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macky sall

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Le nouveau chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, avait divorcé avec l’ancien, François Hollande, le 30 août 2016 et avait lancé dans la foulée son mouvement sous le scepticisme, les quolibets et les railleries, notamment ceux de l’ancien Premier ministre, Manuel Valls. Le même Valls qui lui a couru derrière pour avoir l’investiture de LREM! aux législatives (La République En Marche) et qui lui doit en conséquence sa survie politique – il a été élu député, alors que son parti a été laminé. In Fine, en à peine un an, le monde entier a entendu parler du brillant destin de Macron. Sur notre continent, en Afrique, il y aussi le cas du président du Sénégal, Macky Sall. Ejecté de son perchoir à l’Assemblée nationale par l’ancien président de la République, Abdoulaye Wade, le 09 novembre 2008, pour avoir un crime de lèse-majesté en convoquant son fils, Karim Wade, à l’époque tout-puissant ministre “du ciel et de la terre” (ministre d’Etat, ministre de la Coopération internationale, de l’Aménagement du territoire, des Transports aériens et des Infrastructures), pour s’expliquer sur la gestion de ses méga budgets. Sall a préféré quitter le parti au pouvoir, le Parti Démocratique Sénégalais, prendre son bâton de pèlerin pour aller “vendre” partout dans le pays le redressement après les dérives de fin de règne des Wade père et fils. Les citoyens ont adhéré et à peine 4 ans après, aux élections de 2012, ils lui ont confié les rênes du pays. Le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, plus populaire que jamais, un plébiscite que lui a conféré sa croisade contre les barons de la corruption, peut se forger le même destin. A condition d’oser faire cavalier seul en se délestant de l’encombrant parrainage de son parti Nidaa Tounes, qui sent le souffre et dont la réputation s’est flétrie.

Se forger un destin, de ses propres mains, en partant de rien, à la mesure de Macron et Sall, c’est à la portée de Chahed, mais cela exige bien plus que du courage politique et de la vision : Il faut avoir un petit grain de folie, suffisamment gros pour donner la force de renverser la table. Le bruit prêtant à Chahed l’intention de monter sa propre formation politique avait couru, pour finalement s’estomper. Mais nous ne sommes pas dupes, personne ne pourra nous enlever de la tête que cette idée n’a pas traversé l’esprit du chef du gouvernement et qu’il l’a glissée à l’oreille d’un des membres de sa garde rapprochée pour justement la faire fuiter sur la place publique, histoire de sonder l’humeur des Tunisiens. Une sorte de ballon d’essai quoi, en attendant de prendre vraiment date. Tout dirigeant, même peu éclairé, aurait fait pareil à sa place. Et le contexte s’y prête ! La popularité du patron de l’exécutif est au zénith, la croissance remontre le bout de son nez, les bailleurs de fonds – FMI, Banque mondiale, BERD… – sont revenus à de meilleurs sentiments, l’UGTT a endossé le costume de compagnon de route, les touristes reviennent et, cerise sur le gâteau, c’est le désert politique en face de Chahed. Ou presque.

Transformer l’essai…

L’impopularité du parti sorti majoritaire des dernières législatives – qui s’en souvient encore ? -, Nidaa Tounes, bat des records, une formation entrainée dans les bas fonds par le ténébreux Hafedh Caid Essebsi (HCE), dont l’horizon politique tend vers zéro (ce sont les sondages, presque tous, qui le disent). En face il y a le mouvement Ennahdha, arithmétiquement majoritaire au Parlement, qui reste fort dans le pays mais dont les errements et erreurs tragiques quand il avait la main sur tous les leviers du pouvoir bouchent toute perspective de décrocher une majorité absolue au prochain scrutin. Il y a eu aussi la météorite Machrou Tounes, impulsée par l’ex-secrétaire général de Nidaa Tounes, Mohsen Marzouk, à qui certains prédisaient un avenir doré. Mais voilà, l’image de fossoyeur de Nidaa et d’opportuniste, même si ce n’est pas une insulte en politique, lui colle trop à la peau. Il a voulu profiter de l’agonie de son ex-parti pour prospérer sur sa dépouille, mais la mayonnaise n’a pas pris. Des problèmes de Nidaa dont d’ailleurs il est pour beaucoup car s’il avait fait le choix courageux de rester dans le parti, de combattre de l’intérieur et bloquer l’ascension néfaste de HCE, bien des déboires auraient pu être évités au parti bâti par le papa, le président de la République, Béji Caid Essebsi. Enfin il y a Mehdi Jomaa, qui a une belle carte à jouer, à la faveur de son bon bilan à la tête du pays. Un bilan peu étoffé mais qui se défend bien et qui surtout donne à son artisan le bénéfice du doute, ce qui n’est pas négligeable. Mais tout ce capital ne pèse pas très lourd face aux munitions de Chahed. A lui de profiter de la fenêtre de tir qui s’offre à lui.

Toutefois le chemin de Chahed est pavé de préalables, et pas des moindres ; les plus saillants sont la bataille de l’économie et la lutte contre la corruption. Sans des résultats tangibles et durables dans ces domaines, point de salut politique. Et le même personnel politique qui l’a adoubé se ferait un plaisir de le lâcher en rase campagne à la première occasion, effrayé par sa volonté d’en découdre avec les corrompus, jusqu’au bout, comme il l’a réaffirmé dans le New York Times, quitte à les débusquer jusque dans son propre camp. Chahed a du pain sur la planche…

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Gonflé à bloc par le statut de ténor continental du Sénégal, que vient de conforter le FMI en classant le pays parmi les 6 “champions de la croissance” en Afrique en 2017 et 2018, le président Macky Sall s’est épanché sur son destin, celui de ses concitoyens. Le moins qu’on puisse dire est que la confiance règne !

Le chef de l’Etat a commencé par affirmer, le dimanche 14 mai 2017, que le pays a tout ce qu’il faut pour entrer dans le cercle des grands producteurs de gaz, au regard des estimations de ses ressources. Il en est persuadé : Le Sénégal n’attendra pas 2035 pour atteindre l’émergence, comme le prévoit le PSE (le Plan Sénégal Émergent), un paquet de méga programmes – 8 grands chantiers au total – budgétisés en grande partie et portés à bout de bras par son initiateur, Macky Sall.
«Aujourd’hui, il est établi que nous avons des ressources énormes en gaz. Nous avons aussi du pétrole. Nous attendons seulement les derniers développements pour avoir des évaluations. Ce qui est évalué est suffisant pour faire du Sénégal une province gazière», a déclaré le président lors d’une rencontre avec des responsables et des promoteurs économiques de la Plateforme pour l’émergence et la citoyenneté, rapporte senego.com. Il a affirmé que le pays est en mesure d’atteindre l’émergence avant l’échéance fixée, 2035, car les projections du PSE n’avaient pas pris en compte les énormes quantités de pétrole et de gaz enfouies dans le sous-sol.

«J’ai décidé, parce que moi je vais partir en 2024, c’est mon vœu, mais avant cela, cette activité [exploitation et exploration du pétrole et du gaz] sera encadrée. Les ressources, leur destination, l’usage seront tout à fait maîtrisés», a-t-il ajouté, en direction d’une partie de la société civile qui agite le spectre de la malédiction du pétrole si le Sénégal ne mène pas impeccablement sa barque.

Le président est revenu sur le sujet polémique des énormes sommes englouties par la prospection, sans résultats. Il a confirmé que plus de 500 milliards de francs CFA avaient été injectés dans la recherche, en vain, à part les maigres résultats des puits de Gadiaga et Diamniadjo.

La recherche pétrolière est une activité sérieuse régie par le Code pétrolier de 1983. Il définit tout le cadre d’intervention. Rien n’est fait au hasard, personne ne peut s’amuser sur les conventions pétrolières. Aucun gouvernement», a asséné Sall.
«Il faut que le débat soit sérieux, sincère, qu’il tienne la route. Ensuite, quand on dit que le Sénégal a perdu des milliards, que personne ne nous a payés dans les transactions, c’est parce qu’on ignore comment fonctionne l’exploration pétrolière. On ignore ce que dit la loi. Comme dans tous les pays, l’exploration pétrolière est une activité risquée (…), elle est défiscalisée“, a indiqué le chef de l’Etat.

Le FMI apporte de l’eau au moulin de Sall

Les dernières prévisions du FMI tablent sur une croissance de 6,8% en 2017 et 7% en 2018. L’institution financière explique cette embellie par la stabilité politique au Sénégal, les excellents résultats du secteur agricole grâce aux subventions étatiques massives, notamment pour le riz, dont les Sénégalais sont très friands, qui pèse très lourd sur la balance commerciale et par conséquent dévore les devises étrangères.

Le FMI salue aussi les gros investissements, dans le cadre du PSE, faits dans les infrastructures : aéroports, autoroutes, chemins de fer, centrales électriques, routes… Le rapport met en avant l’emblématique TRE (Train express régional), d’un coût de 867 millions d’euros, qui va changer le visage de la capitale, Dakar et du futur deuxième pôle administratif du pays, Diamniadjo, qui va accueillir 15 ministères dès 2018 ainsi qu’une pléthore d’installations industrielles et commerciales.

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Les chefs d’Etat africains n’ont pas boudé leur plaisir quand Emmanuel Macron a été désigné par les électeurs français le 07 mai 2017 pour remplacer François Hollande, un “ami” du continent. Certains présidents du continent, manifestement très soulagés d’avoir échappé au “cauchemar” Marine Le Pen, se sont même laissés aller à des déclarations passionnées qui tranchent avec les formules compassées et insipides des félicitions qu’on avait l’habitude d’entendre ou de lire. Il est vrai aussi que le candidat d’En Marche! avait fait le meilleur effet sur le continent avec un discours de campagne et des promesses en direction de l’Afrique qui sortent du lot. Les dirigeants du Maghreb et de l’Afrique subsaharienne ont été parmi les plus prompts à adresser des messages à Macron. Le jeudi 11 mai 2017, le nouvel occupant du palais de l’Elysée a commencé à rendre la politesse aux présidents africains…

Macron a fait ses premiers pas de président sur notre continent en téléphonant aux francophones, rapporte jeuneafrique.com. Normal, me direz-vous. Mais là où il était très épié, car la chose est plus que symbolique, c’est par qui il allait commencer. Et bien ce sera le roi du Maroc, Mohammed VI. Pour rappel, Macron s’était rendu à Tunis en novembre 2016 et Alger en février 2017, mais il avait zappé Rabat. Et depuis il n’y a pas mis les pieds, malgré des bruits incessants sur un voyage au Maroc en mars et avril 2017. Cela explique peut-être qu’il ait appelé Mohammed VI en premier, dont le pays est devenu un poids lourd sur le continent…

Ensuite, le vendredi 12 mai 2017, le nouveau chef de l’Etat a appelé le président sénégalais, Macky Sall. A ce jour, Mohammed VI et Sall sont les seuls dirigeants du continent à s’être entretenus, au téléphone, avec Macron, selon la même source. On ne sait rien pour le moment du contenu des conversations. Par contre ce qu’on sait c’est que, pour ne pas faire de jaloux et aussi pour veiller aux nombreux intérêts de la France sur le continent, Macron va causer, dans les jours à venir, avec plusieurs autres présidents et Premier ministres africains. Un membre de son son cercle a confié ceci : «Symboliquement, il a commencé par les francophones, mais il n’oubliera pas les anglophones»…

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Que diable se passe-t-il au Sénégal ? C’est la question que peuvent se poser les amoureux du Sénégal, s’inquiétant de ce que certains n’hésitent pas à qualifier de dérive autocratique du président Macky Sall et qui aurait pris la forme d’une inclination de la justice à emprisonner trop facilement certaines grandes figures de l’opposition pour des motifs divers. Pour rappel, Karim Wade, le fils de l’ancien président Abdoulaye Wade, à qui on prédisait un destin de challenger numéro 1 de Macky Sall, est derrière les barreaux pour un bon bout de temps – 6 ans – après avoir été condamné par la CREI pour enrichissement illicite. En on ne parle pas de deniers publics insignifiants ! Ses partisans se sont empressés de dire que le dossier à charge est vide, monté de toutes pièces et que l’actuel président a tramé un complot pour barrer la route de la prochaine présidentielle à Karim, s’assurant ainsi une réélection confortable. Alors qu’en face les supporters du président de la République clament un retour à l’ordre normal, la fin de l’impunité et le sacre de la bonne gouvernance.

Oumar Sarr, le numéro 2 du PDS (Parti démocratique sénégalais, la formation des Wade père et fils) et élu à l’Assemblée nationale, est également tombé pour “faux, usage de faux et diffusion de fausse nouvelle”. Sarr a repris textuellement un article du journal Le Monde lequel, sur la base du PV de l’audition par la justice française de l’ancien président de l’IAAF, Lamine Diack, affirmait que les sommes reçues frauduleusement par Diack de la part des Russes ont été injectées dans la campagne électorale de Macky Sall. Le problème pour le secrétaire général adjoint du PDS c’est que l’ex-président de l’IAAF a nié formellement avoir cité nommément le président Sall ; et même le journal Le Monde s’est confondu en excuses et est revenu sur ses déclarations…

Alors quand Macky Sall a rendu public très récemment son projet de révision de la Constitution, il avait sans doute à cœur de rétablir son image de démocrate, qui s’est considérablement brouillée aux yeux d’une frange de la population, et de réaffirmer son statut de président de tous les Sénégalais, sans exclusive. Nous verrons prochainement s’il a atteint son objectif, en attendant il y a des dispositions qui ont retenu notre attention, et sans doute celle de tous les Sénégalais, dans le texte présenté par le président Sall.

Un projet très séduisant sur le papier

« 1. la modernisation du rôle des partis politiques dans le système démocratique ;

  1. la participation des candidats indépendants à tous les types d’élection ;
  2. la promotion de la gouvernance locale et du développement territorial par la création du Haut Conseil des collectivités territoriales ;
  3. la reconnaissance de nouveaux droits aux citoyens : droits à un environnement sain, sur leur patrimoine foncier et sur leurs ressources naturelles ;
  4. le renforcement de la citoyenneté par la consécration de devoirs du citoyen ;
  5. la restauration du quinquennat pour le mandat présidentiel ;
  6. le renforcement des droits de l’opposition et de son Chef ;
  7. la représentation des Sénégalais de l’Extérieur par des députés à eux dédiés ;
  8. l’élargissement des pouvoirs de l’Assemblée nationale en matière de contrôle de l’action gouvernementale et d’évaluation des politiques publiques ;
  9. la soumission au Conseil constitutionnel des lois organiques pour contrôle de constitutionnalité avant leur promulgation ;
  10. l’augmentation du nombre des membres du Conseil constitutionnel de 5 à 7 ;
  11. la désignation par le Président de l’Assemblée nationale de 2 des 7 membres du Conseil constitutionnel ;
  12. l’élargissement des compétences du Conseil constitutionnel pour donner des avis et connaître des exceptions d’inconstitutionnalité soulevées devant la Cour d’appel ;
  13. la constitutionnalisation des principes de la décentralisation et de la déconcentration ;
  14. l’intangibilité des dispositions relatives à la forme républicaine, à la laïcité, au caractère indivisible, démocratique et décentralisé de l’Etat, au mode d’élection, à la durée et au nombre de mandats consécutifs du Président de la République ».

Mais là où le président était le plus attendu, c’est sans doute sur cette affaire de rétablissement du quinquennat et de limitation des mandats. Ses partisans crient sur tous les toits que ces dispositions ne s’appliquent pas au mandat actuel, alors que ses adversaires politiques le somment de se conformer immédiatement à sa promesse électorale. Le texte présenté hier semble clore définitivement le débat :

« L’article 27 de la Constitution est remplacé par les dispositions suivantes :

Article 27. – La durée du mandat du Président de la République est de cinq ans.

Cette disposition s’applique au mandat en cours.

Nul ne peut exercer plus de deux mandats consécutifs.

Cet article ne peut faire l’objet de révision ».

Reste maintenant à savoir par quel moyen le président va donner corps à cette disposition qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Ses partisans ont  abondamment avancé l’idée que Sall allait requérir l’avis du Conseil constitutionnel pour savoir s’il pouvait faire valoir la rétroactivité et rétablir tout de suite le quinquennat. Ils ajoutaient que cet avis lierait le président de la République, ce qui sous-entend qu’en cas de Non – que les adversaires de Sall soupçonnent d’avoir soufflé en douce aux membres du Conseil constitutionnel -, le président irait au bout du septennat. L’opposition accuse le président de fomenter un gros coup et répètent à l’envi, en s’appuyant sur les propos de spécialistes du droit, que le Conseil constitutionnel n’a qu’un rôle consultatif. Nous verrons bien ce qu’il en sera…

Mais ce n’est pas le seul nuage sur le ciel du président. En effet le numéro 2 du PDS envisage de déposer une plainte à la CPI contre Macky Sall pour détention arbitraire. D’après le député, « La Constitution vient encore d’être piétinée par le pouvoir de Macky Sall au détriment de l’opposition » dans la mesure où « aucun membre du Parlement ne peut, pendant la durée des sessions, être poursuivi ou arrêté, en matière criminelle ou correctionnelle, qu’avec l’autorisation de l’assemblée dont il fait partie ». Là aussi ‘’wait and see’’…

Un héritage très lourd à porter

Le président Sall a un legs historique très encombrant, pour lui je veux dire. Il n’est pas aisé de s’asseoir sur le fauteuil de Léopold Sédar Senghor, homme de lettres éclairé de dimension internationale et un des artisans de l’indépendance du Sénégal ; d’Abdou Diouf dont le départ sur la pointe des pieds après sa défaite en 2000 a été salué par les démocraties du monde ; d’Abdoulaye Wade qui malgré ses errements à la fin de son deuxième mandat (tripatouillage de la Constitution pour s’offrir un troisième mandat, manœuvres grossières pour installer son fils au pouvoir et autres dérives monarchiques) restera comme le promoteur des infrastructures dont le pays avait tant besoin. Pas facile pour Macky Sall de se faire une place au soleil, à côté de ces noms qui reviennent souvent dans la bouche des Sénégalais. Certes l’actuel président a mis en branle le PSE (Plan Sénégal Emergent), un vaste et ambitieux programme pour sortir enfin le pays des affres du sous-développement, mais la machine est lourde et mettra beaucoup de temps à donner des résultats. En face les citoyens s’impatientent, doutent, éructent, accusent. Sall devra se débrouiller avec tout ça pour mener sa barque, après avoir grillé depuis belle lurette sa période de grâce, si tant est que cette dernière ait jamais existé…

S.L.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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