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Le président du Medef, Pierre Gattaz, sera à la tête d’une délégation de chefs d’entreprise français qui se rendra au Kenya et en Ethiopie du lundi 20 au vendredi 24 novembre 2017.

Les marchés d’Afrique de l’Est représentent en effet des opportunités majeures pour les entreprises françaises.

Le Kenya jouit d’une position de plateforme régionale (ferroviaire, aérienne, portuaire et financière), d’un modèle de développement économique basé sur les services (environ 60% du PIB), d’une croissance économique dynamique (environ 6%), d’une taille de marché très intéressante (50 millions d’habitants, 1er PIB de la zone avec 65 Mrd USD) et de fondements économiques robustes. Au sein d’un environnement qualifié de « business friendly », le Kenya offre de véritables perspectives de partenariats notamment pour nos PME.

L’Ethiopie, avec un PIB estimé à 63 Mrd USD en 2015, est la sixième économie d’Afrique subsaharienne et a connu des taux de croissance bien supérieurs à la moyenne au cours de la dernière décennie en s’élevant à 10,6% (selon le gouvernement). La croissance économique s’est également accompagné d’efforts en termes de développement humain et social d’une population en forte croissance qui atteint près de 100 millions d’habitants (150 millions en 2050). Le modèle de développement et de croissance de l’Ethiopie repose toutefois essentiellement sur la demande intérieure et plus particulièrement l’investissement public en application de plans directeurs quinquennaux (Growth and Transformation Plan).

Cette délégation de chefs d’entreprises réunissant l’ensemble des secteurs prévoit notamment :

  • des audiences avec les chefs d’Etat et de gouvernement et des rencontres avec les membres du gouvernement pertinents ;
  • des rencontres avec les écosystèmes locaux (visites de sites : entreprises locales, écosystème éducation/formation ; écosystème start-up/innovation…) ;
  • des réunions avec les bailleurs de fonds ;
  • des séquences sectorielles : villes durables/infrastructures, numérique, agri-business, énergie/environnement, santé, financement, formation…
  • des rencontres avec les communauté d’affaires française et africaine.

La délégation participera également au Forum « Start in Africa », Forum Jeunesse et Entrepreneuriat Europe-Afrique, les 21 et 22 novembre au Kenya.

Ce forum est organisé par le MEDEF, MEDEF International et l’AGYP powered by MEDEF, en partenariat avec Business Africa, Business Europe, l’Organisation Internationale des Employeurs et les acteurs régionaux. Il réunira l’ensemble des patronats africains et des délégations européennes : plus de 100 intervenants de haut-niveau, des key note, plénières et workshops (diversification, infrastructures, agrobusiness, tech industry/numérique, éducation/formation, villes durables, financement, santé, énergie…) mais aussi des market place pour favoriser le matchmaking et les projets concrets entre communautés d’affaires.

Ce grand rassemblement associant grands groupes, PME, start up, investisseurs, les écosystèmes de l’entrepreneuriat et grands décideurs publics sera notamment l’occasion de délivrer des actions concrètes du secteur business notamment :

  • recommandations des secteurs privés africains et européens pour le Sommet des chefs d’Etats Union européenne-Afrique qui se tiendra à Abidjan les 29 et 30 novembre 2017 ;
  • deuxième édition des Prix de l’Entrepreneur Business Africa ;
  • étude de référence sur l’innovation et les investissements des écosystèmes entrepreneuriaux en Afrique.

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Le Kenya est le premier pays africain à utiliser une version générique du dernier médicament contre le sida, selon Reuters.

Ce médicament pourrait améliorer et prolonger la vie de milliers de personnes souffrant d’effets secondaires et présentant une résistance à d’autres traitements.

Approuvé pour la première fois aux Etats-Unis en 2013, le Dolutegravir (DTG) a été envoyé à plus de 20 000 patients au Kenya, avec le soutien d’Unitaid, une organisation internationale d’achats de médicaments.

L’organisation travaille d’arrache-pied à la mise sur le marché du DTG. Plus précisément, elle se bat pour réduire les coûts de fabrication en permettant aux entreprises pharmaceutiques d’accéder aux brevets à moindres coûts.

Le Dolutégravir, vendu sous le nom de marque de Tivicay, est produit par ViiV Healthcare, appartenant majoritairement à GlaxoSmithKline.

Le Kenya, avec l’une des plus importantes populations séropositives au monde, a fait de grands progrès dans la lutte contre le VIH.

D’ici 2020, l’Onusida prévoit fournir à environ 90% des personnes atteintes, un traitement antirétroviral.

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Le Kenya a récemment annoncé à son tour qu’il supprimait les visas pour les ressortissants béninois, rapporte le site Africanews. L’annonce est venue du ministre béninois des Affaires étrangères qui accompagnait le chef de l‘État béninois pour une visite de travail de trois jours au Kenya en compagnie.

De retour au Bénin, il a informé, vendredi 12 mai 2017, que le président kényan Uhuru Kenyatta a décidé de la suppression du visa pour tout Béninois désireux de se rendre au Kenya.

Il ne restera plus qu’aux ministres des Affaires étrangères des deux pays de finaliser l’accord en définissant clairement les modalités.

C’est en réalité une réciprocité du Kenya à l‘égard du Bénin dont le chef de l‘État Patrice Talon a décidé en février dernier de supprimer les visas pour les ressortissants de 31 pays, dont le Kenya, pour un séjour de moins de 90 jours.

Le dirigeant béninois avait alors déclaré s’inspirer du modèle rwandais sur la base du renforcement de la coopération sud-sud, détaille la même source.

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L’enlèvement, suivi de l’assassinat, du célèbre avocat kenyan engagé dans la défense des droits humains Willie Kimani en juin 2016 a choqué le monde entier, suscitant une vague d’indignation tant dans le pays que sur la scène internationale. Dans un contexte de violence et de harcèlement généralisés visant à réduire au silence toute voix critique et perpétuer l’impunité, ce n’est toutefois que la pointe de l’iceberg, déclare l’Observatoire pour la protection des défenseurs des droits de l’Homme (un partenariat OMCT-FIDH) dans son rapport de mission publié aujourd’hui.

Le Kenya, qui a adopté en 2010 une Constitution très progressiste renforçant le cadre de protection des droits de l’Homme dans le pays conformément aux normes internationales, a suivi ces dernières années une voie différente. A ce jour, les libertés consacrées par la loi constitutionnelle n’ont toujours pas été pleinement intégrées au niveau législatif et, surtout, elles ne sont en pratique ni respectées, ni appliquées.

« Aujourd’hui, la mise en œuvre de ce cadre progressiste demeure hélas un mirage et d’importantes améliorations doivent encore être apportées », a déclaré Gerald Staberock, secrétaire général de l’OMCT. « Malgré la mise en place d’instruments adéquats afin d’opérer un tel changement, les principales raisons de cette désillusion s’avèrent être l’absence de mise en œuvre et le manque de volonté politique ».

Un rapport publié aujourd’hui par l’Observatoire fait état de niveaux élevés de violence de la part des forces de police et de sécurité, en particulier à l’encontre des défenseurs des droits de l’Homme qui combattent l’impunité dont bénéficient les auteurs de violations des droits de l’Homme. Le rapport de mission présente plusieurs témoignages de violence, notamment des cas de harcèlement, de menaces, de torture, de disparitions forcées et d’exécutions extrajudiciaires.

Par ailleurs, les défenseurs des droits de l’Homme sont souvent l’objet de fausses accusations, dans le but de les intimider par l’intermédiaire d‘arrestations fréquentes, de détentions dans des commissariats, de longs procès, de conditions de libération sous caution et du versement des cautions punitives. Cette situation, inévitablement, met en péril la poursuite de leurs activités légitimes de défense des droits de l’Homme.

De plus, l’absence de cadre clair réglementant les activités de la société civile, due à la non mise en œuvre de la Loi de 2013 sur les organisations d’intérêt public (Public Benefit Organisations (PBO) Act), crée un vide juridique qui contraint les ONG à opérer dans un environnement hostile, marqué par la menace d’un retrait arbitraire de leur agrément et d’un gel de leurs avoirs, par des attaques continuelles et des campagnes de diffamation.

« Dans un tel contexte, et à la veille des élections générales à venir, il est urgent que les autorités kényanes reconnaissent publiquement le rôle crucial joué par les défenseurs des droits de l’Homme. Ce sont les piliers de la démocratie et les garants de l’Etat de droit. Le Kenya doit renforcer leur protection, mettre en œuvre véritablement les réformes de la police et du secteur de la sécurité, poursuivre les auteurs, reconnaître que la législation pénale est utilisée abusivement dans le but de harceler les défenseurs, et enfin mettre en œuvre la Loi PBO de 2013 », a conclu Dimitris Christopoulos, président de la FIDH.

Le rapport est disponible en anglais :

Sur le site web de l’OMCT : apo.af/SpEmc1.
Sur le site web de la FIDH : apo.af/Wq2t6O.

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Le Comité pour l’élimination de la discrimination raciale a entendu, le lundi 1er mai 2017, des intervenants de la société civile au sujet de la mise en œuvre de la Convention internationale sur l’élimination de toutes les formes de discrimination raciale au Kenya, l’un des trois pays dont les rapports seront examinés cette semaine. Aucun représentant de la société civile n’est intervenu concernant les deux autres pays dont les rapports seront examinés cette semaine, à savoir Chypre et la Bulgarie.

Pour ce qui est donc du Kenya, ont particulièrement été évoqués la situation des éleveurs et des pasteurs, l’accès à l’éducation et à la justice pour les minorités, le droit foncier des populations autochtones et la situation de la communauté Endorois.

Les interventions de la société civile s’agissant de ce pays ont été suivies d’échanges de vues avec les membres du Comité.

Audition des organisations non gouvernementales
S’agissant du Kenya
L’Association Yiaku Laikipiak Trust, s’exprimant au nom de trois ONG, a rappelé qu’au Kenya, l’article 56 de la nouvelle Constitution envisage la protection des minorités ethniques et des groupes marginalisés et exige que l’État mette en place des programmes d’action affirmative en leur faveur. Parmi les instruments clés, la loi sur l’éducation de 2012, la Constitution de 2010, la loi pour la cohésion nationale et l’intégration et le Programme Vision 2030 reconnaissent que la société ne peut gagner en cohésion que si les problèmes de pauvreté et d’équité sont abordés de front. Le Programme Vision 2030 prévoit de nombreuses actions destinées à atteindre l’égalité à travers un soutien aux régions reculées et aux groupes minoritaires historiquement désavantagés.

La situation des éleveurs, présents dans 14 comtés du pays sur 18, soulève la question de la nécessité pour le Gouvernement d’assurer la protection de ces populations et de leurs droits fonciers, a poursuivi l’ONG. Les populations de ces territoires ont été victimes d’exactions, de déplacements forcés et d’assassinats menés par les forces paramilitaires, a-t-elle souligné. De graves violations des droits de l’homme ont actuellement lieu dans la région de Laikipia, au nord du pays, a ajouté l’ONG. Elle a ensuite déploré le recours systématique des autorités kenyanes à la force et au pouvoir militaire pour imposer leur politique; ces méthodes ont notamment provoqué la mort de nombreux éleveurs qui ont tenté de défendre leurs modes de vie et ont entraîné la perte de leurs propriétés.

Dans le cadre du dialogue qui a suivi cette présentation, un expert s’est inquiété que la loi sur la cohésion nationale ne propose pas une définition de la discrimination raciale conforme à la Convention. Il a par ailleurs relevé que les victimes n’ont pas facilement accès à la justice tant pénale que civile. Il s’est inquiété de cas rapportés de profilage ethnique s’agissant de personnes de nationalité somalienne, dans le cadre de la lutte contre le terrorisme.

Une experte s’est enquise des mesures mises en œuvre afin d’assurer un accès égal à l’éducation pour toutes les communautés du pays.

Une experte s’est inquiétée du déni des droits économiques, sociaux et culturels en rapport avec la question foncière et avec le fait que certains comtés ne bénéficient pas d’un accès égal aux services de l’État. Elle a souhaité savoir quelles étaient les communautés marginalisées dans le pays et a demandé si elles bénéficiaient d’une représentation politique. Si la nouvelle Constitution constitue incontestablement un véritable progrès sur le plan de la protection des droits de l’homme, ses dispositions relativement aux droits socioéconomiques ne sont pas suivies d’effet, a-t-elle en outre déploré.

Un autre expert a souhaité obtenir des informations sur la traite d’êtres humains et sur les raisons qui s’opposent à ce que les citoyens saisissent la justice pour des questions de discrimination.

Un autre expert s’est enquis des répercussions de l’après-colonialisme sur la question de la terre et a souhaité savoir s’il existait un droit foncier individuel.

Un autre expert s’est enquis de la situation actuelle de la minorité des Endorois, originaires de la région du lac Bogoria, qui avaient fait l’objet d’une expulsion de leurs terres dans les années 1970. Il a rappelé qu’un groupe issu de cette communauté avait déposé plainte devant la Commission africaine des droits de l’Homme, laquelle lui avait donné raison dans une décision datant de 2010.

L’Association Sumburu Women Trust a fait observer que malgré la gratuité de l’école primaire, l’accès à l’éducation reste extrêmement difficile, notamment du fait de l’éloignement des écoles de certains lieux de vie. Si le Gouvernement kényan dispose de bonnes lois concernant la protection des droits de l’homme, celles-ci ne sont pas mises en œuvre, a souligné l’Association. Outre les pasteurs, les personnes vivant dans les bidonvilles et celles n’ayant pas accès aux services de base ainsi que les femmes des communautés d’éleveurs restent extrêmement marginalisées, a-t-elle ajouté. Pour ce qui est de la question foncière, elle a indiqué que les terres étaient, le plus souvent  entre les mains de grands cartels ou de membres du Gouvernement. L’industrie de l’extraction s’empare de territoires de peuples autochtones sans que ceux-ci ne soient consultés, a-t-elle fait savoir.

L’Association Yiaku Laikipiak Trust a souligné que la loi sur l’éducation de base était encore en examen. Malgré la gratuité de l’éducation primaire au Kenya, les populations d’éleveurs et de bergers sont toujours peu scolarisées. Pour ce qui est de l’accès à la justice, malgré la mise en place d’un projet pilote en 2011, l’État kényan ne propose pas une aide juridictionnelle efficace et systématique pour les personnes qui souhaitent présenter un recours. Or, les frais d’avocats, très élevés au Kenya, constituent un obstacle de taille pour l’accès à la justice, notamment en cas d’expulsion d’une personne de la terre qu’elle occupe.

Après les élections de 2007, a poursuivi l’ONG, le Gouvernement a permis à certaines communautés du pays de s’installer sur les terres d’autres communautés, générant ainsi d’importantes tensions; des populations déplacées ont aussi été installées sur ces terres. En outre, a ajouté l’ONG, la liberté de mouvement, essentielle en particulier pour le bétail, n’est pas assurée par les autorités kenyanes. De plus, certains transferts de populations d’un comté à un autre ont été orchestrés pour influencer le résultat des élections. Un fonds spécifique d’action affirmative a bénéficié à 11 comtés ayant souffert d’injustice et de négligence dans le passé; les subventions accordées dans ce cadre sont gérées par les gouverneurs desdits comtés.

L’ONG a d’autre part souligné que de nombreuses communautés autochtones sont illettrées et que le comportement des forces de sécurité, de la police et de l’armée, à l’égard de ces populations entretient un sentiment de défiance chez ces communautés, qui n’osent pas s’adresser à la justice. Des exactions ainsi que des viols de femmes ont été perpétrés lors d’exercices militaires menés sur les terres des communautés autochtones, a ajouté l’ONG.

S’agissant de la traite d’êtres humains, l’ONG a fait état de l’existence sur le territoire kényan de cartels qui recrutent des domestiques à destination des pays du Golfe.

La participation des minorités n’est pas assurée lors des négociations entourant les projets publics menés sur leurs terres, notamment du fait de l’utilisation d’une langue qui n’est pas parlée par ces communautés, a d’autre part expliqué l’ONG.

Après la décolonisation, les terres sont revenues au Gouvernement kényan qui les a réparties en les redistribuant aux populations; mais cela n’a pas été le cas pour la région de Laikipia, au nord du pays, où les terres appartiennent toujours à des propriétaires privés blancs, 8 d’entre eux possédant aujourd’hui 75% du comté, a poursuivi l’ONG. Les populations autochtones sont ainsi repoussées vers les régions les plus arides. Lorsqu’un bail arrive à terme, la terre doit revenir au Gouvernement qui détermine par qui elle doit être gérée, a indiqué l’ONG. Une commission nationale de la terre a pour mandat d’enquêter sur les injustices liées à l’utilisation de la terre, a-t-elle ajouté.

L’Association a ensuite déploré que de nombreuses ONG, notamment régionales, n’aient pas été consultées lors du processus d’élaboration du rapport que le Kenya présente ici au Comité; certaines ne sont même pas au courant de son contenu.

S’agissant enfin des Endorois, l’Association a fait observer que le fait que la région du lac Bogoria reçoive différentes appellations consacrant la protection de son patrimoine naturel rend difficile la revendication effective de cette terre par les communautés ancestrales.

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Amplify, le premier programme d’enseignement payant d’Afrique pour créateurs de contenus, a tenu sa première cérémonie de remise des prix le vendredi 7 avril à Nairobi, Kenya, rapporte l’agence African Media Agency.

Trois équipes de jeunes créateurs de contenus du Rwanda, du Kenya et du Nigeria ont présenté leurs projets finalisés devant un panel de personnalités de haut niveau représentant les secteurs du commerce, des médias et de la technologie en Afrique.

Le programme Amplify a été créé en 2016 par Zain Verjee et Chidi Afulezi, co-fondateurs d’aKoma, une plateforme de contenus et de mises en récit centrée sur l’Afrique.

Lancée en septembre 2016 en partenariat avec La Fondation MasterCard, la mission d’Amplify consiste à créer et à faire évoluer une plateforme de développement pour de jeunes créateurs de contenus multimédia, capables de produire des histoires captivantes sur l’Afrique.

Toujours selon la même source, cette première cérémonie de remise des prix à Nairobi est le point culminant d’un programme intensif de six mois.

Il a permis à 25 membres, auteurs, photographes, animateurs, et vidéastes, d’acquérir des compétences techniques, créatives et commerciales et de progresser professionnellement dans le domaine de la création de contenus en Afrique.

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Le président kényan, Uhuru Kenyatta, a déclaré la guerre au train de vie fastueux des parlementaires et des hauts fonctionnaires, notamment les salaires « ahurissants », qui plombent l’économie du pays. Cette affaire était au coeur du discours adressé à la nation au Parlement, le mercredi 15 mars 2017, rapporte Financial Times.

Le chef de l’Etat a dit que les rémunérations dans la fonction publique sont «une des principales menaces” du “bien-être économique et national». D’après lui, la moitié du budget de l’Etat est dévorée par le secteur public, qui ne représente pourtant que 2% de la population. Les députés, par exemple, brassent l’équivalent de 76 fois le PIB par tête du pays, d’après une enquête réalisée en 2013 par le FMI et le Parlement britannique. Cela fait des élus kényans les plus grassement payés du continent, derrière le Nigeria. Les députés des pays développés à côté passent pour des pauvres, avec un salaire qui pèse à peu près quatre fois le PIB par tête.

Le président kényan envisage d’injecter une partie des grosses économies que le trésor public fera dans la revalorisation des fonctionnaires mal payés, comme les enseignants, les gardiens de prison ou les médecins.

Le rapport explosif de la commission chargée de faire la lumière sur les salaires et rémunérations est attendu en avril 2017. Il y aura de la casse dans la fonction publique kényane, où les plus gros salaires sont 60 fois plus élevés que les plus faibles. D’après le porte-parole de la commission, il a été proposé de rogner cet énorme fossé entre les salaires en le ramenant de 60 à 20 salaires d’écart…

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Au Kenya l’organisation philanthropique Give Directly a fait le saut dans le revenu universel, rapporte l’Agence Ecofin. Pendant 12 ans, 26 000 jeunes du pays recevront 0,75 dollar par jour, ce qui fait 50% du revenu moyen dans les localités rurales ciblées. Des économistes du Massachusetts Institute of Technology et de l’université de Princeton passeront au crible chaque année les retombées de ce dispositif. Bon, pour le moment on est au stade de l’expérimentation, mais après tout toutes les grandes choses dans ce monde ont commencé par là…

L’organisation (www.givedirectly.org) est assise sur un matelas confortable pour aller au bout de son projet : 23,7 millions de dollars de dons, collectés auprès du public et de généreux bienfaiteurs. Même Pierre Omidyar, le fondateur d’eBay, a mis la main à la poche : 500 000 $. «L’idée d’un revenu de base universel gagne du terrain puisque la technologie modifie fondamentalement la nature du travail. (…) Dans de nombreux pays pauvres, en particulier ceux d’Afrique, l’automatisation et la mondialisation créent la perspective d’une désindustrialisation prématurée, où la main-d’œuvre bon marché ne permet pas d’obtenir des emplois manufacturiers stables», a déclaré Omidyar.
Certes les sous décaissés par ce dernier sont une broutille au regard de son immense fortune – 54e mondiale -, mais ce qu’il apporte est infiniment plus précieux : Une formidable publicité pour le revenu universel qui peut faire mouche chez ses collègues de la Silicon Valley, richissimes pour certains, et surtout très influents. Par ailleurs le milliardaire a derrière lui une kyrielle d’institutions financières de renom, Citibank, Visa ou Mastercard, des partenaires d’Omidyar Network, sa fondation…

Il faudra sans doute attendre un peu avant que le revenu universel soit une réalité durable au Kenya, à fortiori dans toute l’Afrique. Et même pour les pays nantis de l’Occident, ça reste une idée soigneusement rangée dans les cartons, pour le moment. Par exemple en France, Benoit Hamon, candidat socialiste à la présidentielle d’Avril 2017, vient d’insérer le revenu universel dans ses promesses de campagne. Donc il y a du chemin à faire sur le continent africain, mais au Kenya au moins il y a une expérimentation…

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Le Kenya accueillera en juin 2017 une usine PSA d’assemblage de véhicules. Elle produira en moyenne 1 000 voitures par an, rapporte ouest-France.

PSA a signé samedi matin un contrat en ce sens avec Urysia, importateur et distributeur de la marque Peugeot au Kenya depuis 2010, précise le groupe français, selon lequel la production commencera avec la Peugeot 508, suivie par la Peugeot 3008.

Selon un porte-parole du groupe, les voitures seront dans un premier temps assemblées en kit à partir d’éléments importés, avec pour objectif d’aller vers davantage d’intégration locale.

Un millier de voitures par an représentent un volume limité. Mais après le Nigeria, l’Éthiopie, la Tunisie et le Maroc, PSA poursuit sa stratégie d’internationalisation sur les nouveaux marchés émergents d’Afrique pour réduire son exposition à une Chine devenue plus difficile.

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Le bilan du terrible choc entre un camion-citerne et d’autres véhicules, suivi par une explosion, samedi 10 décembre 2016 dans la soirée, au Kenya s’est alourdi. Les autorités évoquent ce lundi 40 décès, contre 33 hier dimanche…

Le drame s’est produit à Karai, près de 100 km au nord-ouest de Nairobi, sur la route bondée qui relie la capitale kényane et Nakuru dans la vallée du Rift, et fait la jonction avec l’Ouganda voisin.

Des témoins ont confié à la police que le camion, immatriculé en Ouganda, allait à vive allure quand il a déboulé devant ralentisseur nouvellement aménagé et qui n’était mentionné par aucun panneau de signalisation, ce qui est hélas fréquent au Kenya -.

Le chauffeur a perdu le contrôle de son véhicules et a percuté d’autres véhicules. Des témoins parlent d’une “boule de feu” qui s’est propagée à une dizaine de véhicules, dont un minibus et une voiture de la police. 11 éléments d’une unité paramilitaire kényane font partie des victimes.

“Ce désastre montre à nouveau que les dangers sur nos routes sont toujours là malgré des tentatives pour les rendre plus sûres”, a déploré dans un éditorial le quotidien Daily Nation.

A signaler que les camions les plus gros ne sont pas autorisés à rouler la nuit sur certaines artères, mais le code de la route est rarement appliqué dans un pays où les policiers sont facilement corruptibles.

Ce lundi, le président de la République a demandé au ministère des Transports d’améliorer la signalisation. “Nous ne pouvons continuer à perdre des vies à cause de ralentisseurs mal érigés”, a-t-il dit dans une allocution à Nairobi. “Des panneaux clairs doivent être placés dans cette zone pour prévenir les usagers, et cela devrait s’appliquer au reste du pays”, a-t-il ajouté.

D’après la police routière kényane, environs 3.000 personnes décèdent chaque année sur les routes du pays. Mais pour l’Organisation mondiale de la Santé, le bilan des morts sur la route est bien au-delà elle, 12.000 par an.

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Selon un communiqué rendu public, ce vendredi 11 novembre 2016, par la présidence de la République, le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a reçu, ce matin, Wariou Hassan, envoyé spécial du président kenyan, Uhuru Kenyatta.

L’émissaire du président kenyan a remis au président de la République une lettre de son homologue concernant le renforcement des domaines de coopération entre les deux pays frères.

Lors de cette rencontre, Béji Caïd Essebsi a affirmé que la Tunisie va bientôt ouvrir une ambassade au Kenya, a précisé la même source.

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Nairobi a annoncé son intention de retirer ses troupes de la force de l’ONU au Soudan du Sud suite au limogeage du commandant kényan, rapporte ce jeudi 3 novembre 2016, Africanews.

Le gouvernement du Kenya estime que le déploiement de ses troupes au Soudan du Sud n’est plus tenable et constitue une menace pour leur sécurité et leur bien-être, c’est ainsi que Nairobi a exprimé son envie de ne plus faire partie de la Minuss.
le ministère kényan des Affaires étrangères dit avoir appris avec consternation le limogeage du général Johnson Mogoa Kimani Ondieki. D’après la même source, c’est un rapport onusien accablant ses casques bleus pour leur réaction chaotique et inefficace face aux violences de juillet à Juba qui a entraîné le limogeage du général kényan. L’enquête, qui a mené au limogeage immédiat du général kényan, affirme également que la force onusienne n’a pas réussi à répondre à l’incursion le 11 juillet de soldats sud-soudanais dans un hôtel proche d’une base des Nations unies et abritant des employés d’organisations internationales.

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Six personnes ont été tuées dans une attaque attribuée aux islamistes somaliens shebab dans une zone résidentielle de la province de Mandera dans le nord-est du Kenya,  à moins d’un kilomètre de la frontière somalienne, ont indiqué jeudi les autorités locales, a annoncé ce jeudi 6 octobre 2016, le site  europe1.

D’après la même source, l’attaque a été lancée vers 02h45 contre ce complexe entouré d’un haut mur et protégé par des gardes et situé un peu en dehors de la ville de Mandera, capitale de la province du même nom et coincée à l’extrême nord-est du Kenya entre les frontières somaliennes (au sud-est) et éthiopienne (au nord).

Les assaillants ont utilisé de puissants explosifs contre le bâtiment”, a déclaré Amb Mohamud Saleh, un responsable des services de sécurité locaux.

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Le Kenya s’apprête à mettre au point le premier médicament contre la tuberculose chez les enfants. Il s’agit d’une pilule combinant trois médicaments, qui se dissout dans l’eau, rapporte la chaîne BBC Afrique.

Cette trouvaille de la médecine permettra de guérir la tuberculose chez les enfants dans un délai de six mois.

Jusque-là, les enfants atteints de cette maladie pulmonaire potentiellement mortelle étaient soignés avec des pilules conçues pour les adultes, qu’il fallait réduire en morceaux avant de les leur donner.

D’après la même source, au moins un million d’enfants dans le monde sont atteints de la tuberculose, chaque année, selon l’Organisation mondiale de la santé. Selon les experts, le nouveau traitement sera plus efficace que celui administré jusque-là.

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La sixième édition du Forum africain sur la révolution verte, qui s’est clôturée hier vendredi au Kenya, a tenu toutes ses promesses. Du moins sur le papier. Les opérateurs et les organismes du continent et ailleurs se sont engagés à décaisser 30 milliards de dollars (26 milliards d’euros) sur dix ans pour propulser l’agriculture africaine.

La Banque africaine de développement (BAD), qui a misé gros déjà au Bénin, au Maroc et au Cameroun, a promis de mettre sur la table 24 milliards de dollars, devant 1 500 personnalités en provenance de quarante pays du continent. L’ambition est grande : Soulager 70% d’Africains dont la survie alimentaire est encore tributaire de l’agriculture.

Le président de la BAD, Akinwumi Ayodeji Adesina, agroéconomiste de formation, a fait de la révolution de l’agriculture africaine une de ses priorités.

Uhuru Kenyatta, le président du Kenya, a fait savoir que son pays va dégager 200 millions de dollars pour faciliter à 150 000 jeunes agriculteurs l’accès aux marchés, aux banques et à l’assurance.

La Fondation Melinda & Bill Gates et la Fondation Rockefeller font partie des généreux contributeurs à ce fonds. D’ailleurs ces deux organisations ont inspiré cet élan de la révolution verte en Afrique (“Alliance for a green revolution in Africa”). Les deux fondations américaines ont promis d’injecter 1,180 milliard de dollars.

Le Programme alimentaire mondial, la nouvelle filiale africaine du producteur marocain d’engrais OCP, la Kenya Commercial Bank et le Fonds international de développement agricole se sont également engagés à mettre la main à la poche.

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S’exprimant à l’occasion du sixième Forum africain sur la révolution verte à Nairobi, les dirigeants ont convenu que l’action politique, les financements, les réformes politiques et l’adoption de technologies étaient les clés pour révolutionner la production alimentaire en Afrique, rapporte l’agence de presse chinoise Xinhua.

Dans son discours d’ouverture, le président kenyan Uhuru Kenyatta a déclaré qu’un secteur agricole dynamique était essentiel pour assurer le renouveau socio-économique sur le continent africain.
“L’agriculture offre une source d’emplois décents et de revenus pour des catégories démographiques essentielles comme les femmes et les jeunes. Ce secteur est onze fois plus efficace pour réduire la pauvreté”, a lancé M. Kenyatta.

Des milliers de délégués de gouvernement, de l’industrie, des milieux académiques et de la société civile assistent actuellement au forum du 5 au 9 septembre.
Ce forum de haut niveau a pour but de discuter et d’adopter des déclarations globales pour favoriser le programme de sécurité alimentaire en Afrique.

Des partenariats solides sont impératifs pour renforcer la capacité des pays d’Afrique à mettre en œuvre des mécanismes continentaux afin de favoriser la transformation agricole, a indiqué M. Kenyatta.
Le président a cité en particulier la mise en œuvre rapide de la déclaration de Malabo adoptée en 2014 par les dirigeants africains pour révolutionner l’agriculture et renforcer la sécurité alimentaire et les revenus ruraux.
“À Malabo, nous nous sommes engagés à doubler le niveau de productivité de l’agriculture d’ici 2025 pour en faire une industrie de plusieurs milliards de dollars. Par conséquent, nous devons intégrer une vision continentale de la transformation agricole dans nos politiques nationales”, a souligné M. Kenyatta.
Le dirigeant kenyan a révélé que son gouvernement investirait 200 millions de dollars dans les cinq prochaines années pour permettre aux jeunes agriculteurs d’accéder aux financements, aux facteurs de production et aux marchés.
“Ce nouveau financement favorisera également la création de valeur ajoutée et la transformation agro-alimentaire”, a fait savoir M. Kenyatta.

La transformation du secteur agricole en Afrique est directement associée à la croissance économique, à la prospérité commune et à la coexistence pacifique.
Les investissements du secteur privé, l’adoption de meilleures variétés de semences et la rationalisation des chaînes de valeur permettront de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique, a dit le président rwandais Paul Kagame.
“Un secteur agricole transformé sera le socle de la prospérité à venir en Afrique”, a commenté M. Kagame, ajoutant que des politiques de soutien favorables et des investissements dans les infrastructures d’énergie et des transports permettraient de renforcer la productivité du secteur agricole en Afrique.

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Mark Zuckerberg, PDG de Facebook, est en visite au Kenya cette semaine, dans le cadre de son premier voyage en Afrique, qu’il mettra à profit pour visiter le centre technologique iHub de Nairobi, rencontrer des développeurs et des partenaires et comprendre l’évolution du « mobile money », écosystème novateur du pays.

Zuckerberg se rend au Kenya pour constater le pouvoir d’évolution de l’innovation technologique dans le pays, comprendre comment les entrepreneurs mobiles exploitent les technologies de pointe et déterminer des moyens pour Facebook de mieux soutenir les petites entreprises, les développeurs et les créateurs de contenu sur des marchés en expansion.

Il a atterri au Kenya hier, après avoir visité Lagos, au Nigeria. Il a constaté avec un grand enthousiaste que l’argent mobile et les réseaux sociaux dynamisent le commerce dans la région, tout en créant de nouveaux débouchés pour les entrepreneurs et les collectivités.

L’une des premières étapes du séjour de Zuckerberg a été la visite d’iHub, pôle d’innovation et hackerspace créé en mars 2010 par l’entrepreneur et membre de TED, Eric Hersman. Il y a rencontré des développeurs et des entrepreneurs :

Edna Kwinga, directrice des ressources humaines et Marie Amuti, designer UX chez Twiga Foods, une plateforme mobile d’approvisionnement de fruits et légumes frais, d’entreprise à entreprise.
Eric Thimba et Porgie Gachui, cofondateurs de Mookh, une start-up de paiement numérique.
Wandia Gichuru, PDG et Makena Mutwiri, responsable du marketing chez Vivo Active Wear, une boutique en ligne de vêtements féminins, dont l’essentiel de l’activité est réalisée via Facebook, Instagram et WhatsApp. Les transactions sont effectuées via mobile money.

Zuckerberg a également passé du temps avec les développeurs au sein de l’espace communautaire. Il s’est notamment émerveillé de l’ingéniosité de BRCK, une jeune entreprise américaine basée au Kenya, qui développe un dispositif Wi-Fi robuste, autonome et mobile permettant de relier les individus et les choses à Internet dans les régions du monde qui manquent d’infrastructures.

« Je viens juste d’atterrir à Nairobi ! Je suis ici pour rencontrer des entrepreneurs et des développeurs, et pour en savoir plus sur l’argent mobile, un domaine dans lequel le Kenya est le leader mondial », a déclaré Zuckerberg. « Mon parcours débute dans un endroit appelé iHub, où les entrepreneurs peuvent construire et développer les prototypes de leurs idées. Deux des ingénieurs que j’ai rencontrés, Fausto et Mark, ont conçu un système permettant aux gens d’utiliser le paiement mobile pour acheter de petites quantités de gaz de cuisine, beaucoup plus sûr et respectueux de l’environnement que le charbon ou le pétrole. C’est exaltant de voir comment les ingénieurs utilisent l’argent mobile pour développer des entreprises et aider leur communauté ».

Zuckerberg a publié plus tard : « J’ai déjeuné à Nairobi avec Joseph Mucheru, secrétaire du cabinet kenyan de l’Information et des Communications. Nous avons parlé d’accès Internet et de ses plans ambitieux pour connecter tous les habitants du Kenya. Nous avons mangé dans un lieu qui fait l’unanimité : MAMA Oliech Restaurant. Découvrir les spécialités locales est l’une des choses que je préfère quand je voyage. J’ai goûté l’ugali et le tilapia frit et j’ai adoré les deux ! »

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Comme il y a des sommets France-Afrique, Turquie-Afrique, Chine-Afrique, USA-Afrique, il y a également un sommet Japon-Afrique. Cet événement aura lieu pour la première fois sur le continent africain, à Nairobi, au Kenya, du 27 au 28 août 2016. Beaucoup ne le savent pas, car les Nippons, discrets de nature, ne le crient pas sur tous les toits, mais ‘le pays du soleil levant’ est un solide partenaire de l’Afrique. En effet il a à son actif des actions tangibles dans le sens de l’aide au développement, et ne se limite pas aux traditionnels échanges commerciaux lesquels le plus souvent ne sont qu’un pillage des matières premières du continent, qui d’ailleurs reviennent en Afrique sous forme de produits finis vendus aux populations locales à prix d’or. Une catastrophe pour les balances commerciales locales car elle dévore les devises étrangères. Le Japon lui est resté fidèle, ces vingt dernières années, à son crédo de vrai partenariat gagnant-gagnant, et le niveau de ses financements en direction de l’Afrique est resté stable au fil des années, malgré tous les soubresauts économiques qu’a connus Tokyo.

Cette philosophie est née de la Conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD), dont le premier rendez-vous a été organisé en 1993. Les choses ont tellement évolué depuis que l’Afrique pèse présentement 28% du soutien financier non remboursable, 15% de la coopération technique et 4% des prêts concessionnels accordés par le Japon. Par ailleurs 800 parmi les 2 500 volontaires japonais qui s’activent dans le monde sont en Afrique.

Le Japon, un ami de l’Afrique qui lui veut du bien

En 23 ans d’existence, la TICAD a mené des actions notables pour doper la croissance sur le continent africain. Elle a réussi à coaliser les partenaires au développement pour hausser le niveau de la connectivité interurbaine et transfrontalière pour doper l’intégration régionale. On peut citer des actions telles que l’installation de réseaux sous-régionaux d’énergie. Exemples : La mise en place d’une centrale géothermique au Kenya et un projet de ligne de transmission en Tanzanie. Par ailleurs l’Agence de coopération internationale du Japon (JICA), la Banque africaine de développement (BAD) et d’autres institutions ont subventionné conjointement l’implantation de corridors de développement et de « postes frontières à guichet unique (PFGU) » pour faciliter les procédures de transit au niveau des frontières.

On peut également évoquer les initiatives nippones dans le sens d’une amélioration de la productivité agricole, notamment pour le riz, une denrée très prisée sur le continent, surtout en Afrique subsaharienne. La Coalition pour le développement de la riziculture en Afrique (CARD), qui a vu le jour en 2008, s’est donnée pour objectif de multiplier par deux la production de riz en Afrique d’ici 2018. Les résultats sont déjà là puisque de 14 millions de tonnes de riz produits sur le continent auparavant on est passé à 25 millions de tonnes en 2014, soit une hausse de 74 %. L’objectif pour 2018 est donc à portée de main. Une aubaine pour les pays africains quand on sait ce que pèse le riz dans le volume des importations.

A l’occasion de la cinquième TICAD, en 2013, le Premier ministre japonais, Shinzo Abe, avait déclaré que l’Afrique serait le moteur de la croissance mondiale de ce XXIe siècle. Il n’avait pas tort puisque le continent, en dépit des tempêtes économiques mondiales, affiche un taux de croissance de 3,7 %, un chiffre bien supérieur à la moyenne mondiale. On parle même de 4,5 % en 2017, ce qui fait de l’Afrique le deuxième continent où la croissance est la plus forte, après l’Asie. Le Japon, à n’en pas douter, continuera de prendre toute sa part dans les efforts de développement du continent. Les autres partenaires de l’Afrique – suivez mon regard – devraient en prendre de la graine, au lieu de ne voir en l’Afrique qu’un énorme marché où on achète et vend à tour de bras…

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Quatre policiers kényans ont été inculpés lundi par un tribunal de Nairobi pour le meurtre brutal fin juin d’un vocat, de son client et de leur chauffeur, ont rapporté les médias.

Les policiers, Fredrick Leliman, Leonard Mwangi Maina, Stephen Cheburet Morogo et Silvia Wanjiku Wanjohi, sont accusés d’avoir tué l’avocat Willie Kimani, son client Josephat Mwenda et leur chauffeur de taxi Joseph Muiruri. Les trois victimes avaient disparu le 23 juin après une audience au tribunal de Makovo, dans la banlieue de Nairobi. Leurs corps mutilés avaient été retrouvés une semaine plus tard dans la rivière Ol Donyo Sabuk, au sud-est de la capitale.

Les poignets de Me Kimani avaient été attachés, trois de ses doigts coupés et ses yeux énucléés, selon la presse kényane. Le client du jeune avocat, un chauffeur de moto-taxi, accusait la police de l’avoir harcelé et intimidé afin qu’il abandonne une plainte contre un haut responsable des forces de l’ordre qui, disait-il, lui avait tiré dessus sans raison en avril 2015.

La police kényane est régulièrement accusée d’exécutions extrajudiciaires par les organisations de défense des droits de l’Homme kényanes et internationales rapporte l’agence APS

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Le Kenya et l’Éthiopie ont conclu très récemment un accord pour mettre en place un pipeline transfrontalier. A peu près 1,8 milliard d’euros seront injectés dans ces travaux lesquels à terme permettront d’acheminer le pétrole entre la ville côtière de Lamu, dans le sud-est du Kenya et Addis-Abeba, capitale de l’Ethiopie. Cette annonce sonne comme une réplique à l’Ouganda qui il y a quelques semaines a préféré se tourner vers la Tanzanie pour réaliser un ouvrage du même calibre, boudant le Kenya.

Cet accord a été signé lors de la visite officielle du Premier ministre éthiopien, Hailemariam Desalegn, à Nairobi, capitale du Kenya, le jeudi 23 juin 2016. L’entrée en service de cette installation est prévue en 2021.

Les partenaires ont de l’ambition !

Ce pipeline est un morceau du vaste programme dénommé « Lapsset » (Lamu Port and Lamu Southern Sudan-Ethiopia Transport Corridor). Il est question de relier des oléoducs pour transporter le pétrole éthiopien, sud-soudanais et kényan jusqu’au futur port de Lamu, dont le coût de construction est estimé à près de 24 milliards de dollars.

L’Ouganda était parmi les promoteurs du projet Lapsset, mais il a lâché ses compagnons en cours de route, le mois dernier, pour faire cavalier seul et exporter son pétrole par le port de Tanga en Tanzanie. Certainement une affaire de gains supplémentaires et de dépenses réduites…

Le dynamisme insolent de l’Éthiopie

L’Éthiopie, qui fait feu de tout bois en ce moment et dont la croissance est de…, a également d’autres méga chantiers sur le feu, dont un pipeline qui va faire la jonction entre le centre du pays et le port de Djibouti. C’est le fonds Black Rhino, piloté par le capital-investisseur américain Blackstone Group et la société sud-africaine MOGS Oil & Gas Services qui vont décaisser le financement de ce projet, évalué à 1,55 milliard de dollars. Les travaux devraient s’achever au dernier trimestre 2018.

Lors du voyage du Premier ministre éthiopien à Nairobi, les deux pays ont également signé un contrat pour l’achat d’électricité. Le Kenya va être approvisionné en énergie hydroélectrique, 400 mégawatts exactement, dans les dix-huit prochains mois.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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