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Ce n’est pas uniquement chez lui que le président américain s’arrange pour s’attirer des foudres de plus en plus violentes. Le monde, surtout les alliés des Etats-Unis, ne sont pas épargnés, sauf manifestement Israël, assuré d’une enveloppe d’aide qui ne change pas et dans une bien moindre mesure l’Egypte qui voit celle de l’assistance à la sécurité passer de 143 millions de dollars à 75 millions $ au titre de l’exercice 2018 dont le projet est soumis par l’administration Trump au Congrès.

L’administration américaine sous Donald Trump ne croit pas beaucoup au « soft power » (la puissance douce), une expression qui désigne l’arsenal non-coercitif de politique étrangère d’un pays, notamment la diplomatie et l’aide étrangère. Cela est particulièrement manifeste dans le projet de budget proposé par le président américain pour l’exercice 2018. La Maison Blanche veut réduire l’aide étrangère des États-Unis de plus de 30% par rapport à l’exercice 2016, de 23,2 milliards $ à 15,4 milliards $. Elle veut faire des coupes claires dans le financement des activités du Département d’Etat américain pour le ramener de 55 milliards $ en 2016 à 40 milliards $.

Le plus choquant, et sans doute le plus révélateur du mépris de l’équipe de Donald Trump pour l’aide étrangère, a été la réduction de l’aide américaine à la Tunisie, une « success story » prometteuse mais encore fragile, selon le Middle East Online qui reprend un article du détenteur de la chaire professorale de politique mondiale et de sécurité à l’université de Georgetown à Washington, Mark Habeeb. Si la Maison Blanche parvenait à ses fins, l’aide à la sécurité de la Tunisie plongerait de 82 millions $ à 15 millions $ et l’aide économique baisserait d’un tiers.

Le Liban se voit infliger à son tour une aussi grande coupe au titre de l’aide à la sécurité, une réduction de 82%, tout comme l’Irak et Bahreïn (plus de 80% chacun). L’Irak, cependant, bénéficierait d’une augmentation de l’aide économique de 122 millions $ à 300 millions $. Le gouvernement reconnu par l’ONU en Libye devrait recevoir davantage d’aide économique. L’enveloppe de l’aide économique et sécuritaire de la Jordanie sera, elle, rabotée de plus de 20%.

La Maison Blanche n’en fera pas à sa tête

Cependant, la Maison Blanche ne pourra pas en faire à sa tête. Le Congrès américain fixe le budget final des États-Unis et définit les niveaux des dépenses pour les programmes à travers l’enveloppe des crédits annuels et les membres du Congrès des deux partis ont clairement fait savoir que les réductions proposées par Trump en matière d’aide étrangère sont vouées à l’échec.

Le sénateur américain Bob Corker, un républicain du Tennessee qui est président du comité des relations étrangères du Sénat, a annoncé au cours d’une audience que « le budget qui a été présenté ne va pas être celui auquel nous allons avoir affaire ». Dans un reproche à l’administration, Corker a ajouté que « ce serait une perte de temps » d’examiner même les propositions du président « parce que ce n’est pas la chose qui va arriver. »

 Le secrétaire d’Etat américain Rex Tillerson, dans sa déposition devant le Sénat, a affirmé que, malgré la réduction des fonds, les Etats-Unis « continuent d’être le leader en matière de développement international, de santé dans le monde, de démocratie, de bonne gouvernance et d’action humanitaire ». Les sénateurs des deux partis ont exprimé leur scepticisme quant à la façon dont les Etats-Unis pourraient maintenir le leadership mondial sur ces questions sans consacrer des fonds à cet effort.

Le sénateur Ben Cardin, un démocrate du Maryland, a déclaré que la proposition de la Maison Blanche en elle-même a eu un « impact dissuasif » sur les diplomates et les responsables de l’aide étrangère et a envoyé le mauvais message au reste du monde sur le leadership des États-Unis. « Je suis profondément préoccupé par l’approche de votre administration qui n’adjuge pas l’Amérique d’abord, mais laisse plutôt l’Amérique seule», a dit Cardin Tillerson. Il a affirmé que le Congrès élaborerait son propre budget qui ne serait pas proche de celui proposé par la Maison Blanche.

Une demande « dangereuse et irresponsable »

Mais le critique le plus virulent de l’administration Trump était le sénateur Lindsey Graham, républicain de la Caroline du Sud qui ne s’est pas fait faute de s’en prendre à Trump au sujet d’un certain nombre de questions. Graham, qui est président du sous-comité de la Commission des crédits du Sénat pour les opérations à l’étranger, s’est lâché contre l’administration pendant près de 15 minutes alors que son staff a présenté de nombreux graphiques et tableaux mettant en relief les effets des réductions proposées par l’administration.

« Je veux que le pays sache que cette demande budgétaire est dangereuse et irresponsable en matière de soft power », a déclaré Graham. « Ce compte budgétaire est durement touché non pas en raison d’un contrôle exercé sur la façon dont le Département d’Etat fonctionne, mais [en raison de] de pressions budgétaires. »

Compte tenu de l’opposition des deux partis aux niveaux de financement proposés par l’administration, il est fort probable que le Congrès en augmente le volume lors de l’adoption de la version finale du projet de loi sur les crédits alloués aux opérations à l’étranger. On sait moins comment seraient affectés les fonds supplémentaires supérieurs aux demandes de l’administration, bien que des réductions de l’aide à Israël soient tout sauf impossibles à imaginer.

Les réductions drastiques proposées par l’administration peuvent refléter simplement la façon dont Trump aime négocier: faire des demandes outrageantes sachant que l’accord final tiendra du compromis. Ainsi, bien que le Congrès ait rejeté catégoriquement la position initiale de Trump, il est presque certain que l’enveloppe finale contiendra des réductions, mais dans certains cas substantiels, conclut le Middle East Online.

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« Il y a des chances pour que nous finissions par avoir un conflit majeur avec la Corée du Nord. » Alors qu’une réunion du Conseil de sécurité des Nations unies (ONU) consacrée à la Corée du Nord sera présidée, vendredi 28 avril, par le secrétaire d’État américain Rex Tillerson, C’est ce qu’a assuré le président américain Donald Trump dans un entretien à Reuters.

« Nous souhaiterions fortement résoudre tout cela de manière diplomatique mais cela va être très difficile », a ajouté Trump à la même source.

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En pleine crise diplomatique entre Mexico et Washington, les Mexicains sont appelés aujourd’hui à manifester contre le président américain Donald Trump et son projet de construire un mur à la frontière, rapporte Lefigaro.fr

Sous le mot-clé #VibraMéxico (Vibre, Mexique), largement relayé sur les réseaux sociaux, les habitants d’une vingtaine de villes sont invités à défiler à la mi-journée, vêtus de blanc ou arborant le drapeau rouge, blanc et vert du Mexique. “Il est temps que nous les citoyens nous unissions nos forces et nos voix pour manifester notre rejet et notre indignation face aux intentions du président Trump, tout en cherchant des solutions concrètes au défi que celles-ci impliquent”, clament dans un communiqué les organisateurs, près de 80 associations civiles, entreprises et universités, indique la même source.

Cet appel survient au moment où les Etats-Unis et le Mexique traversent leur plus grave crise diplomatique depuis des décennies. Montée en puissance pendant la campagne du candidat républicain, qui avait traité certains Mexicains de “criminels”, de “violeurs” ou de “bad hombres” (“mauvais hommes”) et accusé d’autres de voler les emplois des Américains, cette crise a éclaté au grand jour peu après la prise de fonction de Trump, le 20 janvier.

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Personne ne sait encore quelles mesures spécifiques l’administration Trump devra prendre pour désigner les Frères musulmans (FM) comme groupe terroriste dans le cadre de ce qui est considéré comme un mouvement de répression plus large contre les organisations islamiques. L’élite politique à Washington est profondément divisée sur la classification du mouvement comme organisation «terroriste» et sur les conséquences désastreuses qu’elle pourrait avoir pour l’administration US. De récents rapports des agences de renseignement ont appelé à l’exclusion des déclinaisons des FM en Tunisie et au Maroc de toute décision qui serait prise à cet égard.

Depuis que Donald Trump est à la Maison Blanche, les services de renseignement américains ont analysé la situation dans les pays arabes, en particulier les parties et les organisations considérées comme une subdivision des Frères musulmans. L’accent a été mis sur l’Egypte, la Jordanie, la Syrie, le Liban, le Qatar et la Libye, ainsi que le Soudan, la Mauritanie et l’Algérie.

Les observateurs, cités par le Middle East Monitor, estiment que si les Etats-Unis allaient de l’avant dans cette démarche, ils finiraient par perdre la plupart de leurs alliés dans la région, alors que des partis politiques islamistes liés aux Frères musulmans existent en Indonésie, au Pakistan, au Maroc, en Tunisie, en Jordanie, en Irak, au Koweït, au Yémen et même en Turquie. Ils soulignent que la décision pourrait entraîner de sérieux dommages, avec des conséquences négatives et nuisibles aux intérêts des États-Unis.

Les partis islamistes en Tunisie et au Maroc considèrent les déclarations sectaires et frustes de Trump – destinées à lutter contre l’Islam sous le couvert de la lutte contre le terrorisme – comme inapplicables à leur égard en raison de leur rôle croissant dans la lutte contre l’idéologie terroriste. Le Mouvement Ennahdha, par exemple, n’a de cesse d’affirmer qu’il est la plus grande victime du terrorisme et, comme le répète son président Rached Ghannouchi, l’islam démocratique est la meilleure solution pour lutter contre les terroristes.

Le Maroc est devenu un acteur-clé pour les Etats-Unis dans la lutte contre le terrorisme en Afrique du Nord, en particulier à la suite des révolutions arabes qui ont déferlé sur la région du Moyen-Orient et Afrique du Nord (MENA), se traduisant par l’effondrement de nombreux États et l’émergence de groupes djihadistes. Au premier rang de ceux-ci figure Daech qui représente une menace réelle pour la paix mondiale.

Les craintes de Washington

Selon le journal marocain Al-Masaa, le Renseignement américain a excepté la Tunisie et le Maroc de la liste projetée des organisations terroristes en raison du rôle joué par leurs partis islamistes, nommément le parti justice et développement (PJD) au Maroc et Ennahdha en Tunisie, dans la transition démocratique dans les deux pays et leur participation au gouvernement. Les rapports de la CIA révèlent que la raison de leur non-inscription sur la liste terroriste est la crainte que cela puisse inciter les jeunes à la violence et à l’extrémisme, en ciblant l’Occident en général et les Etats-Unis en particulier.

Ammar Fayed, un chercheur égyptien sur les groupes islamistes, a souligné que le PJD et Ennahdha ne sont pas les seuls partis qui condamnent le terrorisme. Tous les partis islamistes, a-t-il expliqué, l’ont fait et refusent toute affiliation à une organisation en dehors de leur pays. Il estime que la désignation des Frères musulmans comme groupe terroriste n’aurait aucun effet sur la plupart des autres partis islamistes. Au Maroc, en Tunisie et ailleurs, il s’agit de partis officiels qui ne portent pas l’étiquette «Frères musulmans» et sont engagés pleinement dans la vie politique, citant comme exemples la Libye, la Jordanie, le Koweït et l’Algérie.

« Il semble que les positions des partis islamistes qui condamnent le terrorisme, ainsi que leur présence en tant que partenaires essentiels dans les gouvernements en place, bénéficiant ainsi de la reconnaissance nationale en Tunisie, au Maroc, au Yémen et en Libye, ait posé un dilemme pour l’administration américaine qui s’emploie à conserver le président égyptien comme un nouvel allié de Trump “, a déclaré l’expert au site Arabian Gulf Gate.” Les partis islamistes sont déjà partenaires au sein des gouvernements qui sont alliés avec Washington et d’autres gouvernements étrangers ainsi qu’avec des institutions et organisations internationales, ou sont actifs dans la vie politique au sein de la Représentation nationale, notamment. Ce faisant, comment sera-t-il possible de les désigner comme des organisations terroristes? “

Trump face à un dilemme

C’est un vrai dilemme que l’équipe de Trump tente de résoudre. Si une approche extrême était adoptée en matière de désignation de partis islamistes comme groupes terroristes, cela soumettrait la politique américaine dans la région MENA à de sérieuses restrictions. Les USA ne pourraient pas, par exemple, désigner le mouvement Ennahdha comme une organisation terroriste tout en maintenant des relations avec lui, a insisté Fayed. «  Rompre les liens avec un acteur clé du gouvernement tunisien ne servirait pas les intérêts américains. »

Les modalités réelles d’une désignation des Frères musulmans comme organisation terroriste ne sont pas encore claires, a-t-il noté. Les diverses composantes de l’administration Trump ne partagent pas le même enthousiasme pour la politique et la question fait encore l’objet de discussions internes, dont l’issue est difficile à prédire, en dépit des rapports presque quotidiens des médias sur les discussions en cours et le fait qu’un projet de loi y afférent soit soumis au Congrès américain.

Selon l’expert, la décision peut se limiter aux Frères musulmans d’Egypte en premier lieu, au motif qu’ils sont le plus grand et principal mouvement et donc la cible principale du lobby pro-Israël à Washington. Cette focalisation aurait pour but d’apporter plus de soutien au régime de Sissi au Caire et ne signifierait pas l’inscription de centaines de milliers de personnes sur la liste des sanctions des États-Unis. De telles décisions, a-t-il conclu, ciblent souvent des dirigeants et des personnalités spécifiques afin de limiter leurs déplacements à l’étranger ou leurs sources de financement.

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L’ancien président de la République tunisienne, Moncef Marzouki a qualifié la décision du président américain, Trump d’interdire les ressortissants de sept pays musulmans d’entrer aux USA, de raciste.

Dans un statut posté ce dimanche 29 janvier 2017 sur sa page Facebook, Marzouki a enoutre assuré que cette décision est un porte-malheur non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour le monde entier.

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L’interdiction faite aux ressortissants de pays à majorité musulmane ne touche pas des pays comme l’Afghanistan, la Malaisie, le Pakistan, Oman, la Tunisie et la Turquie, rapporte l’agence Reuters samedi citant un responsable américain.

Le responsable a indiqué que le département de la sécurité intérieure dispose d’un guide claire sur la question et s’apprête à l’envoyer aux compagnies aériennes, indiquant que le décret interdisant l’entrée des Etats-Unis ne s’applique pas aux citoyens américains ou les binationaux mais touche les étrangers, rapporte la Tap. Un autre haut responsable de l’administration américaine a indiqué de son côté que les nouvelles restrictions sur les migrants et les réfugiés signifient que la situation des personnes qui ont une résidence permanente ou des “cartes vertes”, originaire de Syrie et six autres pays à majorité musulmane, doivent être examinée cas par cas avant l’entrée aux USA.
Il a défendu devant les journalistes le décret émis par Trump vendredi qui a crée un chaos dans les aéroports dans le monde.
Quant aux recours en justice déposés par certains étrangers contre ce décret, des responsables de l’administration Trump soulignent que les étrangers n’ont pas un droit particulier à entrer aux Etats-Unis. Ils qualifient de “ridicule” l’idée que la décision de Donald Trump revient à “une interdiction des musulmans”.

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La Tunisie, première démocratie du monde arabe, est promise à un boom économique sans précédent alors que la nouvelle administration du président élu Donald Trump fait le ménage dans la camarilla des copains de l’ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton, estime Capitol Intelligence, leader du renseignement financier pour la région MENA (Moyen-Orient et Afrique du Nord).

Son rédacteur en chef exécutif et fondateur Peter K. Semler précise que la Tunisie a déblayé la voie vers sa renaissance économique à travers la Conférence internationale pour l’investissement « Tunisie 2020 » en s’assurant des engagements financiers de l’ordre de plus de 8 milliards de dollars pour des projets d’infrastructure publics-privés.

Nonobstant la décision du président Barack Obama d’attribuer à la Tunisie le statut d’allié majeur non-membre de l’OTAN, les États-Unis ont vivement irrité le gouvernement tunisien dirigé par le pro-américain Youssef Chahed en se faisant représenter à la conférence Tunisie 2020 par une insultante délégation de second rang, conduite par un simple secrétaire adjoint au Commerce, Arun Kumar, alors que le secrétaire au Commerce Penny Pritzker et secrétaire d’État John Kerry ont brillé par leur absence, note Capitol Intelligence.

Une grande part des problèmes économiques de la Tunisie peut être imputée à l’ex secrétaire d’Etat Hillary Clinton qui a utilisé sa familiale « Clinton Global Initiative » pour attribuer les contrats du Département d’Etat aux ONG américaines aux mains de ses fidèles telles que l’Initiative d’investissement pour le Moyen-Orient de l’ancienne secrétaire d’État Madeleine Albright, l’« Albright Capital Management », pesant 750 millions de dollars pour les marchés émergents, le cabinet d’avocats « DLA Piper », sous la coupe des Clinton et co-présidé par l’ancien sénateur George Mitchell et l’Institut Aspen ayant partie liée avec le Département d’Etat et financé par le réseau Partenariat Afrique du Nord pour l’opportunité économique (PNB-NAPEO).

Un réseau de personnalités influentes pro-Tunisie

Le ministre tunisien du Commerce et éminent dirigeant du mouvement Ennahdha, Zied Ladhari, a déclaré qu’il est convaincu que les relations étroites de la Tunisie avec les USA ne changeront pas sous la nouvelle administration Donald Trump. Ennadha, un parti conservateur, entretient des liens de profonde amitié avec le président républicain du Comité des forces armées du Sénat, John McCain, avec le président du Comité des affaires étrangères du Sénat, Bob Corker et de nombreux républicains de la Chambre, notamment le président de la Chambre Paul Ryan.

En fait, souligne Capitol Intelligence, les relations avec les républicains du Congrès permettent d’espérer que l’accord de libre-échange entre les Etats-Unis et la Tunisie pourra être adopté directement par le Congrès dès lors qu’il bénéficie d’un large soutien aussi bien de la part des Républicain que des Démocrates, y compris du membre influent sortant de la Commission des voies et moyens de la Chambre des représentants, le démocrate Sander Levin, qui a travaillé en Tunisie en tant que haut fonctionnaire de l’Agence américaine pour le développement international (USAID). Il a déclaré à Capitol Intelligence que l’économie tunisienne est trop petite pour représenter une menace pour les entreprises américaines.

Passant en revue la politique en dents de scie de l’administration Obama vis-à-vis de la Tunisie, Capitol Intelligence rappelle le retrait par la secrétaire d’État Hillary Clinton de tout le personnel diplomatique non essentiel de l’ambassade US à Tunis et la mise mis en garde déconseillant les voyages des citoyens américains suite  à l’attaque contre les locaux de l’ambassade américaine septembre 2012, entraînant la cessation immédiate des activités des entreprises américaines dans le pays à l’exception notable de Honeywell International. Au demeurant, l’interdiction de voyage n’a été levée qu’à la suite de l’audience accordée le 4 avril 2014 par Barack Obama à Mehdi Jomaâ, alors chef du gouvernement.

Trump, approche pragmatique et rationnelle

L’administration Trump devrait adopter une approche pragmatique et rationnelle dans un pays stratégique comme la Tunisie avec la nomination d’un grand pétrolier texan de la trempe du PDG d’ExxonMobil, Rex W. Tillerson comme secrétaire d’État. Tillerson, qui a gravi les échelons pour devenir l’un des grands dirigeants de sociétés pétrolières du monde, est l’un des principaux connaisseurs de l’Afrique du Nord en raison des activités d’Exxon en Libye et en Algérie.

Il est un diplomate chevronné avec une vaste expertise dans la conclusion d’accords avec les dirigeants étrangers sur les droits pétroliers et le partage de production, entretenant de bonnes relations personnelles avec tous ceux qui comptent partout dans le monde.

Tillerson aura à cœur de rompre avec l’ « insondable incompétence » de Hillary Clinton qui a obligé sa « femme de confiance », la présidente de l’Overseas Private Investment Corporation (OPIC), Elizabeth Littlefield, à traîner les pieds pendant près de cinq ans avant d’obtenir une maigre facilité de crédit de 50 millions de dollars pour permettre à la Tunisie d’avoir son McDonald.

Malgré la honteuse absence des Etats-Unis à la conférence «  Tunisie 2020 », les grandes entreprises américaines telles que General Electric , Honeywell International , Delphi Automotive et Caterpillar, développent rapidement leurs entreprises rentables dans le pays et ont commencé ou vont commencer à utiliser Tunis comme une plaque tournante pour le marché de l’ Afrique du Nord et de l’ Ouest avec une population de 350 millions et une croissance moyenne du PIB de l’ ordre de 7%.

Le succès de la conférence Tunisie 2020 peut fournir à des sociétés telles GE, Honeywell, Fedex et géant allemand Siemens, l’opportunité d’investir dans des projets d’infrastructure rentables sans ingérence inutile d’experts non qualifiés, mais ayant des relations politiques et économiques, conclut Capitol Intelligence.

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C’est un revers net pour l’extrême droite autrichienne, qui pensait «renverser le vieux système» des élites viennoises. Et bénéficier d’un effet Trump et du Brexit. Hier, l’écologiste Alexander Van der Bellen, 72 ans, ex-doyen de la faculté d’économie de Vienne et ancien dirigeant des Verts, a largement remporté la présidentielle en Autriche. Il était crédité de 53,3 % des voix, selon les premières projections, contre 46,7 % à Norbert Hofer, vice-président du Parlement et cadre du Parti de la liberté (FPÖ), rapporte Boursorama.com.

Ce score marque une nette progression du candidat écologiste, qui avait obtenu 50,3 % des voix lors du scrutin invalidé du 22 mai. Van der Bellen a bénéficié d’un front républicain et d’une participation en hausse (73,8 % contre 72,7 % le 22 mai), indique la même source.

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Petit pays,  sans pétrole et historiquement tournée vers l’Europe, la Tunisie peut parfois sembler  trop loin d’être un véritable partenaire stratégique pour les États-Unis. Mais depuis la Révolution, «le gouvernement des États-Unis a commencé à lui accorder beaucoup plus d’attention  et les relations sont devenues plus fortes,  avec une coopération économique accrue,  un partenariat en matière de sécurité et un dialogue diplomatique conséquent” constate Sarah Yerkes, collaboratrice émérite  au Centre de la Brookings Institution pour la politique du Moyen-Orient.

En effet, la transition démocratique postrévolutionnaire a été accueillie avec enthousiasme par Washington. “C’est  une réelle opportunité,” a écrit Jeffrey Feltman, alors secrétaire d’Etat adjoint au Département d’Etat pour les affaires du Proche-Orient, dans un courriel à la secrétaire d’Etat Hillary Clinton, début de 2011.

«Le plus clair de l’intérêt des États-Unis de voir la Tunisie réussir ne tient pas au fait que si elle échoue, nous allons perdre quelque chose d’important sur le plan géostratégique, mais … ce sera plus difficile de plaider pour l’ancrage de  la démocratie  dans cette partie du monde », a déclaré, pour sa part,  Sarah Feuer, chercheuse à l’Institut  Washington pour la politique au Proche-Orient, citée par Al-Monitor.

Alors que la Syrie, la Libye, le Yémen et l’Irak sont plongés dans un chaos violent ayant entraîné la mort et le déplacement d’un grand nombre de personnes, la Tunisie est restée relativement calme. Pourtant, sa position géographique précaire, l’augmentation des actes terroristes à Djebel  Chaambi, et l’enrôlement de jeunes hommes et femmes  pour le djihad en Syrie et en Libye  sont autant de motifs de  préoccupation.

Sur le plan régional, la Tunisie représente une relation de second rang pour les États-Unis. Mais encore, «il est dans l’intérêt des États-Unis de maintenir la Tunisie sur la voie de la démocratie consolidée, au moins pour éviter un retour en arrière et le chaos potentiel qui pourrait en résulter», a estimé Yerkes.

A cet effet, l’administration de Barack Obama a mis l’accent sur l’aide aux secteurs économique et  sécuritaire de la Tunisie. La Tunisie a reçu des centaines de millions de dollars en prêts et en aide depuis 2011, avec  des dons et  des prêts en 2016 d’un montant de 150 millions uniquement, selon l’analyste politique tunisien Youssef Cherif. En 2014, les deux pays ont lancé un dialogue stratégique, dirigé par le secrétaire d’Etat John Kerry. L’année suivante, Obama a annoncé que la Tunisie serait désignée comme un allié majeur non membre de l’OTAN.

Si peu de changement en vue

Nombreux sont ceux qui estiment que Barack  Obama peut – et devrait – faire plus, en soulignant que les enveloppes budgétaires allouées à la Tunisie sont bien inférieures à celles de ses voisins de la région, notamment  l’Egypte, la Jordanie et Israël. Certains s’inquiètent également  que les États-Unis n’aient  pas reconnu que la transition démocratique de la Tunisie est en cours, et que le pays exige plus de sécurité et d’aide économique.

“Ce qui a manqué, c’est la reconnaissance de la nécessité de maintenir le soutien aux institutions politiques – parlement, ministères,  partis politiques, réforme de la fonction publique, etc.», a déclaré Yerkes.

Et alors que l’élection présidentielle américaine est à l’horizon, la présidence de  Donald Trump ou de Hillary Clinton devrait-elle y changer quelque chose ?

«À certains égards, je ne m’attends pas à un changement radical dans les nouvelles relations  bilatérales entre les Etats-Unis et la Tunisie, nonobstant le vainqueur », affirme  Feuer.

Trump, le candidat républicain à la présidentielle, n’a jamais dit publiquement un mot sur la Tunisie. Ses objectifs de politique étrangère sont “donc partout, il est très difficile de discerner une approche cohérente”, ajoute-t-elle “, mais dans la mesure où [ses  alliances] doivent être fondées sur des relations transactionnelles, je ne sais pas s’il  va se sentir enclin à aider un petit état en difficulté comme la Tunisie. En termes géostratégiques, je pourrais  le voir se demander ce que nous obtenons vraiment de cette alliance “.

“Avec Trump, la Tunisie sera considérée uniquement sous l’angle de la sécurité. … Si Trump accédait à la Maison Blanche, la Tunisie devrait s’attendre  à [moins] de gestes symboliques et moins d’argent au titre du développement et de la démocratisation “, prévoit Youssef Cherif.

Les déclarations incendiaires faites par Trump au sujet des musulmans et des arabes au cours de sa campagne électorale pourraient avoir des conséquences négatives. Les crimes de haine contre les musulmans ont fortement augmenté aux Etats-Unis, bien que Feuer souligne que « de manière  perverse,  Trump ne [semble] pas avoir des problèmes avec les musulmans qui restent chez eux dans le monde musulman.”

Trump ignore superbement la Tunisie

Le sentiment anti-américain n’est pas particulièrement fort en Tunisie, mais il est à craindre que la présidence de Trump puisse déclencher une vague de protestations ou même de violence, similaires à 2012, quand l’ambassade américaine à Tunis a été attaquée. «Je crains  honnêtement que la présidence de  Trump puisse entraîner pareil contrecoup”, avertit  Yerkes.

Clinton, une démocrate qui était secrétaire d’État au cours de la révolution tunisienne, est largement considérée comme un candidat plus engagé  sur  les questions de politique étrangère et plus  susceptible  de continuer à pousser sur les enveloppes budgétaires. “Clinton a pris fait et cause pour la Tunisie pendant la révolution et … je pense qu’elle serait plus intéressée à assurer le succès de la Tunisie que ne l’a été l’administration Obama”, a déclaré Yerkes.

Mais comme elle l’a souligné, le plus grand impact d’une présidence Clinton ou Trump ne se sera pas le fait de la relation directe des États-Unis avec la Tunisie, mais  sera le résultat d’un « changement potentiel dans les autres conflits majeurs qui affectera  la Tunisie d’une manière assez significative: la Syrie et l’Irak, et le conflit en Libye. … Si l’un des futurs présidents décide d’adopter une approche plus musclée vis à vis de ce qui se passe en Libye, alors vous pouvez imaginer que si [l’État islamique] est vraiment vaincu, il pourrait y avoir des gens qui reviennent en Tunisie “.

Indépendamment des élections américaines, c’est une triste réalité pour la Tunisie, conclut-elle.

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Barack Obama a créé Daech à l’aide de Hillary Clinton, c’est ce que ne cesse de répéter le candidat républicain aux élections américaines, Donald Trump.

Dans la soirée du mercredi, lors d’un meeting dans le cadre de sa campagne électorale, il a expliqué que le vide politique et l’absence de pouvoir provoqué en Syrie et dans la région a permis à al Qaïda d’élargir ses ambitions pour se transformer en “État Islamique” et remplir ce vide.

Trump a rappelé que le président Obama avait retiré les forces armées américaines de l’Irak de façon précipitée et avant l’heure opportune pour faciliter la tâche à Daech et leur laisser le terrain libre pour élargir leur territoire. Il n’a pas raté l’occasion pour rappeler que l’actuel président porte un surnom arabe (Barack Hussein Obama), rien que pour gâter ses sympathisants islamo-sceptiques.

Il a ajouté que le groupe terroriste ne représentait qu’un petit nombre de militants d’al Qaïda avant le retrait des troupes américaines de l’Irak en décembre 2011. Le voilà aujourd’hui transformé en une sérieuse menace à la région, notamment à la Turquie, à la Syrie et à la Grèce, dit-il.

Source : Mail Online

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La secrétaire d’Etat

Hillary Clinton a retrouvé une avance à deux chiffres face à Donald Trump cette semaine, selon un sondage Reuters/Ipsos publié samedi.

La candidate démocrate à l’élection présidentielle compte 13,3 points d’avance sur le républicain (46,6% contre 33,3%, les 20,1% restants déclarant ne soutenir aucun candidat) contre neuf points (44,5% contre 35,5%) dans la précédente livraison de cette enquête sur les intentions de vote en vue de la présidentielle du 8 novembre.

Donald Trump a connu une brève poussée dans les sondages après avoir mis l’accent sur les questions de sécurité depuis qu’Omar Mateen, se réclamant de l’Etat islamique (EI), a ouvert le feu le 12 juin au Pulse, une boîte de nuit fréquentée par la communauté homosexuelle à Orlando, faisant 49 morts et 53 blessés.

Le magnat de l’immobilier, réputé pour ses positions outrancières, s’est engagé à interdire l’entrée au territoire américain à des personnes venant de pays ayant des liens avec le terrorisme.

Des propositions radicales en matière de sécurité ont déjà fait monter à plusieurs reprises Donald Trump dans les sondages, notamment après les tueries de San Bernardino, en Californie et de Paris à la fin de 2015.

Avec un écart de 13,3 points, Hillary Clinton retrouve l’avance dont elle jouissait face à Donald Trump avant la tuerie d’Orlando.

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L’ancienne secrétaire d’Etat américaine

Donald Trump qui veut reconquérir l’électorat féminin a déclenché ce week-end une des polémiques dont il est coutumier, en accusant sa rivale démocrate Hillary Clinton d’avoir été la “complice” des infidélités conjugales de son mari Bill.

De telles affirmations visant Hillary “font partie du jeu” à partir du moment où le couple Clinton s’affiche ensemble dans la campagne, a justifié le milliardaire dans une interview diffusée dimanche par ABC.

“Elle est mariée à un homme qui a été le pire agresseur de femmes dans l’histoire de la politique. Elle est mariée à un homme qui a fait souffrir beaucoup de femmes”, avait auparavant déclaré samedi l’homme d’affaires dans l’Etat de Washington.

“Et Hillary a été complice et elle a traité ces femmes de façon effroyable”, a poursuivi le candidat. “Et certaines de ces femmes ont été dévastées, non pas par lui, mais par la façon dont elle les a traitées, elle!”.

Le magnat de l’immobilier avait lancé des accusations similaires dans un meeting vendredi soir dans l’Etat voisin de l’Oregon. Hillary Clinton “a été une complice extrêmement méchante” dans les liaisons extra-maritales de Bill, a-t-il insisté.

Ces nouvelles attaques témoignent de la stratégie adoptée par Donald Trump pour regagner un électorat féminin rendu méfiant par ses déclarations misogynes répétées: mettre systématiquement dans un même sac Bill et Hillary Clinton, et la faire passer pour insensible à la souffrance des femmes.

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Les électeurs de l’Indiana votaient mardi pour les primaires présidentielles américaines, l’une des dernières occasions pour Ted Cruz de freiner le favori républicain, Donald Trump.

Si le milliardaire l’emportait, il ne gagnerait pas immédiatement l’investiture du parti républicain. Mais la probabilité de sa victoire finale augmenterait fortement, car il engrangerait un nombre important de délégués, et infligerait une défaite cinglante au mouvement “tout sauf Trump” qui apparaît de plus en plus désespéré.

Chez les démocrates, qui votaient également mardi dans l’Indiana, l’investiture est déjà quasiment acquise à Hillary Clinton, dont l’avance en nombre de délégués sur Bernie Sanders est importante.

Les bureaux de vote ont ouvert à 06H00 (10H00 GMT).

Les résultats du seul scrutin de mardi ne changeront pas cet état de fait, mais une victoire du sénateur du Vermont lui permettrait de justifier son maintien en course, d’autant qu’il est bien placé pour les petits scrutins des deux prochaines semaines.

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Près d’un mois après le deuxième Super Tuesday, Donald Trump et Hillary Clinton ont été officiellement déclarés, mardi 12 avril, vainqueurs des élections primaires de l’Etat américain du Missouri.

Le scrutin était si serré entre Hillary Clinton et Bernie Sanders chez les démocrates, et Donald Trump et Ted Cruz chez les républicains, que les résultats n’avaient pas encore été certifiés. Ils l’ont été mardi par le secrétaire d’Etat du Missouri (démocrate) Jason Kander.

Chez les démocrates, Hillary Clinton a obtenu 49,6 % des suffrages, contre 49,36 % à son adversaire Bernie Sanders, avec une avance de 1 574 votes, selon les résultats officiels. Bernie Sanders et Hillary Clinton ont chacun engrangé 34 délégués.

Chez les républicains, Donald Trump a obtenu 40,84 % des suffrages, contre 40,63 % à Ted Cruz, avec 1 965 voix d’avance. Ce qui lui donne 25 délégués, contre 15 à Ted Cruz.

Où en est-on de la course à l’investiture ?

Hillary Clinton et Donald Trump sont en tête de la course à l’investiture de leur parti pour l’élection présidentielle de novembre. Mme Clinton a engrangé 1 305 délégués, sur un total de 2 383 nécessaires pour obtenir la nomination de son parti, contre 1 086 pour le démocrate Bernie Sanders. Donald Trump est à 742, contre 529 pour Ted Cruz. Il lui en faut 1 237 pour obtenir la nomination.

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