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Madagascar

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L’Union Européenne a officialisé ce jour sa participation au Fonds commun du projet de Soutien Au Cycle Electoral de Madagascar (SACEM), pour l’organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. Son Excellence Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar et Madame Violette Kakyomya, Représentante Résidente du PNUD ont procédé à la signature d’un accord de financement dans les locaux de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI) de Nanisana, en présence de son Président, maître Hery Rakotomanana. Une Convention de Financement entre l’Union Européenne et l’État Malgache (Ministère de Finance et du Budget) avait été signée au préalable. L’Union Européenne contribuera au projet mis en œuvre par le PNUD à hauteur de 1 777 251 USD.

L’Ambassadeur de l’Union Européenne à Madagascar, Antonio Sánchez-Benedito Gaspar, a déclaré lors de la cérémonie : « Avec cet appui, l’UE réaffirme son ferme soutien à la tenue d’élections crédibles et inclusives dans le cadre constitutionnel, ainsi que son engagement pour le renforcement de la démocratie à Madagascar. Cette contribution au projet SACEM est complémentaire d’autres actions financées par l’UE en appui au processus électoral, mises en œuvre par l’intermédiaire des organisations de la société civile. »

Le Président de la Commission Électorale Nationale Indépendante (CENI), Maître Hery Rakotomanana a tenu à remercier l’Union Européenne et son ambassadeur. Il a expliqué que cette contribution de l’Union Européenne dans le basket fund du projet SACEM répond au proverbe malgache « ny tao trano tsy efan’irery ». En effet, le financement des élections nécessite non seulement des contributions intérieures, mais aussi extérieures ; celles-ci apparaissent aujourd’hui essentielles pour la bonne conduite du processus électoral, a-t-il rappelé.

La Représentante Résidente du PNUD, Madame Violette Kakyomya, a exprimé ses remerciements à l’Ambassadeur de l’Union Européenne pour l’importante contribution de son institution au projet SACEM en notant que « c’est l’illustration de l’engagement de la communauté internationale à accompagner Madagascar pour ce processus électoral, qui est la priorité du gouvernement. »

Après s’être réjouie de la décision du gouvernement, sur proposition de la CENI, d’organiser l’élection présidentielle les 7 novembre et 19 décembre de cette année, la Représentante Résidente a conclu son discours en invitant l’ensemble de la communauté internationale à poursuivre les efforts déployés pour l‘organisation d’élections crédibles, transparentes, pacifiques et inclusives dans le pays. « J’encourage aujourd’hui les différents partenaires techniques et financiers à poursuivre et intensifier leur implication dans le financement du processus électoral à Madagascar, afin de résorber autant que possible le gap budgétaire existant et envisager sereinement la suite des opérations. »

Lancé en janvier 2017, le projet SACEM soutient la mise en œuvre d’activités s’articulant autour de cinq composantes :

  •       L’amélioration de l’exhaustivité, de la fiabilité et de la sécurité du fichier électoral ;
  •       Le réaménagement du cadre légal et règlementaire en matière électorale ;
  •       Le déploiement d’une campagne de sensibilisation et d’éducation civique électorale ;
  •       Un appui substantiel aux opérations électorales, avec un focus sur la logistique (matériel sensible), la formation, la transmission des données, l’entretien et l’animation des cadres de concertation spécifiques institués à la diligence de la CENI ;
  •       Une assistance technique à la CENI et la gestion du projet.

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Les travaux de construction de la future centrale hydroélectrique de Farahantsana avancent. Si la société Tozzi Green avait annoncé une puissance de 22 MW, lors du lancement des travaux, les prévisions actuelles font état, finalement, d’une puissance de 28 MW, ce qui correspond à une énergie de 140 GWh qui sera injectée dans le réseau interconnecté d’Antananarivo, pour desservir quelques 200 000 ménages. La centrale de Farahantsana sera opérationnelle vers le second semestre de l’année 2019.

Madagascar continue d’avancer, avec des réalisations concrètes, sur la voie de la transition énergétique. Quelques jours après la remise de la ferme solaire photovoltaïque d’Ambohipihaonana, d’une capacité de 20 MW, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, est venu effectuer une visite du grand chantier de construction du barrage hydroélectrique de Farahantsana, dans la région de Mahitsy, dans la matinée de ce 27 juin 2018. En matière d’énergie hydroélectrique en effet, Madagascar possède un potentiel de 7000 MW, et, à l’heure actuelle seule une infime partie est exploitée. Le Chef de l’Etat a pu constater l’avancement des travaux, dont les éléments spécifiques de la centrale, tels que le point de prise d’eau, les canaux d’adduction, l’emplacement de la chambre de mise en charge, qui mènera vers les 4 conduites forcées, l’emplacement de la future centrale et du poste depuis lequel l’électricité sera connectée sur Antananarivo, une fois que la centrale sera opérationnelle, vers le second semestre 2019.

Le futur barrage hydroélectrique de Farahantsana est un projet structurant par excellence, tel que l’a rappelé le Chef de l’Etat à l’endroit de la presse. Dès la phase de construction, le projet est déjà une source d’emplois pour 250 personnes, dont celles de la région. Une fois opérationnelle, Farahantsana participera pleinement au développement économique, sur le long terme, tout en contribuant à faire baisser le coût de production de l’électricité, et, par conséquent, les subventions octroyées par l’Etat à la Jirama. A postériori, la centrale devrait générer environ 70 milliards par an pour l’économie malgache. « L’énergie représente une des plus grandes sources de dépenses pour l’Etat, en raison des financements consentis. La mise en valeur et l’exploitation des énergies renouvelables contribue non seulement à faire baisser les coûts de production, mais, surtout, à favoriser l’accès d’un nombre toujours croissant de la population à l’électricité ; dans le même temps, cela permet aussi à l’Etat de consacrer des ressources financières aux projets sociaux qui impacteront de façon positive les conditions de vie de la population. Les projets structurants constituent une des grandes composantes de la vision Fisandratana, à l’instar de la réhabilitation des routes, ou de l’extension du port de Toamasina », a indiqué le Chef d’Etat.

Par ailleurs, en réponse aux questions des journalistes sur les prochaines élections, le Président Hery Rajaonarimampianina a réitéré qu’il s’en remet au respect de la constitution, pour que ces échéances se tiennent cette année. Evoquant par la suite les grands chantiers mis en œuvre actuellement, il a souligné que ces infrastructures de base constituent en soi une source de changement, mais le plus important, a-t-il déclaré, c’est le nécessaire changement de la mentalité, pour bannir l’appel à la haine, à la violence, et à la division attisée par la politique politicienne, pour que le sens du patriotisme anime l’action de tout un chacun.

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Madagascar a été déclaré officiellement « Polio Free », ou Pays libéré de la poliomyélite, par la Commission Régionale de Certification de l’Éradication de la Poliomyélite en Afrique, le 21 juin 2018, à Abuja, au Nigéria. C’est une grande victoire sur la Poliomyélite, a déclaré le Président de la République Hery Rajaonarimampianina, c’est le fruit d’un travail acharné, une collaboration effective de l’ensemble du système de santé a permis d’obtenir cette victoire. Les partenaires de l’Initiative Mondiale d’Éradication de la Poliomyélite dans le pays, à savoir l’OMS, la Polio Global Initiative, l’UNICEF, l’USAID, GAVI et Rotary International, ont félicité Madagascar pour avoir obtenu le statut de « Pays Libre de la Polio », et l’ont encouragé à poursuivre les efforts pour atteindre l’objectif mondial d’éradication, tout en remerciant les Comités Polio de Madagascar pour leur implication. La cérémonie officielle, déclarant Madagascar « Pays Libre de la Poliomyélite », s’est déroulée dans l’après-midi de ce 24 juin, au Palais d’Eta d’Iavoloha, en présence, notamment, du Pr. Charlotte Ndiaye, Représentante de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) à Madagascar, et du Ministre de la Santé Publique, M. Rantomalala Harinirina Yoël Honora.

La Représentante de l’OMS a félicité Madagascar au nom de tous les partenaires de l’Initiative Mondiale de l’Éradication de la Poliomyélite dans le Pays. Ce résultat positif, a-t-elle dit, n’aurait pu être obtenu sans l’engagement personnel du Président de la République, qui est particulièrement visible dans le secteur de la Santé. Selon le Ministre de la Santé Publique M. Rantomalala Harinirina Yoël Honora, le pays a déjà présenté une première documentation auprès de cette institution en 2010, mais les conditions requises n’ont pas été remplies, si bien que Madagascar a été obligé de revoir toutes les procédures et les recommandations, tout en renforçant les stratégies pendant des années. Des cas de Polio ont été encore recensés dans quelques Régions, et 13 campagnes de vaccination ont été réalisées depuis décembre 2014. Le Ministère de la Santé Publique, soutenu par les partenaires techniques et financiers, a multiplié les efforts pour que chaque enfant malgache soit vacciné dans toutes les Régions. Compte tenu des efforts accomplis, Madagascar a été sélectionné à nouveau en 2017, pour présenter une documentation complète afin d’obtenir la précieuse certification. Après une longue procédure, Madagascar a été enfin déclaré officiellement, à Abuja, le 21 juin, « Pays Libre de la Polio », rejoignant ainsi les pays d’Afrique ayant déjà obtenu ce Label.

Le Président Rajaonarimampianina a tenu à féliciter la délégation qui a défendu la cause de Madagascar à Abuja. Nous nous réjouissons tous d’une telle Réussite, a-t-il déclaré, compte tenu de l’ampleur du travail effectué. Le Président s’était engagé personnellement pour mener la guerre contre le fléau, car en constatant les nouveaux cas de polio dans les contrées éloignées et enclavées, beaucoup s’inquiétaient sérieusement sur les mesures pour le contrer. L’un des facteurs décisifs a été la détermination du Gouvernement à réduire à 0 le nombre de cas de polio depuis Décembre 2016. La détermination de chaque acteur de la santé, à tous les échelons, a été également importante, notamment les agents communautaires. Les partenaires techniques et financiers, appuyés par la Communauté Internationale, ont été solidaires avec le peuple malgache. Cette appropriation de l’Initiative en faveur des campagnes pour l’éradication de la polio à tous les niveaux a été décisive, et a mené à la victoire finale, non seulement pour Madagascar, mais aussi pour le continent africain et le monde entier.

Le Chef de l’État a salué le dévouement dont ont fait preuve les milliers d’agents de santé engagés dans la guerre contre la polio. «C’est un noble service qu’ils ont rendu à la Nation“, a-t-il souligné, la nécessité d’atteindre chaque enfant signifiait que toutes les zones ont été visitées par ces agents impartiaux. Treize campagnes de vaccination ont été effectuées avec un système de surveillance de qualité internationale. Des millions d’agents vaccinateurs ont été encadrés et motivés, tandis que la surveillance et le suivi ont permis d’obtenir des services de très haute qualité. Madagascar a ainsi montré au monde entier que rien n’est impossible. C’est en effet la plus grande leçon et la plus grande source d’inspiration pour résoudre tous les problèmes auxquels le pays fait face, a lancé le Président Rajaonarimampianina. Bien que le pays ait obtenu ce Label, si les critères de performance déclinent, dont les systèmes de surveillance des paralysies flasques aiguës et la couverture vaccinale, il y a toujours un risque que la Commission Régionale retire le statut, a averti le Président. Il faut donc maintenir tous les efforts et les progrès à tous les niveaux, a-t-il souligné. Le succès obtenu sur la polio devrait inspirer chaque citoyen, afin de déployer les efforts nécessaires dans le cadre des synergies d’actions pour une vision commune d’une société encore sous le joug de la pauvreté. Travailler ensemble est toujours la voie la plus sûre pour vaincre la pauvreté, a conclu le Président Rajaonarimampianina.

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Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, a annoncé la nomination du nouveau Premier Ministre, Chef du Gouvernement, en la personne de Ntsay Christian, lors d’une déclaration à la nation, dans l’après-midi du lundi 4 juin 2018, au Palais d’Etat d’Iavoloha.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a déclaré que « L’année 2018 est celle du renforcement des acquis en termes de démocratie. En vertu de l’alternance démocratique, à travers des élections, le pouvoir sera remis entre les mains du peuple pour qu’il puisse choisir celui qui présidera le pays ». Il a souligné que les élections sont un rendez-vous fixé par la Constitution, et tous les textes de loi y afférent, et qu’il est le garant de son application, et en avait fait le serment. Le Chef de l’Etat a ensuite mis en relief les trois conditions requises pour le renforcement de la démocratie : des élections inclusives, transparentes, et acceptées par tous. « Ces conditions doivent être remplies afin que la stabilité et la paix puissent régner à l’issue des élections, et que la personne qui sera élue puisse travailler dans la sérénité, et pour les intérêts suprêmes de la nation », a-t-il souligné. Par rapport à la situation que traverse le pays, il a indiqué que ce sont ces mêmes principes et objectifs qui l’ont animé lorsqu’il a discuté avec toutes les parties prenantes, afin d’instaurer l’apaisement, et assurer un bon déroulement du processus électoral.

Les discussions engagées par le Chef de l’Etat ont eu pour objectif de mettre en place un Gouvernement ouvert aux autres forces politiques, lequel aura la responsabilité commune de garantir clairement le processus électoral ; par ailleurs, dans sa décision, la Haute Cour Constitutionnelle a déjà stipulé la mise en place d’un tel gouvernement. Lors des discussions, toutes les parties politiques ont fait preuve de bonne volonté et de sagesse, et sont parvenues à un accord politique, pour le respect des intérêts suprêmes de la nation, pour la nomination d’un Premier Ministre et la formation d’un Gouvernement. « Cela prouve que, quelles que soient les désaccords politiques, il est parfaitement possible d’aboutir à une entente, lorsqu’on fait taire les ambitions », a déclaré le Chef de l’Etat.

Ce jour, le Président de la République a accepté la démission du Premier Ministre Olivier Mahafaly Solonandrasana et de son Gouvernement, mais que ce dernier devra continuer à assurer les affaires courantes jusqu’à la mise en place d’un nouveau Gouvernement. Dans son adresse à la nation, il a annoncé la nomination d’un nouveau Premier Ministre, en la personne de M. Ntsay Christian, et lui a demandé de former un nouveau Gouvernement dans les meilleurs délais. Le Chef de l’Etat a tenu à féliciter le nouveau Premier Ministre, choisi parmi plusieurs noms qui ont été proposés. « C’est un homme de qualité, et qui possède de solides expériences, pour assurer la stabilité et l’apaisement, au bénéfice de la tenue des élections », a-t-il dit. Il lui a souhaité une pleine réussite, pour ce qui est de la formation d’un nouveau Gouvernement, et la réalisation de la mission qui lui est confiée, pour que les élections se déroulent dans les meilleures conditions, et soient acceptées par tous, renforçant ainsi les bases de la démocratie, mises en place lors des élections présidentielles de 2013. Le Chef de l’Etat a aussi remercié toutes les bonnes volontés, nationales et étrangères, qui ont apporté leurs contributions, qui ont permis de parvenir à cet accord politique, il a particulièrement remercié le CFM, la FFKM et les émissaires de différentes instances internationales.

Lors de la déclaration, le Président Hery Rajaonarimampianina a invité tous les dirigeants politiques à respecter l’accord qui est mis en œuvre, pour l’intérêt suprême de nation, pour que le peuple soit confiant. Par ailleurs, il a invité chaque citoyen à se focaliser sur son travail, et à contribuer à la préservation de la sécurité et de l’apaisement. « Notre objectif est le développement du pays, pour une amélioration des conditions de vie de la population, ainsi que pour la préservation des acquis au niveau de l’économie et des infrastructures », a conclu le Président Hery Rajaonarimampianina.

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Le Premier Ministre, Solonandrasana Olivier Mahafaly, est venu remettre au Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, sa lettre de démission et celle du Gouvernement qu’il conduit au Palais d’État d’Iavoloha, en fin de matinée ce lundi 4 juin.

Le Chef de l’Etat a vivement remercié le Premier Ministre Solonandrasana Olivier Mahafaly et tous les Ministres de son Gouvernement pour les nobles services qu’ils ont rendu à la Nation, et pour les grandes réalisations qu’ils ont effectuées pour le développement du pays durant près de deux ans. Le Président Rajaonarimampianina a souligné la sagesse démontrée par le Premier Ministre et son Gouvernement à travers cette démission au profit de l’intérêt suprême de la Nation. Enfin, il a déclaré que le Gouvernement sortant va continuer à exercer les affaires courantes jusqu’à la prise de fonction du nouveau Gouvernement.

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Les avocats du Président de la République Hery Rajaonarimampianina, accompagnés par 79 députés et 85 sénateurs, sont venus ce matin du 18 mai 2018, déposer le Mémoire en défense du Président Rajaonarimampianina auprès de la Haute Cour Constitutionnelle à Ambohidahy, en réponse à la requête en déchéance du Chef de l’Etat déposée par les 73 députés de l’opposition.

Ces parlementaires ont notamment martelé qu’ils étaient majoritaires face aux députés de l’opposition. Ils ont également souligné que la décision finale revenait uniquement à la Haute Cour Constitutionnelle et que personne ne devait exercer de pression sur elle. Le respect de la constitution, de la démocratie et de l’Etat de droit doivent primer sur toutes les actions, ont déclaré les parlementaires venus à Ambohidahy. Ils dénoncent et condamnent le coup d’Etat ainsi que tout acte de déstabilisation. Des centaines de personnes sont venus soutenir ces parlementaires devant le siège de la HCC. Ils ont notamment réclamé que cessent les manifestations et les troubles qui nuisent, non seulement à leurs gagne-pain, mais aussi à la scolarité et à l’avenir de leurs enfants.

Pour le moment, la Haute Cour Constitutionnelle ne s’est pas prononcée sur le délai de sa prise de décision, à l’issue du dépôt de ce mémoire de défense du Président de la République.

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Dans le cadre des efforts de l’Union africaine (UA) visant à accompagner Madagascar sur la voie du renforcement de la paix, la sécurité, la stabilité et la réconciliation nationale dans le pays, le Président de la Commission de l’UA, Moussa Faki Mahamat, a dépêché à Antananarivo, du 7 au 11 mai 2018, l’Ambassadeur Ramtane Lamamra, Haut Représentant de l’UA. Cette mission s’inscrivait dans la continuité de la mission précédente qu’il a entreprise du 20 au 23 Novembre 2017.

Au cours de sa mission, le Haut Représentant s’est employé à coordonner les efforts de médiation de l’UA avec ceux des Envoyés spéciaux de la Communauté de Développement de l’Afrique australe (SADC), Joaquim Chissano, des Nations unies, Abdoulaye Bathily, et de l’Union européenne (UE), Koen Vervaeke, également déployés par leurs organisations respectives, ainsi qu’avec les Ambassadeurs et représentants des pays et organisations membres du Groupe international de Soutien à Madagascar (GIS-M) et d’autres membres du corps diplomatique.

Les Émissaires de l’UA, de la SADC, des Nations unies et de l’UE ont notamment été reçus en audience, à plusieurs reprises, par le Président de la République de Madagascar, Monsieur Hery Rajaonarimampianina. Ils se sont également entretenus avec les responsables des principales institutions malagasy, en particulier le Premier Ministre et Chef du Gouvernement, les Présidents des deux chambres du Parlement, le Président de la Haute Cour constitutionnelle (HCC) et le Ministre des Affaires étrangères, ainsi qu’avec les anciens Présidents de la République de Madagascar, Didier Ratsiraka, Marc Ravalomanana et Andry Rajoelina et d’autres personnalités politiques ou religieuses malagasy.

Monsieur Lamamra, en compagnie et coordination avec les émissaires de la SADC, des Nations unies et de l’UE, a tenu une autre séance d’information avec les membres du GIS-M et du corps diplomatique en vue de leur rendre compte des résultats de leur mission.

Dans le prolongement de tous ces efforts, M. Lamamra et les autres émissaires de la communauté internationale ont pu obtenir des principales parties malagasy l’ouverture de consultations politiques de haut niveau en vue du rapprochement des points de vue sur la tenue d’un projet d’accord politique devant permettre une évolution sereine et ordonnée vers la tenue de l’élection présidentielle à la date prévue par la Constitution malagasy.

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« Toamasina sera propulsé au rang des ports incontournables dans l’Océan Indien, en Afrique, et dans le monde. L’extension et le développement du premier port malgache figure parmi les priorités nationales ; il est aujourd’hui un des exemples concrets du Fisandratana, le plan de croissance et de transformation pour l’Emergence de Madagascar en 2030 ». Ce sont, en substance, les propos du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, ce 23 avril, à Toamasina, lors de la cérémonie de lancement officiel des travaux d’extension du port.

C’est un jour très attendu par tous, autant à Toamasina qu’à travers tout le pays, a relevé le Chef de l’Etat, car c’est un projet d’envergure, qui aurait dû commencer, normalement, il y a une quinzaine d’années ; et de poursuivre que « Madagascar est plus que jamais entré dans le monde de la concurrence ; parallèlement, le volume de nos échanges a fortement augmenté, alors si nous n’avons pas démarré ce projet aujourd’hui, il serait trop tard. Dans ce sens, l’année 2017 a démontré que la reprise économique est effective, mais que les infrastructures du port ne disposent plus d’assez de capacités requises pour fluidifier les flots de marchandises ».

Pour le Président Rajaonarimampianina, l’extension du port de Toamasina, un grand projet structurant par excellence, et bien d’autres qui sont, ou seront, mis en place à travers tout le pays, doit se faire dans l’apaisement et la stabilité, et c’est de la responsabilité de tout un chacun. Aujourd’hui, le grand défi est la lutte contre la pauvreté, l’insécurité et la corruption, pour bien asseoir le développement. Faisant ensuite allusion aux événements survenus à Antananarivo, il a réitéré que trop de sang a été versé dans le pays pour des velléités de prise du pouvoir, et que, singulièrement, l’élaboration des lois électorales a suivi tout un processus depuis 2016. « Plus que jamais, nous devons procéder à un changement positif de la mentalité, pour une véritable renaissance, et acquérir la culture d’émergence », a lancé le Chef de l’Etat. Il a, de ce fait, renouvelé son appel au calme et au sang-froid à chaque citoyen, pour s’opposer aux appels à la violence, à la haine, et aux velléités de coup d’état.

L’avenir entre nos mains

Le Président Rajaonarimampianina a rappelé que, depuis plus de cinquante ans, le pays n’a vécu que dans la pauvreté, alors qu’il dispose des ressources naturelles et humaines nécessaires ; que le PIB était de 700 USD dans les années 1960, contre 417 USD, aujourd’hui. « C’est pour cela que nous avons développé le plan Fisandratana car nous avons besoin d’une vision à long terme, accompagnée de stabilité ; pour ce faire, nous devons nous donner la main, être solidaires, pour avoir une ambition collective et une culture d’émergence, car le développement est entre nos mains. L’extension du port de Toamasina reflète les projets structurants qui seront poursuivis dans le pays, non seulement ils seront pourvoyeurs d’emplois, dans toutes les phases de leur mise en place, mais permettent à Madagascar de se hisser au niveau des normes internationales. Toamasina sera ainsi propulsé au rang des ports incontournables dans l’Océan Indien, en Afrique, et dans le monde, car Madagascar est à un grand carrefour. Il nous faut une grande capacité d’anticipation », a-t-il déclaré. D’autres grands projets seront également menés, tels que la construction de la Route du littoral qui   rejoindra la future autoroute Toamasina-Antananarivo, le développement du Canal des Pangalanes, ainsi que le projet d’extension de l’aéroport. Par ailleurs, le secteur privé, dans son ensemble y trouvera son intérêt.

Japon-Madagascar : une coopération exemplaire

Lors de la cérémonie, le Président de la République n’a pas manqué de féliciter le Japon pour sa volonté d’accompagner le développement de Madagascar, dans l’édification d’une nation moderne et prospère. Quant à l’ambassadeur japonais, SEM Ichiro Ogasawara, il a indiqué que l’extension du port de Toamasina est le plus grand projet mené par le Japon dans le pays depuis l’indépendance. Il a tenu à souligner que « Les études ont commencé en 2009, mais furent suspendus en raison de la prise de pouvoir anticonstitutionnel à Madagascar, car le Japon ne pouvait pas accepter un pouvoir non compatible avec la Constitution. Ainsi, nous avons repris le projet en 2013 avec le retour à la légalité constitutionnelle ». Le dossier fut, ainsi, discuté par le Président Rajaonarimampianina et le Premier Ministre Shinzo Abe, lors du TICAD, et repris dans la déclaration d’engagement conjoint à l’occasion de la visite officielle du Chef de l’Etat malgache en Japon, en décembre 2017. Le Président malgache avait, à cette occasion, exprimé son soutien à la « Stratégie pour un Océan Indo-Pacifique libre et ouvert », et Madagascar occupe une place importante dans ce grand projet.

Le Projet d’extension

Le Président de la République a effectué un survol de tout le site en hélicoptère pour évaluer l’envergure de tous les chantiers à venir.  Le coût des travaux est de 25 250 000 000 de Yen, et seront menés par 4 entreprises japonaises, sélectionnées par la JICA, très performantes dans le domaine des infrastructures maritimes.  Le plan de construction suivra un programme précis, étalé sur une dizaine d’années :  – 2022 : aménagement d’une aire de stockage de conteneurs de 10 Ha au niveau du récif de Hastie ;   – 2023 : extension du brise-lame sur une longueur de 345m ;  – 2024 : construction d’un nouveau quai à conteneurs de 470m x 150m ;  – 2026 : approfondissement des quais existants.

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Estimée à 4,2% en 2017, la croissance économique de Madagascar devrait s’accélérer à 5 % en 2018. C’est l’une des principales conclusions de la mission effectuée du 14 au 28 mars 2018 par une équipe du FMI, afin de mener les discussions relatives à la troisième revue du programme de réformes économiques de Madagascar appuyé par un accord triennal au titre de la Facilité élargie de crédit (FEC), relate l’agence Ecofin.

Pour cette mission du FMI dirigée par Marshall Mills, cette hausse de la croissance sera portée par plusieurs facteurs notamment l’augmentation des investissements publics, la croissance continue de l’industrie manufacturière, le rebond des activités agricoles et le redressement du secteur minier.

Le FMI prévoit également que l’inflation devrait reculer progressivement pour s’établir en-dessous de 8 % d’ici fin 2018, après avoir légèrement accéléré à 9% en 2017, en raison de chocs climatiques. Ainsi, précise l’institution, « les résultats obtenus dans le cadre du programme appuyé par la FEC restent dans l’ensemble, satisfaisants ». En particulier, l’accumulation des réserves et le solde budgétaire qui ont continué à dépasser les objectifs fixés dans le programme. La mise en œuvre des réformes structurelles prévues par le programme a en outre, généralement progressé comme prévu, sauf celle relative à la fixation des prix des carburants et celle à la nouvelle loi sur les statistiques, dû à un léger retard.

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Le Groupe de la Banque mondiale et le Partenariat mondial pour l’éducation (GPE) ont approuvé, le 29 mars dernier, un financement d’un montant total de 100 millions $ en faveur de Madagascar, en vue d’appuyer la mise en œuvre des réformes prévues dans le Plan sectoriel de l’éducation 2018-2022 du pays.

Selon les données raportées par l’agence d’information africaine Ecofin, ce financement, le plus grand jamais accordé en soutien à l’éducation à Madagascar, comprend une allocation de 55 millions $ de l’Association internationale de développement (IDA) de la Banque mondiale et une allocation de 45,7 millions $ du GPE.

Cet appui financier vise principalement à améliorer l’apprentissage pendant les deux premières années du primaire dans les écoles publiques de Madagascar. L’objectif étant d’accroître le nombre de mots correctement lus de 24 à 35 par minute et de ramener le taux de redoublement (des deux premières années) à 12 %, ou moins, des élèves par an.

La formation des enseignants sera également renforcée, notamment dans les domaines de la lecture et du calcul.

Le projet a aussi pour objet d’améliorer la fréquentation scolaire, de réduire les taux d’abandon et de mieux préparer les enfants à l’école. Il prévoit également la création de 1000 centres d’apprentissage précoce, en association avec les collectivités locales, et la construction de 800 salles de classe aménagées, avec des toilettes et de l’eau courante.

Il vise en outre à améliorer la gestion des écoles publiques, grâce à un système national équitable de subvention des écoles et au renforcement des capacités des directeurs d’école.

Le projet ambitionne, par ailleurs, d’avoir plus de 4,7 millions de bénéficiaires. Il vise l’inscription de 4,6 millions d’enfants dans le primaire et de 80 000 enfants dans des centres d’apprentissage précoce, ainsi que la formation de 35 000 instituteurs, de 6500 éducateurs communautaires préscolaires, de 4000 membres de conseils d’administration d’écoles communautaires et de 20 000 directeurs d’école et responsables locaux.

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Lancée officiellement le 12 juin 2017, la construction du nouveau terminal international de l’aéroport d’Ivato avance, car 25% des travaux sont actuellement achevés. Le Président de la République est venu suivre l’évolution de ce grand chantier, dans la matinée de ce 5 février, en compagnie de plusieurs membres du Gouvernement, ainsi que des responsables de Ravinala Airports, lequel regroupe Aéroport de Paris Management, Bouygues Bâtiment International, Colas Madagascar et Meridiam.

Pour le Président Rajaonarimampianina, après six mois de travaux, le futur terminal international d’Ivato commence à prendre forme. Les charpentes métalliques indispensables pour la construction de ce bâtiment ultramoderne, inspiré du « ravinala », sont actuellement en cours de montage, conformément aux normes requises. Faisant la comparaison entre les anciennes infrastructures, qui datent de 1968, par rapport aux nouvelles en cours de réalisation, le Chef de l’État s’est déclaré satisfait du projet de modernisation. Les travaux avancent vite, et selon les normes de modernité requises, et cela inspire confiance quant à l’avenir, a-t-il déclaré. Le grand chantier du futur terminal international de l’aéroport d’Ivato, un projet structurant par excellence, emploie plus de 300 ouvriers qualifiés et bien formés. Le Président a tenu à remercier et à encourager chaleureusement les travailleurs et les partenaires du projet. A l’endroit du peuple malgache, il a réitéré l’importance des projets structurants car ils contribuent à la création d’emplois, tout en s’inscrivant dans le processus de développement, à la création de valeur ajoutée, et, surtout, participent au rayonnement du pays à travers le Monde. « Ce grand chantier est exactement à l’image du concept d’Émergence et de Renaissance du pays. Avec l’amélioration des infrastructures, pour l’Emergence économique, il est également nécessaire de changer positivement la mentalité en contribuant davantage au développement du pays », a déclaré le Chef de l’Etat.

Pour rappel, le nouveau terminal international de l’aéroport d’Ivato s’étendra sur 17 500 m², et disposera de trois passerelles de débarquement et d’embarquement direct vers les aéronefs, ainsi que de multiples services, dont le commerce et la restauration. La piste sera également rénovée, un nouveau tarmac sera construit, qui sera à même d’accueillir tous types d’avions. Le futur terminal aura une capacité d’accueil de plus de 1,5 millions de passagers par an. Quant au parking de l’aéroport, il pourra accueillir jusqu’à 400 véhicules. Dans deux ans, l’Aéroport International d’Ivato sera à la fois la fierté du secteur de l’aviation civile de Madagascar et une référence régionale. Concernant l’aéroport de Fascène Nosy Be, la réception technique de la piste a eu lieu fin octobre 2017. Les travaux d’extension du parking sont terminés. Les travaux entrepris à l’aéroport international d’Ivato et celui de Nosy Be – Fascène devraient s’achever dans près de deux ans.

Après la visite de chantier à l’aéroport international d’Ivato, le Président de la République est également aller constater l’avancement des travaux de construction du nouveau camp militaire du 1er  RFI, à Ivato. D’après les responsables du chantier, les travaux sont réalisés à 40% pour les 22 bâtiments prévus, et 35% pour la voirie et les réseaux divers (VRD), répartis sur 4 hectares. Le Président Rajaonarimampianina a encouragé tous les employés du Projet à achever tous les travaux dans les semaines à venir, tout en assurant une qualité de service irréprochable, non seulement au bénéfice des Forces Armées, mais aussi pour le peuple malgache en général, « car Madagascar mérite des infrastructures modernes et aux normes requises », a-t-il conclu.

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À l’occasion du quatrième anniversaire de son entrée en fonction, le Président de la République de Madagascar, S.E Hery Rajaonarimampianina, a présenté ce jour devant une assemblée de 1 200 personnes composée des représentants de l’État, du secteur privé et de la société civile une stratégie de croissance et de transformation du pays à l’horizon 2030. Ce plan, baptisé « Fisandratana 2030 » (« émergence et renaissance » en malagasy) inscrit le pays dans une nouvelle dynamique de croissance inclusive, et vise le doublement de la richesse par habitant d’ici à 2030.

Fruit d’une analyse approfondie des mécanismes sociaux et économiques à l’œuvre dans la Grande Île, le plan Fisandratana 2030 prolonge le Plan National de Développement (PND 2015-2019) et s’appuie sur les acquis des quatre dernières années pour optimiser les relais de croissance et les potentiels du pays. Fisandratana 2030 repose également sur une ambition collective portée par les acteurs du développement (secteur public et secteur privé) et l’ensemble de la nation malgache. Axé autour de quatre pôles de développement économique, il est soutenu par un ambitieux programme d’infrastructures de transports, d’énergie et de santé, afin de soutenir sept secteurs prioritaires pour la croissance et le développement de Madagascar : l’agriculture vivrière, l’exploitation durable des produits agricoles et forestiers rares, la pêche et l’aquaculture, l’industrie légère, les mines, les pierres précieuses et le tourisme.

Avec pour ambition de créer 5 millions d’emplois à l’horizon 2030, de multiplier le PIB par 3,5 et d’arriver à la 70e position du classement mondial de l’Indice de Développement Humain (IDH), le Plan Fisandratana 2030 fixe comme priorité l’éducation, la formation professionnelle, la santé et la nutrition.

Le Président de la République, S.E Hery Rajaonarimampianina explique :

« Après avoir engagé des réformes de gouvernance et stabilisé les institutions depuis mon arrivée au pouvoir, je souhaite aller plus loin dans la réforme de l’État, pour qu’il soit un véritable partenaire de la population malgache. L’objectif est clair : mettre fin au paradoxe malgache, celui de la pauvreté malgré des potentiels économiques immenses. Pour cela, il faut libérer les forces productives nationales, améliorer le climat des affaires, lutter contre la corruption, et promouvoir un État efficace et au service du peuple. Je propose en fait un nouveau pacte national. Le plan Fisandratana 2030 fixe un cap pour atteindre une ambition collective et en finir avec les erreurs du passé. »

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Le ministère des Affaires étrangères et de la Coopération internationale a annoncé que le roi marocain roi Mohammed VI a donné ses instructions pour l’acheminement d’une aide médicale d’urgence à la République de Madagascar, suite à l’épidémie de peste pulmonaire que connait ce pays africain frère, relate le site Yabiladi.

Cette aide est composée de 34 tonnes de médicaments, de dispositifs médicaux et d’équipements de protection conformes aux normes de l’Organisation Mondiale de la Santé, précise le communiqué. Elle intervient en appui au dispositif de riposte à l’épidémie de peste pulmonaire, mis en place par le gouvernement de la République de Madagascar.

Ce don médical s’inscrit dans la cadre des relations d’amitié et de solidarité entre le Royaume du Maroc et la République de Madagascar ; relations qui ont franchi un nouveau seuil qualitatif suite à la visite du roi Mohammed VI en novembre 2016, précise la même source.

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Selon un dernier bilan communiqué par le Ministère de la santé malgache et rapporté par le site Imazpress, la peste a tué 42 personnes depuis le 1er août à Madagascar. Le nombre de cas s’élève à 343, dont 85 cas pour le jour seul du samedi 7 octobre.

L’Organisation mondiale de la santé a annoncé vendredi fournir 1,2 millions de doses d’antibiotiques au Ministère de la santé et à des partenaires, et près de 250.000 doses supplémentaires sont attendues dans les jours à venir.

Les antibiotiques doivent permettre de traiter jusqu’à 5.000 patients et protéger jusqu’à 100.000 personnes a annoncé l’organisation.

Toujours selon la même source, toutes les écoles resteront fermées cette semaine encore à Madagascar pour prévenir et éviter une nouvelle propagation de la maladie.

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L’OMS fournit 1,2 million de doses d’antibiotiques pour lutter contre la peste à Madagascar. « Si elle est détectée à temps, la peste est une maladie curable. Nos équipes font en sorte que toutes les personnes à risque aient accès à des moyens de protection et à un traitement », a déclaré le Dr Charlotte Ndiaye, Représentante de l’OMS à Madagascar.

Cette semaine, l’OMS a livré 1 190 000 doses d’antibiotiques au Ministère de la santé et à des partenaires, et 244 000 doses supplémentaires sont attendues dans les jours à venir.

Les différents types de médicaments seront utilisés à des fins curatives et prophylactiques. Les doses livrées permettent de traiter jusqu’à 5000 patients et de protéger jusqu’à 100 000 personnes qui pourraient être exposées à la maladie.

Les médicaments sont distribués aux établissements de santé et aux dispensaires ambulants dans tout le pays, avec le soutien du Ministère de la santé et de partenaires.

L’OMS remédie également à de graves pénuries de produits de désinfection et d’équipements de protection individuelle pour les professionnels de la santé et pour l’organisation d’inhumations sans risque.

L’OMS et le Ministère de la santé apprennent à des agents de santé locaux à repérer et à prendre en charge les patients et à rechercher les personnes qui ont été en contact rapproché avec des patients symptomatiques afin qu’elles puissent bénéficier d’un traitement protecteur.

La plupart des 231 cas, dont 33 mortels, notifiés par le Ministère de la santé depuis août sont des cas de peste pulmonaire – une forme plus dangereuse de la maladie, qui touche les poumons et qui se transmet en cas de contact rapproché avec une personne malade qui tousse.

La peste bubonique et la peste pulmonaire sont curables si une antibiothérapie courante est administrée précocement. Les antibiotiques peuvent aussi prévenir l’infection chez les personnes qui ont été exposées à la peste.

L’OMS a débloqué rapidement 1,5 million de dollars (US $) de fonds d’urgence pour aider immédiatement le pays jusqu’à réception d’un financement plus important.

L’OMS lance un appel afin de recevoir 5,5 millions de dollars (US $) pour riposter efficacement à la flambée et pour sauver des vies.

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Siemens a signé un protocole d’entente avec la République de Madagascar dans le but de coopérer et d’identifier les mesures nécessaires à l’accélération de la production d’énergie électrique dans le pays et de travailler à l’augmentation de la capacité actuelle de 300 MW supplémentaires d’ici 2019.

Le protocole a été signé avec les partenaires du projet, TSK et en présence de Günter Nooke, le représentant personnel de la chancelière allemande pour l’Afrique, et Harald Gehrig, l’Ambassadeur allemand à Madagascar, au ministère de l’Eau, de l’Énergie et des Hydrocarbures.

D’autres aspects essentiels du protocole comprennent notamment une évaluation du réseau électrique sur la base des nouvelles sources de production d’énergie électrique ; l’application de concepts financiers visant à garantir la durabilité à long terme de ces initiatives d’infrastructures, et la création d’opportunités pour le renforcement des compétences et la création d’emplois au niveau local durant la construction et la gestion du projet.

Actuellement, Madagascar dispose d’une capacité de production de 676 MW, et on estime que l’accès à l’électricité atteint environ 20 %. Afin de répondre aux objectifs définis par le gouvernement et augmenter la capacité actuelle, plusieurs possibilités existent, notamment le recours à l’énergie hydraulique et l’exploitation de réserves de pétrole.

« Le premier objectif de ce protocole d’entente est d’augmenter la capacité de production nationale d’énergie électrique et de raccorder la population locale au réseau électrique. Un système fiable et étendu constitue la condition préalable fondamentale à la croissance économique, déclare Mme Sabine Dall’Omo, PDG de Siemens pour l’Afrique australe et de l’Est.

« Siemens souhaite soutenir le développement durable de Madagascar », déclare Mme Dall’Omo. « Nous sommes une entreprise qui investit sur le long terme, et les opportunités en faveur de l’industrialisation en Afrique sont à saisir aujourd’hui. Avec le partenaire correct, l’économie de l’Afrique peut développer pleinement tout son potentiel ».

« L’amélioration du bouquet énergétique du pays renforcera les secteurs déjà bien implantés de l’agriculture et de l’industrie minière, ainsi que l’émergence des secteurs du tourisme et des industries textiles », ajoute Mme Dall’Omo.

L’une des initiatives à court terme consiste à installer une turbine à gaz aérodérivée Siemens de 44 mégawatts (SGT-A45) pour la production d’énergie électrique mobile à Antananarivo. L’unité est prévue pour un déploiement rapide et peut être installée en moins de deux semaines. Elle est particulièrement adaptée aux besoins urgents en énergie ou aux régions ne disposant pas d’infrastructures suffisamment développées, ce qui en fait la solution idéale pour Madagascar.

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Selon un dernier bilan dévoilé,ce jeudi 28 septembre 2017 par le ministère de la Santé de Madagascar, dix-neuf personnes sont décédées depuis deux mois de la peste, où cette maladie est endémique, relate Le Figaro.

Ces cas ont créé un mouvement de panique, surtout à Tamatave qui n’a pas connu la peste depuis cent ans. Des habitants se sont rués dans les pharmacies, a ajouté la même source.

La saison pesteuse coïncide avec la saison des pluies, la tradition de “retournement des morts” et la recrudescence des feux de brousse.

Toujours selon Le Figaro, la bactérie de la peste, qui se développe chez les rats, est véhiculée par les puces. Chez l’homme, la forme bubonique de la peste se soigne, si prise à temps, avec des antibiotiques, mais la forme pneumonique transmissible par la toux peut être fatale en seulement 24 à 72 heures.

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Cinq personnes sont décédées de la peste pulmonaire à Madagascar, a annoncé le ministère de la santé à l’AFP, affirmant que la situation était sous contrôle malgré la panique qui s’est emparée de la Grande Ile.

On rappelle qu’entre 250 et 300 personnes ont été traitées par l’Etat pour empêcher la propagation de la maladie, selon le ministère de la Santé. La peste réapparaît presque chaque année à Madagascar depuis 1980.

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Fin tragique pour le consul honoraire de la Malaisie au Madagascar. Said Hussein Ali Raza, un businessman malgache d’origine indo-pakistanaise, a reçu trois balles en plein centre ville d’Antananarivo, pendant qu’il garait son véhicule devant l’ambassade de l’Inde, rapporte BBC Afrique. Des tireurs sur une moto le suivaient manifestement depuis un bon moment, précise l’Express de Madagascar.

Ce dernier ajoute qu’on ne dispose pour le moment d’aucune information fiable sur le mobile du crime. La rumeur évoque un règlement de compte, au sein de sa communauté. Ce qu’on sait par contre c’est qu’un février 2010, la victime avait été mêlée à une affaire d’enlèvement à Fianarantsoa, un mandat d’arrêt avait même été lancée contre lui et d’autres accusés. Ali Raza s’en était tiré avec une liberté provisoire. Mais rien ne permet de lier son assassinat à ce kidnapping…

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Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina a procédé, ce mercredi 16 août, à l’inauguration de la rénovation de la Centrale Thermique de Mandroseza, en présence du Premier Ministre Mahafaly Olivier, du Président du Sénat Honoré Rakotomanana, du Président de l’Assemblée Nationale Jean Max Rakotomamonjy, du Ministre de l’Eau, de l’Énergie et des Hydrocarbures Lantoniaina Rasoloelison, de l’Ambassadeur des États-Unis Robert Yamate, accompagné de 6 membres du Congrès américain, et du Chief Exécutive de Symbion Power Paul Hinks. Fruit d’un partenariat public-privé entre l’État Malagasy, le Gouvernement Américain, la Jirama et surtout Symbion Power, la Centrale Thermique de Mandroseza produit ainsi actuellement 40 Mégawatts d’électricité, avec quatre générateurs de marque Wartsila produisant 10 MW chacun, et alimentés au fuel lourd. Pour le Président Rajaonarimampianina, il s’agit d’un grand défi pour l’amélioration et le développement du secteur de la production énergétique à Madagascar, notamment dans le domaine de la distribution d’électricité.

Pour rappel, cette Centrale Électrique de Mandroseza était toujours gérée par la Jirama, la compagnie nationale d’électricité de Madagascar, une fois ces générateurs installés en 2008. Après des pannes successifs, sa capacité de production a été réduite à seulement 2MW en 2015, d’où le déficit considérable dans la fourniture d’énergie à Antananarivo, notamment lors de la saison sèche où l’électricité produite par les centrales hydroélectriques n’est pas suffisante. Pour le Ministre de l’Eau, de l’Énergie et des Hydrocarbures Lantoniaina Rasoloelison, la rénovation de la Centrale Thermique de Mandroseza est extrêmement importante, car cette infrastructure va contribuer à l’amélioration du secteur de l’électricité destiné à la population. Il a ainsi souligné que, désormais, la Centrale n’utilisera plus du gasoil mais du fuel lourd, acheté à moins cher par la Jirama, afin de diminuer, sur le long terme, le prix du kilowatt/heure pour les usagers.

Le Président Rajaonarimampianina a par ailleurs fait savoir que les démarches et les efforts entrepris pour arriver à la rénovation de la Centrale n’étaient pas faciles. Le Gouvernement malagasy a eu la volonté ferme de réaliser de ce projet structurant, et Symbion Power a mis en œuvre la technologie et le savoir-faire nécessaire pour sa mise en place, notamment à travers l’utilisation des quatre générateurs Wartsila, une marque internationale de renom en termes de production d’énergie.

Le Chief Exécutive de Symbion, Paul Hinks, a souligné qu’il est très encourageant de voir le Gouvernement malagasy se concentrer sur l’utilisation du fuel lourd, moins coûteux, couplé à un système de distribution permettant de produire de l’électricité pour tout le pays, surtout que Madagascar possède ses propres ressources pétrolières à Tsimororo, déjà utilisées pour approvisionner la Centrale. Ce pétrole est donc moins coûteux que le fuel importé et sera un autre enjeu majeur pour l’économie du pays, a-t-il déclaré.

En remerciant Symbion Power et tous les partenaires ayant contribué à la réalisation de ce projet structurant, le Chef de l’État a réitéré que le Gouvernement va continuer à favoriser l’exploitation des sources d’énergies renouvelables afin que la population puisse bénéficier d’un tarif avantageux. L’objectif à atteindre dans les prochains mois est de pouvoir produire plus de 180MW pour la Capitale et ses environs, à travers d’autres infrastructures modernes et combinées avec l’exploitation des énergies renouvelables telles que le solaire et l’hydroélectrique, pour que les générations futures ne souffrent plus de problèmes énergétiques. A travers de telles actions, l’État s’attèle aussi à redresser la Jirama qui joue un rôle clé, tant au niveau social qu’économique.

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