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Une preuve de plus du caractère délétère et nocif du climat social et politique dans le pays : Le syndicat général des fonctionnaires des unités d’intervention (SFDGUI) s’en prend ouvertement au chef du gouvernement, sans prendre de gant. Dans un communiqué émis lundi 25 juin 2018 dans la soirée, le SFDGUI accuse Youssef Chahed de porter atteinte au moral de l’institution sécuritaire et l’invite à ne pas utiliser les forces de l’ordre dans ses combats politiques.

Le texte dénonce une campagne de stigmatisation qu’auraient subi les policiers et s’insurge contre les licenciements, les mises à la retraite anticipée, les poursuites judiciaires, le limogeage sans ménagement de Lotfi Brahem et les accusations de coup d’Etat orchestré par l’appareil sécuritaire. Et tout cela aurait pour unique responsable Chahed, d’après le SFDGUI…

Le syndicat demande au président de la République de dire son mot dans cette affaire et d’évoquer publiquement tous les aspects des “accusations mensongères de coup d’Etat” qui ont été lancées contre l’ex-ministre de l’Intérieur et pour lesquelles, rappelons-le, il a décidé de porter plainte. Le SFDGUI invite les autorités à prendre des précautions extrêmes dans les nominations des hauts cadres sécuritaires (en allusion au grand coup dans la fourmilière donné par Gahzi Jeribi), et met en garde contre l’instrumentalisation des désignations à des fins politiques.

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Etrange époque que nous vivons là. Les citoyens qui s’apprêtent à festoyer durant l’Aïd El Fitr risquent de ne pas digérer, au sens comprendre du terme, les gesticulations de nos politiques en ce moment. A en croire les derniers développements sur la scène politique locale, le front anti-Chahed est en train de se fissurer, de se dégonfler comme une baudruche, de se fracasser… C’est selon. En effet comment interpréter autrement le fait que des députés de Nidaa Tounes, avec à leur tête le chef du bloc parlementaire, Sofiene Toubel, se rendent nuitamment chez le chef du gouvernement, Youssef Chahed, pour converser autour des affaires du gouvernement, et donc du pays. Le même Toubel qui est réputé très proche du directeur exécutif de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi, par qui la tension entre Chahed et une frange du parti est arrivée et qui a piloté, aux côtés de l’UGTT, l’offensive contre le chef du gouvernement, avec pour seule revendication son limogeage. Cette visite nocturne du mercredi 13 juin 2018 tranche avec la note très belliqueuse de la centrale syndicale, laquelle après avoir mis en veilleuse ses attaques frontales contre Chahed est revenue ce jeudi pour exiger, une fois de plus, son départ. Cette dissonance entre les tenants du front anti-Chahed est peut-être une bonne nouvelle pour le concerné, pour le pays.

Nidaa tangue, et c’est pas Chahed qui s’en plaindra !

De la réunion de la commission d’évaluation de l’action gouvernementale relevant de Nidaa Tounes avec le chef du gouvernement Youssef Chahed et les ministres du parti, on a appris qu’elle a porté sur l’examen des projets de loi urgents et de la révocation du ministre de l’Intérieur, a confié le député Jalel Ghedira.
D’après lui, Chahed a précisé au cours de la réunion avoir démis le ministre de l’Intérieur de ses fonctions suite au naufrage d’un bateau de migrants irréguliers aux îles de Kerkennah (Sfax) et au congédiement de plusieurs cadres sécuritaires. Il a affirmé que le président de la République était au courant de cette décision.
Le chef du gouvernement a, également, affirmé que les concertations avec le président de la République se poursuivent de manière intense et portent sur les affaires de l’Etat. Voilà pour ceux qui rêvaient de bisbilles entre Chahed et son mentor, le chef de l’Etat.

Jalel Ghedira a ajouté que les membres de la commission ont reçu de la part de Youssef Chahed des réponses franches et claires au sujet des questions soulevées sur la scène nationale. Il a ajouté que ce type de réunion seront assurées périodiquement en vue de soutenir l’action gouvernementale.
Cette réunion entre ces élus et Chahed, à cet instant précis, et le ton doucereux du côté de Nidaa Tounes, après tout le fiel qui a été déballé sur la place publique, ressemble furieusement à une paix des braves ! Bon, on ne sait pas si on doit cette inflexion, ou la voix de la raison, au retour, dans les coulisses pour le moment, de l’ancien secrétaire général, Taieb Baccouche, mais ce qui est sûr c’est qu’il y a du changement dans l’air…

L’UGTT, “Le Dernier des Mohicans

Pendant que Nidaa met, manifestement, de l’eau dans son jus, l’Union générale tunisienne du travail (UGTT) a souligné jeudi 13 juin 2018 l’urgence de changer la composition du gouvernement actuel et de nommer dans les plus brefs délais un nouveau chef du gouvernement pour sauver le pays de la crise politique, économique et sociale.
Dans un communiqué publié jeudi, l’UGTT a indiqué que les institutions constitutionnelles, les partis politiques et surtout l’assemblée des représentants du peuple (ARP) doivent assumer leur responsabilité historique pour sauver le pays et relancer son édification.
L’organisation syndicale estime que le pays est actuellement paralysé en raison de la crise du pouvoir politique qui s’est accentuée au cours de ces derniers mois, outre la crise économique marquée par l’augmentation de l’inflation et la baisse du dinar tunisien, ce qui a aggravé le déficit commercial et contribué à la baisse des investissements, notamment en l’absence d’une diplomatie économique efficace.

Le seul hic c’est qu’elle oublie d’indiquer qu’elle est pour beaucoup dans cette crise sociale et économique, avec son entêtement à imposer des augmentations salariales et qu’elle a sa main dans la crise politique actuelle avec son obsession, qu’elle vient de réitérer, pour l’éjection du chef du gouvernement. Mais le départ de Chahed, qui est déjà très improbable aujourd’hui, le sera encore plus au fil du temps, à mesure qu’on approche des élections de 2019. Allez expliquer aux soutiens de la Tunisie, qui portent ce pays à bout de bras depuis 2011 et qui viennent d’accélérer la cadence (avec l’appui budgétaire promis par la BM et l’annonce de décaissement du FMI), la nécessité d’accentuer l’instabilité politique en se payant un autre chef de gouvernement, le 8ème depuis la dite Révolution. Tous les gens censés ont compris que cette affaire est déjà dans les tiroirs et qu’elle a très peu de chances d’en ressortir. Il est temps que Taboubi & Co le comprennent…

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Le journaliste français Nicolas Beau n’a pas raté Lotfi Brahem, ce dernier non plus ne l’a pas raté. Liberté de ton fraichement retrouvé, l’ex-ministre de l’Intérieur fait face à l’accusation, et pas avec des gants. Au sujet des bruits autour d’une tentative de coup d’Etat, lâchés par le journaliste, Brahem réplique, sur Mosaïque FM ce jeudi 14 juin 2018, que Beau a une sombre histoire noire et que sa plume a été à l’origine de tragédies dans plusieurs pays.

Il a ajouté que le journaliste a débarqué sur le sol tunisien depuis un mois et demi, et qu’il a rencontré notamment des journalistes et des acteurs du secteur médiatique.
Ce journaliste a lancé des rumeurs (…), je n’ai rien à voir avec ces bruits, je n’ai rencontré aucun responsable émirati“, a-t-il déclaré. Aucun ministre ne sort du territoire tunisien sans y avoir été autorisé formellement, a-t-il indiqué.

Brahem a par ailleurs affirmé que ce missile balancé par Beau a nui au tourisme tunisien, et que des réservations à l’étranger ont été annulées.

Enfin il a confié qu’il a déposé une plainte contre le journaliste Français, Al Jazeera et toutes les personnes mouillées dans la propagation de cette rumeur.

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«Le Premier ministre Youssef Chahed a la baraka des hommes d’Etat promis à un bel avenir, commente émerveillé un diplomate européen en poste à Tunis depuis plusieurs années. En deux temps trois mouvements, celui qui était donné pour politiquement fini a su se réinventer un destin national en triomphant de Hafedh Caïd Essebssi et en terrassant le tout puissant ministre de l’Intérieur Lotfi Brahem. Il faut reconnaître que Youssef Chahed a non seulement de la ressource et de l’énergie, mais qu’il est également totalement imprévisible, avoue un conseiller du président de la République». Ainsi commentait le journal en ligne français «Maghreb Intelligence», en évoquant la démission par le chef du gouvernement tunisien de son ministre de l’intérieur (MI), Lotfi Brahem.

⦁ Qui a décidé du départ de Brahem ?

La même source rappelle que ce changement du MI, le second dont Youssef Chahed se débarrasse presque dans les mêmes conditions (Comme Hédi Majdoub à Bouargoub où Chahed supervisait une opération antiterroriste, Brahem a été oublié à Tunis lorsque Chahed s’envola pour Kerkennah. Les deux apprendront leur démission par la presse), avec l’accord du chef de l’Etat, Béji Caïed Essebssi (BCE), dont le journal dit qu’il «semble volens nolens suivre son Premier ministre dans tous ses desideratas». BCE avait en effet reçu le même jour son chef du gouvernement, comme il l’avait reçu avec le sourire après sa sortie médiatique contre le fils du chef de l’Etat. Tout cela fait dire à certains que BCE reprendrait les choses en mains et serait en train de redresser la situation. A d’autres, comme Maghreb Intelligence, il fait dire que c’est le chef du gouvernement Youssef Chahed qui mènerait désormais la danse et serait même arrivé à «faire manger BCE dans la paume de sa main», comme dirait un dicton tunisien.

A en croire la même source, Brahem aurait été mis de côté car devenu «encombrant ministre qui se prédestinait à un rôle des plus importants dans un très proche avenir (…) et proche des cercles benalistes, et dont certains amis étaient connus pour leurs activités borderline». Suivez le regard, vers la région dont est originaire l’ancien MI.

Suivent ensuite, dans le pêle-mêle, des raisons que rapporte la même source : le fait que Brahem serait «pointé du doigt par plusieurs pays européens qui lui reprochaient son laxisme dans sa gestion de l’immigration clandestine» et qu’il se serait «beaucoup rapproché des Américains par l’intermédiaire de personnalités du Golfe», une information déjà distillée par le même journal en ligne depuis novembre 2017 dans le cadre d’une campagne visant déjà Brahem.

D’autres sources qui nous sont propres et qui ont requis l’anonymat font état d’un différend entre Caïed Essebssi et Chahed à propos de cette démission. Selon ces sources, Chahed se serait plaint mercredi auprès du chef de l’Etat qu’il ne pouvait plus travailler avec Brahem. BCE aurait mis comme condition son remplacement par l’actuel ministre de la Défense, tout en sachant qu’Abdelkerim Zbidi n’acceptera pas. Nos sources évoquent aussi un fort ressenti de Youssef Chahed contre son ministre de l’Intérieur qu’il accuserait de travailler pour le compte de son rival BCE Jr, Hafedh fils de Béji. Cela, sans oublier les mauvaises relations de Brahem avec les Islamistes d’Ennahdha, nouveau soutien de Chahed contre Hafedh. Où est la vérité dans tout cela ? Ce n’est certainement pas le chef du gouvernement qui le dira devant l’ARP, qui ne l’auditionnera pas à propos de ce mini-remaniement !

⦁ Hammadi Jbali n’avait pas licencié Larayedh en septembre 2012

Ce qui semble être sûr dans tout cela, c’est que l’affaire du naufrage de Kerkennah n’était qu’un alibi et que le licenciement de Brahem a certainement été décidé depuis le fameux «avertissement de 48 heures» pour coffrer Neji Gharsalli, comme si l’actuel MI connaissait sa planque et ne voudrait pas l’arrêter. Salir avant de faire partir, est la règle tunisienne pour des remaniements qui ne seront jamais officiellement expliqués.

Dans un Post sur sa page officielle, le député Mongi Rahoui estime que lier la démission de Brahem avec le naufrage de Kerkennah est un leurre. «L’incident de Kerkennah n’est pas le seul dans l’histoire de plus d’un ministre de l’intérieur. Pourquoi ne pas avoir démis d’autres ministres sur lesquels, pesaient même des soupçons de corruption ?».

Il est vrai qu’un drame pareil avait eu lieu du temps du président temporaire Moncef Marzouki et du gouvernement de Hammadi Jbali. Ce dernier n’avait pas licencié le ministre de l’Intérieur Ali Larayedh et le chef de l’Etat intérimaire s’était contenté de jeter un bouquet de fleurs en mer en hommage aux défunts de la route de Lampedusa en septembre 2012. Le député Nahdhaoui Mohamed Ben Salem qui avait appelé au départ de Brahem, en réponse au naufrage de Kerkennah, devrait s’en rappeler


Les relations tendues entre Chahed et Brahem ne sont un secret pour personne en Tunisie et son désir de voir quitter son gouvernement date depuis le début de l’année. Et s’il n’avait pas pu le dégommer, il lui aurait à maintes reprises mis les bâtons dans les roues en refusant beaucoup de ses propositions de nominations diverses dans son propre département.

Avocat et ancien Nidaa, Nizar Ayed voit le bon côté de cette sortie du gouvernement de Brahem et semble fortement croire en le potentiel politique de cet homme qui a, il est vrai, été l’un des artisans de la lutte anti-terroriste. Selon Ayed, cette sortie lui permettrait de «ne pas endosser le poids de l’échec du gouvernement Chahed, de tirer profit de la grande popularité acquise depuis l’affaire de la femme islamiste venant d’Allemagne, de ne plus être contraint à mettre ses propres ambitions politiques lors des prochaines échéances électorales comme le demandent certains partis politiques. Cela lui laisse enfin une année et demi pour bien se préparer, ce qui est un délai dont ne disposeront pas des ministres qui redeviendront d’illustres inconnus dès leur sortie du gouvernement».

Ce qui est notable, c’est que cette démission n’avait pas laissé insensibles les réseaux sociaux tunisiens qui ont, en grande majorité, refusé la décision de Youssef Chahed. Pour la première fois, la rue tunisoise était sortie mercredi soir protester, non pas contre le ministre de l’Intérieur, mais en sa faveur.

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La Tunisie vit dans une sorte de lévitation, après l’agitation autour du Document de Carthage 2. Pour les citoyens, le calme est réel, car les exigences du mois de Ramadan (achats frénétiques, veillées interminables, longues prières nocturnes…) ne laissent pas beaucoup de place à autre chose. Après il y aura la Coupe du Monde, qui va faire corps avec la pause estivale forcée. Donc il y a des chances que l’état de léthargie des citoyens-électeurs, par rapport à la chose politique et même économique, dure encore. Mais si tout cela est de nature à consumer les énergies du Tunisien lambda, il en est autrement pour le microcosme politique, lequel tourne à plein régime, en toute circonstance, négocie, tisse des toiles, fomente et pas toujours dans le sens de l’intérêt général. Mais ils sont ainsi faits les politiciens, et pas qu’en Tunisie d’ailleurs. En ce moment, à part l’éjection du ministre de l’Intérieur, pour les raisons que le porte-parole du gouvernement a exposées, le personnel politique n’a pas grand chose à nous mettre sous la dent. Et ça tombe bien car les Tunisiens ont la tête ailleurs. Jusqu’aux prochaines bourrasques que le même porte-parole du gouvernement a annoncées

Cela fait un bail que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, parle d’évaluation du rendement de ses ministres et d’un remaniement ministériel en conséquence. Mais jusqu’ici rien n’était venu illustrer ses propos, pas la moindre décision dans ce sens. D’ailleurs il n’avait pas beaucoup de raisons objectives de retoucher son équipe car tout le monde sait, du moins tous ceux qui sont honnêtes intellectuellement parlant, que même les plus brillants esprits ne pourront pas faire grand chose dans cette conjoncture difficile, plombée par des finances publiques très mauvaises, un gros déficit budgétaire et le refus des citoyens de retourner énergiquement au travail. Donc si Chahed en vient à modifier son équipe, il faut en chercher les raisons dans l’obstination de ses adversaires – surtout le secrétaire de l’UGTT et le directeur exécutif de Nidaa Tounes – à avoir sa tête. Le chef du gouvernement se dit qu’en faisant quelques offrandes humaines, il arrivera, peut-être, à dégonfler le front de ses détracteurs. Donc si demain certains de ses collaborateurs se font débarquer, ils le devront moins à la qualité de la copie qu’ils ont rendue qu’à l’urgence politique d’une purge, de sacrifices humains pour calmer la meute. Eh oui, pour ceux qui en doutaient encore, Chahed fait aussi de la politique, comme tous les autres, ou presque !

Il reste fort, le plus fort

Si le locataire du palais de la Kasbah montre cette assurance en ce moment, jusqu’à avoir le culot d’attaquer frontalement et nommément, en direct à la télévision publique, le fils du président de la République, c’est parce qu’il se sait indéboulonnable en ce moment, et très probablement jusqu’aux élections de 2019. La conjoncture actuelle et le temps jouent en sa faveur, et au fond tout le monde le sait, même si on feint de l’ignorer pour les besoins surtout de la mobilisation des troupes en vue des vraies batailles de la rentrée, qui ne baisseront pas d’intensité jusqu’au scrutin de l’année prochaine. Il faut se sentir très fort pour oser se débarrasser de son ministre de l’Intérieur dans un contexte aussi délétère. Limoger un ministre de l’Intérieur, surtout quand il est l’homme de la maison et qu’il est aimé des siens, c’est un gros risque politique, en plus des désajustements sécuritaires que cela peut engendrer par la suite. L’ancien président français Nicolas Sarkozy avait profité de ce poste très en vue pour poser les plus gros problèmes au chef de l’Etat de l’époque, Jacques Chirac. On connait la suite : Sarkozy a eu une ascension fulgurante jusqu’au palais de l’Elysée. Vous me direz que la Tunisie n’est pas la France et que Brahem n’est pas Sarkozy, mais il n’en reste pas moins que pour faire ce qu’il vient de faire, Chahed ne doit pas beaucoup douter de son bon droit et de sa force.

Le chef du gouvernement a lui aussi laissé des plumes, en termes de cote de popularité, dans cette ambiance politique nauséabonde. Mais il reste, à en croire les sondages, celui en qui les citoyens ont le plus confiance en ce moment. Certes il n’a échappé à personne que Chahed n’a fait aucun miracle jusqu’ici et qu’il brille plus par ses envolées au Parlement et à la télévision que par sa capacité à faire bouger le pays, mais le peu de personnes qui nourrissent encore des espoirs sur le personnel politique croient en lui. C’est un fait. Sans doute les vestiges de la gloire qu’il a tirée de son combat contre la corruption. Pour ses adversaires, le fait que le chef du gouvernement pulse encore, malgré tous les coups qu’ils lui ont portés, est une très mauvaise nouvelle. Pour le moment il ne leur laisse que la perche de la médiation qu’a tendue Mohsen Marzouk. Pour Taboubi ce serait l’occasion de panser ses plaies, de se requinquer après ses défaites successives et de redorer le blason du Prix Nobel de la Paix ; et pour Hafedh Caïd Essebsi une façon de s’appliquer le vernis du leader politique qui se dérobe depuis 3 ans, en attendant son face-à-face avec les électeurs au Congrès national, des électeurs qu’il a réussi à éviter jusqu’ici mais qu’il ne pourra pas fuir éternellement…

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Le porte-parole du gouvernement, Iyed Dahmani, est revenu sur le limogeage du ministre de l’Intérieur, Lotfi Brahem, avec des explications que tout le monde attendait tant le poste est sensible. Il a affirmé, ce jeudi 07 juin 2018 sur Shems FM, que la décision de Youssef Chahed “n’a rien de personnel et” que “dans toutes les démocraties le chef du gouvernement peut s’autoriser des remaniements“. Dahmani a précisé que sur cette affaire la présidence de la République et celle du gouvernement ont la même position. Mais il n’a pas dit que ça…

Il a confié que la tragédie de Kerkennah “a précipité la décision“, mais que le sort de Brahem était déjà scellé de toute façon. Le porte-parole du gouvernement a ajouté que l’immigration clandestine depuis l’île de Kerkennah n’est pas une nouveauté et que c’est une somme de manquements qui ont conduit à l’éviction du ministre de l’Intérieur, avec l’aval de Béji Caïd Esssebsi.
«C’est une décision qui a touché un ministre mais la responsabilité est politique. Le climat a été pollué par des débats tels que la campagne menée par le département de l’Intérieur contre les cafés ouverts au mois de Ramadan ou encore les bisbilles avec le syndicat des journalistes au sujet de la liberté de la presse. Cette orientation a posé problème au gouvernement et ne cadre pas avec sa politique» a-t-il indiqué.

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Le président de l’Instance Supérieure Indépendante pour les Élections (ISIE), Mohamed Tlili Mansri, qui vient d’être démis de ses fonctions par le conseil de l’ISIE, a annoncé qu’il va tout révéler sur le comportement de certains membres de l’instance, devant l’Assemblée des représentants du peuple.

Lors de son passage ce mardi 29 mai 2018 sur Mosaïque Fm, il a précisé qu’il a convoqué une réunion de l’ISIE hier pour valider les résultats préliminaires des municipales dans la circonscription de Mdhila, mais il a été surpris par une réunion parallèle tenue par des membres de l’instance, pendant laquelle il a été démis de ses fonctions.

Selon lui, certains membres du conseil de l’ISIE pensent qu’ils sont mieux qualifiés que lui pour présider l’instance et que la décision du conseil était prévisible.

Il a estimé qu’il a réussi à assurer la mission qui lui a été confiée et que les élections municipales se sont déroulées dans les meilleures conditions.

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Le président américain, Donald Trump, a choisi son canal habituel, Twitter, pour annoncer le limogeage du chef de la diplomatie, Rex Tillerson et son remplacement par le directeur de la CIA, Mike Pompeo.
On ne sait rien pour le moment des motifs de l’éjection de Tillerson, ex-PDG de la compagnie pétrolière Exxon Mobil, ce qu’on sait ce qu’il avait écourté sa tournée en Afrique pour rentrer précipitamment à Washington…
Mike Pompeo, directeur de la CIA, est notre nouveau secrétaire d’Etat. Il va faire un boulot fantastique ! Merci à Rex Tillerson pour sa contribution. Gina Haspel va devenir la nouvelle directrice de la CIA, et la première femme à ce poste. Félicitations à tous !” a twitté, très sommairement, Trump. Mais les langues vont se délier dans les heures et jours qui suivent quant au départ surprise de l’homme de confiance du président…

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Le directeur régional de la santé à Kébili, Mohamed Hedi Ben Slimen, a été limogé, jeudi 22 février 2018. Il a été remplacé par Jawher Mokni, rapporte Shems fm.
Sabeh Eddine Hamza, le secrétaire général du syndicat de base des médecins, des dentistes et des pharmaciens à Kébili, a assuré que le port du brassard rouge et la grève décidée pour ces 27 et 28 février ont été annulés.

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Le ministre de l’Intérieur a décidé ce mercredi 21 février 2018 de mettre fin à la mission de la déléguée de Sakiet Sidi Youssef, Faouzia Khedher, suite aux manifestations qui ont eu lieu en janvier dernier et qui ont éclaté suite au suicide d’un jeune homme le 6 janvier 2018 dans cette ville.

Selon les données rapportées par Mosaïque fm, des partis et des composantes de la société civile ont affirmé que la responsable a demandé un congé suite aux manifestations. Elle a été remplacée par le délégué de Kef Ouest.

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Le député et ancien ministre de l’Éducation sous la Troïka Salem Labiadh a affirmé lors de son intervention ce jeudi à la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, que Chadly Ayari était toujours soutenu, félicité, encouragé par plusieurs  parlementaires et même par le chef du gouvernement, Youssef Chahed. Et brusquement Ayari s’est retrouvé dans la peau du coupable, tout seul et trahi par ces personnes qui ont applaudi ses efforts depuis des années.

Et d’ajouter que Chadly Ayari a présenté sa démission sous la pression et qu’il n’a pas voulu assister à la plénière pour ne pas dévoiler toutes les vérités.

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Lors de la tenue ce jeudi 15 février 2018 de la séance plénière, consacrée à l’approbation de la désignation du nouveau gouverneur de la BCT, le député d’Ennahdha Zouhair Rejbi a déclaré : «Monsieur Marouane El Abassi, nouveau gouverneur de la BCT, je viens d’examiner maintenant votre CV. J’ai bien apprécié vos compétences, vos expériences professionnelles… Mais à mon avis, ce n’est pas suffisant pour un pays qui vit dans une situation économique précaire. Vous devrez assumer toutes vos responsabilités et vous êtes appelé à fournir plus d’efforts dans la collaboration avec toutes les parties concernées (gouvernement, députés, société civile…)“.

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Marwane Abassi débarque à la BCT, avec en bandoulière sa liste de diplômes et états de service longue comme le bras, et tous les problèmes du pays sont réglés. La production repart, partout, comme par enchantement. La CPG en a fini avec les sit-in et autres opérations nuisibles, et s’est remise à exporter, massivement. Tous les secteurs se sont mis à exporter. Les devises affluent et, mécaniquement, du fait de l’abondance de l’offre en monnaies étrangères, l’érosion du dinar est enrayée ; la monnaie retrouve de la vigueur, de la valeur et recommence à tutoyer les sommets avant tous ses déboires post-révolutionnaires. L’Etat, dont les coffres se remplissent à vue d’oeil grâce aux recettes fiscales, paye mieux ses agents, qui se donnent à fond au travail et font preuve de diligence dans le traitement des dossiers, notamment ceux liés à l’investissement ; toute l’économie du pays en tire un grand bénéfice. La croissance est de retour, forte. Les banquiers, qui ont les poches pleines, financent les entrepreneurs par centaines, par milliers… Nous devons arrêter ici notre économie-fiction, aux allures de poisson d’avril avant l’heure, et regarder la réalité en face : Chedli Ayari part mais les problèmes du pays eux restent…

Force est de reconnaitre que ce départ, ou plutôt son timing, avait, tout de même, du panache. En effet il est intervenu juste avant le lynchage programmé du désormais ex-directeur de la BCT. En déposant sa lettre de démission sur le bureau du chef du gouvernement mercredi 14 février 2018, Ayari a coupé l’herbe sous le pied des snipers du Parlement, qui salivaient à l’avance à l’idée de s’offrir le scalp de l’une des plus hautes autorités de la Tunisie. L’ex-patron de la plus puissante institution financière du pays s’est donc épargné une curée qui allait être sanglante, et a épargné au passage aux citoyens le spectacle navrant d’un show de parlementaires qui font une incursion dans des sujets qu’ils ne maitrisent absolument pas et que le miracle du départ précipité du dictateur a propulsés dans cette honorable Assemblée. Du coup la séance de ce jeudi après-midi à l’ARP sera une simple discussion de comptoir, pour adouber in fine le nouveau gouverneur de la BCT. A part ce gain personnel pour Ayari, pour son honneur, sa dignité, dont se souciait l’économie Radhi Meddeb, il y a le gain pour l’institution. En effet en tirant le tapis sous le pied des flingueurs de l’ARP, l’ex-gouverneur de la BCT a évité à son institution un déballage nauséabond qui allait jeter l’opprobre sur un organisme dont on se paye régulièrement la tête depuis la folle rumeur des lingots d’or qu’elle aurait remis à Leila Ben Ali.

S’il suffisait de…

Clap de fin pour Ayari, un trophée de plus pour Youssef Chahed. Le démon des sacrifices humains est revenu hanter le palais de la Kasbah. La tête du gouverneur de la BCT est allée enrichir la belle collection du chef du gouvernement, qui déborde de l’armoire ! Le temps n’y a rien fait, il continue de penser qu’en coupant une tête, et en faisant offrande aux détracteurs, tout allait s’arranger, mécaniquement. S’il suffisait de sacrifier quelqu’un pour solutionner tous les problèmes, ça se saurait. Le départ de Lamia Zribi du département des Finances, qu’on a accusée d’avoir accentué l’érosion du dinar par ses déclarations fracassantes, n’a en rien arrangé les affaires de la monnaie nationale. L’éjection de Néji Jalloul du ministère de l’Education n’a en rien calmé les enseignants, qui sont d’ailleurs en grève ce jeudi pour les mêmes sempiternelles raisons. Et enfin, dernier argument dans ce sens, le fait que 7 chefs de gouvernement ait défilé à la Kasbah depuis 7 ans sans que cela n’améliore d’un iota la situation du pays, au contraire, est bien la preuve que le sacrifice humain créateur, salutaire reste une vue de l’esprit au meilleur des cas, au pire un voeu pieux.

Ce ne sont pas une, deux ou trois têtes qu’il faudrait couper pour que ça soit salvateur pour la Tunisie, mais des centaines, voire des milliers. Dans n’importe quelle nation du monde vraiment démocratique, ce qu’a dit Chedli Ayari sur la tonne de correspondances adressées par la CTAF au gouvernement aurait suffi à déclencher une enquête parlementaire, mais pas comme celle sur les réseaux d’envoi de djihadistes ou sur la répression du 09 avril 2012, qui ont explosé en plein vol, mais une vraie enquête pour situer les responsabilités et édicter les sanctions qui s’imposent.

Terrain miné pour Abassi

Une institution qui pilote la politique monétaire inféodée au pouvoir politique, lequel par définition est soumis aux pressions populaires et au diktat des vents des élections, c’est impensable avec la Réserve Fédérale aux Etats-Unis, avec la Bundesbank en Allemagne, la Banque Centrale Européenne, etc.  Puisque nous ambitionnons de bâtir une vraie démocratie, comme les leurs, alors commençons par en appliquer les grands principes ! Mais en Tunisie on s’accommode des imperfections héritées de la centralisation forcenée de la 1e République. Ainsi, la Constitution actuelle donne la possibilité au chef du gouvernement de révoquer le gouverneur de la BCT sans même en exposer clairement le motif, ce qui s’est passé avec Ayari. Autant dire que la loi organique laquelle, théoriquement, fixe le mandat du patron de la BCT à 6 ans, c’est du flanc. Avant Ayari, Mustapha Kamel Nabli avait été débarqué par Moncef Marzouki pour un motif très futile, dérisoire, sans même que ça fasse une vague, à part celle de Nabli, qui s’était défendu énergiquement et brillamment à l’ARP, vainement.

Si Abassi ne parvient pas à écarter cette épée de Damoclès sur sa tête – la possibilité d’être révoqué à tout moment -, en réclamant et en obtenant une vraie indépendance pour l’institution, il n’avancera pas d’un pouce. Se contenter de plaider non coupable, même avec brio, sans avoir les moyens de sa politique, de changer les choses, mènera au même psychodrame qu’avec Ayari. Pour le plus grand malheur de la Tunisie, de moins en moins comprise par ses partenaires étrangers…

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Une séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP) se tiendra, jeudi après-midi, et sera consacrée au vote de confiance à Marouane Abassi au poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), en remplacement de Chedly Ayari.
En cas d’obtention de l’approbation de la majorité absolue des membres de l’ARP, Abassi deviendra le 13ème sur la liste des gouverneurs de cette institution financière, créée en 1958.
Le défunt Hédi Nouira été chargé de créer et de structurer la BCT qu’il dirige depuis sa fondation en 1958 jusqu’au 18 février 1972, remplacé par Ali Zouaoui ( jusqu’au 7 avril 1980).
Mohamed Skhiri succède à Moncef Belkodga (1980/1986) à la tete de la BCT pour un mandat de deux ans. Mohamed El Béji Hamda et Taouifik Baccar ont occupé ce poste successivement de1990 à 2001 et de 2004 à 2011.
Mustapha Kamel Nabli (2011-2012) a été limogé par l’ex-président de la République Moncef Marzouki (2011-2014). Le chef du gouvernement Youssef Chahed a demandé d’entamer les procédures de limogeage de Chedly Ayari, qui a présenté sa démission avant la tenue d’une séance plénière consacrée à son limogeage.
L’article 78 de la Constitution tunisienne prévoit que “le Président de la République se charge par voie de décrets présidentiels de nommer le gouverneur de la Banque centrale sur proposition du Chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’Assemblée des représentants du peuple.
Il est mis fin à ses fonctions suivant la même procédure ou à la demande du tiers des membres de l’Assemblée des représentants du peuple et l’approbation de la majorité absolue des membres de l’Assemblée.

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L’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) examinera, jeudi 15 février 2018, la décision d’appliquer les mesures de limogeage de Chedly Ayari, Gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT), depuis juillet 2012.
Le Chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé, le 7 février courant, d’appliquer les mesures de limogeage du Gouverneur de la BCT, sans révéler les causes, suggérant de nommer à sa place M. Marouane Abassi. A cet effet, Chahed a présenté au président de la République, Béji Caid Essebsi, cette proposition, qui l’a soumise à l’ARP, conformément aux dispositions de l’article 78 de la Constitution, lequel stipule que le président de la République nomme le gouverneur de la BCT sur proposition du chef du gouvernement et après approbation de la majorité absolue des présents à l’ARP.

A noter que demain mercredi 14 février, Ayari se présentera devant la Commission des finances, en sa qualité de premier responsable de la CTAF (Commission Tunisienne des Analyses Financières).

Selon plusieurs parties, cette décision de limogeage de Chedly Ayari intervient suite au classement de la Tunisie par le Parlement européen, mercredi dernier, sur la liste noire des pays les plus exposés au blanchiment d’argent et au financement du terrorisme.
A rappeler que le porte-parole du Tribunal de première instance de Tunis, Sofiène Selliti, avait affirmé, le 10 février courant, que le juge d’instruction du Pôle judiciaire, économique et financier a émis deux mandats de dépôt à l’encontre de deux fonctionnaires de la BCT et a maintenu trois autres fonctionnaires en liberté, pour participation à une entente pour corruption et malversation, abus d’autorité pour l’obtention d’avantages et aussi de crimes de blanchiment d’argent.
La BCT avait annoncé, lundi, que “la saisine des autorités judiciaires de cette affaire a été effectuée de sa propre initiative pour la défense de l’intérêt général et le respect de la loi et pour se conformer à toutes les obligations permettant la lutte contre toutes formes de crimes“.

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Le chef de l’État, Béji Caïd Essebsi, a décidé de transférer, ce jeudi 8 février 2018, la proposition de limogeage du gouverneur de la Banque centrale de Tunisie, Chedly Ayari, au Parlement, d’après un communiqué de la présidence de la République.

Cette proposition qui a été émise hier mercredi par le chef du gouvernement, Youssef Chahed, sera soumise à l’approbation de l’ARP, conformément aux dispositions de l’article 78 de la Constitution tunisienne.

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L’économiste Radhi Meddeb a évoqué ce jeudi 08 février 2018, sur Shems FM, l’éviction de Chedly Ayari de son poste de gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT). Selon lui, Ayari aurait dû, de son propre gré, quitter la barque avant d’être éjecté, «pour préserver sa dignité“. Il a ajouté que “la décision de le limoger, quelques mois avant la fin de son mandat, était humiliante car M. Ayari, en dépit des erreurs qu’il aurait pu commettre, a rendu des services à la Tunisie durant de longues années et il est inadmissible que sa carrière s’arrête de cette façon».

Cependant il a ajouté que la commission des analyses financières, une structure indépendante de la BCT, était pilotée par Ayari, ce qui fait que sa responsabilité était engagée, étant donné que cette commission a en charge surtout des affaires de blanchiment d’argent et les dispositifs de lutte contre ce  fléau.
Meddeb a également mis sur le dos de la BCT l’inflation qui ne cesse de monter, vu que l’institution élabore, entre autres, la politique monétaire du pays. Toutefois il a cité d’autres éléments qui impactent directement l’inflation, notamment l’érosion du dinar provoquée par «le tassement de la production, le déficit commercial, l’absence de stratégie industrielle et économique limpide et efficiente ainsi que l’assèchement du budget de l’Etat par l’embauche excessive dans la fonction publique».

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Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a décidé, selon un communiqué officiel dont Africanmanager a reçu copie, l’activation des procédures de limogeage du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT). Et, dans ce cadre, conformément à l’article 78 de la Constitution, le chef du gouvernement a soumis au président de la République une proposition relative au limogeage de Chedli Ayari de ses fonctions de Gouverneur de la BCT et son remplacement par Marwane Abbassi.

Sur le site de la Banque Mondiale, on apprend que Marouane El Abassi est docteur en économie de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne. Il est par ailleurs titulaire d’un mastère en économie mathématique et économétrie de l’université de Paris II et d’un mastère en agroéconomie de l’université de Paris I Panthéon Sorbonne-INRA. Agrégé d’économie, il a été nommé professeur titulaire à l’université de Carthage en 2007. Plusieurs fois distingué pour l’excellence de son enseignement et de sa recherche, Marouane El Abassi a collaboré à des revues universitaires de renom et ses contributions lors de conférences font l’objet de publications. Enseignant pour des étudiants en MBA et des cadres supérieurs, il a été professeur invité à l’université de Tsukuba, et au Rensselaer Polytechnic Institute de New York. Depuis 1997, il est conseiller principal à l’Institut arabe des chefs d’entreprises (IACE), expert pour l’Institut tunisien des études stratégiques (ITES) et conseiller économique auprès du ministre du Commerce, du tourisme et de l’artisanat chargé de piloter les projets de développement des exportations financés par la Banque mondiale. Économiste principal au sein du Groupe de la Banque mondiale depuis janvier 2008, il coordonne le programme pays pour la Libye et a été nommé représentant de la Banque mondiale en Libye en novembre 2010.

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La présidence de l’Etablissement de la télévision tunisienne (ETT) a annoncé, mercredi, le limogeage du Directeur de la chaîne nationale Al- Wataniya 2, Imed Barboura, pour avoir décidé une diffusion terrestre des travaux de la séance plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP).
La plénière de l’ARP était marquée, ce matin, par la prestation de serment du nouveau député Yassine Ayari.
L’ETT a indiqué, dans un communiqué, qu’il sera procédé, cet après-midi, à la rediffusion de la prestation de serment de Yassine Ayari et des travaux du démarrage de la séance plénière.
Plusieurs députés avaient contesté la non diffusion satellitaire de la prestation de serment et du début des travaux de la plénière.

Elyès Gharbi, président de l’Etablissement de la Télévision tunisienne, avait été éjecté en juin 2017 pour une histoire de non-diffusion du journal télévisé à son heure habituelle. Si les têtes des patrons des chaines publiques tombent à la vitesse de la lumière à la moindre petite bourde, il n’y aura bientôt plus personne pour se porter candidat !

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Le président égyptien Abdel Fattah al-Sissi a limogé son chef des services de renseignements Khaled Fawzy, qu’il a remplacé temporairement par son très proche chef de cabinet Abbas Kamal, ont annoncé jeudi des médias d’Etat.

Selon le site Africanews, le chef de l’Etat a promulgué un décret chargeant le général Abbas Kamal, un fidèle allié du président, de diriger cette puissante institution jusqu‘à la nomination d’un remplaçant, selon la télévision et la presse d’Etat. Aucune précision n’a été communiquée sur les raisons de ce remaniement.

Fin octobre, à la suite d’une attaque meurtrière contre des policiers dans le désert occidental, l’Egypte avait déjà connu un important remaniement au sein de son appareil sécuritaire, détaille la même source.

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