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Le Conseil d’administration du FMI achève la septième revue de l’accord FEC en faveur du Mali, approuve un décaissement de 43,96 millions de dollars, augmente l’accès du pays aux ressources et prolonge l’accord
– La décision du Conseil d’administration du FMI permet de décaisser 43,96 millions de dollars en faveur du Mali.
– Le Conseil d’administration a également approuvé la demande des autorités d’une prolongation d’un an de l’accord FEC, jusqu’au 17 décembre 2018 et une augmentation de l’accès aux ressources au titre du programme.
– La croissance de l’économie malienne reste vigoureuse : le PIB devrait progresser de 5,3 % en 2017 et de 5,0 % en 2018.
Le 7 juillet 2007, le Conseil d’administration du Fonds monétaire international (FMI) a achevé la septième revue des résultats obtenus par le Mali dans le cadre d’un programme économique appuyé par un accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC). L’achèvement de la revue permet de décaisser 31,65 millions de DTS (environ 43,96 millions de dollars), ce qui porte le total des décaissements au titre de l’accord à 91,65 millions de DTS (environ 127,29 millions de dollars), soit 49,1 % de la quote-part.
En outre, le Conseil d’administration a approuvé la demande des autorités d’une prolongation d’un an de l’accord FEC, jusqu’au 17 décembre 2018, et une augmentation de l’accès aux ressources de 88,6 millions de DTS, soit 47,5 % de la quote-part. Le financement supplémentaire et la prolongation de l’accord appuieront les efforts déployés par le pays pour mettre en œuvre l’accord de paix, s’attaquer aux besoins de financement de la balance des paiements qui y sont liés et maintenir la continuité du programme. L’accès total du Mali aux ressources au titre de l’accord en vigueur sera ainsi porté à 186,6 millions de DTS (environ 259,16 millions de dollars), soit 100 % de la quote-part.

Le Conseil d’administration a approuvé l’accord FEC en faveur du Mali le 18 décembre 2013 pour un montant équivalant à 30 millions de DTS (environ 42,5 millions de dollars à l’époque).
La croissance de l’économie malienne reste vigoureuse : le PIB devrait progresser de 5,3 % en 2017 et de 5,0 % en 2018. L’activité est portée par la vigueur des dépenses d’équipement publiques et la bonne tenue de l’agriculture. L’inflation devrait s’accélérer pour atteindre 1,0 % d’ici fin décembre et devrait rester limitée à 1,4 % en 2018. Cependant, ces perspectives favorables sont exposées à des risques qui tiennent principalement à la fragilité de la situation sur le plan de la sécurité.
À la suite des débats du Conseil d’administration, M. Tao Zhang, Directeur général adjoint et Président par intérim, a publié la déclaration ci-après :
« Les résultats du Mali dans le cadre du programme appuyé par l’accord conclu avec le FMI au titre de la facilité élargie de crédit sont satisfaisants. En 2016, la croissance est restée vigoureuse, l’inflation a été modérée et la situation budgétaire a été conforme aux objectifs établis dans le programme. Les perspectives de croissance à moyen terme demeurent positives, bien que la situation fragile sur le plan de la sécurité constitue un risque. Pour soutenir les efforts déployés par les autorités, le FMI a approuvé une prolongation de la période couverte par le programme et une augmentation de l’accès aux ressources au titre de l’accord.
« Les autorités maliennes ont réaffirmé leur détermination à assurer la convergence du déficit budgétaire vers la norme de 3 % du PIB qui a été établie par l’UEMOA à l’horizon 2019. La loi de finances 2017 tient compte de cet objectif, tout en satisfaisant aussi les besoins urgents sur le plan des dépenses liées à l’accord de paix et à la sécurité. La loi de finances 2018 visera à maintenir les dépenses dans les limites des ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’assainissement des finances publiques reposera sur une meilleure mobilisation des ressources : il s’agira notamment de renforcer la collecte des impôts indirects et de limiter les dépenses courantes, tout en satisfaisant les besoins de dépenses relatifs à la sécurité et à la décentralisation. Le programme des autorités inclut des mesures visant à renforcer l’administration de l’impôt, à accroître l’efficience de la collecte de la TVA, à éliminer les exemptions fiscales discrétionnaires et à réformer le système des incitations pour les inspecteurs. Il est nécessaire de continuer de renforcer la gestion des finances publiques pour favoriser la discipline budgétaire. Un renforcement de la situation financière de la compagnie publique d’électricité atténuerait les risques budgétaires et permettrait de dégager des ressources pour l’investissement et les dépenses prioritaires.

« Il est important de maintenir la dynamique de réforme pour améliorer le climat des affaires et soutenir une croissance robuste et inclusive. Pour mettre en œuvre l’accord de paix de 2015, les autorités doivent poursuivre la décentralisation budgétaire. L’adoption de la loi qui interdit de nouvelles exemptions discrétionnaires, ainsi que la mise en application de la loi contre la corruption et l’enrichissement illicite contribueront à consolider les progrès accomplis récemment dans les réformes de la gouvernance. »

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Aujourd’hui, l’UE a adopté des conclusions sur le Mali et la région du Sahel, rappelant son approche solide et intégrée, sur la base de la stratégie pour le Sahel et de son plan d’action régional, afin de contribuer à la stabilisation de la région. Cette approche mobilise l’ensemble des instruments appropriés dans les domaines de la diplomatie, de la coopération au développement à long terme, du soutien au respect des droits de l’homme, des efforts de stabilisation, du développement des capacités de résilience, des migrations et de la sécurité, y compris les missions PSDC.

Le Conseil condamne vivement l’attentat terroriste perpétré hier à Bamako.

Le Conseil réitère son plein soutien à la mise en œuvre rapide et complète de l’accord pour la paix et la réconciliation au Mali, avec la pleine participation de la société civile, y compris des femmes et des jeunes, seul moyen de rétablir la paix et la sécurité dans le pays. La participation de la Haute représentante à la réunion du Comité de suivi de l’accord de paix (CSA), tenue le 5 juin 2017 à Bamako, confirme que l’UE est résolument attachée à cet accord.

L’UE salue le rôle politique de premier plan des pays du G5 Sahel, de la CEDEAO et de l’Union africaine dans le contexte des efforts qu’ils déploient pour soutenir la sécurité, le développement et la réconciliation dans la région. L’UE salue l’initiative des chefs d’État du G5 Sahel concernant la création de la force conjointe G5 Sahel. L’UE a été la première à annoncer une contribution financière en faveur de cette initiative, un montant de 50 millions d’euros ayant été envisagé à cette fin.

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Quelques heures à peine après une incursion meurtrière dans un camp militaire de la localité de Bintagoungou, à 80 km à l’ouest de Tombouctou samedi 17 juin 2017 («cinq morts, huit blessés et neuf véhicules perdus», selon un bilan de l’armée malienne), les djihadistes frappent de nouveau dans un lieu de villégiature à quelques encablures de la capitale, Bamako. Deux personnes dont une Franco-Gabonaise y ont laissé la vie. A noter qu’il y avait une quarantaine personnes sur place au moment de l’assaut, des clients et salariés du site. Quatre terroristes ont été abattus par les forces de sécurité. Il n’y a pour le moment aucune revendication, mais pour les autorités il ne faut aucun doute que ce sont les groupes djihadistes…

L’attaque s’est produite hier dimanche vers 16h, heure locale. Les individus armés ont pénétré sur les lieux et ont tout de suite commencé à tirer sur les clients de ce lieu de vacances très prisé par les expatriés et les Occidentaux. N’eût été l’intervention très rapide des forces spéciales maliennes, des soldats français de l’opération Barkhane et des troupes de la Minusma (mission de l’ONU au Mali), le bilan aurait pu être beaucoup plus lourd. La dernière attaque de ce type remonte au 21 mars 2016, presque dans les mêmes conditions dans un hôtel de Bamako où séjournait la mission de l’Union européenne au Mali (EUTM Mali).

Depuis le terrible assaut de l’hôtel Radisson Blu de Bamako (21 morts), la capitale est régulièrement la cible des djihadistes, qui profitent des faiblesses de l’armée malienne pour frapper presque où bon leur semble, pour ensuite disparaitre rapidement dans la nature, dans ce vaste pays, le 23ème dans le monde par la superficie, impossible à sécuriser, surtout pour un Etat aussi démuni…

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Les groupes djihadistes ont encore frappé au Mali ce samedi 17 juin, dans un camp militaire, la énième incursion de ce type. “Vers cinq heures, les jihadistes ont attaqué le camp militaire de Bintagoungou. Il y a au moins deux militaires tués”, a confié à l’AFP un élu de cette localité, située à environ 80 km de Tombouctou, une des plus grandes villes du nord du pays. “Beaucoup d’autres (militaires) sont pour le moment portés disparus. Tout le matériel militaire du camp a été détruit”, a ajouté la même source.

Un habitant de la localité a confirmé les dires de l’élu : “On ne voit plus de militaires maliens. Le camp a été détruit. Les jihadistes sont repartis avec des otages militaires“. Une source militaire malienne a abondé dans le même sens, mais n’a pas souhaité en dire plus sur le bilan humain, les dégts matériels et les enlèvements.

Jeudi 15 juin 2017, un soldat malien avait trouvé la mort dans l’explosion d’une mine planquée par des djihadistes près d’Asongo, dans la région de Gao (nord). A ajouter à l’assaut au cours duquel des djihadistes avaient mis le feu à des postes de la douane et de la gendarmerie à Hombori, dans la même région, d’après le ministère malien de la Défense et des élus locaux. Bref, les autorités maliennes sont aux abois, complètement démunies, avec une armée sous-équipée, mal entrainée et démotivée, face à des groupes djihadistes lourdement armés et très mobiles dans un immense territoire de 1 241 238 km2, le 23ème pays le plus grand de la planète.

Le ministre malien des Affaires étrangères, Abdoulaye Diop, au nom des pays du G5 Sahel, a demandé hier au Conseil de sécurité de l’ONU de presser le pas pour voter une résolution autorisant la mise en place d’une force africaine anti-djihadiste dans le Sahel. Le G5 Sahel, dont la présidence est occupée actuellement par le Mali – les autres membres sont la Mauritanie, le Niger, le Tchad et le Burkina Faso -, s’est engagé en mars dernier à mobiliser 5000 militaires pour croiser le fer avec les djihadistes. Les Français ont pondu le texte de la résolution, lequel stipule aussi un soutien financier, mais les Etats-Unis trainent les pieds…

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Le ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi Imed Hammami s’est entretenu, lundi 30 mai 2017, avec l’ambassadrice du Mali à Tunis Diakité Fatoumata N’diaye au sujet des perspectives de coopération bilatérale dans ce domaine.
Le ministère travaille actuellement sur l’installation de deux centres de formation professionnelle au Mali en se basant sur l’expertise et les compétences tunisiennes, indique-t-il dans un communiqué.
L’ambassadrice du Mali a souligné, lors de l’entretien, la disposition de son pays à renforcer davantage la coopération avec la Tunisie dans ce domaine, saluant la renommée des compétences tunisiennes au niveau mondial.
Imed Hammami a pour sa part mis en exergue l’importance du développer le partenariat sud-sud et de consolider la coopération avec les pays africains, et notamment le Mali, au service des intérêts des deux parties.
Il a dans ce sens évoqué l’activation du mémorandum d’entente signé en avril dernier à l’occasion de la visite du Chef du gouvernement au Mali et portant sur l’apport d’un soutien technique par le biais d’experts et de spécialistes en formation tunisiens, l’élaboration de programme de formation et la formation des formateurs.

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Le directeur adjoint du Fonds monétaire international Afrique, Roger Nord, a été reçu en audience vendredi dernier, par le Premier ministre malien, Abdoulaye Idrissa Maïga. Il était accompagné pour la circonstance du ministre de l’Economie et des Finances, Boubou Cissé. A sa sortie d’audience il a expliqué à la presse qu’avec le Premier ministre, il a évoqué la situation économique du Mali et la mise en œuvre du programme appuyé par le FMI. Il a aussi saisi l’opportunité pour féliciter le chef du gouvernement pour la bonne mise en œuvre du programme économique.

En effet, la croissance au Mali se maintient à un niveau adéquat, voire rigoureux et est estimée à environ 6%, a-t-il indiqué. La mise en œuvre du programme soutenu par le FMI est également très satisfaisante parce que les objectifs ont été atteints, a-t-il souligné. Ce qui permettra à la mission qui vient de séjourner dans notre pays de recommander au conseil d’administration du Fonds le décaissement de la prochaine tranche. Interrogé sur le montant de la dite tranche, le directeur adjoint du FMI Afrique a répondu que cette tranche va faire l’objet de discussion et que son équipe va proposer au conseil de l’augmenter afin d’ aider le Mali à faire face à ses défis.

Concernant l’économie malienne, il a souligné qu’elle a fait un net rebond ces dernières années. Avec déjà 6% de croissance, elle est tout à fait en ligne avec l’économie de l’UEMOA qui connaît aussi une croissance vigoureuse. Par ailleurs, il a souhaité que ces croissances soient bien reparties et qu’elles bénéficient à toutes les populations. Le responsable du Fonds a souhaité aussi une augmentation des recettes de l’Etat car c’est grâce à cette augmentation que les importantes dépenses sociales et celles relatives aux infrastructures pourront se réaliser.

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  • La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par la FEC et la prorogation d’une année du programme.
  • La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché.
  • L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire.

Une mission du Fonds monétaire international (FMI) conduite par Boriana Yontcheva, a séjourné à Bamako du 2 au 12 mai 2017 dans le cadre des consultations relatives à la septième revue du programme économique et social du gouvernement appuyé par l’accord au titre de la facilité élargie de crédit (FEC) du FMI approuvé en décembre 2013.

A l’issue de la mission, Madame Yontcheva a fait la déclaration suivante :

« La mission du FMI et les autorités sont parvenues à un accord préliminaire qui permettra de recommander au Conseil d’administration la conclusion de la septième revue du programme appuyé par

la FEC et la prorogation d’une année du programme. Suivant le calendrier actuel, la septième revue du programme FEC devrait être conclue en Juillet 2017, avec l’examen du dossier par le Conseil d’Administration. »

« La mission se réjouit des performances macroéconomiques soutenues de l’économie malienne. D’après les estimations préliminaires pour l’année 2016, le taux de croissance du produit intérieur brut (PIB) s’est situé à 5.8%, et l’inflation a été contenue à moins de 1%, reflétant des prix du pétrole bas. Le déficit budgétaire s’est situé à 4% du PIB en en ligne avec les objectifs du programme, certaines recettes supplémentaires ayant permis de compenser les dépenses additionnelles engagées pour faire face aux élections et aux besoins sécuritaires. En revanche, le déficit du solde global de la balance des paiements s’est creusé de 2,3 points de pourcentage pour atteindre 3,9 % du PIB».

« La mission et les autorités ont examiné l’exécution budgétaire pour 2016 et le début 2017. Tous les critères de performances du programme à fin décembre 2016 ont été atteints. Des retards ont été toutefois enregistrés dans la mise en œuvre des réformes structurelles prévues à fin Décembre, même si des progrès encourageants ont été notés.»

« La croissance économique devrait rester forte en 2017 mais les risques sont baissiers, notamment en raison des conditions d’insécurité et du renchérissement des conditions de financement du marché. Des revendications sociales en ce début d’année ont donné lieu à des dépenses budgétaires non prévues en 2017. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur la nécessité de maintenir les dépenses en ligne avec les ressources budgétaires, tout en protégeant les dépenses sociales et en stimulant l’investissement public à moyen terme. L’équipe du FMI et les autorités se sont accordées sur l’importance de la mobilisation des recettes nationales et d’une trajectoire budgétaire qui maintienne la discipline budgétaire. A cet égard, la mission du FMI soutient l’objectif des autorités d’atteindre un déficit budgétaire global de 3% du PIB en 2019, un des critères de convergence de l’UEMOA. La mission a également encouragé l’achèvement des réformes en cours visant à limiter les dépenses fiscales par le contrôle des exonérations discrétionnaires. La mission a souligné l’importance d’améliorer la mobilisation des recettes, y compris par la fixation de prix des produits pétroliers à la pompe reflétant l’évolution des cours mondiaux de ces produits tout en limitant l’impact sur les populations les plus vulnérables. »

La mission a rencontré le Premier Ministre, M. Abdoulaye Idrissa Maiga, le Ministre de l’Économie et des Finances, Dr. Boubou Cissé, le Ministre de la Décentralisation et de la Fiscalité Locale, M. Alassane Ag Ahmed Moussa, le Directeur national de la Banque centrale des États de l’Afrique de l’Ouest, M. Konzo Traoré, et d’autres hauts responsables publics ainsi que les représentants de la société civile, du secteur privé et des partenaires techniques et financiers du Mali.

L’équipe du FMI exprime sa gratitude aux autorités ainsi qu’à tous leurs autres interlocuteurs pour les discussions franches et constructives et la chaleureuse hospitalité qui leur a été réservée.

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Presque deux ans après sa signature, l’Accord de paix du 20 juin 2015 est aujourd’hui fragilisé par la stratégie des groupes armés djihadistes, qui s’activent à étendre le conflit du Nord Mali vers les régions du centre et les pays limitrophes. La recrudescence de l’insécurité y entraîne désengagement de l’État, violences intercommunautaires, et exactions de l’armée malienne et des groupes armés, fournissant un terreau idéal à l’extension des groupes terroristes. Il est urgent que la communauté internationale renforce les moyens de la MINUSMA dans les régions centrales du Mali et que les autorités maliennes engagent par ailleurs une véritable lutte contre l’impunité.

Dans une note de position publiée ce jour, la FIDH et son organisation membre l’Association malienne des droits de l’Homme (AMDH) analysent la dégradation de la situation sécuritaire et des droits humains au Mali. Elles recommandent une réorientation des priorités, afin de renforcer la mission de paix de l’ONU, notamment au centre du pays, et lutter contre l’impunité. Une délégation commune FIDH / AMDH est au siège des Nations Unies à New York du 7 au 13 mai pour y exposer ces recommandations.

« Plus de 150 personnes ont perdu la vie depuis le début de l’année 2017 dans des attaques terroristes, des assassinats ciblés et lors de conflits intercommunautaires. Face à cette violence qui perdure au Nord Mali et se développe au Centre, il est urgent de réagir pour protéger les populations civiles et poursuivre et condamner les auteurs de crimes graves. » a déclaré Me Moctar Mariko, président de l’AMDH.

Le Mali connaît actuellement un niveau d’insécurité sans précédent. La FIDH et l’AMDH sont inquiètes de la multiplication d’actes terroristes de plus en plus sophistiqués et dévastateurs au Nord et au centre du pays. Dans les régions de Ségou et Mopti, les groupes terroristes (tels que le Front de libération du Macina rattaché au mouvement terroriste Ansar Dine d’Iyad Ag Ghali) mènent depuis plus d’un an des attaques et des actions ciblées contre les représentants de l’État, les notables et les communautés locales. Cette stratégie d’insécurité accroît le désengagement de l’État, qui n’est plus en mesure de protéger les populations civiles ou de leur fournir les services publics de base, tels que l’accès à l’éducation et à la santé.

A son tour, le désengagement de l’Etat des zones gagnées par le conflit fournit un terreau favorable à l’implantation des groupes terroristes. En outre, il encourage les populations civiles à s’armer et organiser elles-mêmes leur protection, au risque d’amalgames et dérives. La recrudescence d’affrontements intercommunautaires violents a causé la mort de plus de 117 personnes en 2016 et 2017.

La FIDH et l’AMDH appellent la MINUSMA à renforcer son soutien aux autorités nationales dans la protection des civils, en particulier dans les régions du centre du pays. Nous appelons également le Conseil de Sécurité de l’ONU à prendre des sanctions individuelles ciblées contre les individus s’opposant à la mise en œuvre de l’Accord de paix et contre ceux qui commanditent ou ordonnent des violences.

Par ailleurs, la riposte de l’armée malienne face à l’insécurité grandissante s’accompagne de graves violations des droits humains. Notamment de nombreuses arrestations, des détentions arbitraires, et des  actes de torture perpétrés dans le cadre d’opérations anti-terroristes.

Pour rétablir le lien de confiance entre les populations civiles et l’État, crucial dans la lutte contre le terrorisme, il est urgent d’encadrer davantage la réponse militaire afin de mettre fin a ces exactions et de tout mettre en œuvre pour permettre le retour des services publics de base.

Enfin, la lutte contre l’impunité des auteurs des crimes les plus graves demeure ambivalente. Le rapport détaille l’état des procédures judiciaires en cours devant les tribunaux maliens pour les crimes commis depuis 2012. Certaines avancées sont prometteuses, comme l’ouverture du procès de l’ex-putschiste Amadou Haya Sanogo. Mais quasiment toutes les procédures concernant les crimes commis au Nord Mali durant l’occupation de 2012-2013 piétinent, y compris celles initiées par nos organisations au nom de plus d’une centaine de victimes de violences sexuelles. Nous appelons les autorités maliennes à intensifier leurs efforts en matière de lutte contre l’impunité.

Rapport sur : fidh.org/fr/regions/afrique/mali/terrorisme-et-impunite-font-chanceler-un-accord-de-paix-fragile

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L’Elysée a annoncé dans un communiqué rendu public ce jeudi qu’un soldat français a été tué dans la nuit de mercredi à jeudi au Mali dans un accrochage avec des terroristes lors d’une opération dans le sud-est de ce pays, rapporte l’AFP.

Il s’agit d’un caporal-chef du 6e régiment du génie d’Angers dont François Hollande a “salué le sacrifice”, a précisé la présidence française.

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L’état d’urgence au Mali, en vigueur quasiment sans interruption depuis 16 mois a été prorogé à partir de vendredi pour dix jours.

Selon les données publiées sur le site Mali Actu, cette mesure d’exception a été instaurée à plusieurs reprises dans le pays depuis l’attaque jihadiste contre l’hôtel Radisson Blu de Bamako le 20 novembre 2015 (20 morts, outre deux assaillants tués).

Il avait pour la dernière fois été prorogé de six mois le 30 juillet 2016. Cette prolongation a permis de « renforcer davantage les dispositifs de prévention et de lutte contre le terrorisme et d’accroître les capacités opérationnelles et les actions de contrôle des forces armées et de sécurité » ainsi que « d’assurer la mise en œuvre diligente des procédures juridictionnelles liées aux actes et aux menaces terroristes », a encore ajouté la même source.

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Depuis quelques mois, l’armée allemande a significativement renforcé sa présence au Mali, avec l’arrivée de huit hélicoptères et surtout de plusieurs centaines d’hommes, au point de constituer le plus gros déploiement de la Bundeswehr à l’étranger, selon l’AFP.

Avec cet engagement, qui s’inscrit dans une volonté de Berlin d’assumer plus de responsabilités au plan international, l’Allemagne est désormais l’une des nations phares de la Mission de l’ONU au Mali (Minusma), forte de 12 000 hommes.

En plus des quatre hélicoptères de transport NH90 qui stationnent depuis quelques jours sur le tarmac de l’aéroport de Gao (nord), l’armée allemande enverra, début mars, quatre hélicoptères de combat Tigre qui participeront à des missions de reconnaissance, au côté de blindés légers et drones allemands.

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Le Mali n’en finit pas avec les épisodes sanglants depuis que les djihadistes se sont implantés dans ce vaste territoire de 1,24 million km², matériellement impossible à sécuriser, surtout pour une armée sous-équipée et mal préparée au fléau du terrorisme. Un attentat-suicide contre un camp du Mécanisme opérationnel de coordination (MOC), qui a la mission de piloter des patrouilles mixtes, a causé au moins 37 décès ce mercredi 18 janvier au matin à Gao, dans le nord du Mali, d’après l’ONU.

« Le bilan est de plusieurs dizaines morts et plusieurs dizaines de blessés », a indiqué à Jeune Afrique aujourd’hui la porte-parole de la force de la Minusma, Radhia Achouri,
« Le bilan est de 37 morts », a confié à l’AFP une source militaire au sein de la Minusma, qui a ajouté qu’on a affaire à une attaque kamikaze.

Le président de la République, Ibrahim Boubacar Keïta, suite à ce carnage, a décrété trois jours de deuil national.
On a également appris, sur le compte Twitter de la présidence malienne, que le ministre de la Défense, Abdoulaye Idrissa Maïga, avait programmé un déplacement dans cette région ce mercredi…

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Il y a du beau monde au sommet Afrique-France, qui a démarré hier vendredi 13 janvier et s’achève ce samedi, dans la capitale malienne, Bamako. En effet une trentaine de chefs d’État et de gouvernement ont fait le déplacement pour la 27e rencontre du genre.

Comme ce fut le cas au dernier sommet, à Paris, en décembre 2013, les présidents francophones du continent se sont mobilisés en masse. En Afrique de l’Ouest, Macky Sall (Sénégal), Alpha Condé (Guinée) ou encore Roch Marc Christian Kaboré (Burkina Faso) ont répondu présents. Pareil pour leurs homologues d’Afrique centrale : Ali Bongo Ondimba (Gabon) ou Denis Sassou Nguesso (Congo). Même les chefs d’État anglophones sont venus au Mali : Uhuru Kenyatta (Kenya), Nana Akufo-Addo (Ghana) ou encore Muhammadu Buhari (Nigeria). Mais l’événement cette année est sans doute la présence de Paul Kagame (Rwanda) et Robert Mugabe (Zimbabwe), qui ne raffolent pas de ce genre de rendez-vous. Kagame a des rapports très tendus avec la France, qu’elle accuse d’avoir fermé les yeux sur le génocide dans son pays ; quant à Mugabe, il n’a pas son pareil pour tirer sur les Occidentaux, qui l’accusent à leur tour, à juste titre d’ailleurs, d’être un tyran…

Mais il y a de grands absents : Alassane Ouattara (Côte d’Ivoire) et Joseph Kabila ( République Démocratique du Congo). Le premier vient d’essuyer une mutinerie des soldats dans plusieurs villes du pays, le second fait face à une crise politique majeure du fait de son entêtement à briguer à un troisième mandat que la Constitution lui interdit…

Les dirigeants africains sont venus converser avec le président français, François Hollande sur les voies et moyens pour enrayer le péril terroriste qui a frappé les capitales africaines dernièrement. Bien entendu il y aura au passage quelques leçons administrées par Hollande sur la nécessité impérieuse de respecter les verdicts des urnes et de ne pas tripatouiller les Constitutions, sport favori de certains hommes forts du continent ( Mugabe, Kagame… pour ne citer que ceux-là). Mais le discours du chef de l’Etat français risque d’être fragilisé par son statut de futur retraité de la vie politique après l’élection de 2017, à laquelle il a décidé de ne pas participer…

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Le gouvernement malien dénonce une campagne de désinformation à des fins inavouées réaffirmant que le (fameux) communiqué sur la signature d’un prétendu accord avec l’Union européenne n’a aucune valeur juridique au regard du droit international.

Un vent de panique a fortement soufflé, ces derniers temps, dans les rangs de la Diaspora malienne en Europe. Un prétendu accord aurait été signé par le gouvernement du Mali avec l’Union européenne pour le rapatriement de Maliens, en situation irrégulière dans l’espace européen. Tout est parti d’un communiqué conjoint publié suite à la visite dans notre pays du ministre des Affaires étrangères des Pays-Bas, Bert Koenders. Les réseaux sociaux ont fait le reste. Malgré les efforts déployés par le gouvernement pour clarifier le sujet avec des démentis officiels de l’UE et de l’ambassadeur des Pays-Bas, la Diaspora malienne et une partie de l’opinion nationale ne semblent pas se laisser convaincre.

Hier mercredi 21 décembre, à Koulouba, le ministre des Affaires étrangères, de la Coopération internationale et de l’Intégration africaine, Abdoulaye Diop, et son collègue des Maliens de l’extérieur, Abdourhamane Sylla, ont animé une conférence de presse pour répéter pédagogiquement qu’« il n’en était rien en réalité ». « Aucun accord n’est signé », ont-ils martelé en chœur. Cette rencontre avec les journalistes fait suite à une sortie médiatique du ministre de l’Economie numérique, de la Communication et des Nouvelles technologies, Porte parole du gouvernement, Me Mountaga Tall, pour rappeler la détermination des autorités de notre pays à protéger nos compatriotes partout où ils sont établis.

Les ministres Diop et Sylla ont nié en bloc l’existence d’un accord qui irait à l’encontre des intérêts de notre Diaspora dont l’apport annuel à l’économie nationale s’élève à plus de 120 milliards de Fcfa. Aujourd’hui, selon des sources diplomatiques, ce sont plus de 4 millions de Maliens qui vivent à l’extérieur du pays. Et toutes les régions de notre pays sont concernées par l’émigration.

Pour Abdoulaye Diop, les Maliens de l’extérieur, comme de l’intérieur, ont droit à une clarification sur une question aussi délicate. «Défendre et promouvoir l’intérêt du Mali et contribuer au retour du Mali dans le concert des Nations» a toujours été le seul objectif du gouvernement, selon le chef de la diplomatie. Reconnaissant que l’émigration clandestine est un drame pour notre pays, il soutient qu’il est impératif de trouver les moyens de freiner le mal. « Il faut lutter contre les causes profondes de l’émigration en s’attaquant au sous-développement et faciliter l’accès au visa », a-t-il dit. « Si les pays d’accueil décident de lutter contre l’immigration clandestine, ils doivent néanmoins respecter les droits de nos ressortissants. Le Mali n’entend pas monnayer sa dignité même si l’UE est un partenaire au développement de poids », a indiqué, sans détour, le patron de la diplomatie malienne. «C’était une surprise totale d’entendre, par voie de presse, la signature d’un accord de réadmission.

L’annonce a été faite par les médias internationaux et relayée par la presse locale qui n’a pris aucun soin de vérifier auprès du ministère des Affaires étrangères», a-t-il dit, interloqué.

Qu’est ce qui s’est donc passé lors de la visite du ministre Koenders ? Cette visite du ministre des Affaires étrangères au compte de l’UE, a dit Abdoulaye Diop, est intervenue dans le cadre d’échange sur les questions migratoires. Il s’agissait d’une visite « qui ne visait pas à signer un accord à Bamako». Pour signer un accord, il faut passer par des étapes de négociation, notamment à l’Assemblée nationale, a expliqué M. Diop. « Nous avons eu une séance de travail avec d’autres ministres. C’est à la suite d’un déjeuner qu’un communiqué a été signé. Dans la pratique diplomatique, ce communiqué consigne les points d’accord et de désaccord. Nous avons identifié les domaines de coopération et avons dit qu’une structure sera mise en place pour la mise en œuvre. Ce document n’a pas la valeur juridique d’un accord », a-t-il poursuivi. « Pour montrer notre bonne foi, le communiqué a été rendu public. A son retour aux Pays-Bas, le ministre néerlandais a exhibé ce communiqué comme un trophée, pour prétendre la signature d’un accord historique. La presse internationale  a véhiculé l’information sans aucune vérification. Le 15 décembre, voyant l’émoi que cette situation a créé, nous avons écrit pour exiger un démenti de la part de l’Union européenne. Pour la simple raison qu’aucun accord n’a été signé », a expliqué le ministre Diop.

« Nous avons reçu une note verbale de l’ambassade des Pays-Bas pour dire que le communiqué ne constitue aucunement un accord au sens du droit international. À partir de ce moment, nous estimons que ce débat aurait dû être définitivement clos. C’est un simple communiqué entre parties », précise le ministre des Affaires étrangères qui dénonce «une désinformation avec des intentions inavouées ».

Pour sa part, le ministre  Abdourhamane Sylla qui partage, en intégralité les arguments de son collègue, a regretté le fait que le gouvernement soit «mal compris». « Les conditions dans lesquelles se trouvent les Africains dans les pays d’accueil sont inacceptables. Il faut alors trouver des solutions à cette situation qui déshonore notre pays », a-t-il dit. La réalité, a ajouté le ministre, oblige certains migrants à retourner à la maison. « A ceux-ci, nous travaillons à trouver des fonds pour leur réinsertion dans l’économie locale, a précisé  Abdourhamane Sylla. Un tel accord ne sera pas signé par le Mali. Le Mali ne se laissera pas faire ».

Pour le ministre Diop, le président Ibrahim Boubacar Keïta accorde beaucoup d’intérêt aux préoccupations de nos ressortissants. « La preuve est qu’à chaque déplacement à l’étranger, il rencontre nos ressortissants pour recueillir leurs doléances afin d’y trouver des solutions adaptées. Le président de la République et le Premier ministre n’ont, en aucun moment, autorisé la signature d’un tel accord ».

Abdoulaye Diop a demandé aux hommes de média de prendre le temps de vérifier les informations avant de les publier. « Notre pays se relève et il a besoin de paix et de stabilité », a ajouté le ministre

Diop qui dit endosser « l’entière responsabilité de cet incident malheureux ». Il a présenté ses excuses à tous les Maliens pour les désagréments causés par cette campagne de désinformation.

Pour conclure, celui qui est lui-même « fils de migrant au Congo-Brazzaville » et dont « le père a été expulsé en 1978 », affirme qu’il ne saurait être à l’origine d’un accord qui autorise les Européens à expulser des Maliens.

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Lors de la tenue des élections municipales, dimanche dernier au Mali, cinq soldats maliens ont été tués dans attaque djihadiste, rapporte, ce mardi 22 novembre 2016, le site d’information « Africanews ».

A noter que le Nord du Mali est connu par l’augmentation du phénomène des attentats sanglants menés par des groupes terroristes  contre le gouvernement et ses alliés, explique la même source.

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L’expert indépendant de l’ONU sur la situation des droits de l’Homme au Mali, Souleymane Baldo, a appelé à redoubler d’efforts pour la mise en place d’un accord de paix, rapporte la chaîne BBC.

A la fin de sa septième visite dans le pays depuis 2013, il a constaté que la situation des droits de l’homme s’est détériorée au Mali.

Il s’est dit préoccupé par la situation de 113 femmes victimes de violence de la crise malienne.

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Quatre militaires maliens ont été tués ce vendredi dans le centre du pays par des mines qui ont explosé au passage de leur véhicule. Selon l’AFP, l’information a été confirmée par un officier de l’armée malienne en poste à Ségou, une des principales villes de la région, précisant que l’attaque s’était produite “dans le village de N’Goma Coura”.

“Deux véhicules de l’armée ont été calcinés après l’explosion de trois mines”, selon cette source, qui fait également état de plusieurs soldats blessés et de l’envoi de renforts de l’armée sur les lieux.

Deux soldats maliens avaient été tués et deux grièvement blessés le 5 octobre près de Tombouctou, dans le nord-ouest du pays, par l’explosion d’une mine dans les mêmes circonstances, selon des sources militaires.

 

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La «2ème phase du projet de transfert de technologies écologiquement rationnelles » (MED TEST 2) dans la région du Sud de la Méditerranée

Le secrétaire général adjoint aux opérations de maintien de la paix des Nations Unies, Hervé Ladsous, estime que la dégradation quotidienne de l’environnement sécuritaire est défavorable à la stabilisation durable au Mali, rapporte la chaîne BBC.

Ladsous dénonce l’inertie des acteurs maliens à œuvrer pour le retour de la paix dans ce pays. M Ladsous a en outre déploré les attaques contre la mission onusienne au Mali (Misuma). Il a fait allusion à celle qui a causé la mort de deux Casques bleus à Kidal, mais aussi aux attaques de Sévaré et Boni, dans la région de Mopti ainsi que celle de Nampala, dans la région de Ségou qui a fait 18 morts.

Selon le Secrétaire général adjoint de l’Onu ces attaques sont souvent menées contre l’autorité de l’État sur un fond de dégradation générale de l’état de droit et de la cohésion sociale. Herve Ladsous précise que dans la seule région de Mopti par exemple, les violences inter-communautaires ont fait 24 morts et 53 blessés entre fin juin et début septembre, a ajouté la même source.

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La mission des Nations unies a dévoilé dans un communiqué les détails d’une  chaude journée où l’un de ses camps dans le nord du Mali a été attaqué par des tirs de mortier. Un soldat des Casques bleus de l’Onu en mission au Mali a été tué,lundi, et cinq autres grièvement blessés.

Selon des formations  rapportées,  ce mardi 4 octobre 2016 par le site « Africanews » ,  c’est la conséquence d’une attaque subie par le camp de la Mission des Nations unies au Mali (Minusma) dans l’après-midi. La mission affirme avoir été la cible de tirs mortiers.

“Une force d’intervention rapide de la Minusma  a immédiatement été déployée après les tirs pour en identifier l’origine. Deux des véhicules d’intervention ont alors heurté une mine ou unIED, l’explosion a entraîné la mort d’un Casque bleu”, a expliqué la même source.

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Trois militaires maliens ont trouvé la mort dans une attaque armée hier vendredi 09 septembre. Ils escortaient une unité des forces armées maliennes, sur l’axe Douentza-Gao, aux alentours de Boni (au centre du pays), quand ils ont essuyé des tirs, a fait savoir hier un communiqué du ministère malien de la Défense.

Le communiqué précise que deux voitures ont subi des dégâts lors de cet assaut et que des éléments de l’armée malienne ont été envoyés sur les lieux du guet-apens pour porter secours aux blessés et patrouiller dans la zone.
Le ministre malien de la Défense a condamné fermement cette attaque, qualifiée de lâche et barbare, et réaffirme que les forces armées maliennes sont déterminées à aller au bout de leurs missions de sécurisation des populations et de leurs biens, dit le texte.

Pour rappel, plusieurs attaques de ce type se sont produites dans la zone ; récemment une d’entre elles avait fait un carnage dans les rangs de l’armée – une dizaine de morts -, ce qui avait conduit à l’éviction, la semaine dernière, du ministre de la Défense, Tiéman Hubert Coulibaly.

C’est toute la difficulté de sécuriser un territoire aussi vaste que le Mali, 1,24 million km², qui plus est comprend une immensité désertique impossible à maitriser et où les djihadistes peuvent se mouvoir à leur guise. Certes grâce aux troupes françaises la victoire contre les groupes terroristes a été nette et salutaire, car ils étaient à deux doigts de s’emparer de la capitale malienne, Bamako. Mais par la suite les djihadistes se sont dispersés dans la nature, par petites unités, et posent de gros problèmes aux autorités avec des incursions meurtrières. Ajoutez à cela une armée malienne sous-entrainée, mal équipée, démotivée, vous avez tous les ingrédients d’un face à face avec les djihadistes qui sera long et sanglant…

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

AFRIQUE

Le président français, Emmanuel Macron, est décidément très actif sur le contient africain. Après avoir parrainé la force conjointe anti-djihadiste des pays du Sahel,...

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