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Des sociétés pétrolières installées à Tataouine ont annoncé, lundi 10 juillet 2017, l’ouverture de concours pour le recrutement de nouveaux agents et cadres. Cette initiative intervient dans le cadre de la mise en œuvre des décisions prises par le gouvernement le 15 juin dernier et qui ont met un terme au sit-in d’El Kamour.

Parmi ces entreprises, la société Italo-Tunisienne d’Exploitation Pétrolière (SITEP) qui projette de recruter 70 personnes, la société de Développement d’Exploitation du Permis du Sud (SODEPS) qui se propose d’intégrer 10 individus (ouvriers et cadres) ainsi que l’Entreprise Tunisienne d’Activités Pétrolières (ETAP) qui compte embaucher 20 personnes. Le dernier délai de dépôt des candidatures est fixé au 21 juillet 2017.

Les 100 nouveaux emplois créés constituent le premier lot du programme de recrutement de 500 personnes par les sociétés pétrolières à Tataouine avant la fin de 2017.

Dans un communiqué publié, mardi 11 juillet 2017, l’Union Régionale de Travail (URT) à Tataouine s’est dit très étonnée des conditions de candidature exigées par certaines sociétés dont l’expérience professionnelle alors que la majorité des diplômés dans la région sont en chômage depuis de longues années.

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Le ministre de l’Emploi et de la Formation professionnelle, Imed Hammami, a déclaré hier jeudi 6 juillet 2017 dans la soirée, sur Mosaïque FM, que 100 personnes seront embauchées dans les sociétés pétrolières de Tataouine. Il a indiqué que le concours de recrutement sera organisé ce 10 juillet.

Hammami a ajouté que d’autres sélections de ce type auront lieu en septembre et en octobre 2017 pour 300 embauches supplémentaires. Enfin il a précisé qu’à terme 1000 emplois seront créés de la sorte en 2017 et 500 en 2018.

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Rien ne semble pouvoir stopper les protestataires d’El Kamour. Hier mercredi 05 juillet 2017 dans l’après midi, ils sont montés d’un cran, un de plus, en bloquant les routes faisant la jonction avec le centre-ville de Tataouine. Le porte-parole des manifestants, Tarak Haddad, a déclaré que cette action coup de poing est la réponse aux modifications apportées à la commission censée négocier ce jeudi avec le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami, rapporte Radio Tataouine.
Il a indiqué que la commission devait, comme convenu, être composé de 8 personnes, mais par la suite 8 autres s’y sont greffées, notamment des nahdhaouis…

Haddad a martelé que seuls les émissaires des différentes localités de Tataouine devraient prendre part à cette réunion, et que la présence d’autres parties est une violation des accords conclus. Il a affirmé que si des correctifs ne sont pas apportés, la protestation va empirer, allant jusqu’à la réinstallation des tentes et la fermeture, à nouveau, de la vanne d’El Kamour…

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La Commission parlementaire de la Sécurité et de la Défense a examiné lundi un projet de création d’une commission d’enquête parlementaire sur les incidents ayant accompagné le sit-in de Kamour à Tataouine.
Des composantes de la société civile et des syndicats de sécurité avaient demandé la création d’une Commission d’enquête sur les actes de violence ayant accompagné le sit-in de Kamour, lors d’une visite des membres de la Commission parlementaire dans la région, a déclaré le président de la Commission, Abdellatif Mekki.
” Cette demande intervient sur fond de l’incendie des postes de police dans la région, de la suspension de la production du pétrole et du décès d’un jeune pendant ces incidents “, a-t-il expliqué.
Encore à l’examen, cette proposition devrait être votée en plénière de l’Assemblée des représentants du peuple (ARP), selon Mekki, qui a souligné que la commission n’a pas encore statué sur ce projet.

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Deux dépouilles d’immigrants clandestins originaires de Tataouine, repêchées dans les eaux territoriales, ont été transportées à l’hôpital régional de Ben Guerdane dans la soirée du dimanche 18 juin 2017.

Le frère de l’une des victimes a indiqué dans une déclaration à Mosaïque Fm, qu’une tentative d’immigration clandestine organisée par plusieurs jeunes tunisiens a mal tourné causant la mort de plusieurs d’entre eux alors que seuls quelques uns ont été sauvés.

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Le courant “El mahaba” a mis en garde contre les dangers de l’accord conclu entre le gouvernement et les protestataires à Tataouine, soulignant que la solution à ces revendications légitimes réside dans la distribution équitable des richesses entre les régions.
Il a fait savoir dans un communiqué publié, dimanche, à l’issu de la réunion de son bureau politique à Monastir présidée par Nizar Nsibi, que cet accord pourrait entraîner des conflits majeurs entre les différentes régions.
Le courant “El Mahaba” poursuivra ses revendications en vue de révéler la réalité du volume des richesses nationales et leur revenues et d’étudier les moyens juridiques à même de les nationaliser, au cas ou il gagnerait la confiance du peuple, lors des prochaines élections législative et présidentielle “, indique le communiqué.
La réunion du bureau politique a été consacrée, selon ce même communiqué , à l’examen de la situation générale dans le pays, aux activités du parti et ses structures dans toutes les délégations, dans le cadre des préparatifs des prochaines échéances électorales

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Un accord a été conclu ce matin du vendredi 16 juin entre d’une part le représentant du gouvernement et ministre de l’Emploi, Imed Hammami, en présence de Noureddine Tabboubi, secrétaire général de l’UGTT et d’autre part les représentants des sit-inneurs de Kamour à Tataouine.

Selon les données rapportées par Express fm, la nouvelle vient couronner une série de négociations entre les deux parties et annonce la validation des décisions suivantes :

*La reprise immédiate de la production, la levée du sit-in, la réouverture de la route de Kamour.

* Le recrutement d’un membre de la famille du martyr Anouar Sokrafi et un membre de la famille du blessé Abdallah Laouaï.

*1500 recrutements dans les sociétés pétrolières sur six mois et selon la répartition suivante : 100 en juillet, 150 en septembre, 200 en octobre, 400 en novembre et 150 en décembre ; octroi d’une prime de recherche d’emploi, de 500 DT, qui sera versée aux recrutés dans les sociétés pétrolières à partir du mois de septembre et jusqu’à leur prise de poste. Cette prime sera versée à partir par la caisse de développement de la région dont le budget est fixé à 80 millions de dinars.

*Transférer 370 employés des sociétés pétrolières directement vers la société de l’environnement à la fin de leurs contrats provisoires.

*1500 recrutements dans la société de l’environnement en juin 2017.

*1000 recrutements en janvier 2018.

* 500 recrutements en janvier 2019 .

*L’assurance de ne pas poursuivre les sit-ineurs par la justice.

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Le ministre de la Formation professionnelle et de l’Emploi, Imed Hammami, a indiqué jeudi que la commission régionale formée pour assurer le suivi de la mise en vigueur des décisions annoncées par le chef du gouvernement le 27 avril dernier lors de sa visite dans le gouvernorat de Tatatouine, a étudié la création de 1000 postes d’emploi dans les sociétés pétrolières en 2017 malgré un retard d’un mois en raison de l’arrêt de la production du pétrole.
Le ministre a appelé à la reprise du travail dans les sociétés pétrolières afin de pouvoir embaucher ce nombre d’employés avant la fin de l’année.

Hammami a déclaré au correspondant de l’agence TAP, au terme de la deuxième réunion tenue par la commission au siège du gouvernorat de Tatatouine, que les participants ont achevé l’examen des procédures de mise en application des décisions portant sur le recrutement. Il a précisé que le gouverneur de la région a été chargé de tenir une séance de travail la semaine prochaine pour vérifier les demandes d’emploi.
Cette deuxième réunion s’est déroulée en présence de certains députés et de représentants d’organisations nationales, de firmes d’investissement et de représentants de la coordination du sit-in qui a fait scission avec le sit in du Kamour.
Le ministre s’est félicité de la présence de représentants du sit-in pour la première fois dans les réunions de suivi et a demandé la participation d’un représentant de chaque délégation lors des prochaines réunions afin d’être associés à la mise en application des décisions.
Hammami a émis l’espoir de voir lever jeudi soir du sit-in en présence du secrétaire général de l’UGTT, soulignant que le dialogue “reste le meilleur moyen de régler toutes les questions en suspens et mettre en vigueur toutes les décisions dans les délais impartis”.

Le chef du bureau régional de la Confédération des Entreprises Citoyennes de Tunisie (CONECT) a indiqué de son côté au correspondant de l’agence TAP que les projets annoncés par le train de mesures pris par le gouvernement en faveur de Tatatouine offre plus de 8000 postes d’emploi et leur mise en application se déroule conformément aux accords conclus.
“Il y a eu une augmentation du capital de la société de l’environnement qui a entamé le recrutement de mille chômeurs selon des procédures transparentes et légales”, a-t-il précisé. Il a annoncé la tenue d’une série de réunions intensives dans les prochains jours pour faire connaitre les projets programmés, rappelant que “le point faible du gouvernement à cet égard est le manque de communication”.

Le ministre de l’Emploi a rencontré d’autre part certains membres du sit-in du Kamour qui ont réaffirmé leur attachement à leurs revendications.
“Nous sommes prêts à poursuivre le dialogue avec le gouvernement pour arriver à un accord commun”, a déclaré Noureddine Bouhaouche, un des sit-ineurs ayant pris part à cette rencontre avec le ministre, au correspondant de l’agence TAP.
Hammami a rencontré également les sit-ineurs devant le siège du gouvernorat qui avaient fait scission avec celui du Kamour et avaient accepté les propositions du gouvernement, demandant une accélération de leur mise en application.

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Le secrétaire général de l’UGTT se rend aujourd’hui jeudi 15 juin 2017 au gouvernorat de Tataouine pour mener une médiation entre le gouvernement et les protestataires.

Dans une déclaration accordée à Shems Fm, le secrétaire régional de l’UGTT, Béchir Saïdi, a fait savoir que Taboubi ne négociera pas directement avec les sit-ineurs mais sera le garant et au besoin fera pression sur le gouvernement pour la concrétisation des décisions en faveur de la région.

Il a en outre assuré que Noureddine Taboubi a ajouté certains points aux revendications des sit-ineurs dont l’embauche d’un membre de la famille d’Anouar Sakrafi, décédé lors des affrontements avec la police à Kamour.

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La Compagnie de l’Environnement et de la Plantation (CEP) à Tataouine a annoncé qu’elle va créer 1000 postes d’emploi ; 4% de ces postes seront réservés aux personnes à besoins spécifiques, rapporte Mosaïque fm.

Les citoyens qui seront embauchés par la société en question seront répartis à travers les délégations selon le nombre d’habitants, a ajouté la même source.

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ntervenant ce lundi 12 juin 2017, lors d’une conférence tenue à ce propos à Tataouine, le secrétaire régional de l’UGTT à Tataouine, Béchir Saïdi, a en quelque sorte annoncé la fin de Kamour et de 3 mois de rébellion, dans cette région du Sud près des ressources pétrolières tunisiennes. En effet, selon Béchir Saïdi, le SG de l’UGTT, Noureddine Taboubi, devrait signer, jeudi prochain, 15 juin 2017, l’accord qui mettra fin à un Sit-in de trois mois, officiellement pour revendiquer développement et emploi, et officieusement pour d’autres causes moins avouables liées au partage des ressources naturelles de la région. L’intervention de Taboubi fait suite à l’acceptation des protestataires de Kamour de la médiation de l’UGTT. Une médiation intervenue, faut-il le préciser, après la dernière vague d’interpellations dans la cadre de la lutte contre la corruption

 

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El Kamour, du fait de l’agitation qui y règne, mortifère pour l’économie du pays, a volé la vedette aux autres localités de Tataouine. Les habitants de Beni Mhira ont décidé de faire de leur délégation (elle a acquis ce statut depuis la dernière visite du chef du gouvernement, Youssef Chahed) le contre-exemple du tristement célèbre El Kamour. Les citoyens organisent une rencontre ce samedi 10 juin 2017, après la prière de “Trawih”, pour mettre tous les sujets sur la table et étudier les voies et moyens pour faire de leur délégation un modèle, rapport Mosaïque FM.

Les gens de Beni Mhira avaient déjà frappé les esprits en cédant un terrain de 100 hectares pour y implanter une unité de production d’énergie solaire. Cette usine dégrossira les rangs des chômeurs en employant 400 personnes.

Sous nos yeux est peut-être en train de naitre une référence en matière de vertus citoyennes et de patriotisme pour tout un pays gagné par les incivilités et autres dérives. Je dis bien peut-être. En tout cas c’est une affaire qui vaut le détour et un suivi, de très près…

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Le secrétaire général de l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), Noureddine Taboubi, a proposé sa médiation aux protestataires d’El Kamour dans leur conflit avec le gouvernement et des garanties de l’UGTT sur l’application des accords qui seront conclus, affirme à l’agence TAP l’un des protestataires.
Taboubi les a contactés, par téléphone, précise la même source, à l’issue d’une rencontre de trois heures tenue, jeudi soir, entre les protestataires et le nouveau gouverneur de Tataouine, Adel Ouerghi.
Les représentants des protestataires se sont montrés optimistes après leur rencontre avec le gouverneur, en attendant la réponse de l’ensemble des participants au mouvement d’El Kamour aux propositions des autorités régionales.

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Le ministre de la Formation Professionnelle et de l’Emploi, chargé du dossier de Tataouine, Imed Hammami a souligné, mardi 6 juin 2017, que les appels à la nationalisation des ressources pétrolières “n’ont aucun sens” dans la mesure où “ces ressources appartiennent au peuple tunisien depuis l’indépendance”.
“Après les 64 mesures annoncées le 27 avril dernier à l’issue de la visite du chef du gouvernement dans le gouvernorat de Tataouine, le gouvernement se trouve aujourd’hui dans l’incapacité de présenter d’autres propositions en faveur de cette région “, a-t-il encore ajouté, lors d’une cérémonie d’investiture du nouveau gouverneur, Adel Ouerghi.
“L’arrêt de la production du pétrole va entraîner le chômage de milliers d’ouvriers et aggraver le déficit de la balance commerciale. Dés lors, l’Etat sera contraint d’importer les hydrocarbures”, a-t-il prévenu.
Le ministre a fait savoir que la production des hydrocarbures dans la région a connu une baisse de 50%, soulignant que les compagnies pétrolières ne produisent plus que près de 20 mille barils par jour.
Il a par ailleurs soutenu que le gouvernement est résolu à mettre en œuvre toutes les décisions annoncées par le chef du gouvernement le 27 avril dernier et le 15 mai dernier relatives notamment au recrutement de 50 mille chômeurs dans les compagnies pétrolières et 500 mille autres l’année prochaine. Il s’agit également de créer 1000 postes d’emploi dans les sociétés de l’environnement et du jardinage et de créer un fonds de soutien au développement de Tataouine avec une enveloppe de 50 millions de dinars.
A l’issue de la cérémonie, une réunion s’est tenue entre le ministre et les représentants de la société civile, pour discuter des moyens possibles d’améliorer la situation dans la région. Les participants à cette réunion ont déclaré au correspondant de la TAP que cette réunion a pour objectif de trouver des solutions pour débloquer cette situation.

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Un homme d’affaires, Akrama Ouadhane Foudhaili, a été arrêté, lundi soir, à Tataouine, par une brigade spéciale de Tunis, pour suspicion de corruption et de contrebande, apprend l’agence TAP auprès d’une source sécuritaire.
Ouadhane Foudhaili est connu dans la région par son activité commerciale héritée de son père. Laquelle activité s’est développée et diversifiée dans les services et le commerce, après la Révolution.
La même brigade avait interpellé, depuis une dizaine de jours, l’homme d’affaires, Ahmed Meddeb, pour suspicion de corruption dans le domaine pétrolier.

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Ce qui continue de se passer à Tataouine tourne à un gâchis incommensurable qui ne profite ni aux sit-inneurs d’El-Kamour, ni aux pouvoirs publics, ni encore et de toute évidence aux compagnies pétrolières.

Dans une déclaration à Africanmanager, le président-directeur-général de l’ETAP, Moncef Mattousi a annoncé que 33% des puits du champ pétrolier d’El-Borma dans le gouvernorat de Tataouine sont menacés d’arrêt total. Il expliqué cette dévastatrice perspective par la poursuite des mouvements sociaux qui pourrait, a-t-il averti, entraîner la cessation complète de la production.

Le champ d’El-Borma, le plus ancien et le plus important en Tunisie exploité par la compagnie tuniso-italienne SITEP comprend 52 puits développant une capacité de production de 5500 barils équivalents pétrole. Le Pdg de l’ETAP jugé « préoccupante » la situation, car l’arrêt de la production va engendrer des répercussions très négatives, citant notamment le fait que la remise en exploitation des puits requiert d’énormes investissements variant entre 2 et 3 millions de dinars par puits. Les mouvements de protestation n’étant pas allés sans actes de vandalisme, ceux ayant touché le pipeline de Tataouine ont coûté aux opérateurs entre 2.000 et 5.000 barils de pétrole qui ont été déversés dans le Sahara, sans parler des dégâts environnementaux dans cette région écologiquement fragile.

« L’arrêt de la production dans les gouvernorats de Tataouine et Kébili a des conséquences directes sur l’économie nationale et contribue à l’aggravation du déficit commercial », a mis en garde le ministère de l’Energie dans un communiqué, ajoutant que le secteur des carburants était « dans une situation critique ». Selon la ministre Hela Cheikhrouhou, le manque à gagner engendré par l’arrêt de la production est de 24 millions de dinars par semaine. Des emplois pourraient être menacés si la crise se poursuit et le prix du carburant pourrait, lui, augmenter, a-t-elle ajouté, sachant que d’après les chiffres officiels, la production de pétrole à Tataouine et Kébili représente environ 46% de la production nationale et 27% de celle du gaz.

Inaction et impuissance !

Une situation que le gouvernement voit dégénérer sous ses yeux sans pouvoir faire quoi que ce soit pour trancher le nœud gordien et dessiner une nouvelle perspective à un conflit qui a duré plus que de raison. Le chef du gouvernement, Youssef Chahed, en convient. Et il l’a dit dimanche dans une interview au quotidien Assabah, en rappelant qu’il s’était rendu personnellement à Tataouine pour proposer des solutions pour le développement sous la forme de 64 mesures. « La situation ne pourra pas se poursuivre indéfiniment, l’arrêt de la production non plus », a-t-il prévenu, ajoutant que, ce faisant, les accords et conclus et les mesures annoncées seront remis en cause, car les engagements des compagnies pétrolières sont tributaires de la reprise de la production.

Autant se convaincre que les sit-inneurs ont tenu parole, eux qui affirmaient dès l’abord, en chemin et à ce jour, que seule une satisfaction totale de leurs revendications mettra fin à leur mouvement. Et manifestement, ce ne devrait pas être le cas, du moins dans l’immédiat, le gouvernement étant absorbé par sa campagne contre la corruption, et les sit-inneurs pensant qu’ils ne perdent rien à attendre. Même les menaces de les traîner en justice ne semblent pas impressionner les campeurs d’El-Kamour, malgré les déclarations de la ministre de l’Energie et des mines affirmant que le gouvernement tunisien prépare des poursuites judiciaires contre les manifestants bloquant la production pétrolière dans le sud du pays. « Aucune loi, aucune Constitution au monde ne peut protéger les agresseurs », a-t-elle martelé dans une sérieuse mise en garde au lendemain de la publication de chiffres sur les pertes colossales engendrées par les mouvements sociaux. Ceux qui coupent les routes et bloquent la production « se doivent d’assumer les conséquences de leurs actes », a-t-elle averti, précisant que « les photos et les vidéos dont ils s’enorgueillissent sur Facebook les condamnent ».

La ministre a rappelé que les manifestants, qui demandent la nationalisation du secteur, rejettent, jusque-là, toutes les initiatives, ce qui menace l’avenir de 1.700 employés et pèse sur les intentions d’investissement. L’arrêt du pompage pourrait engendrer des hausses des prix des hydrocarbures, alors que le dinar est à un plus bas jamais atteint face à l’euro et au dollar, avait averti le ministre de l’Emploi Imed Hammami, chargé des négociations avec les protestataires d’El Kamour à Tataouine.

 

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Un groupe de jeunes du gouvernorat de Tataouine a lancé une initiative baptisée ” la solution est entre nos mains “, dont l’objectif est de mettre fin au sit-in d’El Kamour au Sahara de Tataouine.
Dans un communiqué, dont une copie est parvenue à la TAP dans la région, ce groupe de jeunes explique que l’initiative vise ” à rapprocher les points de vue, unifier les positions et appeler le gouvernement et les protestataires à réviser leurs suggestions afin de parvenir une solution qui répond aux aspirations de toutes les parties “, précise le communiqué.
La même source appelle en outre le gouvernement à accélérer l’exécution de ses engagements en faveur de la région.
Dans une déclaration au correspondant de TAP dans la région, Achref Korsen, un des auteurs de cette initiative, a mis l’accent sur la volonté de mettre fin au sit-in, dans les plus brefs délais. Et d’expliquer ce mouvement de protestation par l’échec du dialogue entre les protestataires et le gouvernement et l’absence de toute initiative visant à rapprocher les points de vues des deux parties.
Il a dans le même cadre appelé les partis politiques et les organisations de la sociétés civile à appuyer l’initiative qui garantira aux protestataires le droit à l’emploi et le développement.

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Le ministère de l’énergie, des mines et des énergies renouvelables a annoncé jeudi 1er juin 2017, que la production de pétrole et de gaz des champs de Tataouine et Kébili s’est arrêtée suite aux mouvements de protestation observés dans ces deux gouvernorats depuis plus de deux mois.
Dans un communiqué publié jeudi, le ministère a indiqué que tout acte de saccage ciblant les ouvrages pétroliers et gaziers peut engendrer des dégâts techniques, matériels et environnementaux dont l’Etat devra payer la facture au détriment du développement des activités des champs pétroliers et gaziers dans la région.
Le ministère a mis en garde contre les répercussions directes de l’interruption de la production dans les régions de Tataouine et Kébili sur l’économie nationale et son impact sur l’augmentation du déficit de la balance commerciale du pays. Le ministère a ajouté que la baisse des ventes est estimée à 24 millions de dinars par semaine sachant que les champs pétroliers des régions de Tataouine et Kébili contribuent à hauteur de 46% dans la production nationale de pétrole et 27% de la production nationale de gaz.
Le ministère a précisé que les travaux de développement du champ de ” Naouara ” dont la capacité de production est estimée à 2,7 millions de mètres cubes de gaz soit 17% de la production nationale de gaz se sont arrêtés depuis plus d’un mois en raison de la poursuite du sit-in d’El Kamour alors que le site devait entrer en exploitation en 2018.
L’interruption des travaux a aussi provoqué la hausse du coût du projet d’environ 20 millions de dinars par mois, selon le communiqué.
Le ministère a ajouté que plusieurs puits productifs dans le sud tunisien sont anciens et toute interruption d’activité dans ces sites pourrait engendrer la perte de la production de façon définitive. La majorité des employés dans le secteur pétrolier dans les régions de Tataouine et Kébili sont originaires de ces deux gouvernorats et l’interruption prolongée de la production pourrait provoquer leur licenciement, selon la même source.

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Le secrétaire d’Etat aux Domaines de l’Etat et aux affaires foncières, Mabrouk Kourchid, est le premier membre du gouvernement à s’exprimer de manière officielle sur la guerre contre la corruption dont le coup d’envoi a été donné la semaine dernière par le chef du gouvernement Youssef Chahed, et qui a donné lieu à une série d’interpellations et de mesures de confiscation de biens.

Interrogé par Africanmanager dans une interview exclusive sur le timing du lancement de cet épisode de lutte contre la corruption et s’il ne serait pas lié aux révélations de Mohamed Imed Trabelsi, et aux mouvements de protestation et aux troubles à Tataouine, il a affirmé que l’action du gouvernement en la matière a commencé dès la formation du gouvernement d’union nationale issu du Document de Carthage, ajoutant que des centaines de plaintes ont été déposées par le gouvernement et les institutions de l’Etat auprès des pôles judiciaire et financier, sans que les dossiers ne soient traités avec la rapidité requise. Le secrétaire d’Etat s’est plaint de cette « énorme lenteur » dans le traitement du dossier « urgent » de la corruption. Le 2ème obstacle qui entache le processus de lutte contre la corruption est l’absence de textes punissant la corruption, sauf, a-t-il signalé, un article datant de l’ère beylicale, régissant les faits de corruption et de concussion. « Du coup, nous nous sommes trouvés en état d’incapacité due aux institutions autant qu’à la pénurie de textes juridiques », a-t-il dit , soulignant que l’urgence était telle qu’il a été fait recours à l’article 5 du décret de janvier 1978 sur l’état d’urgence, sans toutefois omettre d’insister sur le fait que le gouvernement s’attelait déjà à la tâche bien avant les derniers événements.

Kourchid a annoncé, dans cet ordre d’idées, le démarrage de l’exécution de la décision de confiscation de biens des 8 hommes d’affaires tunisiens dont 7 ont été interpellés au cours des deux derniers jours.

Dans son interview avec Africanmanager, il a évoqué également le début de l’opération d’inventaire et de recherche des biens de ces derniers, ajoutant qu’elle sera annoncée sitôt complétée. Il a souligné que la commission de confiscation, en coopération avec la Banque centrale, le ministère des Finances, les recettes de finances et les autres ministères, se chargera d’exécuter ces décisions dans le cadre du respect de la loi, mettant l’accent sur le rôle de son département qui s’emploie à en faciliter la mise en œuvre en mettant à disposition tous les documents requis.

Il a affirmé que la décision portant confiscation des biens des interpellés est une décision « indépendante prise sur la base de documents officiels ayant établi que ces derniers avaient partie liée avec la famille de l’ancien président Ben Ali.

Le secrétaire d’Etat a précisé que c’est le principe de la confiscation civile qui a été appliqué concernant les personnes interpellées, à savoir Mongi Ben Rbah, Kamel Ben Gholam Grej, Chafik Jarraya, Yacine Chennoufi, Néjib Ben Smaiel, Ali Grioui, Hlel Ben Massoud Bechr  et Mondher Jenayah.

Il a affirmé que ce choix a été opéré conformément à des normes objectives dans l’instruction des dossiers les plus brûlants au niveau de la Douane et des institutions de l’Etat, ajoutant que l’opération de tri a abouti à la désignation de ce groupe des 8, impliqué déjà dans des affaires de menaces de l’ordre et de la sûreté publique, relevant à la fois du ministère de la Défense et de celui de l’lntérieur, ce qui explique la présence du nom de Chafik Jarraya dans cette liste dont le dénominateur commun est la contrebande.

Ila affirmé que cette liste n’est pas définitive, ce qui explique aussi la poursuite des travaux de la commission de confiscation pour concerner dans une prochaine étape           un autre groupe d’hommes d’affaires dont il a été établi qu’ils ont réalisé des avantages illégaux, comme l’attestent les preuves recueillies.

Mabrouk Kourchid a indiqué que le gouvernement de Youssef Chahed est déterminé à aller de l’avant dans la lutte contre l’enrichissement illicite comme c’est le cas dans nombre de pays tels que les Etats-Unis, la France et la Grande-Bretagne. Il a annoncé dans ce contexte qu’il sera procédé à la création d’une commission permanente de la confiscation qui œuvrera dans le cadre du dispositif de lutte contre la corruption.

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