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Madagascar

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Une délégation de hautes personnalités du Gouvernement du Japon et des représentants de 30 sociétés nippones, conduite par le Ministre délégué auprès du Ministère du Territoire, des Infrastructures, des Transports, et du Tourisme (MLIT), Shinsuke Suematsu, est en visite de travail à Madagascar. Au lendemain de la tenue de la « Conférence des secteurs public-privé sur les infrastructures de haute qualité », organisée conjointement par les Gouvernements japonais et malgache, le 24 juillet 2017 au CCI Ivato, la délégation a été reçue par le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, au Palais d’État d’Iavoloha, le 25 juillet 2017. Le Ministre malgache de l’Industrie et du Développement du Secteur Privé, Chabani Nourdine, ainsi que l’Ambassadeur japonais, Ichiro Ogasawara, ont également participé à la réunion.

La tenue de la conférence conjointe sur les infrastructures de qualité est une nouvelle étape dans la concrétisation de ce qui a été décidé et tracé lors de la rencontre du Président Hery Rajaonarimampianina et le Premier Ministre du Japon, Shinzo Abe, à Nairobi, en 2016, lors de la TICAD-6. Outre le Ministre Adjoint du MLIT, Yoshiyuki Aoki, le Président de la Jaïda, l’association regroupant les entreprises japonaises présentes en Afrique dans le domaine des infrastructures, est parmi la délégation, de même que les représentants de 30 sociétés qui évoluent dans les secteurs de la construction, de l’ingénierie, de la fabrication, du  commerce, et des finances, entre autres. Pour la partie japonaise, il s’agit de partager une technologie, mondialement réputée, avec des partenaires malgaches dans le domaine de l’infrastructure et même au delà.

La conférence conjointe au CCI Ivato a abouti à la signature d’un protocole d’accord en matière de coopération dans le domaine des infrastructures. Selon le Ministre Adjoint du MLIT, Yoshiyuki Aoki, à l’issue de la rencontre à Iavoloha, « cela démontre parfaitement l’importance de la motivation du Japon pour le développement des infrastructures à Madagascar ». Parmi les grands projets figurent l’extension du Port de Toamasina, ainsi que le projet d’amélioration du schéma directeur de développement de l’axe économique Antananarivo-Toamasina (TATOM). Pour rappel, lors de la TICAD-6, le Japon s’est engagé à investir 30 milliards USD en Afrique, dont 10 milliards de dollars pour le développement des infrastructures.

La rencontre du Président Hery Rajaonarimampianina avec la délégation du Japon, ce jour, fut hautement significative quant à la volonté des deux pays de renforcer et d’étendre leur coopération, par l’instauration de relations public-privé fortes, et la promotion des échanges dans le domaine des infrastructures. Dans ce sens, un Forum, sous forme de plateforme de dialogue en matière d’infrastructures de qualité, sera organisé au mois de janvier 2018, à la suite de la « Conférence des secteurs public-privé sur les infrastructures de haute qualité » d’Antananarivo. L’objectif étant d’aboutir à des résultats concrets. Pour rappel, depuis 1969 à travers les actions et projets pilotés par la JICA, l’appui technique et financier japonais à Madagascar était surtout axé sur le développement rural, la santé et l’approvisionnement en eau potable.

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Les pressions ont eu raison de Gervais Rakotoarimanana, le ministre malgache des Finances et du Budget. Il a fini par jeter l’éponge. Son départ a été officialisé hier lundi 17 juillet 2017, après des fortes turbulences au sein de l’équipe gouvernementale, rapporte Africa News.

Mais pour la presse malgache, le ministre des Finances était la cible d’attaques au sein du gouvernement, et même dans son propre parti, à cause de son obsession pour les règles de bonne gestion des deniers publics et la transparence. «Réputé pour son attachement à l’orthodoxie financière, le ministre des Finances est souvent pointé du doigt pour sa rigueur et son intransigeance face aux dépenses qu’il estime exagérées, ou excessives, par rapport aux moyens dont dispose l’État. Les députés, les syndicalistes, ont déjà tiré à boulet rouge sur le grand argentier», lisait-on hier matin sur le portail L’Express de Madagascar à propos de cette affaire.

Rakotoarimanana, qui a réuni la presse hier pour annoncer sa démission, a déploré un manque de solidarité gouvernementale autour de sa volonté de «servir l’intérêt de tous les Malgaches». Les autres ministres se seraient défaussés sur lui, en mettant sur ses épaules tout le poids des demandes sociales auxquelles ils faisaient face. Et il a dû essuyer la colère des salariés et des citoyens…

Pourtant ses résultats au ministère depuis 2015 parlent d’eux-mêmes, même les bailleurs internationaux étaient revenus à de meilleurs sentiments, à la faveur de l’assainissement des finances publiques. Fin juin 2017 par exemple, le Trésor a encaissé 86 millions de dollars, au titre de la deuxième tranche du Fonds élargi de crédit (FEC), mis en place par le Fonds monétaire international (FMI). Donc on peut aisément en conclure que ce départ est une très mauvaise affaire pour le chef de l’Etat malgache, Hery Rajoanarmampianina et pour l’image du pays, notamment auprès des bailleurs et investisseurs…

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La Corée du Sud a offert un don composé d’engins, véhicules divers et différents équipements, avec leurs lots de pièces rechanges, d’une valeur de 28 millions de dollars. Ce don est destiné au BNGRC, dans le cadre du projet de mise en place des Centres de Gestion des Risques et Catastrophes, au niveau des 22 Régions. Ce don est arrivé, et il a été remis officiellement au Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, par le Chargé d’Affaires de la Corée du Sud, Pil-Woo Kim, ce 13 Juillet 2017.

Il s’agit de 22 pelles hydrauliques, 22 tractopelles, 22 camions-benne, 22 ambulances, 22 véhicules pompiers, avec bras élévateur, 22 motopompes de grande capacité, et 11 postes de commandement et cliniques mobiles. C’est le fruit d’un processus impulsé par le Chef de l’Etat  et avec ces engins et équipements, Madagascar pourra mieux gérer et réduire les risques engendrés par les catastrophes naturelles, pour préserver les vies humaines, ainsi que pour prévenir les destructions matérielles. Le Chargé d’affaires de la Corée du Sud a souligné que la technologie et le savoir-faire coréens vont contribuer à rendre la vie du peuple malgache plus sûre et plus développée. La Corée du Sud souhaite ainsi partager ses expériences de développement, raison pour laquelle une ambassade a été mise en place à Antananarivo en juillet de l’an dernier. Depuis lors, les deux pays se sont fortement engagés dans beaucoup d’autres projets. Un centre d’accès à l’information a, par exemple, été ouvert par la Corée du Sud au sein de l’Ecole Supérieure Polytechnique d’Antananarivo en mars 2016. De même, des matériels et des équipements informatiques ont été remis aux Services de la Météorologie des 22 régions pour réduire la vulnérabilité, notamment face aux impacts du changement climatique. Et, à partir de la fin de cette année, en partenariat avec l’Unicef, la Corée du Sud va mettre en œuvre un projet de 7 millions USD, intitulé “Better Life For Girls”, visant à améliorer la vie des jeunes filles malgaches. Par ailleurs, une entreprise coréenne est déjà présente dans le projet Ambatovy avec un investissement de 2 milliards USD.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a vivement remercié la Corée du Sud, et a fait part de la volonté de Madagascar de renforcer toujours davantage les relations d’amitié et de coopération avec Séoul. « C’est dans les moments difficiles que l’on reconnait les vrais amis. Et ces engins et équipements vont aider Madagascar dans les moments difficiles », a déclaré le Chef de l’Etat. Il a également invité les agents de BNGRC à prendre soins de ces nouveaux engins, véhicules et équipements, pour en garantir les bénéfices aux populations de chaque région.

Par ailleurs, il a réitéré la sensibilisation à l’endroit de tout un chacun face aux défis à relever par rapport aux impacts du changement climatique, une responsabilité qui est aussi partagée au niveau mondial. « On parle de gestion des risques et catastrophes. Il y a les catastrophes naturelles auxquelles nous ne pouvons rien. Mais il y a également des catastrophes engendrées par les pratiques effrénées de destruction de l’environnement. Nous devons renforcer la lutte contre ces pratiques néfastes, en faire une priorité, et l’inscrire dans une culture respectueuse de l’environnement, et des générations futures », a affirmé le Président Hery Rajaonarimampianina.

Le BNGR a réaffirmé sa volonté de relever le défi de la gestion des risques et catastrophes, aux côtés des partenaires, de l’humanitaire, du développement ainsi que de la population. Il s’agit de renforcer la cohésion et la coordination de toute initiative orientée vers un même objectif : « Faire de Madagascar un pays résiliant face aux aléas majeurs pour un développement harmonieux et durable ». La prochaine étape consiste à disséminer ces moyens matériels au niveau de chaque chef-lieu de Région, et d’en assurer l’effectivité de l’utilisation, pour le bien commun et dans le but de renforcer la résilience communautaire. Des formations seront dispensées au profit des opérateurs de ces engins et équipements, ainsi que des renforcements de capacités à tous les échelons pour permettre un usage optimal et à bon escient.

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Le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, s’est déclaré satisfait de son entretien avec son homologue français, Emmanuel Macron, ce 28 juin, au Palais de l’Elysée, près de deux mois après l’accession de ce dernier à la magistrature suprême en France. La première rencontre entre les deux Chefs d’Etat constitue une étape importante pour le renforcement des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays, a indiqué le Président Hery Rajaonarimampianina.

Entre Paris et Antananarivo, l’objectif est de renforcer et d’étendre la coopération déjà existante dans plusieurs domaines, depuis fort longtemps. Plusieurs grandes entreprises françaises travaillent à Madagascar, et les opportunités d’investissement se doivent d’être encouragées. Ainsi, les discussions ont porté sur les voies et moyens de renforcer et d’étendre cette coopération, que ce soit dans le domaine économique, social, la formation, ou le domaine sécuritaire. Sur ce dernier point, il a été notamment  question du renforcement de la sécurité maritime, et de la protection des zones de pêche dans l’Océan Indien, d’autant que Madagascar, qui assure la présidence de l’OIF, entend assumer son rôle aux côtés des autres  pays de la région, francophones notamment.

Le dossier du changement climatique et ses impacts a été à l’ordre du jour des entretiens à l’Elysée. Madagascar est l’un des pays les plus exposés au niveau mondial, face aux impacts du changement climatique. Les réponses mises en œuvre, par rapport à l’Accord de Paris, auquel Madagascar souscrit entièrement, se traduisent, entre autres, par la valorisation et l’exploitation des énergies renouvelables. Le pays est engagé dans la transition énergétique et plusieurs formes de coopération devraient se développer dans ce domaine, notamment en termes d’infrastructures. Par ailleurs, la question des Îles éparses a été également évoquée lors de la rencontre du Chef de l’Etat malgache avec son homologue français. Sur ce dossier, les discussions devront se poursuivre.

Pour la coopération franco-malgache, le maître-mot est désormais le renforcement des différents chantiers mis en œuvre, de façon à parvenir à des résultats rapides et concrets. Dans ce sens, le Président Hery Rajaonarimampianina a déclaré, à l’attention des journalistes de la presse malgache, que « les différents acteurs et les partenaires du développement sont appelés à s’inscrire dans la même synergie, que ce soit au niveau de l’Etat ou du secteur privé. » Par ailleurs, l’on sait qu’un forum sur « le renouveau économique de Madagascar » se tiendra cette année, et devra rassembler les investisseurs francophones. Pour le Président Rajaonarimampianina, « la France et Madagascar, à travers la rencontre de ce jour, ont montré leur volonté commune d’avancer, de renforcer ce qui a été déjà édifié, au bénéfice du développement et du progrès dans la Grande Île, et des relations d’amitié et de coopération entre les deux pays. »

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Le Président de la République de Madagascar, Hery Rajaonarimampianina, est arrivé à Lusaka le mercredi 7 juin 2017, en début d’après-midi, pour une visite officielle en Zambie. Il a été accueilli à l’aéroport international Kenneth Kaunda par son homologue zambien, Edgar Lungu. Après les honneurs militaires, le Chef de l’Etat malgache a été également accueilli en chants et danses, selon les traditions zambiennes.

Le Chef de l’Etat malgache, Hery Rajanoarimampianina, est à Lusaka, tout d’abord en tant que Président du sommet du COMESA. Le siège de l’organisation, qui compte 19 membres, se trouve dans la capitale zambienne. Durant sa visite, le Président Rajaonarimampianina se rendra notamment sur le site où sera érigé le futur siège du COMESA, il s’agit d’un terrain offert par l’Etat zambien.

La visite est également d’ordre bilatéral. Madagascar et la Zambie entretiennent des relations diplomatiques depuis 1971. Un accord cadre a été signé entre les deux pays en 2008, et la visite du Chef de l’Etat malgache traduit l’intérêt réciproque des deux pays à renforcer leurs liens d’amitié et de coopération. Il s’agira notamment d’intensifier les échanges, en termes d’expérience mais aussi de commerce, sachant que la Zambie importe près de 90% de ses besoins sur les marchés des pays membres du COMESA.

Au cours de l’après-midi de ce 7 juin, le Président Hery Rajaonarimampianina a déposé des gerbes de fleurs à la nécropole des anciens Chefs d’Etat zambien. Il est prévu qu’il rende également visite au Père de l’indépendance zambienne, Kenneth Kaunda, aujourd’hui âgé de 94 ans. Par ailleurs, le Président de la République et la délégation malgache visiteront deux importantes unités industrielles zambiennes.

Le Président Hery Rajaonarimampianina est accompagné notamment de trois membres du Gouvernement : Béatrice Atallah, Ministre des affaires étrangères, Armand Tazafy, Ministre du commerce et de la consommation, et Bary Rafatrolaza, Secrétaire d’Etat auprès du Ministère des Affaires Etrangères chargé de la coopération et du développement.

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Au terme de son séjour en Allemagne, la délégation conduite par le Président Hery Rajaonarimampianina a tenu une réunion de travail avec l’Afrika Verein der deutschdn Wirtschaft, Association du commerce extérieur des entreprises allemandes pour l’Afrique.

L’Afrika Verein est une interlocutrice compétente, et grâce à un dialogue politique actif, elle influe sur les conditions-cadres afin d’assurer un engagement réussi des entreprises allemandes en Afrique. La réunion de la délégation présidentielle malgache avec l’Afrika Verein a porté, entre autres, sur, l’énergie, et a vu la participation des représentants de plus d’une vingtaine d’entreprises qui évoluent dans le secteur, entre autres Siemens, VOith, Gauff, Autarwys, Accisol Gmbh, Andritz Hydro Green Enersys, Giesecke und Devrant, Undütsch Gmbh. L’Afrika Verein, qui compte 600 membres, coopère avec le Gouvernement fédéral allemand, dont le Ministère fédéral des affaires étrangères, le Ministère fédéral de l’économie et de la technologie, et le Ministère fédéral de la coopération économique et du développement. L’Afrika Verein travaille de façon étroite avec les Chambres de commerce et les groupements professionnels allemands.

La délégation conduite par le Président Hery Rajaonarimampianina a tenu aussi une réunion de travail avec la DAS, Deutsch Afrkka Stiftung. Les discussions ont notamment porté sur le renforcement des relations de coopération entre les deux pays. Le secteur de l’énergie fut également au centre de la réunion, de même que les informations et l’incitation  à l’endroit des entreprises et des investisseurs allemands par rapport aux opportunités offertes par Madagascar. Par ailleurs, la célébration du 135ème anniversaire de l’établissement des relations entre Madagascar et l’Allemagne était également à l’ordre du jour de la réunion entre la délégation présidentielle malgache et la Deutsch Afrika Stiftung.

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Au deuxième jour de la visite en Allemagne Fédérale, le Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, et la délégation malgache étaient les invités d’un déjeuner de travail au siège de la KfW, la banque allemande pour le développement. Le Chef de l’Etat malgache a été accueilli au siège de la Kreditanstalt für Wiederaufbau (KfW), par le Vice-Président de cet organisme, le Dr Norbert Kloppenburg. La KfW avait été créée au lendemain de la seconde guerre mondiale pour financer la reconstruction de l’économie allemande ; sa mission a évolué et, aujourd’hui, dans le cadre de ses activités, la KfW finance les exportations allemandes et, surtout, la coopération pour le développement.

Lors de la réunion, le Président Hery Rajaonarimampianina a évoqué les défis à relever pour assurer le redressement et la modernisation de l’économie de la Grande Île. Dans ce sens, les relations séculaires entre les deux pays constituent une base solide pour renforcer la coopération et développer un partenariat dont les actions et les résultats sont prévus d’impacter de façon positive sur les conditions de vie de la population. Le Chef de l’Etat a ainsi évoqué les perspectives de création d’une banque au service du développement à Madagascar, pour financer les initiatives, notamment en matière d’infrastructures, sources d’emplois et créatrices de valeurs. La KfW Entwicklungsbank intervient en Afrique et à Madagascar, dans le soutien aux petites et moyennes entreprises, ainsi que les investissements dans les infrastructures portant sur l’eau, les transports et l’énergie, ainsi que dans l’agriculture et le secteur financier.

Rencontre parlementaire mondiale 

Dans le courant de la matinée, le Président de la République était au Bundestag afin de participer à la Rencontre Parlementaire Mondialle qui se tient chaque année à Berlin. Etant l’un des chefs d’Etat invités pour cette occasion, le Président Hery Rajaonarimampianina était accompagné des Sénateurs Brigitte Rasamoelina et Pierrot Rajaonarivelo ainsi que des députés Philobert Milavonjy et John Randriarimalala. La délégation a notamment participé à la traditionnelle session de prières, avant d’entamer les échanges et les discussions sur les grands questions de l’heure au niveau mondial. Lors de l’entretien avec le Président du Bundestag, le Dr Norbert Lammert, le renforcement de la coopération entre les deux pays était à l’ordre du jour, afin que Madagascar puisse notamment devenir l’un des pôles de l’appui allemand pour le développement. En 2016, au niveau bilatéral, le montant de l’aide allemande au développement de la Grande Île était de l’ordre de 60 millions d’euros, outre sa contribution à travers l’Union Européenne et d’autres organismes internationaux. Par ailleurs, le Secrétaire d’Etat parlementaire auprès du Ministre fédéral allemand de la coopération économique et du développement, Thomas Silberhorn, a notamment fait part de la disponibilité de la RFA à renforcer la coopération germano-malgache dans les domaines de l’environnement, de l’énergie et de la décentralisation.

L’éducation 

Après le déjeuner de travail au siège de la KfW, la délégation présidentielle a visité l’école publique « Erich Kästuer Schule Falkensee », un regard sur l’enseignement et l’éducation en Allemagne fédérale. Cet établissement scolaire a inscrit son nom dans les annales des relations germanomalgaches en apportant son aide à l’EPP Kianjamalaza Andriantomporay, située dans la commune d’Ambatomirahavavy, dans la banlieue Ouest d’Antananarivo. En octobre 2015, cet établissement a fourni notamment un ensemble de 10 panneaux solaires, avec les équipements adéquats, qui fournissent aujourd’hui de l’électricité pour 150 foyers ; en outre, cet établissement a octroyé du matériel ainsi qu’un appui financier pour développer la culture du riz et du maïs dans la localité. Lors de la visite, le Président de la République a loué les actions méritantes entreprises par cet établissement dont il souhaiterait faire jouir aux écoliers malgaches pareil cadre exemplaire dans le futur, pour évoquer ensuite les actions mises en œuvre pour dispenser un enseignement de qualité aux enfants malgaches.

Avec la diaspora et le personnel de l’ambassade malgache    

Le Président de la République et son épouse ont également rencontré les représentants de la diaspora malgache en Allemagne ainsi que le personnel de l’ambassade de Madagascar à Berlin. Lors de la rencontre, le Chef de l’Etat a notamment situé sa visite en Allemagne, dans le cadre du renforcement des relations et de la coopération entre les deux pays qui existent depuis maintenant 135 années. Il a déclaré par la suite qu’il s’agit de conforter le retour de Madagascar dans le concert des nations, pour donner une nouvelle impulsion à une coopération qui contribuera au développement du pays après des décennies de pauvreté et de crise. Le Chef de l’Etat a mis en relief l’importance de la stabilité politique, l’unité et la solidarité, ainsi que le patriotisme qui doivent présider le travail de tous les malgaches pour le développement du pays.

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« Dans un contexte international caractérisé par la libéralisation des échanges et le décloisonnement des marchés nationaux, le concept d’intégration est suffisamment générique et polysémique pour inspirer de nombreuses problématiques. Nous reconnaissons que notre développement économique ne peut se faire sans notre intégration à l’international. » C’est la déclaration du Président de la République lors de l’ouverture de la 7ème Conférence ATLASAFMI qui se tient à l’INSCAE jusqu’au 4 mai, et portant sur « Les Défis managériaux de l’intégration à l’international. » La rencontre est organisée par l’Association Francophone du Management International, ATLAS-AFMI, en association avec l’INSCAE. Des enseignants-chercheurs venus des quatre coins du monde participent à cette rencontre qui se tient pour la première fois en Afrique, plus précisément dans la région de l’Océan Indien.

D’emblée, le Président Rajaonarimampianina, ancien enseignant à l’INSCAE, a rappelé qu’il est et restera toujours un professeur de consolidation des états financiers. « Lorsqu’on enseigne cette discipline, on parle d’intégration globale, d’intégration proportionnelle, et même d’une impossibilité de faire la consolidation. Cela veut dire que l’intégration n’est pas toujours nécessairement possible, car il y a des conditions, qu’elles soient proportionnelles ou globales », a-t-il déclaré. Les défis de l’intégration à l’international sont énormes: l’environnement se caractérise en général par la libéralisation des échanges et le décloisonnement des marchés nationaux. Toutefois, c’est le politique qui prime actuellement, a poursuivi le Chef de l’Etat. Certains regards sont nécessaires aujourd’hui pour dire que de grands pays sont tentés de faire le chemin inverse. Pour Madagascar, il est indéniable que son développement économique ne peut se faire sans l’intégration internationale. Depuis l’indépendance, le pays a été secoué par des crises politiques cycliques, qui ont entravé durement son développement. Il était bien souvent mis aux bans de la communauté internationale. En 2013, le peuple malagasy a décidé de sortir de cette exclusion par le biais d’élections libres et démocratiques. A l’heure actuelle, il fait face à deux principaux défis : d’une part, la consolidation de la stabilité politique pour mettre en œuvre le Plan de développement et l’intégration à l’international, et, d’autre part, la conquête de la confiance des partenaires techniques et financiers internationaux, ainsi que des investisseurs privés.

Le Président Hery Rajaonarimampianina a rappelé ainsi que la signature du FEC avec le FMI fut le signal fort attendu par les bailleurs de fonds et les investisseurs. La Conférence des bailleurs et des investisseurs a été ensuite une plate-forme dans l’objectif de conforter la démarche pour la réalisation du PND, et recouvrer la confiance et l’engagement des investisseurs afin d’asseoir une croissance soutenue. A cet effet, le Chef de l’Etat a réitéré que le développement économique ne peut se faire sans intégration à l’international car « il faut développer le marché à faible revenu actuel, du fait que l’intégration à l’international signifie une intégration au niveau régional, à travers la Commission de l’Océan Indien, puis continentale, un vaste marché de 54 pays, et même à l’international dans son sens le plus large.   

De ce point de vue, l’intégration est un processus qui dépend du temps, autant pour Madagascar que pour l’Afrique. » Le Président a ainsi mis en exergue l’appartenance de Madagascar à la COI, au COMESA et à la SADC, outre les accords existant avec l’Union Européenne et les États-Unis, entre autres. « Lentement, mais avec ténacité, Madagascar construit son chemin sur le plan international, en accueillant en 2016 les sommets du COMESA puis de la Francophonie, et, à l’heure actuelle, la 7ème Conférence ATLAS-AFMI en 2017.

Le Président de la République a souligné que « l’intégration à l’international engage d’abord le pays, ses dirigeants, et sa population, à une transformation active locale et nationale, à restructurer ses modes de production, à développer plus de place dans la chaîne de valeur mondiale, à développer les domaines techniques et technologiques, en plus des infrastructures. L’objectif étant de pouvoir respecter les normes et les standards de qualité et de quantité exigés par l’intégration. Par ailleurs, il y a aussi les défis de la langue et de la culture, ainsi que les transformations notamment au niveau des ressources humaines ».

Le Président de la République a conclu en remerciant l’ATLAS-AFMI d’avoir choisi Antananarivo pour abriter sa 7ème conférence et d’avoir pu attirer autant de prestigieux participants. La conférence ATLAS-AFMI est organisée selon une formule mixte comprenant une table-ronde, un atelier de communication scientifique, des études de cas pédagogique et doctoral. Elle présente ainsi plusieurs avantages, car l’échange d’expériences variées de plusieurs pays et le partage de connaissances scientifiques permettent notamment un enrichissement mutuel entre les participants.

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L’Union européenne, à travers la direction générale pour l’aide humanitaire et la protection civile (DG ECHO) a annoncé une aide humanitaire de 47 millions d’euros pour soutenir en 2017 les populations dans le besoin dans les régions des Grands Lacs, de l’Afrique australe et de l’Océan Indien, qui sont toujours confrontées aux conséquences d’années de conflit et de déplacements, à l’insécurité alimentaire généralisée et aux catastrophes naturelles. “Nous sommes solidaires avec les populations africaines. L’aide annoncée aujourd’hui permettra de soutenir des millions de personnes affectées par les déplacements forcés, l’insécurité alimentaire et les catastrophes naturelles dans la région des Grands Lacs et la partie australe du continent. L’UE demeure déterminée à aider les populations dans le besoin, où qu’elles se trouvent, et à n’abandonner personne”, a déclaré Christos Stylianides, Commissaire européen à l’aide humanitaire et la gestion des crises.

Sur les 47 millions d’euros annoncés, 6,2 millions d’euros, soit 20 milliards d’ariary iront à Madagascar afin de répondre aux besoins des populations les plus vulnérables du pays, frappées par le cyclone tropical Enawo le mois dernier ou affectées par les conséquences d’El Niño et de l’insécurité alimentaire qui en découle dans le Sud.

Concernant l’appui en réponse aux conséquences du passage du cyclone Enawo, un budget de 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) vient d’être débloqué pour contribuer au renforcement des capacités logistiques nécessaires à l’acheminement de l’aide humanitaire auprès des personnes sinistrées (en partenariat avec le Programme Alimentaire Mondial) et pour fournir une assistance en matière de santé, d’eau et d’assainissement pour les ménages les plus affectés (en partenariat avec l’UNICEF). Cet appui s’ajoute à ceux déjà mobilisés par l’Union européenne dans les jours suivants cette catastrophe avec notamment 500 000 euros (1,5 milliard d’ariary) octroyés pour soutenir l’action des organisations de la société civile pour l’aide aux populations sinistrées.

En matière de prévention et réduction des risques de catastrophes, 1 million d’euros (3,3 milliards d’ariary) sera également alloué, dans le cadre d’un partenariat avec CARE Madagascar et Handicap International, pour contribuer au renforcement de la résilience des communautés les plus vulnérables par l’intermédiaire d’actions de réduction de risques de catastrophes inclusives dans la région Est de Madagascar.

Enfin, un budget de 4,2 millions d’euros (13,4 milliards d’ariary) est mobilisé pour poursuivre le soutien à l’action du Programme Alimentaire Mondiale et de l’UNICEF dans le Sud du pays afin de faire face aux ménages affectés par l’insécurité alimentaire du fait de la grave sécheresse liée au phénomène El Nino. Il s’agira notamment de contribuer à améliorer la survie des enfants de moins de 5 ans en situation de malnutrition aigüe sévère et de fournir une assistance aux communautés en situation d’insécurité alimentaire, notamment dans les régions Androy, Anosy et Atsimo Andrefana.

L’Union européenne et ses 28 Etats membres financent plus de la moitié de l’aide humanitaire au niveau mondial. Cette aide est octroyée sur base du respect du droit humanitaire international, et des principes d’humanité, d’impartialité, d’indépendance et de neutralité. A travers sa politique humanitaire, l’UE démontre concrètement son engagement en faveur des populations qui ont besoin d’aide dans des situations de vulnérabilité extrême.

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« Madagascar est résolument engagé sur la trajectoire d’une véritable relance. Le Forum économique organisé à Antsiranana par le projet PROCOM de l’Union Européenne et la Chambre de Commerce et de l’Industrie de la Région DIANA illustre parfaitement cet élan ». C’est la déclaration du Président de la République, Hery Rajaonarimampianina, lors de la clôture de ce forum placé sous le thème « Nouveau souffle dans le Nord ». Il a réitéré que le secteur privé est la cheville ouvrière du développement inclusif et durable.

Le Forum économique décentralisé, qui s’est déroulé à Antsiranana les 26 et 27 avril 2017, constitue une réflexion inclusive et positive, et illustre la volonté commune d’assurer la relance et le développement du pays, a souligné le Chef de l’Etat. L’Union Européenne a apporté son appui au patronat et à la Chambre de Commerce et de l’industrie pour l’organisation du Forum Économique car cela fait partie de son rôle. Il s’agit de faire en sorte que les secteurs public et privé puissent renforcer davantage leur dialogue, et faire valoir la nécessité d’une bonne collaboration, notamment avec les membres du Gouvernement et les responsables de l’Union Européenne à Madagascar. Pour l’Etat et le secteur privé, il s’agit de rechercher les voies et moyens pour améliorer ensemble le climat des affaires au bénéfice du développement de chaque région. Dans ce sens, les services techniques de l’UE proposent des recommandations à la fois aux acteurs du secteur privé et à l’Etat.

Selon le représentant du secteur privé de la Région de Diana, les recommandations avancées lors du Forum concernent le renforcement du dialogue public-privé au niveau régional, et l’accès des produits malgaches aux marchés régionaux tels que la SADC et le COMESA, entre autres. Les opérateurs économiques demandent aussi un redressement dans les secteurs des infrastructures et de l’énergie, notamment la réhabilitation des routes, des aéroports et des ports. Pour ce qui est du tourisme, les acteurs du secteur privé ont mis l’accent sur la construction d’infrastructures d’accueil, le renforcement de la sécurité publique, et l’institution de tarifs préférentiels pour les transports à destination du grand Nord.

L’Ambassadeur de l’UE, Antonio Sanchez-Benedito, a pour sa part salué le travail effectué par le PROCOM, le projet d’appui au secteur privé, financé par l’UE. Ce fut en effet un dialogue positif auquel toutes les parties prenantes ont pu identifier les obstacles et les réformes à effectuer pour avoir un secteur privé performant et pilier du développement.

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Le Dialogue politique entre Madagascar et l’Union Européenne s’est tenu à Antsiranana le jeudi 27 avril 2017. Le Président de la République Hery Rajaonarimampianina est arrivé dans la capitale de la Région DIANA le 26 avril, où il a été accueilli par le Premier Ministre Mahafaly Olivier Solonandrasana, des membres du Gouvernement, les élus locaux et les autorités locales, ainsi que par la population du Nord.

Outre le Dialogue politique Madagascar-Union Européenne, le Chef de l’Etat participera au Forum économique de la Région Diana. Il procèdera également à l’inauguration de différentes infrastructures, telles le Carrefour « Y » réalisé dans le cadre du Programme Pôle Intégré de Croissance (PIC), le Complexe Mère-Enfant de l’Hôpital Militaire d’Antsiranana, et celles de la Société Pêche et Froid de l’Océan Indien. Par ailleurs, le Président Rajaonarimampianina déposera des gerbes de fleurs au cimetière des soldats anglais, le Commonwealth War Cimetary.

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“Insécurité alimentaire et renforcement de la résistance au changement climatique” sont les thèmes au cœur de la visite de Jose Graziano Da Silva, directeur général de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture (FAO) à Madagascar, rapporte « BBC »

D’après le programme alimentaire mondial (PAM), 665 mille personnes sont confrontées à une insécurité alimentaire sévère, en raison de la sécheresse dans le sud de Madagascar. Près de la moitié ne bénéficient pas d’assistance.

Selon la même source, les districts les plus touchés sont Amboasary, Ambovombe, Tsihombe, Beloha, Bekily, Ampanihy et Betioky.

Dans ces régions, certains habitants se nourrissent de fruits du cactus, faute de récoltes suffisantes.

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«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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