunira en 4 jours entre 500 et 1500 acteurs économiques et donneurs d’ordre venus d’une quinzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, attendus sur 4 registres : Conférences plénières, Rencontres B2B, Workshop et Foire d’exposition professionnelle.

Organisé par GENERESCENCE BUSINESS NETWORKING, entreprise spécialisée dans le conseil en communication d’influence, affaires publiques, intelligence économique et business networking, en collaboration avec les autorités sénégalaises et des partenaires internationaux tels que EUROPARTNER SA, le FEG Dakar est un rendez-vous annuel économique qui permet à la fois de poser les problématiques de l’investissement en Afrique, mais surtout de favoriser la connexion d’affaire entre les acteurs économiques, institutions publiques et donneurs d’ordre du Sénégal, ceux du reste continent et du monde.

Pour sa première édition, le FEG- Dakar met à l’honneur le Luxembourg, le Maroc et la France. Ces pays, qui entretiennent des relations exceptionnelles avec le Sénégal, sont inscrits dans des dynamiques de croissance respectivement salutaires. Ils ont des expériences économiques et industrielles à partager, des savoir-faire et expertises à forte valeur ajoutée à proposer au Sénégal en particulier et à l’Afrique en général. Les deux pays déplaceront de fortes délégations d’hommes d’affaires, industriels et de donneurs d’ordre inscrits dans le cadre du Forum et avec des programmes B2B personnalisés. Sont également attendus au Forum des opérateurs français, allemands, espagnols, turcs guinéens, ivoiriens, maliens, tunisiens, gambiens, indiens, pakistanais, chinois…

Le FEG – Dakar réunit en 4 jours entre 500 et 1500 acteurs économiques et donneurs d’ordre venus d’une douzaine de pays d’Afrique, d’Europe et d’Asie, attendus sur 4 registres : Conférences plénières autour de la thématique de l’investissement au Sénégal  et valorisant la destination (IDE) Sénégal,  Rencontres B2B, Workshop (destinés aux jeunes entrepreneurs sénégalais et portant sur l’entrepreneuriat en général, le montage financier de projet et l’innovation et l’Espace d’exposition de 2500 à 5000 m2 d’exposition avec des pavillons pour les pays à l’honneur.

L’événement réunira les organismes d’Etat (économies, infrastructures, agricultures, énergie, entrepreneuriat….), acteurs économiques, Investisseurs, bailleurs de fonds, donneurs d’ordre nationaux, industriels, organismes professionnels sectoriels et d’export, Chambres de commerce et d’industrie, cabinets d’expertise et d’ingénierie, importateurs, exportateurs, Collectivités locales, mairies, communes, Investisseurs, bailleurs de fonds, donneurs d’ordre, industriels, organismes professionnels sectoriels et d’export, Chambres de commerce et d’industrie, cabinets d’expertise et d’ingénierie, importateurs, exportateurs…

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Le renforcement du secteur privé et le rôle que peuvent jouer les pays du G7 pour appuyer la transition économique de la Tunisie, tels sont les principaux thèmes débattus lors d’un entretien tenu, mercredi, entre les ambassadeurs des pays du G7 et de l’Union européenne (UE) accrédités à Tunis et les responsables de l’Union Tunisienne de l’Industrie, du Commerce et de l’Artisanat (UTICA).
Il est aujourd’hui primordial de jeter les bases d’une vraie relance économique“, a souligné Majoul à l’ouverture de cette réunion, appelant les pays du G7 à appuyer davantage la relance de l’économie tunisienne.

Le responsable a également mis l’accent sur l’importance de booster les investissements, “véritables et uniques vecteurs de la croissance créatrice de postes d’emplois et génératrice de devises“.
Majoul a rappelé que l’UTICA a été toujours engagée pour l’intérêt du pays comme le confirme sa participation déterminante au dialogue national et aux réunions de Carthage 1 et 2.
La centrale patronale a toujours été une force de propositions pour faire bouger les lignes et a œuvré pour la relance de l’économie après la réussite de la transition politique“, a-t-il encore fait savoir.
Les deux parties ont en outre passé en revue les questions relatives à l’état actuel de l’économie tunisienne, ainsi que d’autres questions sectorielles intéressant l’accès des produits tunisiens aux marchés des pays du G7, la valeur ajoutée et les règles d’origine, précise un précise un communiqué de l’UTICA publié mercredi 04 juillet 2018.
La réunion s’est tenue en présence de Wided Bouchamaoui, ancienne présidente de l’UTICA.

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Les responsables financiers mondiaux et africains ont identifié le risque pays comme le plus gros défi posé à leur capacité de prêter davantage à des pays africains. S’exprimant à Abidjan lors d’une Table ronde d’une journée sur les risques d’investissement en Afrique, qui s’est tenue dans les locaux de l’Agence pour l’Assurance du Commerce en Afrique (ACA), les experts ont reconnu que l’abondance de liquidité sur le marché ne réduisait en rien les contraintes de capacité rencontrées par la plupart des banques lorsqu’elles traitent avec l’Afrique.

Les prêteurs sont liés par des réglementations qui les empêchent de prêter des montants importants à des garanties souveraines à risque d’investissement modéré, ce qui est le cas pour la plupart des pays africains.  Des institutions comme l’ACA qui proposent une assurance d’investissement peuvent aider à atténuer les risques et renforcer de ce fait la capacité de prêt et d’investissement aux pays africains. Si les limites du plafond ne sont pas augmentées, les prêteurs internationaux continueront à être limités dans les montants qu’ils peuvent prêter tant au niveau des États souverains qu’au niveau des entreprises.

Les experts participant à la Table ronde ont également noté des mouvements positifs dans des pays tels que le Ghana et le Sénégal par exemple, qui ont été récemment mis sous surveillance positive par l’agence de notation S&P. Ils se sont largement appuyés sur les dividendes anticipés, suite aux développements d’infrastructures clés et aux politiques favorables aux investisseurs. Le Sénégal, par exemple, a révisé sa législation commerciale, a fait passer une loi sur le partenariat public-privé qui garantit la publication de tous les contrats publics signés dans le secteur du pétrole et du gaz, et a créé un département de la concurrence dont la mission est de travailler main dans la main avec les investisseurs.

Les experts en analyse de risques qui participaient à la conférence ont cité le Botswana, la Côte d’Ivoire, l’Éthiopie, le Rwanda et le Zimbabwe comme des pays à surveiller au cours des prochains mois en raison des fortes réserves à l’encontre du Botswana, des transitions politiques que connaissent l’Éthiopie et le Zimbabwe, de la stratégie mise en œuvre par le Rwanda pour transformer son économie en un pôle de services, et de la création d’un environnement favorable visant à attirer les investisseurs dans le cas de la Côte d’Ivoire.

La plupart des représentants gouvernementaux présents lors de la réunion ont également noté les efforts de leurs pays pour accroître l’ajout de valeur dans le secteur agricole, avec la volonté de supprimer les barrières commerciales au niveau du continent. Jean-Louis Ekra, ancien président d’Afreximbank, a fait remarquer que l’Afrique emprunte une voie différente des pays occidentaux qui prônent actuellement des tendances protectionnistes. Au contraire, l’Afrique se réunit sous la bannière de la Zone de libre échange continentale africaine (ZLECA), amenée à devenir la plus grande zone commerciale au monde.

Bien que les participants aient convenu que la perception du risque en Afrique est en général plus forte que le risque réel sur le terrain, ils ont aussi reconnu que rendre l’Afrique moins risquée nécessiterait des efforts concertés visant à améliorer l’environnement économique global afin de s’attaquer aux risques véritablement existants.  Selon un rapport récent de Moody, 40 % à 50 % des défauts sur les marchés en développement sont directement liés à des pays à risques. Lors de la Table ronde, les intervenants ont examiné des solutions à faible coût qui pourraient aider les pays à réduire leur risque, et ils ont notamment débattu d’une garantie d’adhésion équitable aux réglementations existantes.

« L’un de nos rôles, à l’ACA, consiste à éduquer les gouvernements pour qu’ils prennent conscience des éléments pris en compte par les investisseurs internationaux lorsqu’ils évaluent les risques que présente tel ou tel pays. Si les pays prennent conscience du fait que tout changement radical de leur législation, par exemple, pourrait être un facteur de risque politique clé, ils peuvent faire de meilleurs choix et créer des environnements plus féconds pour le secteur privé », a déclaré John Lentaigne, directeur de la souscription à l’ACA, ajoutant qu’« il peut être prouvé qu’un climat d’investissement stable peut être directement lié à la croissance ».

Malgré les risques perçus en Afrique, l’ECGC, l’agence de crédit à l’exportation indienne, et le courtier international BPL Global, avec un total combiné de 142 milliards de dollars US en expositions, ont noté des plaintes relativement faibles et une expérience de récupération raisonnable en Afrique. Sur les 42 milliards de dollars US de BPL en risques courants, assurés par des cabinets de gestion des risques d’investissement à l’international, 8 milliards de ces expositions concernent l’Afrique, où la société a historiquement enregistré 230 millions de dollars US de réclamations, dont 123 millions de dollars US ont été par la suite récupérés.

Les prêteurs et les assureurs internationaux ont émis des commentaires sur l’importance de la participation de l’ACA à créer des projets pouvant bénéficier de concours bancaires étant donné son statut de créditeur préféré et ses relations avec les gouvernements africains. Ceci a été considéré comme la proposition de valeur principale de l’ACA.

Lors de son discours aux participants, Pierre Guislain, vice-président responsable du secteur privé, de l’infrastructure et de l’industrialisation au sein de la Banque africaine de développement a souligné l’engagement de la banque à transformer sa relation avec l’ACA en un partenariat stratégique afin d’en étendre la portée et d’aider les pays à accélérer leur intégration régionale.

L’ACA, un assureur de crédit commercial et d’investissement multilatéral, a publié ses résultats en 2017 pour la sixième année consécutive, annonçant des profits de 10 millions de dollars US, ce qui représente une augmentation de 55 % par rapport à 2016, ainsi que 2,4 milliards de dollars US en expositions brutes.

INTERVENANTS À LA 5e TABLE RONDE ANNUELLE DES INVESTISSEURS DE L’ACA

  • Taiwo Adeniji, directeur exécutif groupe d’investissement, Africa Finance Corporation
  • Dr. Robert Besseling, directeur exécutif, EXX Africa
  • Dr. Yohannes Ayalew Birru, directeur exécutif de l’Ethiopian Development Research Institute (EDRI) et président du Conseil d’administration, ACA (Éthiopie)
  • Jean-Louis Ekra, ancien président, Afreximbank (Côte d’Ivoire)
  • Olivier Eweck, directeur, département Syndication, Banque africaine de développement
  • Muhamet Bamba Fall, directeur associé et directeur de souscription de l’Operations Group, MIGA
  • Nisrin Hala, responsable du bureau Afrique, SMBC
  • Stuart Hulks, directeur général adjoint, Distribution & Syndication, Standard Bank
  • Jean-Maryam Khosrowshahi, directrice générale, responsable de CEEMEA Sovereign DCM – Deutsche Bank (RU)
  • Manuel López, directeur général, Global Bank Surety Syndication Leader International Surety Practice, Credit Specialties, Marsh
  • Brunno Maradei, responsable principal des investissements, Banque européenne d’investissement
  • Christopher Marks, directeur général et responsable des marchés émergents, EMEA, Mitsubishi UFJ Financial Group (MUFG)
  • Geetha Muralidhar, président-directeur général, ECGC Limited
  • Gardner Rusike, directeur associé, Sovereign Ratings International Public Finance, S&P Global Ratings
  • Jan Martin Witte, directeur, KfW Afrique du Sud
  • Stanislas Zézé, président de Bloomfield Investments (agence de crédits SME en Afrique Occidentale)

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L’échange commercial et la coopération industrielle entre la Tunisie et la Libye ont repris progressivement leur rythme habituel au cours des cinq premiers mois de cette année, a fait savoir le ministre de l’Industrie, des Petites et moyennes entreprises, Slim Feriani, à l’occasion de sa participation aux travaux du Forum économique tuniso-libyen organisé dimanche 1er juillet 2018 à Tripoli.

Il a précisé que 33 projets d’investissement libyens ou à participation libyenne ont été réalisés en Tunisie dans différents domaines de l’industrie, lesquels projets, a-t-il dit, ont permis de créer 2250 postes d’emploi, soulignant l’importance de mettre en place une industrie cohérente, gagnante (win-win) pour les deux parties et à même d’instaurer la culture entrepreneuriale auprès des jeunes afin d’encourager l’initiative privée.

Il s’agit également de créer des structures d’appui technique et financier au profit des petites entreprises et de renforcer les relations entre les hommes d’affaires tunisiens et libyens afin de construire un pôle économique et une plateforme d’exportation vers l’Afrique dont le nombre d’habitants devrait atteindre 2,5 milliards d’individus à l’horizon 2050.

Feriani a présenté la stratégie économique de la Tunisie à l’orée de l’année 2025, le gouvernement aspirant à réaliser des moyennes de croissance de 5% par an à partir de 2020. Cette stratégie vise à augmenter le volume des exportations pour atteindre 76 milliards en 2025 contre 34 milliards en 2016, dont 50% à fort contenu technologique contre 25% actuellement, d’autant que les exportations industrielles en constituent la majeure partie, à savoir 90%.
Il a souligné la disposition de la Tunisie à renforcer la complémentarité et la coopération existant entre les deux pays afin qu’elles englobent tous les domaines, tels que la coopération douanière, les normes et les critères ainsi que les programmes de mise à niveau et l’aménagement des zones industrielles, en plus de la coopération financière et autres…

Lors d’une rencontre avec le premier vice-président du Conseil présidentiel du gouvernement d’Entente nationale de Libye, Ahmed Miitig, le ministre a affirmé l’engagement des deux parties à faire des deux pays un pôle commercial et économique dans la région de l’Afrique du nord et du bassin méditerranéen, étant donné le grand potentiel dont ils disposent.

Les deux parties se sont également accordées sur la nécessité de coordonner pour la mise en place de projets stratégiques au niveau des régions frontalières entre les deux pays afin de favoriser la stabilité sociale et économique des deux pays.

Feriani a, par ailleurs, affirmé l’engagement du gouvernement tunisien à reprendre l’activité du transporteur aérien Tunisair entre Tunis et Tripoli, comme première étape, fin juillet courant.
Il est à noter que le ministre de l’industrie et des PME, Slim Feriani, a présidé une délégation de 60 hommes d’affaires et de responsables gouvernementaux pour participer à ce Forum.

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Une plus grande stabilité politique, des denrées de première nécessité à un prix plus raisonnable et des réformes économiques efficaces dans le secteur public se traduisent par de meilleurs indices risque-rendement dans plusieurs économies d’Afrique de l’Ouest, selon le rapport 2018 Africa Risk-Reward Index, établi par Control Risks (www.ControlRisks.com) et Oxford Economics. Des pays de l’Afrique de l’Ouest, c’est le Ghana qui affiche les meilleurs indices risque-rendement à l’échelle de l’Afrique, juste après le Zimbabwe et l’Égypte. Toutefois, le Nigeria et le Sénégal bénéficient d’un score grandement amélioré.

Tom Griffin, principal partenaire de Control Risks pour l’Afrique de l’Ouest, déclare :

« En 2017, de nombreux gouvernements d’Afrique de l’Ouest se sont engagés sur une voie courageuse visant à mettre en œuvre les réformes adéquates afin de favoriser la croissance économique et d’améliorer la confiance des investisseurs.
Depuis l’arrivée au pouvoir du nouveau gouvernement en janvier 2017, le Ghana a poursuivi son programme de réformes macroéconomiques visant à réduire le déficit et la dette extérieure. Dans l’année qui vient de s’écouler, ces mesures ont eu un impact particulièrement positif dans des domaines tels que le crédit et le risque de change. Parallèlement, afin d’encourager les investisseurs, le Ghana s’est employé à améliorer l’environnement économique en réduisant la bureaucratie et les taxes, en plus d’établir des plans pour encourager l’investissement dans les secteurs du pétrole et du gaz, ainsi que de la fabrication.

Au Nigeria, le plan de redressement et de croissance économique (Economic Recovery and Growth Plan, ERGP), récemment déployé, a commencé à porter ses fruits, aidant le pays à relever quelques défis économiques, dont la corruption et le manque d’infrastructures. Ce plan a aussi pour but de supprimer certains goulets d’étranglement afin de faciliter les initiatives commerciales, et gagner en même temps la confiance des investisseurs.

Ces trois dernières années, le Sénégal, avec son Plan Sénégal Émergent (PSE), est déjà parvenu à stabiliser sa croissance, qui a approché les 6,4 % en 2017. La réduction de son indice de risque compte parmi les changements les plus positifs relevés dans le rapport 2018 Africa Risk-Reward Index. Elle peut s’expliquer par les réformes structurelles menées pour améliorer le contexte économique, le renforcement des bases macroéconomiques renforcées et le contrôle de la politique de gestion de la dette. »

Autres conclusions du rapport :

  • En Angola, le changement de gouvernement n’a pas encore eu d’effet sur l’indice de rendement, toutefois son indice de risque a baissé : le nouveau président de l’Angola, João Lourenço, a fait preuve d’une rapidité et d’un esprit de décision remarquables pour consolider son autorité. Les efforts qu’il a entrepris pour démanteler les réseaux de son prédécesseur ont ouvert de nouvelles opportunités d’investissements étrangers dans des secteurs jusque-là dominés par des entreprises dont les intérêts étaient liés au président précédent et à sa famille. Rassurés par un meilleur environnement réglementaire, les investisseurs n’hésitent plus à se tourner vers certains secteurs, principalement le pétrole, le gaz, les mines de diamant ou encore les télécommunications.
    Indice de rendement : 3,65 / indice de risque : 6.55
  • Afrique du Sud – Indice de rendement légèrement amélioré et indice de risque réduit étant donné la meilleure conjoncture politique : la confiance des investisseurs est revenue depuis que Cyril Ramaphosa est devenu président, en février 2018. Les politiques mises en œuvre – que ce soit pour consolider les dépenses budgétaires ou lutter contre la corruption dans les institutions ou les entreprises publiques – encouragent les investissements en Afrique du Sud. Mais les réseaux de patronage bien implantés et la pression électorale précédant les élections générales de 2019 ne permettront qu’un redressement timide de l’Afrique du Sud. Indice de rendement : 4,78 / indice de risque : 4.74
  • Kenya – L’indice de rendement du Kenya reste l’un des plus élevés de l’Afrique subsaharienne, mais la dette externe du gouvernement soulève des inquiétudes : gagnant des élections de 2017, le principal parti du Kenya, le « Jubilee Party of Kenya », poursuit ses politiques pro-économiques. Toutefois, la dette externe du gouvernement suscite bien des inquiétudes. Une nouvelle euro-obligation de 2 milliards de dollars a été émise en février, alors que le règlement d’une euro-obligation précédente n’est pas encore complètement soldé. Qui plus est, l’amélioration des relations entre le gouvernement et l’opposition est essentielle pour éviter que des tensions politiques ne viennent pénaliser la croissance économique ; par ailleurs, une politique budgétaire et macro-économique prudente s’avère indispensable si ce pays veut continuer à s’assurer de meilleures perspectives économiques. Indice de rendement : 6,36 / indice de risque : 5.51
  • Côte d’Ivoire – Avec des prévisions de croissance du PIB réel de 7 % en 2018, le pays poursuit son impressionnant redressement économique ; mais là encore, des défis importants restent à relever : après les réformes de l’environnement commercial qu’elle a entreprises et ses efforts pour ramener les investisseurs étrangers dans le pays après la crise de 2010-2011, la Côte d’Ivoire peut se targuer d’avoir atteint des taux de croissance parmi les plus élevés au monde ces dernières années. Les secteurs de la construction, des télécommunications, de la banque et du commerce de détail ont, pour leur part, enregistré une croissance spectaculaire. Mais il existe encore des obstacles importants à un redressement complet. Citons, entre autres, les tensions politiques, la corruption, le mécontentement lié au domaine socio-économique, les faiblesses en matière de réforme de la sécurité, sans parler des élections prévues en 2020 qui suscitent de plus en plus de querelles politiques.
    Indice de rendement : 6,51 / indice de risque : 6.24.
  • Sénégal – La hausse des investissements associée à un indice de risque réduit laissent présager une croissance continue : suite à la mise en œuvre du Plan Sénégal Émergent,, ces trois dernières années, le pays a enregistré une amélioration continue de son taux de croissance qui a approché les 6,4 % en 2017. Avec des exportations en constante augmentation, une économie plus diversifiée et l’intérêt accru que suscite le pays de la part d’importants investisseurs internationaux (suite à la découverte de gisements offshore prometteurs de pétrole et de gaz), le Sénégal est devenu l’un des modèles de l’Afrique subsaharienne. La baisse de son indice de risque constitue l’un des changements les plus positifs du rapport 2018 Africa Risk-Reward Index. Indice de rendement : 5,76 / indice de risque : 4.56
  • Maroc – Les réformes économiques du Maroc améliorent sa résilience et favorisent ses exportations, devenues plus compétitives. Toutefois, l’insatisfaction sociale est un problème persistant : avec un indice de risque parmi les plus bas du rapport 2018 Africa Risk-Reward Index, et un indice de rendement relativement stable, les réformes économiques du Maroc s’avèrent être un succès. La croissance à moyen terme sera confortée par un ensemble de réformes visant à faciliter l’investissement étranger, à accéder au crédit, à améliorer la qualité de l’éducation et à fournir un environnement économique plus favorable, autant de domaines qui constituent encore les principales entraves à la compétitivité et à l’épanouissement économique du pays. Mais c’est sans compter les revendications socio-économiques qui agitent le Maroc en raison des conditions de vie précaires qui subsistent à l’intérieur du pays. Indice de rendement : 5,77 / indice de risque : 4.10

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Ibrahim Dabeche, le président de la Chambre Tuniso-Allemande d’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie), a indiqué que les deux lois de finances 2017 et 2018 ont été lourdes de conséquences pour les entreprises, notamment exportatrices et que plusieurs entreprises allemandes installées en Tunisie sont choquées par certaines mesures et procédures inscrites au titre de la LF 2018. Il a cité la dernière circulaire de la Banque centrale de Tunisie (BCT) et du ministère du Commerce qui exige le dépôt de documents d’exportation en anglais, en français ou en arabe : “Bien que l’Allemagne soit un partenaire stratégique, sa langue n’est pas reconnue par la douane tunisienne“, a indiqué le président de l’AHK Tunisie, avant de signaler que la Tunisie est en train de perdre ses chances par rapport à d’autres pays à causse de ces lois de finances .

Il en ressort, en effet, selon les résultats de l’enquête de l’AHK, révélés ce lundi 25 juin 2018, à Tunis, que la douane représente largement l’obstacle le plus contraignant pour les sociétés allemandes, même si le taux diffère selon le régime de la société (81% pour les sociétés non totalement exportatrices et 49% pour les exportateurs). En deuxième position, avec 26%, il y a les difficultés liées au transfert de devises et les opérations avec la BCT.

Pour résoudre ces problèmes, l’enquête a donné la parole aux entreprises allemandes afin de présenter au gouvernement tunisien des pistes pour améliorer les choses. En tête de ces suggestions, il y a la lutte contre la corruption, la stabilité sociale, l’implantation d’un port en eau profonde à Enfidha, l’amélioration des transports publics et l’infrastructure de base.

Outre ces difficultés qui sont pratiquement toutes liées à la façon dont le pays est administré, 56% des entreprises allemandes opérant en Tunisie pointent du doigt l’instabilité sociale, puis vient l’instabilité politique (54%). Par ailleurs, 48% des entreprises désignent la rigidité administrative comme étant un grand risque pour le développement de leurs affaires en 2018.

Brahim Dabeche a sous un autre angle indiqué que le nouveau code de l’investissement n’a pas été digéré et mis en place : “Il faut encore aller plus loin (…) il y a un manque de communication sur le code“, a-t-il précisé.

Interrogé sur l’Afrique, Dabeche a assuré que cela reste un peu compliqué, mais possible par le biais de la Tunisie qui a été retenue parmi les pays prioritaires et se présente, selon ses dires, comme une plate-forme de l’Allemagne vers l’Afrique Subsaharienne.

De son côté, Martin Henkelmann, le DG de l’AHK Tunisie, a tenu à préciser que le nouveau code de l’investissement contient de bons éléments mais le grand défi est de mettre cela en marche.

Questionnées par rapport aux conditions d’implantation sur le site tunisien, tant sur le plan des atouts que des risques, les entreprises allemandes sondées ont évoqué plusieurs avantages majeurs, à l’instar de la proximité géographique par rapport à l’Europe avec un taux de 81,6%, les coûts de production compétitifs (51%) ainsi que l’évolution du taux de change qui favorise l’Euro par rapport au Dinar, avec un taux de 51%.

 L’enquête a en outre établi qu’à cause des nouvelles mesures fiscales prévues par les lois de finances 2017 et 2018, occasionnant notamment l’annulation des avantages fiscaux en faveur des investisseurs étrangers totalement exportateurs, l’atout fiscal ne figure plus dans le top 3 des avantages du site Tunisie. Seules 27,8% des entreprises totalement exportatrices sont en effet encore motivées par les avantages fiscaux en Tunisie. On note d’ailleurs que les coûts de production compétitifs et un bon niveau d’éducation devancent l’atout fiscal. Par ailleurs on remarque que l’évolution du taux de change a clairement plus d’impact positif sur les entreprises totalement exportatrices (62,5%), que sur les entreprises non totalement exportatrices (19,2%). Cet atout est évidement bien plus ressenti quand il s’agit de convertir le Dinar en Euro que l’inverse.

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Lors d’un point de presse tenu ce lundi 25 juin 2018 à son siège, la Chambre Tuniso-Allemande d’Industrie et du Commerce (AHK Tunisie) a révélé les résultats d’une enquête annuelle relative aux entreprises allemandes en Tunisie, intitulée «Les entreprises allemandes en Tunisie: situation et perspectives 2017/2018». Cette étude fait l’état des lieux de ces entreprises en 2017 ainsi que leurs perspectives pour 2018. Il en ressort que le taux des entreprises allemandes opérant en Tunisie et qui considèrent leur situation actuelle comme bonne ou satisfaisante s’élève à 85,7%. Les chiffres enregistrés en 2017 confirment d’ailleurs cette tendance positive, en effet on note par exemple la meilleure prévision en chiffre d’affaires depuis la révolution. 60% des entreprises ont augmenté leur chiffre d’affaires en 2017 et 53% d’entre elles envisagent de l’améliorer en 2018.

En termes de prévisions d’investissements, 54,6% des entreprises allemandes tous secteurs confondus comptent les augmenter également au courant de 2018, notamment pour le secteur électrotechnique qui se distingue avec un taux de 70,6% d’intentions d’investissement.

Concernant les effectifs, 45,3% de ces entreprises sondées tous secteurs confondus ont augmenté leurs effectifs et 53% prévoient de le faire en 2018.

Par ailleurs, parmi les atouts dont dispose la Tunisie, 81,6% des sociétés sondées citent la proximité géographique par rapport à l’Europe, 51% optent pour les coûts de production compétitifs et 51% aussi pour l’évolution du taux de change.

Néanmoins certains handicaps pouvant entraver le développement des sociétés allemandes sondées durant 2018 ont été énumérés. Le manque de stabilité sociale (56,2%) et politique (54,1%) viennent en tête des freins appréhendés, suivis de la rigidité administrative avec 48%.

En ce qui concerne les difficultés rencontrées avec les autorités publiques tunisiennes, la Douane représente largement l’obstacle le plus contraignant pour les sociétés allemandes.

Il est important de noter par ailleurs que la conjoncture globale de la Tunisie est marquée depuis quelques années par des difficultés. En effet en 2017, le taux de croissance n’a pas dépassé 1,9%, le taux d’inflation a grimpé à 5,3% et atteint des sommets en 2018, plus de 7%. Les sociétés allemandes opérant en Tunisie ont pourtant résisté et affichent des indicateurs positifs. Toutefois, leur expansion et l’affluence de nouveaux investisseurs sont entravées par le contexte social et politique en Tunisie, et restent tributaires du lancement de réformes urgentes sur le climat d’affaires et l’amélioration de la conjoncture économique.

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Les investissements industriels déclarés dans le secteur industriel sont encore en peine de retrouver des couleurs et ce malgré les efforts consentis par les différents gouvernements qui se sont succédé au pouvoir depuis la Révolution. Plusieurs blocages expliquent la non reprise des investissements industriels notamment dans les régions qui souffrent encore et davantage de la marginalisation et de l’absence de développement et même les initiatives de projets lancés par les différents gouvernements pour réduire l’écart et les inégalités n’ont pas abouti à de bons résultats. La grogne gagne encore les régions qui revendiquent encore leur droit au développement.

Les derniers chiffres rendus publics par l’agence de promotion de l’industrie et de l’Innovation (APII) confirme une tendance à la baisse des investissements déclarés dans le secteur industriel. Selon cette note de conjoncture publié, jeudi 21 juin 2018, durant les cinq premiers mois 2018, l’investissement déclaré dans le secteur industriel a atteint le montant de 1590.4 MD, contre 1823.5 MD lors des cinq premiers mois 2017, enregistrant ainsi une diminution de 12.8%. Le nombre de projets déclarés a atteint 1905 au cours des cinq premiers mois 2018 contre 1740 lors des cinq premiers mois 2017, soit une augmentation de 6.2%. Ces projets permettront la création de 27658 postes d’emplois, contre 28954 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une diminution de 4.5%.

Les investissements déclarés dans les industries totalement exportatrices ont enregistré une augmentation de 11.1% passant de 366.6 MD à 407.4 MD durant les cinq premiers mois 2018. Les industries dont la production est orientée vers le marché local ont enregistré une diminution de 18.8% passant de 1456.9 MD à 1183.0 MD au cours des cinq premiers mois 2018.

Les investissements relatifs aux projets dont le coût est supérieur à 5 MD, ont enregistré une augmentation de 4.6% passant de 1006.9 MD au cours des cinq premiers mois 2017 à 1052.8 MD durant la même période de l’année 2018. Ces projets permettront la création de 6545 postes d’emplois, contre 8206 postes d’emplois durant les cinq premiers mois 2017, soit une baisse de 20.2%. Les projets de 5 MD et plus qui ne représentent que 4.6% du nombre des projets déclarés et 23.7% du nombre des emplois, totalisent 66.2% de l’ensemble des investissements déclarés.

Les investissements industriels 100% étrangers et en partenariat sont passés de 389.0 MD durant les cinq premiers mois 2017 à 317.3 MD en 2018, enregistrant ainsi une baisse de 18.4%. Ce recul est consécutif à la diminution enregistrée au niveau des projets en partenariat qui sont passés de 231.4 MD à 143.5 MD durant les cinq premiers mois 2018 (-38.0%). En revanche, les investissements déclarés dans le cadre des projets 100% étrangers ont enregistré une augmentation de 10.3% (173.8 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 157.6 MD durant la même période 2017).

Les cinq premiers mois de l’année 2018 ont été caractérisés par une augmentation au niveau de l’investissement déclaré dans les zones de développement régional de 19.3% avec 889.9 MD contre 746.0 MD durant les cinq premiers mois 2017. La part de ces zones dans l’ensemble des gouvernorats est passée de 40.9% à 56.0% au cours des cinq premiers mois 2018.

Les exportations du secteur industriel sont passées de 12009.4 MD durant les cinq premiers mois 2017 à 15230.1 MD durant la même période de l’année 2018 enregistrant ainsi une augmentation de 26.8%. Le secteur industriel a importé pour 18870.4 MD durant les cinq premiers mois 2018 contre 16030.9 MD durant la même période 2017, enregistrant ainsi une hausse de 17.7%. Ainsi donc le solde commercial du secteur industriel s’établit à -3640.3 MD contre -4021.5 MD au cours des cinq premiers 2017.

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Dans une déclaration accordée à Africanmanager, en marge de l’AGO de la société Magasin Général qui a eu lieu, ce mardi 12 juin 2018 à Tunis, le directeur général, Hédi Baccour, a déclaré que le nouvel acteur de la distribution “Aziza” commence certes à prendre des parts de marché, mais le groupe Slama y injecte beaucoup d’argent. “Ils dépensent beaucoup d’argent dans les magasins “Aziza” et nous ne sommes pas obligés de suivre cette politique commerciale“, a indiqué Baccour, faisant remarquer que l’expansion de cette enseigne leur a coûté très très cher. “A ma connaissance, les pertes fiscales dépassent largement les 50 MDT“, a-t-il assuré.

Le DG du groupe a dans le même contexte indiqué que les pertes fiscales de “Aziza” dépassent largement le capital social de la société et le plus dur c’est qu’il faut mettre encore de l’argent pour continuer son expansion. “En baissant les prix, on peut acquérir des parts de marché facilement mais on ne peut pas continuer dans cette politique de commercialisation“, a précisé Baccour, avant d’ajouter que de telles manœuvres ne sont pas l’avenir de la distribution en Tunisie. “Il n’y a pas plus facile que d’obtenir des parts de marché en baissant les prix“, a-t-il dit.

Il a par ailleurs indiqué que la société suit de près la situation : “Nous avons une stratégie interne que nous gardons pour nous“, a-t-il assuré.

Interrogé sur la part de marché de la distribution moderne, Baccour a donné le chiffre de 20%, soulignant toutefois que ce chiffre reste relatif étant donné que seuls MG et Monoprix publient leurs chiffres, les deux autres, à savoir Géant et Carrefour, ne le font pas.

Au sujet des émeutes qui ont éclaté au début de cette année et qui ont touché plusieurs magasins de la grande distribution, le responsable a déclaré que les pertes de MG sont estimées à 40 milliers de dinars alors que celles de la grande distribution représentent presque le double, soit 80 mille DT.

Il a sous un autre angle indiqué que le chiffre d’affaires de MG a évolué de 5% durant les 5 premiers mois de l’année 2018, et ce en comparaison avec la même période de 2017 : “Nous avons déjà des prémices d’une évolution au niveau des indicateurs publiés au 20 avril de cette année, une évolution qui se maintient et s’améliore un peu par rapport à l’exercice précédent“, selon ses dires.

Baccour a toutefois indiqué que la société est un peu tirée vers le bas à cause de l’inflation des prix, “qui fait qu’on n’arrive pas à obtenir des quantités équivalentes à celles qu’on est habitué à faire (…) Nous travaillons pour rattraper ce retard”, a-t-il ajouté.

S’agissant des chiffres, il a indiqué que l’activité de la société Magasin général au cours de l’exercice 2017 a été marquée principalement par le maintien de sa position en tant que “Leader” sur le marché tunisien en termes de chiffre d’affaires réalisé en 2017 et au début de cette année.

L’année 2017 a été en effet clôturée avec un chiffre d’affaires (HT) de 859 189 MDT, un résultat net bénéficiaire de 22 127 MD contre un chiffre d’affaires (HT) de 841 272 MD et un résultat bénéficiaire de 12 144 MD en 2016. Le CA a évolué de 2% par rapport à l’exercice précédent.

En 2017 la marge comptable a évolué par rapport à celle de 2016, elle est de l’ordre de 17,71% en 2017 contre 17,12% en 2016. Les charges du personnel relatives à cette année ont enregistré une augmentation de 10,3% par rapport à celles constatées au cours de la même période de 2016.

Il a été toutefois indiqué que le secteur de la grande distribution fait face actuellement à des risques majeurs à cause principalement de l’instabilité sécuritaire laquelle peut favoriser des événements qui menacent les points de vente.

La baisse du pouvoir d’achat des consommateurs qui a un effet considérable sur la rentabilité des sociétés du secteur ainsi que l’augmentation des cours de change qui a pour conséquence l’évolution des coûts d’achat de marchandises et par conséquent la baisse de la marge à appliquer ont été également évoquées.

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Le ministre des Affaires étrangères, Khemaies Jhinaoui et le ministre canadien du Commerce international, François-Philippe Champagne, ont convenu lors d’une réunion tenue à Ottawa de réunir les experts des deux pays pour reprendre les négociations en vue d’un accord bilatéral en matière d’encouragement et de protection des investissements, rapporte le département des affaires étrangères dans un communiqué.
Les deux pays ont convenu également lors de cette visite de deux jours du ministre des AE au Canada d’entreprendre un partenariat stratégique dans les domaines innovants à haute valeur ajoutée, à l’instar de l’intelligence artificielle, les nouvelles technologies, l’enseignement supérieur, la recherche scientifique et le tourisme. Ils ont exprimé d’autre part leur accord à poursuivre les consultations et la coordination pour les questions d’intérêt commun, au niveau bilatérale sur les scènes régionale et internationale et la poursuite du soutien mutuel pour les candidatures des deux pays aux Nations Unies, aux différentes organisations internationales et régionales ainsi qu’à ses diverses autres structures et annexes.

Jhinaoui a souligné lors de son entretien avec le ministre canadien du commerce international que la Tunisie “dispose des fondements adéquats, des ressources humaines et des hautes compétences pour devenir un pôle commercial et d’investissement rayonnant sur le Proche-Orient et le continent africain“.
A l’occasion de cette visite, les deux parties ont annoncé le financement de deux projets dans le domaine de la gouvernance locale, la participation de la femme dans l’action municipale et celui de la sécurité et du contrôle des frontières pour un montant de 8,6 millions de dollars.
Selon le communiqué, les membres du gouvernement canadien ont publié au terme de la réunion du ministre des AE une déclaration où ils réaffirment la poursuite de leur soutien à la Tunisie “afin de pouvoir relever les défis économiques imposés par la phase de transition démocratique après la révolution“.

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Le groupe italien Marzotto compte investir près de 300 millions de dinars (MD) dans un projet de production de soie qui permettra de créer 5 mille emplois, selon un communiqué du ministère de l’Industrie et des petites moyennes entreprises publié mardi à Tunis.
Ce projet était au centre d’une rencontre entre le ministre de l’Industrie et des petites moyennes entreprises, Slim Fariani et l’ambassadeur d’Italie à Tunis Sem Lorenzo Faanara et une délégation du groupe présidé par Sergio Tambrini.
Le secteur du textile habillement a enregistré au cours du premier trimestre 2018, une relance de 25%, par rapport à la même période de l’année 2017, a noté le ministre soulignant le souci du ministère de soutenir les investisseurs dans ce domaine, d’après le ministère .
Le groupe italien Marzotto est implanté en Tunisie depuis les années 90 à travers sa filiale, RATTI, dont la capacité de production s’élève à 3 mille tonnes de fil de lin et près de 300 mille pièces de vêtements. Cette filiale offre près de 650 emplois.

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Un mémorandum d’entente a été signé mardi 19 juin 2018 à Gammarth, entre le Ministère de l’Energie, des Mines et des Energies Renouvelables et l’Observatoire Méditerranéen de l’Energie (OME), en marge d’un atelier sur la stratégie énergétique tunisienne.
L’un des points forts de cet accord, signé par le ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Kaddour et la Directrice Générale de l’OME, Houda Ben Jannet Allal, réside dans le partenariat pour l’élaboration de la “Mediterranean Energy Perspectives-Tunisie”.
Dans le cadre de cet accord, des sessions de formation et d’assistance technique sont prévues.
La MEP-Tunisie sera présentée lors du 18ème Sommet de la Francophonie qui se tiendra en 2020 en Tunisie, dans l’objectif de présenter aux acteurs internationaux de l’énergie, aux investisseurs et aux bailleurs de fonds les opportunités que présente le pays en termes d’énergies renouvelables.

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Plus d’un millier de participants, plus d’une centaine d’intervenants : personnalités, chefs d’entreprise, représentants institutionnels et politiques, membres d’associations et de clubs économiques, d’origine africaine, française et européenne, seront présents tout au long de cette journée du 22 juin, de 8h30 à 20h, pour échanger sur les thèmes de l’entreprenariat, du financement, de l’innovation et de l’emploi.

Des personnalités politiques étrangères telles que le Premier ministre malien Soumeylou MAÏGA, le président du Haut conseil des collectivités territoriales du Sénégal, Ousmane Tanor DIENG, l’ambassadeur du Maroc, Chakib BENMOUSSA ou encore l’ancien ministre des affaires étrangères et diplomate espagnol Miguel Angel MORATINOS et plusieurs députés français, relèveront notamment de leur présence les séances d’ouverture et de clôture, aux côtés des représentants des organismes partenaires : Rémy WEBER, président du directoire de La Banque Postale, Pierre-Yves POULIQUEN, directeur général de Suez Afrique, Moyen Orient, Inde et Emmanuel NOUTARY, délégué général d’Anima Investment Network. Des représentants de la Banque Africaine de Développement, de l’Organisation des Nations unies pour le déveIoppement industriel et de la direction générale de la coopération internationale et du développement de la Commission européenne (DG DEVCO) présenteront également les plus récents développements institutionnels en faveur des porteurs de projets et du co-développement en lien avec l’Afrique.

Mais le Forum des Diasporas Africaines, c’est aussi de nombreux espaces d’expressions et de solutions ouverts à tous ! Un Arbre à palabre, où les porteurs de projets pourront présenter leurs idées à un large public d’entrepreneurs et d’investisseurs, un espace job-dating où postuler en direct à de nombreuses offres d’emplois en lien avec l’Afrique, un parcours d’accompagnement à la création d’entreprises avec les experts de la CCI Paris Île-de-France, une place des financements où la Banque Postale récompensera le meilleur « pitcheur » de projet, un espace consacré à l’immobilier africain…

De nombreuses associations ont aussi réservé des espaces pour se rencontrer et échanger, au delà des frontières. C’est donc une journée riche en idées nouvelles, en concrétisation de projets et en construction de réseaux qui vous attend le 22 juin prochain sur ce Forum, pensé par et pour les diasporas.

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L’Utica a déploré la décision de la Banque centrale de Tunisie (BCT) de relever le taux d’intérêt directeur de la Banque de 100 points de base, passant de 5,75% à 6,75% par an, d’autant plus que cette augmentation est la deuxième du genre depuis le début de l’année en cours et à un niveau très élevé.

Dans un communiqué rendu public ce jeudi 14 janvier 2018, l’Union a ajouté que cette décision aura des répercussions négatives sur la compétitivité de l’entreprise économique et la relance des investissements en raison du coût élevé du financement à un moment où le pays doit prendre des mesures pour relancer l’investissement et encourager la création de projets et d’emplois.

Cette décision aggravera également les difficultés de l’institution économique, qui souffre de l’accroissement de la pression fiscale et des droits de douane ainsi que l’effondrement de la valeur du dinar et l’augmentation de la prolifération du commerce parallèle et de la contrebande.

Du coup, le patronat invite les parties concernées à prendre les mesures appropriées pour promouvoir les investissements et consulter l’Union sur les dossiers directement liés à l’activité de l’institution économique.

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