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Il semble que c’est une simple absence, pour causes de vacances, qui a fait gonfler les conjectures sur le limogeage du PDG de la CTN (Compagnie Tunisienne de Navigation), Ali Belgacem. En fait ce dernier a pris le large pour une semaine, et c’est Noureddine Chaïbi qui a été désigné pour piloter, provisoirement, la compagnie, selon Mosaïque FM.
La radio ajoute que Belgacem reprendra du service le 16 octobre 2018, et qu’il fera valoir ses droits à la retraite à partir de février 2019.

Il faut dire aussi que le patron de la CTN s’absente au plus mauvais moment, car on a appris ce jeudi que la CTN devra décaisser 40 millions de dinars au titre d’indemnités suite à la collision avec un cargo chypriote, le 7 octobre 2018. C’est cette étrange “disparition”, dans une période aussi délicate, qui a sans doute alimenté les bruits sur son limogeage

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Au Forum tuniso-libyen jeudi 27 septembre 2018, dans ses dossiers ce vendredi, demain ailleurs, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, bouge, s’active, travaille, comme si de rien n’était, comme si le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, n’avait pas parlé de lui, ne lui avait pas suggéré de dégager. Chahed, de par son attitude, sans même avoir besoin de commenter ou réagir aux propos de son désormais ex-mentor, répond (il faut rappeler à ceux qui l’auraient oublié, à cause de la violence des coups entre les palais de Carthage et de la Kasbah, que c’est BCE qui a sorti de son chapeau l’actuel chef du gouvernement et a maintenant le plus grand mal à l’y faire retourner). Comme il avait ignoré superbement Hafedh Caïd Essebsi, le directeur exécutif de Nidaa Tounes, qui l’avait sommé de s’expliquer sur ses rapports avec le parti, ce qu’il n’a toujours pas fait jusqu’à ce jour, Chahed snobe le président de la République. Pourtant ce dernier lui a conseillé – ce qui dans la bouche de BCE est une injonction – de se présenter au Parlement pour se refaire une légitimité politique qu’il aurait perdue. Ce n’est pas rien, tout de même, ce qu’a dit Essebsi ! Mais voilà, son ex-poulain a manifestement pris la décision de passer outre et de continuer allègrement son chemin, une posture que lui permet une bonne lecture du contexte politique actuel. BCE rugit encore un peu mais ne peut plus rien contre Chahed, politiquement parlant, et tout le monde semble l’avoir bien compris. Tout le monde sauf le président de la République. Ses collaborateurs, en premier son conseiller politique, Habib Essid, l’ex-chef de gouvernement que BCE avait immolé, auraient oublié de réveiller le chef de l’Etat. Ou auraient peur de ses foudres. En tout cas la lévitation du locataire du palais de Carthage est surréaliste, pathétique et dangereuse.

Faire d’une guerre personnelle une crise politique

Tout le sens des gestes du président de la République en ce moment, c’est de faire croire à l’opinion publique que le chef du gouvernement a embarqué le pays dans une guerre politique qui le mènera à sa perte. C’est ce que BCE a encore tenté de faire dans sa dernière interview, mais la manoeuvre est tombée à plat, complètement ratée. Et les commentateurs qui étaient de sortie après l’étrange discours-entretien ont pointé les incohérences d’un chef de l’Etat qui met sur le même niveau un chef de parti autoproclamé, fût-il son fils et un chef de gouvernement. Ne pas voir que le départ de Essebsi junior ferait un bien fou à Nidaa Tounes, en stoppant d’abord l’hémorragie de militants et de députés, et que celui de Chahed plongerait le pays dans l’incertitude totale à quelques mois des élections est au mieux le signe patent d’une cécité politique qui aurait atteint BCE, au pire une tentative désespérée de dégager la voie pour lui-même ou pour HCE, ce qui de toute façon ne servirait à rien vu leur cote d’amour auprès des citoyens, d’après les sondages.

Quand il s’est agi de fomenter l’exécution de Essid, il y avait du monde autour du président de la République. L’affaire est passée comme une lettre à la Poste, la classe politique, l’opinion publique et surtout une belle majorité parlementaire ayant fait corps pour valider une décapitation qu’on croyait salvatrice pour la nation. Tout le monde y croyait. Mais on s’est réveillé depuis et on s’est rendu compte que l’ex-chef de gouvernement n’avait pas autant de tares que ce que ses bourreaux avaient déballé sur la place publique, et que le contexte social et politique post-révolutionnaire explique en grande partie l’impossibilité à aller plus vite que la musique pour faire le bonheur de tous. D’ailleurs les difficultés de Chahed pour faire tourner la machine économique démontrent, si besoin en était, que Essid ne méritait peut-être pas le sort qu’il a eu. Les citoyens savent tout maintenant, ou presque, il est impossible de les berner une deuxième fois. Mais ça aussi le chef de l’Etat semble ne pas l’avoir compris…

Faire chuter un arbre avec une paille !

La situation politique du moment est sans appel avec ceux qu’il faut bien qualifier de clan Essebsi – BCE et son fils -, puisqu’ils se comportent comme tel en dépit de tout bon sens. Ils sont les seuls – l’UGTT se fait moins entendre sur la question, braquée sur les négociations sociales – à réclamer avec insistance la tête de Chahed, un cri dans le désert face à des partis politiques qui ont d’autres chats à fouetter, et pas des moindres (d’abord la question de leur structuration avant de se mettre en ordre de bataille pour 2019, si joute électorale il y a). Et que dire des citoyens, complètement désintéressés par cette chasse à l’homme, préoccupés par leur pouvoir d’achat et dont le niveau de culture politique, quoi qu’on en dise, leur permet maintenant de résister aux manoeuvres politiciennes. Quant aux forces politiques au Parlement, là aussi c’est sans appel pour Essebsi père et fils : Ce n’est pas avec 41 élus (86 en 2014) que Nidaa Tounes va faire tomber le chef du gouvernement. Et encore parmi ces 41 beaucoup sont contre la folle aventure de HCE, et le peu qui reste du bloc parlementaire pourrait se fracasser si on le forçait à se prononcer sur le limogeage de Chahed.

Alors qu’en face ce dernier est assis sur l’appui, maintenant assumé publiquement, de la “Coalition nationale”, laquelle affiche présentement 43 députés et pourrait très vite monter en puissance. Sans parler du soutien réaffirmé de Ennahdha au chef du gouvernement, avec ses 68 élus, des islamistes qui découvrent de jour en jour, avec beaucoup de délectation, qu’ils ont eu du flair et ont parié sur le bon cheval, un Chahed très élégant du reste et qui ne fait pas des misères aux ministres nahdhaouis. Bref, les temps ont changé, mais ça aussi un BCE qui n’a pas conscience des limites de son aura et de sa verve héritée de Bouguiba, qui a perdu pied et tout sens de la réalité semble l’ignorer…

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Issa Mahamat Abdelmamout, ministre des Finances et du Budget du Tchad, a été débarqué par un décret du président Idriss Déby Itno. Son secrétaire d’Etat, Mahamat Allali Abakar, a été désigné pour lui succéder. C’est l’épilogue du bras de fer avec le trésorier-payeur général, qui appartient au cercle de Déby, rapporte Africanews.
La source ajoute qu’une grosse affaire de tentative de retrait de plusieurs centaines de millions des comptes du Trésor public a pourri les relations entre les deux hommes. Pointé du doigt pour détournement de fonds, l’ex-ministre des Finances avait alors argué que sa signature avait été imitée pour le mouiller et le faire limoger. En août dernier, Abdelmamout s’était plaint de pressions de la part des généraux du pouvoir pour qu’il desserre les cordons de la bourse.

Avec la crise économique interminable, du fait de la fonte des cours du pétrole dont le Tchad dépend beaucoup, le président Déby Itno est bousculé par ses opposants et harcelé par les citoyens, dont le quotidien est devenu un enfer. Alors le chef de l’Etat s’énerve et cherche des boucs émissaires. Il n’est pas exclu que d’autres têtes tombent prochainement, pour tenter de calmer la grogne des populations, mais il y a de fortes chances que la manouvre ne passe pas…
Rappelons qu’en janvier 2017 le président avait également limogé son ministre des Finances, Mbogo Ngabo Seli. Le moins qu’on puisse dire est que cela n’a rien changé à la situation du pays. Cette fois aussi ça ne changera rien, aussi bien dans les pratiques mafieuses au sommet de l’Etat que dans le destin économique du Tchad…

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C’est un secret de polichinelle de dire que le courant ne passait pas entre Youssef Chahed et Khaled Kaddour. Leur pomme de discorde serait notamment les projets ou certains projets en énergies nouvelles. Des publications étrangères, comme Africa intelligence, en ont plus d’une fois fait état. Kaddour est pourtant membre d’un gouvernement choisi par Youssef Chahed lui-même.

L’affaire semble être compliquée, avec surtout un volet juridique qui prêterait à plus d’une interprétation, un volet politique inattendu et un volet financier qui ne semble pas avoir été pris en compte. En effet, en renvoyant Khaled Kaddour et en fusionnant son ministère avec celui de Slim Fériani, Youssef Chahed semble avoir confondu rapidité, en matière de lutte contre la corruption, si tel est le seul objectif de l’opération, et précipitation

  • Mettre le feu dans un baril presque vide

Une remarque à faire au début de cette tentative de décryptage des effets de cette affaire et de mise en lumière de ce qui pourrait être appelé le «Dark-Side» de la même affaire. Il s’agit de la taille même du gisement (8,1 millions de barils), qui ne représenterait même pas 90 jours de la consommation tunisienne, cette dernière étant de 90.000, soit deux fois et demi la production nationale qui est de 40.000 barils/jour. Est-ce qu’un tel gisement nécessiterait obligatoirement une prise de participation de l’Etap et le déclenchement d’une tel emballement ? Au plus haut du cours actuel du brut, toute l’affaire ne rapporterait pas plus de 67,6 MDT, si le gisement livrait toutes ses promesses. De quoi juste couvrir les crédits, et il en a encore besoin, et dégager un petit bénéfice. Fethi Nouri, économiste connu et observateur attentif de la scène pétrolière, proposait d’ailleurs que les journalistes titrent leurs papiers «Incendie dans un baril vide» !

Interrogé sous le sceau de l’anonymat, un banquier offshore nous a indiqué avoir étudié le dossier avec le département des investissements pétroliers de la banque et y avoir immédiatement renoncé, «à cause de la petite taille du projet». C’est certainement cette petite taille qui explique sa vente par la française Elf-Aquitaine à l’autrichienne OMV

  • Mettre en danger financier les actifs de 7 banques

Il est ensuite manifeste à nos simples yeux d’observateur du peu de vraies informations dites sur cette affaire et des flots d’inexactitudes et même d’intox que le gouvernement et son porte-parole étaient allés trop vite dans la dénonciation de ce qui pourrait être, ou non, une affaire de corruption. Il nous semble en effet qu’ils n’ont pas tenu compte des éléments suivants :

  • La SFI (Société Financière Internationale), organisme international de financement de projets, filiale de la Banque Mondiale, n’est pas seulement financier, il est même dans le capital de Topic des Toumi. On imagine mal que la SFI ait mis de l’argent sans le nécessaire Due-diligence qui lui aurait donné accès à tous les documents et qu’elle n’en ait pas fait tous les contrôles.
  • Un Pool de pas moins de sept banques, dont deux publiques et pas des moindres que sont la BH Bank et la STB, ainsi que la QNB Tunis et la Baraka Bank, la Biat et l’ATB ont participé au financement du projet.

Plus de 200 MDT y ont été injectés par ces banques. Et on imagine encore une fois très mal que ces sept banques aient accepté d’y placer leur argent et celui du public si toutes les autorisations ne figuraient pas dans le dossier et que ces autorisations aient été dûment vérifiées par leurs avocats.

Qui plus est, le même projet de Halk El Menzel, avait été présenté aux investisseurs étrangers lors du Forum des investisseurs 2020. Le ponter ainsi du doigt comme étant un projet bâti sur des documents non mis à jours ou même périmés, donnerait une très mauvaise image de l’administration tunisienne aux investisseurs qui pourraient être intéressés par des projets que présentera le gouvernement.

Toutes ces institutions financières attendaient le «First Oil», ou l’entrée en exploitation pour commencer à être remboursées. Dès 2014, la STB par exemple avait déclassé les 25,572 MDT d’engagement qu’elle avait avec Topic et les a transformés en actifs et espérait devenir la 1ère banque du pays à posséder une partie d’un gisement pétrolier. Avec les déclarations du porte-parole du gouvernement sur la non-régularité du permis d’exploitation, l’affaire des Toumi est désormais compromise, tout comme tous les crédits fournis par les banques tunisiennes de la place. Youssef Chahed a-t-il été bien conseillé dans cette affaire du renvoi de Kaddour et de tout son ministère ? Qui va donc payer les pots cassés des banquiers ? Ceux qui ont investi dans cette entreprise, désormais déclarée disposant d’un gisement aux papiers périmés, seront-ils aussi inquiétés ?

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Les anti-Chahed au sein de son propre parti – officiellement et jusqu’à la preuve du contraire -, Nidaa Tounes, ne reculent devant rien pour le faire déguerpir. Puisque tout ce qui a été fait jusqu’ici se brise sur les nerfs d’acier du chef du gouvernement, ses ennemis ont mandaté Khaled Chouket pour agiter une autre menace, inédite pour le coup : Si Youssef Chahed s’entête à garder son fauteuil, il en découlera une agitation politique et sociale monstre qui obligera l’armée à prendre les rênes du pays pour lui éviter le naufrage, a balancé le dirigeant de Nidaa sur la radio Diwan FM mardi 4 septembre 2018…

«Si ce gouvernement insiste, la crise politique s’aggravera et la situation sera encore plus délétère. Les coup bas monteront en puissance, ainsi que le populisme et les manoeuvres dangereuses. Tout cela pourrait même déboucher sur un putsch militaire», assène-t-il.
Il ajoute que même si «l’Armée nationale a le sens des responsabilités (…), l’irresponsabilité des politiques la contraindrait à monter au front pour sauver le pays».
Et Chouket, sûr de la capacité de ses potes à déloger Chahed de la Kasbah, a confié que les noms de personnalités pour la succession sont déjà sur la table, notamment la ministre du Tourisme, Selma Elloumi. Il dit d’elle que «c’est une compétence avérée et sa réputation n’est plus à faire. Il y a d’autres noms que je ne peux dévoiler. En tout cas contrairement à ce que disent certains, l’alternative à Youssef Chahed est bien là», a-t-il conclu.

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«Youssef Chahed est un homme politique jeune et nous n’avons pas le droit de briser sa carrière politique, car nous avons besoin d’enrichir la nouvelle classe politique et nous ne sommes pas prêts à le faire sortir par la petite porte. Nous sommes aussi en situation de consensus avec le président de la République et qui a son propre point de vue dont il faut tenir compte, d’une manière ou d’une autre. Il y a enfin la situation économique, sur la base de laquelle les partenaires sociaux et l’UGTT demandaient, au début, le changement de quelques postes ministériels et par la suite le changement de tout le gouvernement. Ennahdha n‘a pas d’exigences particulières. Pour nous, si Chahed reste, nous lui demanderons de s’occuper des problèmes du pays». C’est ce qu’a affirmé Abdellatif Mekki, membre du Conseil de la Choura du parti islamiste Ennahdha, dans sa déclaration téléphonique à Africanmanager.

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Ce n’est certainement pas un hasard. Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani et Khaled Kaddour, qui vient d’être débarqué du ministère de l’Energie, sont passés dans les studios d’Express FM, le même jour, ce mardi 04 septembre 2018, pour évoquer la même affaire : le fameux puits Halk El Menzel, qui a valu à l’ex-ministre ses déboires avec le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Kaddour, avec force arguments, a défendu ses positions en affirmant qu’il n’a rien à se reprocher, à part peut-être un manque de rigueur dans l’élaboration d’un document administratif. Il a affirmé que Chahed était allé trop vite en besogne en rayant d’un trait le département et qu’il ne permettrait pas que sa réputation soit ternie par des sous-entendus sur une affaire de corruption. Il est vrai qu’entre temps Kaddour a été requinqué par la sortie des contrôleurs publics, qui s’apprêtent d’ailleurs à pondre un rapport sur le secteur et ses dysfonctionnements. Tout cela n’a pas échappé, de toute évidence, au gouvernement, lequel a manifestement décidé de calmer le jeu…

Dahmani, beaucoup plus timoré que les envolées de son patron vendredi dernier, a affirmé que le gouvernement ne veut en aucune manière salir la réputation de Kaddour ; il a ajouté qu’il connait ce dernier personnellement et qu’il est “compétent et intègre“.
Il a indiqué que le motif principal de son limogeage est la mauvaise gestion administrative du département. «Dans une démocratie, lorsqu’un dysfonctionnement se produit dans un ministère, il est tout à fait normal que le chef du gouvernement prenne des mesures politiques et administratives. La justice ça c’est une autre affaire», a-t-il indiqué.
Le porte-parole du gouvernement a précisé qu’il faut maintenant regarder du côté de l’investisseur en question. «Nous n’émettons aucun message négatif aux investisseurs mais eux aussi sont dans l’obligation de se conformer à la loi et c’est le rôle du gouvernement de sauvegarder les ressources du pays».

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Le dossier relatif au champ pétrolier “Halk El Menzel” ne comporte pas de soupçons de corruption, mais il s’agit plutôt d’un problème juridique“, a estimé, vendredi 31 août 2018, le président de l’Association tunisienne des contrôleurs publics (ATCP), Charfeddine Yaakoubi.
Dans une déclaration à TAP, le responsable a ajouté que l’association a réalisé une étude analytique dont les résultats seront publiés incessamment sur les dessous des contrats d’hydrocarbures en Tunisie.
Cette étude, ajoute encore Yaakoubi, “couvre un échantillon de plus de 57 concessions d’exploitation de pétrole et de gaz en Tunisie“. Et de préciser que les “résultats ont révélé que les lacunes relatives au champ “Halk El Menzel” sont essentiellement d’ordre juridiques et ne présentent pas de suspicions de corruption“. Rappelons que c’est ce dossier qui a valu au ministre de l’Energie et des Mines, Khaled Kaddour, sa disgrâce. Son secrétaire d’Etat, Hachem Hmidi, les DG de l’Energie et des Affaires juridiques au sein du département ainsi que le PDG de l’ETAP ont également été fauchés par la colère du chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et ce dernier a laissé entendre qu’il y avait une grosse affaire de corruption, avec des faits “dangereux et inadmissibles” justifiant ce grand coup de karcher…

Pour Yaakoubi, le litige juridique concerne la durée de la concession qui couvre la période de 30 ou de 50 ans, rappelant que la concession “Halk El Menzel”, attribuée en 1979, était régie par le décret beylical de 1953 qui fixe la durée d’exploitation à 50 ans.
En 2001, les premiers titulaires de cette concession ont opté pour les avantages du nouveau code des hydrocarbures de 1999, dont l’article 48 stipule que la durée d’exploitation est ramenée à 30 ans“, a-t-il encore expliqué.
Yaakoubi a en outre indiqué que le problème a été posé en 2008 après la cession de la totalité des intérêts dans la concession au profit de l’opérateur tunisien Topic. “La période restante pour le développement de la concession s’est avérée insuffisante pour le nouvel investisseur“, a-t-il encore dit.
Selon nos informations, les nombreuses consultations entre les différentes parties au niveau de la présidence du gouvernement et la commission consultative des hydrocarbures ont accordé une durée de concession de 50 ans tout en encourageant l’investisseur à accélérer l’opération de développement du champ“, a-t-il ajouté.

S’agissant des lacunes enregistrées au niveau de cette concession, le responsable a évoqué l’absence de production alors que la période de développement a démarré en 2008. “Cette lacune concerne 13 autres concessions“, a indiqué Yaakoubi, rappelant qu’en “l’absence d’exploitation durant 2 ans, l’Etat peut retirer la concession et assurer cette opération lui-même“.
Pour le responsable, le retrait de la concession engendrera des pertes financières colossales pour le budget de l’Etat, expliquant qu’il faut dédommager le titulaire de la concession sur les investissements qu’il a réalisés. Il a également appelé le gouvernement à élaborer une étude de faisabilité économique pour la présenter à des experts indépendants.
Dans le secteur énergétique, plusieurs dossiers de corruption sont présentés devant la justice mais n’ont pas été examinés, a fait remarquer le responsable, appelant à adopter une approche globale dans l’examen de ces dossiers.

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Hédi Herichi a été nommé DG des hydrocarbures le 26 décembre 2017, sous le ministère de Khaled Kaddour. Tous les deux viennent d’être remerciés par le chef du gouvernement dans le cadre de tout un coup de balai qui a touché presque tous les départements et entreprises sous tutelle et même la structure du gouvernement, dans la mesure où tout le ministère a été rayé de la liste et fusionné avec le ministère de l’Industrie et des PME.

Loin de tout ce qui se dit, sur les réseaux sociaux surtout, nous avons voulu rapporter sans aucun commentaire de notre part ce que disent les principaux protagonistes de cette affaire qui, disons-le clairement, ne comporte aucune accusation officielle. Tel est en tout cas le contenu même du communiqué du chef du gouvernement.

Précisons, tout d’abord, que l’affaire dont il s’agit concerne une concession d’exploitation pétrolière, dite Halk El Menzel en pleine mer du côté de Hammamet, octroyée depuis le 29 janvier 1979 à la société française Elf-Aquitaine et de cession en cession de ces droits d’exploitation, elle avait été rachetée par la société autrichienne OPM, puis rachetée en 2016 par la société Topic du groupe tunisien Toumi. La concession n’est pas encore entrée en production. Elle contiendrait des réserves en place de 8,1 millions de barils et des réserves récupérables de l’ordre de 50 à 60% des 8 millions en place.

Alors que le gouvernement prenait l’initiative, ce vendredi 31 août 2018, d’organiser une conférence de presse, conduite par son porte-parole, Iyed Dahmani, pour expliquer le renvoi de presque tout un ministère, Khaled Kaddour garde pour l’instant officiellement le silence. Africanmanager a pris soin de contacter le directeur des hydrocarbures Hédi Herichi, qui a expliqué l’affaire dans ses faits et dates et Hachem Hmidi a parlé dans plus d’une station radio locale.

  • Iyed Dahmani au nom du gouvernement

Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, a expliqué, dans un compte-rendu rapporté par l’agence Tap, qu’un investisseur tunisien qui exploite, dans les zones côtières de Monastir, un champ pétrolier sans disposer d’un permis est la raison du limogeage du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables, Khaled Gaddour, du secrétaire d’Etat chargé des Mines, Hachem Hmidi et de certains responsables de son département.

Il a ajouté, lors d’une conférence de presse tenue, vendredi, au palais du gouvernement, à la Kasbah, que l’investisseur tunisien a sollicité le Chef du gouvernement pour inaugurer le champ pétrolier ” Halk El Menzel ” au cours des prochaines semaines mais après vérification, il s’est avéré que le délai d’exploitation de son permis d’exploitation a expiré depuis 2009.

Dahmani a reconnu que la responsabilité du ministre de l’Energie, des Mines et des Energies renouvelables est indirecte dans ce dossier qui remonte à 2009, soulignant qu’une enquête approfondie sera ouverte par l’Instance de contrôle général des services publics (ICGSP) et celle du Contrôle général des finances (CGF), pour identifier les responsables impliqués dans cette affaire.
Il a souligné que le champ pétrolier de “Halk El Menzel”, exploité illégalement, figure parmi les principaux champs en Tunisie, avec une réserve de 8,1 millions barils, alors que la Tunisie produit 15 millions de barils annuellement. La production du champ atteindrait 15 mille barils au cours de la première période d’exploitation contre une production nationale quotidienne de pétrole estimée à 39 mille barils, soit une contribution supplémentaire du dit champ, dans la production nationale, à hauteur de 30% par jour.

  • Hédi Herichi, les noms, les faits et les dates

Le DG des hydrocarbures a, de son côté, fait cette déclaration à Africanmanager : «Ce dont on parle est la concession Halk El Menzel, propriété de la société Topic du groupe familial Toumi, des investisseurs en pétrole depuis longtemps à travers la société Saros. Ils ont racheté la concession d’exploitation en 2006.

 L’arrêté de cette concession a été publié sur le Jort en janvier 1979, octroyée pour une durée de 50 ans au nom d’Elf-Aquitaine. Après moult cessions de droits et obligations entre sociétés, jusqu’à 2006 où elle est acquise par Topic. Le 17 août 1999, le Code des hydrocarbures a été promulgué. Il apportait alors de nouvelles incentives aux investisseurs dans le secteur des hydrocarbures. Par la loi de la non-rétroactivité, il ne pouvait concerner cette concession, accordée depuis 1979. Pour en faire bénéficier les nouveaux investisseurs, nous avons accordé la possibilité d’opter pour le principe de l’option de l’exercice du Code des hydrocarbures et de choisir de se soumettre au nouveau Code. Cela permettait le bénéfice des nouvelles incentives, mais cela obligeait aussi à limiter la durée de la concession à seulement 30 ans au lieu des 50 contractuels. Ceci est bien dit dans le nouveau code qui stipule que «en cas de contradiction ou de non-conformité, entre le nouveau code auquel il a adhéré et l’ancienne convention pétrolière, c’est le nouveau code qui prime.

 Si on compte entre 1979 et 2018, son contrat ne finirait qu’en 2029. Or selon le nouveau Code, auquel Topic a adhéré, la concession serait déjà caduque depuis le 31 décembre 2009. L’Administration a oublié, dans le tumulte des évènements de la révolution, de lui appliquer cette disposition de durée du nouveau Code, le manque de développement de la concession qui n’a commencé qu’en 2017. En cette période, l’investisseur avait même obtenu des autorisations d’importation de matériel et même un fax lui confirmant que la durée de sa concession est de 50 ans. Il y a quelques semaines, on nous signifiait que le chef du gouvernement allait se déplacer à Halk el Menzel pour inaugurer les travaux d’exploration. Or, les traditions veulent qu’on n’inaugure pas l’exploration, qui pourrait s’avérer négative, mais le début de l’entrée en production dit aussi «First Oil».

 C’est le ministère qui a fait part de toutes ces questions, dans une note envoyée il y a 3 semaines au chef du gouvernement. Nous l’avions ensuite rencontré, hier jeudi 30 août en présence du ministre de la Justice et de ses Conseillers, pour discuter des points de la validité de la concession, ainsi que le point de la participation de l’Etap à cette concession, comme l’y autorise le nouveau Code et comme l’a refusé la société Topic. Les questions de la non-conformité avec le Code et de l’Etap ont donc été soulevées par les services du ministère de l’Energie et non par la présidence du gouvernement. Ce serait ainsi cette note qui évoquait des questions juridiques de haute importance qui serait derrière et la cause de notre renvoi».

  • Hachem Hmidi explique

Le secrétaire d’État aux Mines, Hechmi Hmidi, débarqué ce vendredi 31 août 2018 par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, est monté au front pour tenter de couper court aux bruits selon lesquels il serait mouillé dans une affaire de corruption.

Il a affirmé, sur Shems FM, que Chahed l’a écarté de l’équipe gouvernementale suite à une plainte au pénal qui a été déposée contre lui dans une affaire de vente d’engrais à une compagnie étrangère.

«Quelqu’un a porté plainte contre moi devant la justice. Je confirme que c’est une accusation fantaisiste contre ma personne» a indique l’ex-secrétaire d’Etat ; il a ajouté qu’il s’agit d’une vente d’engrais impliquant le Conseil d’administration du Groupe Chimique dans lequel le ministère n’a aucun contact, direct ou indirect.

«Nous disposons de toutes les preuves indiquant que le ministère n’a rien à voir avec ce dossier (…) et nous avons foi en la justice de notre pays», a déclaré Hmidi, tout en précisant que jusqu’ici la justice ne l’avait pas convoqué pour cette affaire…

Enfin il a dit qu’il comprend la décision du chef du gouvernement, et qu’il est normal qu’un ministre cité dans une affaire judiciaire quitte le navire pour ne pas «nuire au travail gouvernemental», et réaffirme qu’il n’a trempé dans aucun acte de corruption.

K.B & SL

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Le ministre de l’Economie, Mohamed Boussaïd, est le premier haut responsable à essuyer la colère royale cette année. Il a été limogé mercredi 1er août 2018, rapporte RFI. Le communiqué très laconique du cabinet de Mohammed VI ne dit rien sur les vrais motifs de cette décision-surprise, mais personne n’est dupe. En effet son départ intervient deux jours seulement après l’allocution du roi demandant au gouvernement de s’activer pour transformer le modèle économique et social, et venir en aide aux populations. A noter que Mohammed VI a fait ce discours retentissant à Al Hoceïma, capitale du Rif, en ébullition depuis plus d’un an du fait de la paupérisation de ses habitants…
Boussaïd est le parfait bouc émissaire en ce moment. En effet le contexte socio-économique a rarement été aussi agité, avec notamment le boycott par les consommateurs de trois grandes marques locales du fait de la flambée des prix.
Il y a aussi les remous suite aux verdicts très sévères prononcés contre des dizaines de leaders du mouvement du Hirak, jusqu’à 20 ans de prison pour leur chef du file, Nasser Zefzafi, une très mauvaise publicité pour le royaume. Le roi se devait donc de faire quelque chose, d’émettre des signes selon lesquels les sanctions ne sont pas uniquement réservées aux citoyens. C’est le principe même de la reddition des comptes réaffirmée en octobre dernier par Mohammed VI et qui avait valu aux ministres de la Santé, de l’Education et de l’Habitat leur limogeage en octobre 2017, plus une autre grosse vague en novembre de la même année…

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Le bons sens est la chose du monde la mieux partagée au monde“, a écrit le philosophe français René Descartes (1596-1650) pour introduire son célèbre “Discours de la Méthode“. Le moins qu’on puisse dire est que les dirigeants de Nidaa Tounes, ceux qu’on entend et voit le plus, sous la houlette de leur directeur exécutif, provisoire, rappelons-le, Hafedh Caïd Essebsi, sont en train de malmener l’assertion de Descartes, de l’écraser littéralement. S’ils avaient un peu de bons sens, ils s’en tiendraient à ce que le chef de l’Etat, Béji Caïd Essebsi, a dit aux élus nidaïstes venus le voir mardi 24 juillet 2018, BCE qui a fermé la porte aux détracteurs du chef du gouvernement, Youssef Chahed, en refusant de le désavouer, du moins publiquement. S’ils avaient un peu de bon de sens, ils se soucieraient plus de leur parti, qui est en lambeaux, sous les yeux ébahis de ses militants. S’ils avaient un peu de bons sens, ils se préoccuperaient plus de l’intérêt du pays, que Chahed lui ne rate jamais une occasion de rappeler et ça les électeurs l’ont bien noté et s’en souviendront en 2019. Ce qu’on entend c’est de l’ordre de la déraison, de l’irrationnel, du délire et même de la folie. On s’en amuserait si on était dans une République qui va bien, politiquement et économiquement, comme les grandes nations occidentales, mais en terre tunisienne, dans la situation que nous savons, ces postures sont dangereuses.

Sourds, mais pas muets !

A peine quelques heures après les lumières de BCE, qu’il a sans doute eu tort de ne pas marteler sur la place publique, d’avoir dit tardivement après le flou artistique de son entretien chaotique et désastreux sur Nessma TV, Ridha Belhaj, comme si les “sages propos” du chef de l’Etat devant les députés (dictés en réalité par son incapacité à se débarrasser de Chahed) étaient passés au-dessus de sa tête, fait une stupéfiante sortie sur la chaîne Tounesna pour annoncer le départ imminent du gouvernement, avec une démonstration alambiquée et très mal maitrisée sur les échecs de Chahed. Belhaj dont on était en droit d’attendre autre chose, lui qui avait justement claqué la porte de Nidaa Tounes à cause de Essebsi junior, comme d’autres, ne brille pas pour son retour. Conforter HCE dans son idée fixe, son obsession maladive – dégommer Chahed, un des leurs, il faut le rappeler – n’est pas le meilleur service qu’il pouvait rendre à son parti, à la patrie. Mais Belhaj n’est pas le seul “sourd”, il y a aussi le porte-parole de Nidaa Tounes, Mongi Harbaoui…

On l’entend beaucoup en ce moment, beaucoup trop, même pour un porte-parole. Le fait est que ce qu’on entend, la plupart du temps, ce sont des propos qui divisent et angoissent, d’abord les nidaïstes et ensuite les citoyens qui ne manquent pourtant pas de soucis. La solution à tous leurs problèmes : le départ du gouvernement, soutient mordicus Harbaoui sur Mosaïque FM le 25 juillet 2018. Une affaire qui prend sacrément des allures de vieille rengaine, de vieux disque, comme si le porte-voix de Nidaa et ses acolytes n’avaient que celui-là. Lui aussi, comme Belhaj, n’a pas écouté BCE la veille. Le même Harbaoui qui a reconnu dernièrement que Chahed ne manque pas de soutien au sein de son camp, ce qui signifie qu’une majorité d’élus de l’ARP pour éjecter Chahed est au mieux un simple voeu pieux, surtout si on tient compte de l’indéfectible soutien de l’armada Ennahdha, que le mouvement a réitéré par la bouche de Oussama Sghaier, sur Shems FM le 25 juillet 2018 et dont Mongi Rahoui vient de nous parler. Pourtant Harbaoui, Belhaj et la bande qui les a mandatés courent toujours, pour le plus grand malheur de leur parti et de la partie. Cet acharnement à semer de l’instabilité sociale et politique, alors qu’on sait ce que ça coûte à la Tunisie, c’est l’un des plus grands mystères du moment…

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En ces temps de brouillard politique, les ténors de la place, à défaut d’avoir des solutions utilisables tout de suite, y vont de leurs explications sur les sources du climat délétère actuel. Le premier vice-président de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) et vice-président d’Ennahdha, Abdelfattah Mourou, a livré son analyse de la situation dimanche 22 juillet 2018. Il a déclaré, sur Shems FM, que «la politique n’est pas l’affaire de personnes mais de partis. Limoger Youssef Chahed et son équipe est un droit constitutionnel, mais les politiques à mener ne sont pas du ressort d’un seul citoyen tunisien». Vise-t-il le chef de l’Etat, à qui beaucoup ont reproché sa tiédeur lors de sa dernière interview, voire même, selon certains, son soutien tacite à son fils ? Vise-t-il ce dernier, dont personne n’ignore l’activisme pour se débarrasser du chef du gouvernement ? Fait-il allusion au leader de l’UGTT, animé par les mêmes sentiments ?

Le vice-président de l’ARP a ajouté que la politique d’une nation ne dépend pas d’une personne et que le gouvernement d’union nationale est le fruit d’un consensus entre des partis.
«Qu’ils dévoilent leurs programmes ! Qu’ils s’accordent sur ces projets et qu’ils les soumettent aux citoyens ! Qu’ils disent voilà nous avons 20 ou 30 points consensuels sur lesquels nous allons travailler mais cela n’a pas été affirmé et je pense que c’était ça qu’il fallait dire», a-t-il asséné.

Mourou a déclaré que la Tunisie fait face à “une crise d’institutions», en plus de la crise sociale et économique.
«Tous les protagonistes devront, ensemble, faire l’effort de produire un bilan objectif et de corriger ce qui, de toute évidence, ne fonctionne pas. Bon nombre de lois engendrées par la Constitution se sont avérées inapplicables, comme si notre Constitution est exagérément idéaliste et génératrice de crise, notamment du fait de l’existence de deux patrons dans l’exécutif. Je ne comprends d’ailleurs pas pourquoi nous avons fait ce choix. Je ne dis pas cela pour dénigrer la Constitution mais pour inviter les compétences nationales à trouver des remèdes au blocage dans lequel nous sommes actuellement. Nous n’avons aucune instance de dialogue, mais un Parlement où on vient avec des positions radicales. Nous ne dialoguons pas dans notre pays car nous n’avons pas les institutions taillées pour cela», a-t-il conclu.

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Une preuve de plus du caractère délétère et nocif du climat social et politique dans le pays : Le syndicat général des fonctionnaires des unités d’intervention (SFDGUI) s’en prend ouvertement au chef du gouvernement, sans prendre de gant. Dans un communiqué émis lundi 25 juin 2018 dans la soirée, le SFDGUI accuse Youssef Chahed de porter atteinte au moral de l’institution sécuritaire et l’invite à ne pas utiliser les forces de l’ordre dans ses combats politiques.

Le texte dénonce une campagne de stigmatisation qu’auraient subi les policiers et s’insurge contre les licenciements, les mises à la retraite anticipée, les poursuites judiciaires, le limogeage sans ménagement de Lotfi Brahem et les accusations de coup d’Etat orchestré par l’appareil sécuritaire. Et tout cela aurait pour unique responsable Chahed, d’après le SFDGUI…

Le syndicat demande au président de la République de dire son mot dans cette affaire et d’évoquer publiquement tous les aspects des “accusations mensongères de coup d’Etat” qui ont été lancées contre l’ex-ministre de l’Intérieur et pour lesquelles, rappelons-le, il a décidé de porter plainte. Le SFDGUI invite les autorités à prendre des précautions extrêmes dans les nominations des hauts cadres sécuritaires (en allusion au grand coup dans la fourmilière donné par Gahzi Jeribi), et met en garde contre l’instrumentalisation des désignations à des fins politiques.

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Etrange époque que nous vivons là. Les citoyens qui s’apprêtent à festoyer durant l’Aïd El Fitr risquent de ne pas digérer, au sens comprendre du terme, les gesticulations de nos politiques en ce moment. A en croire les derniers développements sur la scène politique locale, le front anti-Chahed est en train de se fissurer, de se dégonfler comme une baudruche, de se fracasser… C’est selon. En effet comment interpréter autrement le fait que des députés de Nidaa Tounes, avec à leur tête le chef du bloc parlementaire, Sofiene Toubel, se rendent nuitamment chez le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour converser autour des affaires du gouvernement, et donc du pays. Le même Toubel qui est réputé très proche du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, par qui la tension entre Chahed et une frange du parti est arrivée et qui a piloté, aux côtés de l’UGTT, l’offensive contre le chef du gouvernement, avec pour seule revendication son limogeage. Cette visite nocturne du mercredi 13 juin 2018 tranche avec la note très belliqueuse de la centrale syndicale, laquelle après avoir mis en veilleuse ses attaques frontales contre Chahed est revenue ce jeudi pour exiger, une fois de plus, son départ. Cette dissonance entre les tenants du front anti-Chahed est peut-être une bonne nouvelle pour le concerné, pour le pays.

Nidaa tangue, et c’est pas Chahed qui s’en plaindra !

De la réunion de la commission d’évaluation de l’action gouvernementale relevant de Nidaa Tounes avec le chef du gouvernement Youssef Chahed et les ministres du parti, on a appris qu’elle a porté sur l’examen des projets de loi urgents et de la révocation du ministre de l’Intérieur, a confié le député Jalel Ghedira.
D’après lui, Chahed a précisé au cours de la réunion avoir démis le ministre de l’Intérieur de ses fonctions suite au naufrage d’un bateau de migrants irréguliers aux îles de Kerkennah (Sfax) et au congédiement de plusieurs cadres sécuritaires. Il a affirmé que le président de la République était au courant de cette décision.
Le chef du gouvernement a, également, affirmé que les concertations avec le président de la République se poursuivent de manière intense et portent sur les affaires de l’Etat. Voilà pour ceux qui rêvaient de bisbilles entre Chahed et son mentor, le chef de l’Etat.

Jalel Ghedira a ajouté que les membres de la commission ont reçu de la part de Youssef Chahed des réponses franches et claires au sujet des questions soulevées sur la scène nationale. Il a ajouté que ce type de réunion seront assurées périodiquement en vue de soutenir l’action gouvernementale.
Cette réunion entre ces élus et Chahed, à cet instant précis, et le ton doucereux du côté de Nidaa Tounes, après tout le fiel qui a été déballé sur la place publique, ressemble furieusement à une paix des braves ! Bon, on ne sait pas si on doit cette inflexion, ou la voix de la raison, au retour, dans les coulisses pour le moment, de l’ancien secrétaire général, Taieb Baccouche, mais ce qui est sûr c’est qu’il y a du changement dans l’air…

L’UGTT, “Le Dernier des Mohicans

Pendant que Nidaa met, manifestement, de l’eau dans son jus, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a souligné jeudi 13 juin 2018 l’urgence de changer la composition du gouvernement actuel et de nommer dans les plus brefs délais un nouveau chef du gouvernement pour sauver le pays de la crise politique, économique et sociale.
Dans un communiqué publié jeudi, l’UGTT a indiqué que les institutions constitutionnelles, les partis politiques et surtout l’assemblée des représentants du peuple (ARP) doivent assumer leur responsabilité historique pour sauver le pays et relancer son édification.
L’organisation syndicale estime que le pays est actuellement paralysé en raison de la crise du pouvoir politique qui s’est accentuée au cours de ces derniers mois, outre la crise économique marquée par l’augmentation de l’inflation et la baisse du dinar tunisien, ce qui a aggravé le déficit commercial et contribué à la baisse des investissements, notamment en l’absence d’une diplomatie économique efficace.

Le seul hic c’est qu’elle oublie d’indiquer qu’elle est pour beaucoup dans cette crise sociale et économique, avec son entêtement à imposer des augmentations salariales et qu’elle a sa main dans la crise politique actuelle avec son obsession, qu’elle vient de réitérer, pour l’éjection du chef du gouvernement. Mais le départ de Chahed, qui est déjà très improbable aujourd’hui, le sera encore plus au fil du temps, à mesure qu’on approche des élections de 2019. Allez expliquer aux soutiens de la Tunisie, qui portent ce pays à bout de bras depuis 2011 et qui viennent d’accélérer la cadence (avec l’appui budgétaire promis par la BM et l’annonce de décaissement du FMI), la nécessité d’accentuer l’instabilité politique en se payant un autre chef de gouvernement, le 8ème depuis la dite Révolution. Tous les gens censés ont compris que cette affaire est déjà dans les tiroirs et qu’elle a très peu de chances d’en ressortir. Il est temps que Taboubi & Co le comprennent…

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Le journaliste français Nicolas Beau n’a pas raté Lotfi Brahem, ce dernier non plus ne l’a pas raté. Liberté de ton fraichement retrouvé, l’ex-ministre de l’Intérieur fait face à l’accusation, et pas avec des gants. Au sujet des bruits autour d’une tentative de coup d’Etat, lâchés par le journaliste, Brahem réplique, sur Mosaïque FM ce jeudi 14 juin 2018, que Beau a une sombre histoire noire et que sa plume a été à l’origine de tragédies dans plusieurs pays.

Il a ajouté que le journaliste a débarqué sur le sol tunisien depuis un mois et demi, et qu’il a rencontré notamment des journalistes et des acteurs du secteur médiatique.
Ce journaliste a lancé des rumeurs (…), je n’ai rien à voir avec ces bruits, je n’ai rencontré aucun responsable émirati“, a-t-il déclaré. Aucun ministre ne sort du territoire tunisien sans y avoir été autorisé formellement, a-t-il indiqué.

Brahem a par ailleurs affirmé que ce missile balancé par Beau a nui au tourisme tunisien, et que des réservations à l’étranger ont été annulées.

Enfin il a confié qu’il a déposé une plainte contre le journaliste Français, Al Jazeera et toutes les personnes mouillées dans la propagation de cette rumeur.

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«Le Premier ministre Youssef Chahed a la baraka des hommes d’Etat promis à un bel avenir, commente émerveillé un diplomate européen en poste à Tunis depuis plusieurs années. En deux temps trois mouvements, celui qui était donné pour politiquement fini a su se réinventer un destin national en triomphant de Hafedh Caïd Essebssi et en terrassant le tout puissant ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem. Il faut reconnaître que Youssef Chahed a non seulement de la ressource et de l’énergie, mais qu’il est également totalement imprévisible, avoue un conseiller du président de la République». Ainsi commentait le journal en ligne français «Maghreb Intelligence», en évoquant la démission par le chef du gouvernement tunisien de son ministre de l’intérieur (MI), Lotfi Brahem.

⦁ Qui a décidé du départ de Brahem ?

La même source rappelle que ce changement du MI, le second dont Youssef Chahed se débarrasse presque dans les mêmes conditions (Comme Hédi Majdoub à Bouargoub où Chahed supervisait une opération antiterroriste, Brahem a été oublié à Tunis lorsque Chahed s’envola pour Kerkennah. Les deux apprendront leur démission par la presse), avec l’accord du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), dont le journal dit qu’il «semble volens nolens suivre son Premier ministre dans tous ses desideratas». BCE avait en effet reçu le même jour son chef du gouvernement, comme il l’avait reçu avec le sourire après sa sortie médiatique contre le fils du chef de l’Etat. Tout cela fait dire à certains que BCE reprendrait les choses en mains et serait en train de redresser la situation. A d’autres, comme Maghreb Intelligence, il fait dire que c’est le chef du gouvernement Youssef Chahed qui mènerait désormais la danse et serait même arrivé à «faire manger BCE dans la paume de sa main», comme dirait un dicton tunisien.

A en croire la même source, Brahem aurait été mis de côté car devenu «encombrant ministre qui se prédestinait à un rôle des plus importants dans un très proche avenir (…) et proche des cercles benalistes, et dont certains amis étaient connus pour leurs activités borderline». Suivez le regard, vers la région dont est originaire l’ancien MI.

Suivent ensuite, dans le pêle-mêle, des raisons que rapporte la même source : le fait que Brahem serait «pointé du doigt par plusieurs pays européens qui lui reprochaient son laxisme dans sa gestion de l’immigration clandestine» et qu’il se serait «beaucoup rapproché des Américains par l’intermédiaire de personnalités du Golfe», une information déjà distillée par le même journal en ligne depuis novembre 2017 dans le cadre d’une campagne visant déjà Brahem.

D’autres sources qui nous sont propres et qui ont requis l’anonymat font état d’un différend entre Caïed Essebssi et Chahed à propos de cette démission. Selon ces sources, Chahed se serait plaint mercredi auprès du chef de l’Etat qu’il ne pouvait plus travailler avec Brahem. BCE aurait mis comme condition son remplacement par l’actuel ministre de la Défense, tout en sachant qu’Abdelkerim Zbidi n’acceptera pas. Nos sources évoquent aussi un fort ressenti de Youssef Chahed contre son ministre de l’Intérieur qu’il accuserait de travailler pour le compte de son rival BCE Jr, Hafedh fils de Béji. Cela, sans oublier les mauvaises relations de Brahem avec les Islamistes d’Ennahdha, nouveau soutien de Chahed contre Hafedh. Où est la vérité dans tout cela ? Ce n’est certainement pas le chef du gouvernement qui le dira devant l’ARP, qui ne l’auditionnera pas à propos de ce mini-remaniement !

⦁ Hammadi Jbali n’avait pas licencié Larayedh en septembre 2012

Ce qui semble être sûr dans tout cela, c’est que l’affaire du naufrage de Kerkennah n’était qu’un alibi et que le licenciement de Brahem a certainement été décidé depuis le fameux «avertissement de 48 heures» pour coffrer Neji Gharsalli, comme si l’actuel MI connaissait sa planque et ne voudrait pas l’arrêter. Salir avant de faire partir, est la règle tunisienne pour des remaniements qui ne seront jamais officiellement expliqués.

Dans un Post sur sa page officielle, le député Mongi Rahoui estime que lier la démission de Brahem avec le naufrage de Kerkennah est un leurre. «L’incident de Kerkennah n’est pas le seul dans l’histoire de plus d’un ministre de l’intérieur. Pourquoi ne pas avoir démis d’autres ministres sur lesquels, pesaient même des soupçons de corruption ?».

Il est vrai qu’un drame pareil avait eu lieu du temps du président temporaire Moncef Marzouki et du gouvernement de Hammadi Jbali. Ce dernier n’avait pas licencié le ministre de l’Intérieur Ali Larayedh et le chef de l’Etat intérimaire s’était contenté de jeter un bouquet de fleurs en mer en hommage aux défunts de la route de Lampedusa en septembre 2012. Le député Nahdhaoui Mohamed Ben Salem qui avait appelé au départ de Brahem, en réponse au naufrage de Kerkennah, devrait s’en rappeler


Les relations tendues entre Chahed et Brahem ne sont un secret pour personne en Tunisie et son désir de voir quitter son gouvernement date depuis le début de l’année. Et s’il n’avait pas pu le dégommer, il lui aurait à maintes reprises mis les bâtons dans les roues en refusant beaucoup de ses propositions de nominations diverses dans son propre département.

Avocat et ancien Nidaa, Nizar Ayed voit le bon côté de cette sortie du gouvernement de Brahem et semble fortement croire en le potentiel politique de cet homme qui a, il est vrai, été l’un des artisans de la lutte anti-terroriste. Selon Ayed, cette sortie lui permettrait de «ne pas endosser le poids de l’échec du gouvernement Chahed, de tirer profit de la grande popularité acquise depuis l’affaire de la femme islamiste venant d’Allemagne, de ne plus être contraint à mettre ses propres ambitions politiques lors des prochaines échéances électorales comme le demandent certains partis politiques. Cela lui laisse enfin une année et demi pour bien se préparer, ce qui est un délai dont ne disposeront pas des ministres qui redeviendront d’illustres inconnus dès leur sortie du gouvernement».

Ce qui est notable, c’est que cette démission n’avait pas laissé insensibles les réseaux sociaux tunisiens qui ont, en grande majorité, refusé la décision de Youssef Chahed. Pour la première fois, la rue tunisoise était sortie mercredi soir protester, non pas contre le ministre de l’Intérieur, mais en sa faveur.

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La Tunisie vit dans une sorte de lévitation, après l’agitation autour du Document de Carthage 2. Pour les citoyens, le calme est réel, car les exigences du mois de Ramadan (achats frénétiques, veillées interminables, longues prières nocturnes…) ne laissent pas beaucoup de place à autre chose. Après il y aura la Coupe du Monde, qui va faire corps avec la pause estivale forcée. Donc il y a des chances que l’état de léthargie des citoyens-électeurs, par rapport à la chose politique et même économique, dure encore. Mais si tout cela est de nature à consumer les énergies du Tunisien lambda, il en est autrement pour le microcosme politique, lequel tourne à plein régime, en toute circonstance, négocie, tisse des toiles, fomente et pas toujours dans le sens de l’intérêt général. Mais ils sont ainsi faits les politiciens, et pas qu’en Tunisie d’ailleurs. En ce moment, à part l’éjection du ministre de l’Intérieur, pour les raisons que le porte-parole du gouvernement a exposées, le personnel politique n’a pas grand chose à nous mettre sous la dent. Et ça tombe bien car les Tunisiens ont la tête ailleurs. Jusqu’aux prochaines bourrasques que le même porte-parole du gouvernement a annoncées

Cela fait un bail que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, parle d’évaluation du rendement de ses ministres et d’un remaniement ministériel en conséquence. Mais jusqu’ici rien n’était venu illustrer ses propos, pas la moindre décision dans ce sens. D’ailleurs il n’avait pas beaucoup de raisons objectives de retoucher son équipe car tout le monde sait, du moins tous ceux qui sont honnêtes intellectuellement parlant, que même les plus brillants esprits ne pourront pas faire grand chose dans cette conjoncture difficile, plombée par des finances publiques très mauvaises, un gros déficit budgétaire et le refus des citoyens de retourner énergiquement au travail. Donc si Chahed en vient à modifier son équipe, il faut en chercher les raisons dans l’obstination de ses adversaires – surtout le secrétaire de l’UGTT et le directeur exécutif de Nidaa Tounes – à avoir sa tête. Le chef du gouvernement se dit qu’en faisant quelques offrandes humaines, il arrivera, peut-être, à dégonfler le front de ses détracteurs. Donc si demain certains de ses collaborateurs se font débarquer, ils le devront moins à la qualité de la copie qu’ils ont rendue qu’à l’urgence politique d’une purge, de sacrifices humains pour calmer la meute. Eh oui, pour ceux qui en doutaient encore, Chahed fait aussi de la politique, comme tous les autres, ou presque !

Il reste fort, le plus fort

Si le locataire du palais de la Kasbah montre cette assurance en ce moment, jusqu’à avoir le culot d’attaquer frontalement et nommément, en direct à la télévision publique, le fils du président de la République, c’est parce qu’il se sait indéboulonnable en ce moment, et très probablement jusqu’aux élections de 2019. La conjoncture actuelle et le temps jouent en sa faveur, et au fond tout le monde le sait, même si on feint de l’ignorer pour les besoins surtout de la mobilisation des troupes en vue des vraies batailles de la rentrée, qui ne baisseront pas d’intensité jusqu’au scrutin de l’année prochaine. Il faut se sentir très fort pour oser se débarrasser de son ministre de l’Intérieur dans un contexte aussi délétère. Limoger un ministre de l’Intérieur, surtout quand il est l’homme de la maison et qu’il est aimé des siens, c’est un gros risque politique, en plus des désajustements sécuritaires que cela peut engendrer par la suite. L’ancien président français Nicolas Sarkozy avait profité de ce poste très en vue pour poser les plus gros problèmes au chef de l’Etat de l’époque, Jacques Chirac. On connait la suite : Sarkozy a eu une ascension fulgurante jusqu’au palais de l’Elysée. Vous me direz que la Tunisie n’est pas la France et que Brahem n’est pas Sarkozy, mais il n’en reste pas moins que pour faire ce qu’il vient de faire, Chahed ne doit pas beaucoup douter de son bon droit et de sa force.

Le chef du gouvernement a lui aussi laissé des plumes, en termes de cote de popularité, dans cette ambiance politique nauséabonde. Mais il reste, à en croire les sondages, celui en qui les citoyens ont le plus confiance en ce moment. Certes il n’a échappé à personne que Chahed n’a fait aucun miracle jusqu’ici et qu’il brille plus par ses envolées au Parlement et à la télévision que par sa capacité à faire bouger le pays, mais le peu de personnes qui nourrissent encore des espoirs sur le personnel politique croient en lui. C’est un fait. Sans doute les vestiges de la gloire qu’il a tirée de son combat contre la corruption. Pour ses adversaires, le fait que le chef du gouvernement pulse encore, malgré tous les coups qu’ils lui ont portés, est une très mauvaise nouvelle. Pour le moment il ne leur laisse que la perche de la médiation qu’a tendue Mohsen Marzouk. Pour Taboubi ce serait l’occasion de panser ses plaies, de se requinquer après ses défaites successives et de redorer le blason du Prix Nobel de la Paix ; et pour Hafedh Caïd Essebsi une façon de s’appliquer le vernis du leader politique qui se dérobe depuis 3 ans, en attendant son face-à-face avec les électeurs au Congrès national, des électeurs qu’il a réussi à éviter jusqu’ici mais qu’il ne pourra pas fuir éternellement…

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Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, est revenu sur le limogeage du ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, avec des explications que tout le monde attendait tant le poste est sensible. Il a affirmé, ce jeudi 07 juin 2018 sur Shems FM, que la décision de Youssef Chahed “n’a rien de personnel et” que “dans toutes les démocraties le chef du gouvernement peut s’autoriser des remaniements“. Dahmani a précisé que sur cette affaire la présidence de la République et celle du gouvernement ont la même position. Mais il n’a pas dit que ça…

Il a confié que la tragédie de Kerkennah “a précipité la décision“, mais que le sort de Brahem était déjà scellé de toute façon. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que l’immigration clandestine depuis l’île de Kerkennah n’est pas une nouveauté et que c’est une somme de manquements qui ont conduit à l’éviction du ministre de l’Intérieur, avec l’aval de Béji Caïd Esssebsi.
«C’est une décision qui a touché un ministre mais la responsabilité est politique. Le climat a été pollué par des débats tels que la campagne menée par le département de l’Intérieur contre les cafés ouverts au mois de Ramadan ou encore les bisbilles avec le syndicat des journalistes au sujet de la liberté de la presse. Cette orientation a posé problème au gouvernement et ne cadre pas avec sa politique» a-t-il indiqué.

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Le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri, qui vient d’être démis de ses fonctions par le conseil de l’ISIE, a annoncé qu’il va tout révéler sur le comportement de certains membres de l’instance, devant l’Assemblée des représentants du peuple.

Lors de son passage ce mardi 29 mai 2018 sur Mosaïque Fm, il a précisé qu’il a convoqué une réunion de l’ISIE hier pour valider les résultats préliminaires des municipales dans la circonscription de Mdhila, mais il a été surpris par une réunion parallèle tenue par des membres de l’instance, pendant laquelle il a été démis de ses fonctions.

Selon lui, certains membres du conseil de l’ISIE pensent qu’ils sont mieux qualifiés que lui pour présider l’instance et que la décision du conseil était prévisible.

Il a estimé qu’il a réussi à assurer la mission qui lui a été confiée et que les élections municipales se sont déroulées dans les meilleures conditions.

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Le président américain, Donald Trump, a choisi son canal habituel, Twitter, pour annoncer le limogeage du chef de la diplomatie, Rex Tillerson et son remplacement par le directeur de la CIA, Mike Pompeo.
On ne sait rien pour le moment des motifs de l’éjection de Tillerson, ex-PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobil, ce qu’on sait ce qu’il avait écourté sa tournée en Afrique pour rentrer précipitamment à Washington…
Mike Pompeo, directeur de la CIA, est notre nouveau secrétaire d’Etat. Il va faire un boulot fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour sa contribution. Gina Haspel va devenir la nouvelle directrice de la CIA, et la première femme à ce poste. Félicitations à tous !” a twitté, très sommairement, Trump. Mais les langues vont se délier dans les heures et jours qui suivent quant au départ surprise de l’homme de confiance du président…

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