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La rémunération dans le secteur privé n’obéit pas aux mêmes règles figées du secteur public qui s’en trouve parfois déserté. A l’intérieur de l’entreprise, le salaire est aussi et surtout celui du mérite et il n’est pas rare de voir le salaire d’un cadre dépasser celui d’un autre membre de la direction. C’est en tout cas le cas de la société Magasin Général où on découvre, selon des chiffres rapportés dans les états financiers de l’entreprise au terme de l’exercice 2016, un exemple parlant.

On y remarque ainsi que le DGA, généralement le manager direct, celui qui est aussi au feu de l’activité de l’entreprise, est mieux payé que le PDG, véritable stratège de l’entreprise et de ses filiales. La différence entre les deux postes est de presque 12 mille DT par an en terme de rémunération.

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Une source officielle de la Banque Centrale de Tunisie (BCT) a démenti dans une déclaration accordée au journal électronique, Assabahnews, les informations publiées par l’expert économique Moez Joudi selon lesquelles les salaires du gouverneur de la BCT, Chedly Ayari et du vice-gouverneur, Mohamed Rekik ont été quintuplés.

On rappelle que Moez Joudi avait indiqué que Chedly Ayari et Mohamed Rekik toucheraient respectivement 28 mille et 24 mille dinars par mois.

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“Maîtriser la masse salariale reste une priorité immédiate pour la Tunisie afin d’assurer la viabilité budgétaire, en attendant l’élaboration d’une vaste réforme de la fonction publique”, indique le FMI dans une note d’analyse rendue publique lundi 8 août 2016. L’institution souligne que la rationalisation des promotions et des primes de rendement (qui représente une économie de 0,2 % du PIB) a été nécessaire pour maintenir la masse salariale au niveau initialement prévu dans le budget de 2016, et a ainsi contribué à compenser de nouvelles augmentations de salaire récemment accordées aux forces de sécurité (0,2 %), qui s’ajoutent aux accords conclus par le passé avec les syndicats et qui sont prises en compte dans le budget actuel (0,7 % du PIB). C’est  ainsi que les services du FMI ont reconnu que les forces de sécurité sont actuellement dans une situation difficile, mais ont noté qu’une hausse des salaires mettrait en péril la viabilité budgétaire, tout en réduisant la marge disponible pour financer les dépenses prioritaires pour répondre aux besoins des chômeurs. Les services du FMI et les autorités conviennent par ailleurs que le recours au secteur public ne peut pas être la solution pour réduire le chômage élevé, alors que la masse salariale représente déjà 14 % du PIB (et 63 % des recettes fiscales).

Les services du FMI ont salué la volonté d’engager une vaste réforme de la fonction publique, qui sera définie dans le cadre d’une stratégie assortie d’échéances précises d’ici à septembre 2016 (repère structurel). Dans le cadre de cette stratégie, les autorités se sont engagées à maîtriser les augmentations salariales et à mener à bien les revues fonctionnelles de quatre ministères (repère structurel à la fin décembre), ce qui devrait, selon le FMI, améliorer l’efficience et la qualité des services et ouvrir la voie à un redéploiement des ressources humaines là où les besoins sont les plus pressants (notamment dans les régions de l’intérieur). “Cela pourrait permettre également une réduction des effectifs, que l’on pourrait accélérer en encourageant des départs volontaires ciblés en 2018, qui aiderait les autorités à atteindre leur objectif d’améliorer la prestation des services publics et de ramener la masse salariale à 12 % du PIB d’ici à 2020”, assure le FMI.

Appel au gel des salaires et des recrutements

Selon le FMI, la mise en œuvre de la stratégie de réforme de la fonction publique devra passer par une maîtrise de l’augmentation de la masse salariale en 2017. “L’augmentation de la masse salariale, due à une hausse de l’emploi de 23 % et une augmentation du salaire moyen de 37 % depuis la Révolution, n’est pas viable”, note le FMI , soulignant l’engagement des autorités tunisiennes à limiter la hausse de la masse salariale en 2017 pour la ramener au taux d’inflation anticipé, ce qui suppose, compte tenu des hausses de salaires accordées par le passé, qu’il faudra trouver des économies de l’ordre de 0,6 % du PIB en 2017. Des options précises doivent être envisagées lors de l’élaboration du budget 2017, qui devrait être conforme à la stratégie globale de réforme. Des options possibles consistent à rationaliser le système de primes et d’allocations, réduire davantage la rotation des emplois et les promotions et prolonger le gel des recrutements.

Le FMI note par ailleurs que ramener la masse salariale à un niveau comparable à celui qu’elle avait avant la révolution passe par des réformes de qualité de l’emploi et des salaires dans le secteur public. Et d’ajouter que les réformes qui ont été couronnées de succès dans d’autres pays montrent qu’il faut conjuguer des mesures à court terme de limitation des salaires à des réformes plus durables. L’expérience d’autres pays indique que pour réussir, les efforts doivent reposer sur un vaste consensus politique, et être cohérentes avec le cadre budgétaire à moyen terme et les réformes des retraites. Parmi les réformes possibles, le FMI propose à court terme le gel des salaires, expliquant qu’en Tunisie, l’effet de cette mesure serait probablement limité par les augmentations décidées avec les syndicats jusqu’à 2017. Un gel des salaires, en particulier chez les fonctionnaires des catégories inférieures, pourrait contribuer à réduire la disparité avec le secteur privé (une prime salariale de 18,5 % et un faible ratio de compression par exemple).

Rationalisation des primes et des allocations

Le FMI propose aussi la rationalisation des primes et des allocations, le gel des recrutements. Une autre mesure proposée, non moins importante que les dernières : Les départs volontaires de fonctionnaires. Ces départs seraient vraisemblablement accompagnés d’indemnités de départ, ce qui augmenterait les coûts à court terme. Il faudrait préparer avec soin cette option afin qu’elle soit cohérente avec la décision récente de relever l’âge de la retraite en Tunisie, de façon à contribuer à rendre le régime de retraites plus viable, explique le FMI.

S’agissant des réformes durables, le FMI suggère de rationaliser la taille et la structure de l’administration et resserrer le lien entre rémunération et performance.

La réforme de la fonction publique tunisienne devrait toutefois, selon le FMI, aller de pair avec la réforme des entreprises publiques, qui ont été par le passé une source de création d’emplois publics, avec une transparence et une efficience limitées.

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Adel  Fekih

Le président français, François Hollande, qui n’est déjà par très chanceux (les résultats économiques tardent, sa cote de popularité est scotchée au plancher, et en plus son pays vient de passer tout près de la Coupe d’Europe) se serait bien passé de la petite bombe lâchée par le Canard enchaîné dans son édition de ce mercredi 13 juillet 2016. L’hebdomadaire, qui ne rate jamais une occasion de tirer dans les pattes des dirigeants, au pouvoir ou pas, s’est cette fois intéressé au salaire très confortable du «coiffeur personnel» de Hollande. Ambiance !

Le Canard enchaîné, qui a pu dégoter on ne sait comment le contrat de travail du bonhomme, a écrit que celui qui s’occupe des cheveux du locataire du palais de l’Elysée touche 9895 euros brut par mois. Cela fait cher la coupe !

Du côté du cabinent de Hollande on tente de botter en touche en déclarant à Libération que ce n’est pas «une info nouvelle», ce qui est vrai. Déjà dans leur livre “l’Elysée off (Fayard)”, les journalistes Stéphanie Marteau et Aziz Zemouri avaient dit que ce coiffeur, Olivier Benhamou, avait été introduit à l’Elysée par l’ex-compagne du président, Valérie Trierweiler, et qu’il avait une rémunération de «8000 euros mensuels». Une tradition puisqu’il «en était de même sous Nicolas Sarkozy», le prédécesseur de Hollande, disaient les auteurs du livre.

D’après des extraits du contrat cité par le Canard enchaîné, le coiffeur perso de Hollande «s’engage à observer, pendant et après l’expiration de son contrat, le secret le plus absolu sur les travaux qu’il aura effectués ou les renseignements qu’il aura recueillis». L’affaire a même enflé et l’avocate du coiffeur a dû monter au créneau pour justifier ce gros salaire par le fait qu’il est «à la disposition du président 24 heures sur 24» et qu’il ne se fait «jamais remplacer». L’Elysée précise qu’il «commence très tôt sa journée de travail, avec une grande amplitude horaire», qu’il est aux côtés du chef de l’Etat à tout moment de la journée et qu’il prend très peu de vacances.

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L’ARP (Assemblée des Représentants du Peuple) persiste et signe. Dès la fin de ce mois, le salaire des députés, défenseurs du droit au travail des 612 mille chômeurs, sera augmenté de 900 DT. Le salaire du député, dans la Tunisie qui s’endette, sera désormais de 3175 DT. Des députés, en grand nombre, hommes d’affaires et autres professions libérales, normalement loin d’être dans le besoin. Il est important de rappeler que ces mêmes défenseurs des droits des chômeurs et qui n’hésiteraient pas à questionner le gouvernement sur tout et sur rien, avaient auparavant tous adopté une augmentation du budget de l’ARP de 44 MDT pour l’exercice 2016

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Nous apprenons qu’une convention sera signée ce mardi 22 juillet au

Nous apprenons qu’une convention sera signée ce mardi 22 juillet au siège du ministère des affaires sociales. Cette convention concerne l’augmentation salariale dans le secteur des agences de voyage et celui de l’hôtellerie.

Il est à noter que la signature a lieu en présence de Houcine Abassi, SG de la centrale ouvrière, Radhouene Ben Salah, président de la FTH et Mohamed Ali Toumi président de la FTAV.

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Selon Noomen Gharbi

Selon Noomen Gharbi, chargé de la communication à la fédération générale des banques et des institutions financières et des assurances, une convention a été signée lundi 21 juillet concernant l’augmentation des salaires des agents opérant dans le secteur d’assurances.

La page officielle de la centrale ouvrière a précisé que cette augmentation est de l’ordre de 6, 55%.

Il est à noter qu’une augmentation des salaires des banquiers aura lieu prochainement.

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Une majoration de 6 % des salaires dans le secteur de l’hôtellerie pour

Une majoration de 6 % des salaires dans le secteur de l’hôtellerie pour le personnel des établissements assimilés au titre de l’année 2014 a été décidée d’un commun accord lors d’une récente réunion tenue au siège du ministère des Affaires sociales.

Il a été également convenu, d’après le procès-verbal paraphé par des représentants du ministère des Affaires sociales, de l’UGTT et de la Fédération tunisienne de l’hôtellerie, d’une majoration de 7 dinars/mois de la prime de transport et de 115 millimes /jour de la prime de présence, rapporte l’agence TAP.

A titre exceptionnel, les salariés assujettis à la Convention collective sectorielle et percevant des émoluments supérieurs à ceux fixés par la grille des salaires figurant en annexe de cet accord bénéficieront des majorations salariales décidées au titre de l’année 2014.

Les majorations salariales et de primes spécifiques ainsi retenues entrent en vigueur au 1e mai 2014, est-il spécifié dans le même procès-verbal.Les partenaires sociaux ayant négocié cet accord ont mis l’accent sur la consécration du dialogue social et d’opter pour les solutions négociées pour surmonter les problèmes du secteur, relève la même source.

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Les négociations sur les augmentations salariales dans la fonction

Les négociations sur les augmentations salariales dans la fonction publique démarreront, dans les tout prochains jours, selon des sources citées par le quotidien Achourouk.

Ces augmentations bénéficieront à plus de 600 mille fonctionnaires, un chiffre inédit et sans précédent depuis le 14 janvier 2011.

Ce round sera lancé après la signature de l’accord salarial dans le secteur privé prévu pour lundi prochain, portant sur des augmentations de l’ordre de 6% outre une indemnité kilométrique de 10 dinars.

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La conclusion de l’accord sur le SMIG ouvre la voie à l’ouverture des

La conclusion de l’accord sur le SMIG ouvre la voie à l’ouverture des négociations sur les augmentations salariales dans la fonction publique et les entreprises et établissements publics, selon de sources informées citées par le quotidien Achourouk.

Les fonctionnaires forment la catégorie de salariés les plus touchés par la détérioration du pouvoir d’achat, de la hausse des prix et de l’inflation au cours des trois dernières années.

Les mêmes sources prévoient que le taux des augmentations salariales des fonctionnaires sera d’au moins 7% outre les majorations des indemnités spécifiques de la plupart des corps de métiers.

L’augmentation prévues n’impacteront pas négativement le budget de l’Etat, car elles contribueront à renforcer le pouvoir d’achat des fonctionnaires lesquels représentent la classe moyenne en Tunisie, estiment les mêmes sources.

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Après la signature de 3 accords-cadres samedi dernier

Après la signature de 3 accords-cadres samedi dernier, les négociations sociales sur les majorations salariales dans le secteur privé, au titre de l’année 2014, viennent d’être lancées.

Le ministre des Affaires sociales, Ahmed Ammar Younbai, a affirmé que l’augmentation des salaires n’aurait pas d’effet sur les entreprises économiques et les travailleurs, en l’absence d’une corrélation avec la croissance économique, l’augmentation de la productivité, du pouvoir d’achat et de la compétitivité de l’entreprise économique.

C’est la raison pour laquelle deux commissions de réflexion seront créées. La première sera chargée du dossier de la production et de la productivité alors que la seconde s’attellera au dossier des prix et du pouvoir d’achat. Chaque commission sera formée de 5 membres représentant le gouvernement, l’UTICA et l’UGTT.

A cette occasion, des sources syndicales nous ont indiqué que ces majorations estimées à 6% toucheraient environ deux millions de travailleurs, agents et salariés, l’objectif étant de les soutenir dans ce contexte marqué également par l’érosion du pouvoir d’achat.

Mais, pour plusieurs observateurs, ces majorations viennent à un moment difficile où l’économie se trouve face à une multiplicité des défis. A rappeler qu’aucune augmentation de salaire n’avait eu lieu en 2013 compte tenu de la situation économique difficile du pays.

Les entreprises en difficultés dispensées des négociations

Pour les rassurer, la centrale patronale a annoncé que les entreprises en difficultés et les secteurs économiques en crise seront dispensés de ces négociations.

Khalil Ghariani, membre du bureau exécutif de l’UTICA, a, dans ce cadre, affirmé à Express Fm qu’une liste exhaustive de ces secteurs sera bientôt fixée citant à titre d’exemple ceux du textile et des chaussures.

C’est tout simplement du populisme syndical !

L’économiste Mohssen Hassen a estimé qu’il est de l’ordre du populisme syndical et irrationnel de parler d’une telle augmentation dans cette conjoncture actuelle, jugée difficile et préoccupante. Se référant à la récente déclaration du chef du gouvernement affirmant que la Tunisie a besoin d’un milliard de dinars par mois et qu’elle doit disposer de 3.5 milliards de dinars avant la fin de l’année, il s’est dit choqué par le démarrage de ces négociations, jugées « illogiques ».

« Un mois auparavant, on avait mis en garde contre la faillite de l’Etat suite à l’incapacité dans laquelle s’est trouvé le gouvernement pour verser les salaires, sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, et voilà qu’aujourd’hui, on entame les négociations sociales concernant les majorations salariales. C’est vraiment de la folie », a-t-il dit, exprimant des craintes au sujet des répercussions qui pourraient résulter de ce genre de décision. « Ces majorations ne pourraient qu’engendrer des effets inflationnistes et même une hausse des prix », a affirmé l’expert avant d’ajouter que «ces augmentations vont certainement alourdir les charges et aggraver la souffrance des patrons des entreprises déjà en panne et qui font face déjà à plusieurs problèmes ».

L’économiste s’est interrogé sur la priorité principale à laquelle le gouvernement devrait s’atteler particulièrement en cette phase de crise économique et financière. S’agit-il de l’augmentation salariale ? Bien sûr que non, a-t-il répondu, soutenant que le développement de la productivité et l’amélioration de la compétitivité sont l’unique solution pour remédier à cette situation. Car, la création de la richesse ne pourrait se faire qu’à travers une meilleure productivité. Et ce n’est qu’alors que l’on pourrait également parler d’une augmentation salariale.

Wiem Thebti

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Après la signature de 3 accords-cadres samedi dernier

Après la signature de 3 accords-cadres samedi dernier, les négociations sociales sur les majorations salariales dans le secteur privé, au titre de l’année 2014, viennent d’être lancées.

Le ministre des Affaires sociales, Ahmed Ammar Younbai, a affirmé que l’augmentation des salaires n’aurait pas d’effet sur les entreprises économiques et les travailleurs, en l’absence d’une corrélation avec la croissance économique, l’augmentation de la productivité, du pouvoir d’achat et de la compétitivité de l’entreprise économique.

C’est la raison pour laquelle deux commissions de réflexion seront créées. La première sera chargée du dossier de la production et de la productivité alors que la seconde s’attellera au dossier des prix et du pouvoir d’achat. Chaque commission sera formée de 5 membres représentant le gouvernement, l’UTICA et l’UGTT.

A cette occasion, des sources syndicales nous ont indiqué que ces majorations estimées à 6% toucheraient environ deux millions de travailleurs, agents et salariés, l’objectif étant de les soutenir dans ce contexte marqué également par l’érosion du pouvoir d’achat.

Mais, pour plusieurs observateurs, ces majorations viennent à un moment difficile où l’économie se trouve face à une multiplicité des défis. A rappeler qu’aucune augmentation de salaire n’avait eu lieu en 2013 compte tenu de la situation économique difficile du pays.

Les entreprises en difficultés dispensées des négociations

Pour les rassurer, la centrale patronale a annoncé que les entreprises en difficultés et les secteurs économiques en crise seront dispensés de ces négociations.

Khalil Ghariani, membre du bureau exécutif de l’UTICA, a, dans ce cadre, affirmé à Express Fm qu’une liste exhaustive de ces secteurs sera bientôt fixée citant à titre d’exemple ceux du textile et des chaussures.

C’est tout simplement du populisme syndical !

L’économiste Mohssen Hassen a estimé qu’il est de l’ordre du populisme syndical et irrationnel de parler d’une telle augmentation dans cette conjoncture actuelle, jugée difficile et préoccupante. Se référant à la récente déclaration du chef du gouvernement affirmant que la Tunisie a besoin d’un milliard de dinars par mois et qu’elle doit disposer de 3.5 milliards de dinars avant la fin de l’année, il s’est dit choqué par le démarrage de ces négociations, jugées « illogiques ».

« Un mois auparavant, on avait mis en garde contre la faillite de l’Etat suite à l’incapacité dans laquelle s’est trouvé le gouvernement pour verser les salaires, sujet qui a fait couler beaucoup d’encre, et voilà qu’aujourd’hui, on entame les négociations sociales concernant les majorations salariales. C’est vraiment de la folie », a-t-il dit, exprimant des craintes au sujet des répercussions qui pourraient résulter de ce genre de décision. « Ces majorations ne pourraient qu’engendrer des effets inflationnistes et même une hausse des prix », a affirmé l’expert avant d’ajouter que «ces augmentations vont certainement alourdir les charges et aggraver la souffrance des patrons des entreprises déjà en panne et qui font face déjà à plusieurs problèmes ».

L’économiste s’est interrogé sur la priorité principale à laquelle le gouvernement devrait s’atteler particulièrement en cette phase de crise économique et financière. S’agit-il de l’augmentation salariale ? Bien sûr que non, a-t-il répondu, soutenant que le développement de la productivité et l’amélioration de la compétitivité sont l’unique solution pour remédier à cette situation. Car, la création de la richesse ne pourrait se faire qu’à travers une meilleure productivité. Et ce n’est qu’alors que l’on pourrait également parler d’une augmentation salariale.

Wiem Thebti

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Ridha Saïdi

Ridha Saïdi, conseiller économique de l’ancien chef du gouvernement a écarté la possibilité que l’Etat se trouve en situation de ne pas pouvoir payer les salaires du mois d’avril, et ceux de juillet, situation avancée par journaliste Zied Krichen dans le journal “Al Maghreb ” et qualifiée par Saïdi de rumeur débile.

Dans un entretien à Africanmanager, Saidi a assuré que le paiement des salaires des fonctionnaires reste l’une des priorités du gouvernement qui a les ressources nécessaires pour les honorer. « La situation économique est certes difficile, mais le gouvernement a les institutions et les mécanismes qui contrôlent les ressources de l’Etat tout en œuvrant à trouver les meilleures solutions aux lacunes confrontées », a-t-il estimé, avant d’indiquer que la diffusion de telles d’informations en pareille situation n’aidera pas le pays à surmonter la crise.

Réagissant à l’insistance de l’UGTT à augmenter les salaires, Ridha Saïdi a relevé que la Tunisie ne supporte plus de telles revendications étant donné que l’augmentation effectuée au cours des trois dernières années a beaucoup impacté l’économie. Pour Saidi, le climat actuel oblige le pays à engager des négociations économiques et non salariales de manière à relancer l’économie nationale.

Saidi interpelle la centrale ouvrière pour faire aboutir de telles négociations économiques qui sont une condition pour instaurer la paix sociale, car, le contexte actuel exige la maitrise des dépenses dans la fonction publique tout en promouvant le secteur privé, confronté déjà à plusieurs lacunes.

Au sujet des projections sur la réalisation de 2.8% de croissance en 2014 , Ridha Saïdi se dit optimiste, affirmant qu’il est possible de concrétiser ce taux notamment avec la politique menée par le gouvernement de Mahdi Jomâa qui vise à relancer plusieurs secteurs stratégiques et à convaincre les investisseurs ,en particulier les étrangers , à lancer leurs projets en Tunisie.

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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