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Le classement mondial de la liberté de la presse établi par l’Organisation Reporters sans frontières (RSF) au titre de 2017 confirme les restrictions sur les médias et les agressions contre les professionnels du métier en Tunisie, a souligné, jeudi, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT).
” Le Syndicat n’a cessé d’avertir contre les restrictions de la liberté de la presse en Tunisie “, a encore souligné le Syndicat dans un communiqué ajoutant que de hauts responsables au sein du gouvernement ont été déjà informés du danger de ces restrictions et de leur impact sur le processus de transition démocratique et sur l’image du pays.
Le Syndicat a affirmé avoir évoqué ces dangers dans ses rapports et conférences de presse citant en exemple un climat non favorable à la liberté de la presse et d’expression, le recours à des mécanismes et lois exceptionnelles comme l’état d’urgence, la loi anti-terroriste et les tribunaux militaires pour statuer sur les affaires d’édition.
Selon le Snjt, le classement mondial de la liberté de la presse, intervient dans un contexte politique marqué par des tentatives de mainmise sur les médias publics à travers notamment des nominations ” parachutées ” et la surpression du rôle de l’instance de régulation dans le paysage audiovisuel, lit-on dans le même communiqué.
La Tunisie a été classée 97e sur 180 pays en matière de liberté de la presse, selon le classement annuel de RSF, publié, mercredi.
La Tunisie occupait le même rang en 2016. Elle était classée 126e en 2015, 133e en 2012 et 164e en 2010, avant la chute de Ben Ali.
La Norvège est en tête du classement 2017, la Corée du Nord, dernière sur la liste.

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Il ne fait nul doute que l’un des défis des deux derniers gouvernements de l’après Ben Ali, reste l’instabilité sociale qui a caractérisé les six dernières années. Or, derrière toutes les grèves, légales et illégales, il y a toujours l’unique (par absence de volonté politique d’instaurer le pluralisme syndical et maintenir le syndicat unique comme un vestige de l’époque du parti unique) centrale syndicale qui a même réussi le tour de passe-passe d’éliminer la protection du droit au travail de la Constitution en face d’un droit, complètement débridé, de la grève dans la même Loi fondamentale, présentée comme «la meilleure du monde».

Aidée par une déliquescence programmée de l’autorité de l’Etat, une faiblesse attendue des gouvernements de l’après Ben Ali et l’impuissance des partis politiques qui a abouti au processus du dialogue national, l’UGTT a muté de partenaire social et économique à partie prenante, directe et incontournable, de toute la vie politique. Le pouvoir lui montant à la tête, l’omnipotente UGTT tend même à devenir un puissant lobby qui a la prétention, et le dit, de faire et défaire les gouvernements et demander carrément la tête de tel ou tel ministre par solidarité avec l’un des membres de sa base. Une base par ailleurs que la Centrale n’a jamais pu, à moins que ce ne soit du simple cinéma, maîtriser.

Force est d’avouer que, jamais les ouvriers tunisiens n’ont pu réaliser autant de bénéfices qu’avec l’UGTT de la période 2011 à 2015. Et qui plus est, sans faire presque bouger les ratios du travail. En tout cas, pas autant que le volume des salaires, passé d’un peu plus de 6 Milliards DT à presque 14 Milliards DT en l’espace de 5 années seulement.

En face et à titre d’exemple, «sur un an, la production industrielle du mois de novembre 2016 a enregistré une baisse de 1,5%. Cette baisse est due essentiellement à la régression de la production dans le secteur de l’industrie manufacturière(-2,4%) suite à la baisse observée dans les secteurs de raffinage de pétrole (-66,2%), de l’industrie textile habillement et cuir(-3,0%),de l’industrie chimique (-3,8%) et de l’industrie du caoutchouc et des plastiques (-7,8%). La production du secteur de l’industrie de l’extraction de produits énergétiques a enregistré aussi une baisse   de 1,0%», selon les derniers chiffres de l’INS. Ni le gouvernement de Habib Essid, ni celui de Youssef Chahed, encore moins tous ceux de la Troïka, n’ont pu remettre le pays au travail pour égaliser la balance «salaire-production». Grand bien leur fasse, même si dans ce déséquilibre, toute la Tunisie est perdante !

Or, depuis qu’elle est devenue le pivot de toute la scène, politique notamment, et sociale aussi en face d’une Gauche locale faiblarde et n’ayant pas pu traduire ses thèses en une politique économique structurée, la centrale syndicale unique se comporte comme l’ancien parti unique.

Dans son collimateur, les médias de la part desquels, elle n’accepte plus aucune critique. Désormais pour l’UGTT, critiquer équivaut à insulter, opposer une logique économique à ses thèses socialisantes équivaut à attaquer le syndicat et le syndicalisme, critiquer un droit de grève qui met en péril le droit du citoyen à un service public, continu et de qualité, équivaut à remettre en cause un droit constitutionnel sans aucune limite. S’y hasarder, c’est s’attirer les foudres de ses services de communication.

Ce sont alors des pressions sur l’employeur du journaliste, et c’est aussi le boycott du média «déviant». Les exemples, comme pour certains journalistes de la radio publique, sont nombreux. Résister aux pressions, cela s’appelle chez l’UGTT, «s’acharner à insulter l’UGTT» de leur point de vue.

Les réseaux sociaux échappant à tout contrôle et les membres du syndicat unique se considérant au-dessus des lois, ce sont alors insultes et menaces. Dans cet instantané du compte fb du porte-parole de l’UGTT, ce dernier traite un journaliste de la radio de «mercenaire» et demande qu’on l’arrête de «insulter l’UGTT», dans un déni pur et simple de la liberté d’expression et la liberté d’opinion. Réagissant aux insultes de son compère, un ancien SG adjoint de la même UGTT, menace carrément d’aller «infliger une correction» au journaliste en question, pour crime de lèse-majesté.

Venant du porte-parole, ces insultes engagent ainsi toute l’UGTT qui se déchaîne ce faisant contre un journaliste de la radio et partant contre les médias et la presse qui ne lui seraient pas acquis ! S’en excusera-t-elle ? Nous ne le croyons pas !

C’est cela désormais aussi, à côté de la défense aveugle des intérêts de l’ouvrier, l’UGTT. Oser la critiquer, c’est aussi désormais prendre le risque de se faire, impunément, insulter. Le risque de voir votre employeur, ou toute autre organisation professionnelle, prendre votre défense, est nul. Ils auront trop peur, au moins, de voir se fomenter une grève chez eux et même de se voir éjecter. La centrale syndicale a le bras long. Gouvernement et patronat «composent» avec l’ogre. Et s’ils n’ont pas peur, ils ménagent au moins le puissant syndicat unique. Mais n’est-ce pas cela le quotidien de tout journaliste ? Il se doit toujours d’avoir présent dans la tête cet adage du train qui passe !

 

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Le 21 décembre 2016, Béji Caïed Essebssi aura passé deux années jour pour jour à la tête de l’une des deux têtes de l’exécutif, la présidence de la République tunisienne. Le 31 décembre au soir, il profitait de l’allocution de souhaits pour la nouvelle année 2017 pour faire ce qu’on pourrait appeler son bilan. Il l’avouera lui-même dans ce bilan «doux-amer», la Tunisie n’aura «pas réussi à réaliser les résultats économiques attendus. Le chômage, la pauvreté et la marginalisation des régions intérieures demeurent».
C’est un fait, mais BCE préfère ne pas trop s’y attarder. «Nous avons aussi réalisé des choses importantes. En premier lieu, nous avons gagné une bataille contre le terrorisme, celle de Ben Guerdane grâce aux sacrifices des habitants de la région et le courage de nos forces de sécurité. A défaut, nous aurions maintenant un Emirat Salafiste à Ben Guerdane, sur nos terres», dit-il à juste titre, surtout en parlant de bataille et non de guerre.
Il mettra aussi dans «notre» crédit l’accord de Carthage et le GUN qui en est issu, sans oublier à son habitude d’écorcher les partis qui ne reconnaissent pas ce document, en les comparant à une pierre jetée dans la mer. Il mettra aussi dans la case des réussites, la tenue de «Tunisia 2020» et ses promesses de 34 Milliards DT, sans oublier d’écorcher cette fois la presse qui mettait en doute la réalisation de ces promesses, en annonçant que «la moitié [Ndlr : des 34 Milliards DT] sera réalisée (…) et ce n’est pas peu de chose». Attendons quand même de le voir, même si par cela, nous risquons d’être classés parmi «ceux qui hurlent en dehors de la meute», comme il n’a pas manqué de le dire !

⦁ La belle médaille et son revers moins reluisant !

BCE reste tout de même «optimiste, malgré les difficultés». Il en veut pour preuve «le retour à la production» et donne le secteur du phosphate en exemple. Il serait certainement le seul et les chiffres de l’INS sur l’indice de production le confirment. BCE donne aussi l’exemple du tourisme qui aurait repris, sans oublier de dire «et même en provenance d’Allemagne», comme s’il voulait répondre aux cassandres qui prédisent un reflux des touristes allemands en réponse à l’attentat de Berlin. Le chef de l’Etat se félicite enfin de l’aide divine apportée à la Tunisie, par des pluies dans toutes les régions. Dieu aurait-il, sans qu’on le sache, voté BCE ?

Toujours est-il que le bilan de ces deux années de présidence BCE, c’est aussi et d’abord un ancien candidat qui a trahi ses électeurs. Arrivé à Carthage par un «vote utile» sous l’enseigne du parti anti-Ennahdha et avant le «Pacte de Carthage», il débute son mandat par le «Pacte de Paris». Une rencontre avec le chef des Islamistes tunisiens qui marquera le début d’un règne à deux, alors que Nidaa devait être le parti gouvernant, comme il est d’usage dans les démocraties les plus anciennes.
Deux années à Carthage, c’est aussi deux gouvernements et une instabilité politique dont BCE était à l’origine, puisqu’il était le 1er à appeler à la démission du gouvernement Habib Essid. Une instabilité politique qui est certainement derrière le peu ou prou de résultats économiques et sociaux.
Deux années où BCE s’était senti à l’étroit dans ses habits d’un chef de l’Etat qui n’avait presque pas de prérogatives et qui n’avait de cesse d’essayer de se faire de se faire plus de place dans cette chaise à deux qu’est constitutionnellement l’exécutif tunisien.

⦁ BCE-Médias : «Je t’aime, moi non plus» !

Mais le bilan de 2 années BCE doit aussi être dressé sur le plan de la communication. En effet, les relations du chef de l’Etat avec la presse tunisienne n’ont jamais été au beau fixe, mais plutôt du genre «je t’aime … moi non plus», avec un zeste d’aversion, presque du dédain.
Déjà Premier ministre du second gouvernement de l’après révolution, il s’en prenait à une journaliste de la télévision qui lui faisait remarquer que «la séance de questions au gouvernement s’était transformée en un procès », en lui demandant, moqueur, sans en avoir l’air et sous le rire brouillant d’Iyadh Ben Achour, «quel âge as-tu» ?. Une remarque qui pouvait sembler désobligeante pour une Dame, qui ne manque pas de le lui faire élégamment remarquer. Et BCE de lui rétorquer avec un «Dieu te vienne en aide. Il faut que tu grandisses … et il serait mieux que tu changes de politique», en référence à la nature de sa question qui semble l’avoir fortement dérangé.

En novembre 2014, devenu président, c’est par une réaction qui rappellerait presque le fameux «Bonté divine» d’un certain Moncef Marzouki que BCE s’illustre. Dans une réaction de colère manifeste, devant une journaliste qui interrompait sa citation d’un verset du Coran en l’interpellant sur la nomination du chef du gouvernement, il se retourne avec un regard révolver et tonne en arabe dialectal «Rouh Rahhiz», un mot presqu’une insulte, qui pourrait signifier «va te faire …[Ndlr : Voir chez les Grecs]». Retrouvant ses esprits, il s’explique par un reproche. «De quel chef de gouvernement parles-tu. Tu ne vois pas que je récite le coran ? Tu n’as pas honte ?».
A un autre journaliste il rétorquait «Qui es-tu ? Un journaliste toi ?». Et de poursuivre, devant le journaliste qui déclinait son identité professionnelle, «qu’ils soient maudits s’ils sont comme toi» les journalistes.
Une autre fois, face à un journaliste de l’émission télévisée «Merci de votre présence », il lui jette carrément ses notes au visage, lorsque l’animateur lui dit que «Rached Ghannouchi dit que vous vous présentez souvent comme étant aux premières loges» du pouvoir.
La dernière sortie de ses gonds face aux journalistes, du chef de l’Etat tunisien, a eu lieu lorsque ce dernier rendait visite aux blessés de l’accident routier entre un train et un véhicule de transport. Et lorsque le journaliste d’Attassia (Chaîne TV La 9) lui demande quelles mesures comptait-il prendre, il réagit d’abord, en protégeant ses yeux des torches des caméras, en demandant «qui m’a posé une question ?». Et devant le journaliste qui déclinait le nom de sa chaîne, il lui répond dans un sarcasme colérique et sous les rires de Noureddine Bhiri : «Tu ne devrais pas être ici … ni 9ème, ni 8ème, ni 5ème ».

⦁ «Foutez-nous la paix quand même !»

Et lorsque un second journaliste insistant lui repose la question sur les décisions à prendre pour endiguer le fléau des accidents de la route, il répond tout aussi sarcastique «vous ne m’avez donc pas compris. Ou est-ce que vous êtes là pour que je vous le redise… si vous n’avez pas compris, ce n’est pas la peine [Ndlr : que je le dise]», avant de s’en prendre carrément à toute la presse en l’interpellant par un «Honte à vous. Dès que vous parlez, vous perturbez l’opinion publique».
Avant cela, c’est cet écart présidentiel devant un journaliste français qui tentait de s’approcher de François Hollande venu à Tunis en mars 2015 à l’occasion de l’attentat du Bardo. Remarquant le journaliste, BCE lui propose d’abord ironiquement : «Vous voulez venir avec nous ?», avant d’enchaîner avec un «Foutez-nous la paix quand même, merde», ce qui amusera le chef de l’Etat français et Bertrand Delanoë, présents à côté de lui
Manifestement, le chef de l’Etat qui n’arrive pas à être le président de tous les journalistes, n’aime pas trop la presse, ou n’en aimerait qu’un certain genre, et n’arrive pas encore à se faire au ton libéré de cette presse issue de l’après révolution et qu’il n’avait pas connue ainsi lorsqu’il n’était encore que ministre de Bourguiba. Dans son entourage en tout cas, ne pivote qu’un nombre, restreint et choisis, de journalistes et de médias.
Côté communication, l’ancien candidat de Nidaa Tounes pour les présidentielles ne semble plus aimer les meetings populaires et leurs discours enflammés. Mais peut-être n’y a-t-il plus rien qui l’enflamme lui-même après avoir pris la citadelle de Carthage. Devenu chef d’Etat, BCE se fait aussi rare sur les plateaux TV. Mais peut-être ne voudrait-il plus prendre le risque du direct pour éviter de se mettre en rogne, ou peut-être s’en prendre encore à la presse. BCE préfère désormais, au moins avec la presse locale, les interviews «arrangées» pour éviter ses coups de tête ou «montées» comme ce fut le cas de son allocution de fin d’année.
En deux ans à Carthage, BCE n’arrive toujours pas à endosser tout l’habit de son premier locataire, Habib Bourguiba, et à s’inspirer de son véritable don et art de la communication !

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Le ministère de l’Industrie a interdit au directeur général de l’Energie, Ridha Bouzouada, de divulguer des informations pendant les rencontres avec la presse. C’est ce qu’on a constaté lors de notre participation à un point de presse organisé ce jeudi 2 juin 2016 par l’Entreprise Tunisienne des Activités Pétrolières.

Le responsable est juste tenu de répondre à des questions relatives à l’événement, motus sur les sujets d’ordre général…
Africanmanager vient d’apprendre que cette décision est mentionnée dans le dernier circulaire signé par le ministère de l’Industrie et de l’Energie. D’après ce document, il est interdit aux directeurs généraux de se confier aux médias, seul l’attaché de presse est autorisé à parler aux journalistes !!!!! Un verrouillage en règle de la communication quoi…
Cette mesure a été très mal accueillie par les professionnels de la presse et a provoqué un climat de tension entre la direction général de l’Energie et les journalistes.

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« La liberté de la presse et la déontologie journalistique : mécanismes d’autorégulation » sera le thème d’un séminaire international qui aura lieu le mercredi 12 février

« La liberté de la presse et la déontologie journalistique : mécanismes d’autorégulation » sera le thème d’un séminaire international qui aura lieu le mercredi 12 février courant.

Organisé en partenariat entre le Syndicat National des Journalistes Tunisiens (SNJT) et la Fédération Tunisienne des Directeurs des Journaux, cette rencontre vise à mettre en lumière les principaux modes de gouvernance de la presse écrite, notamment à travers le respect de la déontologie journalistique et l’adoption des mécanismes d’autorégulation du secteur de la presse écrite.

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Des structures et composantes du paysage médiatique tunisien se sont réunies vendredi

Des structures et composantes du paysage médiatique tunisien se sont réunies vendredi, 22 novembre 2013 en session consultative pour discuter la création d’un conseil de presse qui s’occupera de l’autorégulation des médias locaux conformément aux chartes d’honneur et aux codes de conduite , a indiqué Mongi Khadhraoui à Mosaïque FM .

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Le substitut du procureur de la République du tribunal de première instance de Tunis a décidé

Le substitut du procureur de la République du tribunal de première instance de Tunis a décidé, ce lundi 11 novembre 2013, de reporter l’interrogatoire du rédacteur en chef du journal Assahafa, Lotfi Arbi Snoussi au 21 novembre prochain, indique Mosaïque FM .

Le rédacteur en chef a été informé que sa convocation ne concernait pas son article publié le 26 juillet dernier mais une déclaration faite par la veuve du martyr Chokri Belaïd, au cours de laquelle elle avait appelé le peuple à faire tomber le gouvernement.

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Dans une première syndicale du genre, une réunion a groupé, samedi 17 septembre 2011, les patrons de presse des deux syndicats de presse en place (Association des directeurs de journaux conduite par Moncef Ben Mrad et le Syndicat de la presse conduit par Amel Mzabi) ont tenu réunion commune. Objet : protester avec véhémence contre le projet de constitution d’un haut comité pour la communication audiovisuelle, un projet de texte de la préparation duquel les patrons de presse ont été complètement éloignés et exclus. 
Les présents à cette réunion, médias écrits, audiovisuels et Internet, se sont déclarés tout aussi concernés par la liberté de la presse et la restructuration de cette activité que les journalistes, sinon plus, car il n’est point de presse sans organes de presse. Ils se sont également élevés contre l’hégémonie de l’INRIC qui se donne déjà, dans ce projet de texte pour la création d’un conseil supérieur de l’audiovisuel,  l’apparence, les prérogatives et surtout la rémunération d’un secrétariat d’Etat à l’information. Des prérogatives qui vont jusqu’à l’ingérence dans les lignes éditoriales, la violation des lieux de travail et la confiscation des outils de travail, grâce à des textes répressifs et rappellent des textes d’un autre temps et les dépassent parfois.
Les patrons de presse des deux syndicats demandent, avec insistance, au Premier ministre et au chef de l’Etat du gouvernement transitoire, de sursoir de manière urgente à la publication et à l’étude de ces textes, au péril de leur ferme engagement à ne pas les appliquer. Ils condamnent aussi le caractère, nettement plus liberticide que l’ancienne législation, de ce projet de décret-loi, comme celui de la presse en général. Ils revendiquent leur droit à être partie prenante, à part entière, dans toute discussion et toute révision de la législation sur un domaine qui les concernent eux en premier lieu, en tant qu’institutions de presse, avant toute autre personne et à plus forte raison des personnes  et des institutions (L’INRIC) qu’ils remettent aussi en cause. Une affaire à suivre !

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