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Pour la Tunisie, l’avenir énergétique sera gazier ou ne sera pas !

Longtemps enfermé dans son statut d’énergie accessoire,  le gaz naturel est  en train de se convertir en un hydrocarbure de premier choix, très recherché par opposition à l’autre énergie fossile, le pétrole , de plus en plus décrié pour ses ravages environnementaux et méfaits climatiques.  A l’horizon 2035, il devra représenter 25 % de l’offre  énergétique mondial, et la demande planétaire  grimpera à 50 %, soit 1 800 milliards de mètres cubes.

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Du pain bénit pour la Tunisie dont la ressource pétrolière s’épuise à vue d’œil, l’obligeant à en importer toujours plus, et à la subventionner tout autant, au prix d’un déficit budgétaire de moins en moins supportable, et en même temps que  ses ressources en gaz naturel signent une envolée, sans précédent certes, mais qui lui seront d’un grand secours pour entamer le redressement tant attendu.

Selon l’ONEM, l’Observatoire national de l’énergie et des mines,  la présente année 2021 sera marquée par une nette reprise de la production nationale du gaz naturel (hors redevance) dopée par la production des concessions ETAP, elle-même profitant de l’entrée en vitesse de croisière de la production du champ Nawara avec une production journalière moyenne de 2 millions Nm3 au mois de juillet 2021.  Ce champ, presque mythique,  entrée en production régulière au mois de septembre 2020, a été initialement dimensionné pour une capacité de traitement de 4,4 millions de Nm3 /jour. Après le départ d’ENI en janvier 2013, ETAP et OMV ont décidé d’insérer, le pipeline principal de 370 km vers Gabès et l’unité de traitement de gaz, dans le projet de développement de Nawara. Après ce départ, la capacité cible de traitement de gaz a été réduite à 2,7 millions de Nm3 /jour.

En chiffres, la production de gaz naturel des concessions ETAP, selon les statistiques hebdomadaires disponible sur le site de l’ETAP, a atteint au sept premiers mois de l’année 2021 quelque  1 076 millions Nm3 contre une production de 849 millions Nm3 au cours des sept premiers mois de l’année 2020, soit une augmentation de 26,8%. En moyenne quotidienne, la production de gaz naturel des concessions ETAP est passée de 4 millions Nm3 /jour au cours des sept premiers mois 2020 à 5,4 millions Nm3/jour durant les sept premiers mois 2021, soit une hausse de 36%.

Au mois de juillet 2021, le champ Nawara a assuré 43% en moyenne de cette production. Depuis le 24 juillet 2021, la production en gaz naturel des concessions ETAP s’installe à un niveau quasi régulier au-dessus des 5 millions Nm3 par jour.

Toutes choses étant égales par ailleurs, et à la cadence actuelle,  la production en gaz naturel des concessions ETAP devrait atteindre au terme de l’exercice 2021, un volume de 1840 millions Nm3, (+25% par rapport à 2020 et +62% par rapport à 2019), et elle est équivalente à toute la production nationale (ETAP et hors ETAP) de 2020. La production de gaz naturel des concessions ETAP dépassera celle enregistrée en 2013 soit 1799 millions de Nm3.

L’énergie primaire en petite baisse

 Au cours de l’année écoulée, les ressources nationale en énergie primaire (production et redevance a enregistré une baisse de 0,3% totalisant (Source ONEM) 3 946 ktep-pci contre 3 957 ktep-pci en 2019 et 7 101 ktep-pci en 2010.

Alors que la production de pétrole brut poursuit son déclin naturel, les ressources en gaz naturel déclenchent depuis 2020 un retour à la hausse en particulier, donc, au cours de cette année 2021.

Après une atténuation de 36,2% en 2020, le déficit de la balance commerciale énergétique s’est réduit de 11,6% au cours des sept premiers mois de l’année en cours comparé à la même période de l’année écoulée. Désormais, le déficit énergétique n’est plus la principale source du déficit commercial du pays mais (26,9% aux sept premiers mois de 2021), mais il vient en troisième position derrière les autres Industries manufacturières (41,6%) les Industries Agro-Alimentaires (33,1%).

La production nationale en 2020 en Pétrole brut et condensat a poursuivi sa tendance baissière (amorcée depuis 2008) aussi bien des concessions ETAP que ceux hors concessions ETAP. La production en pétrole brut en condensat, a atteint en 2020 : 12,024 millions de baril contre 12,9 millions de baril en 2019 enregistrant une baisse de 7% par rapport à 2019. En moyenne journalière la production locale de pétrole brut et passé de 38 208 bbl/jour en 2017 à 35 419 bbl/jours en 2019 et 32 942 bbl/jours en 2020. La part de l’ETAP dans la production nationale de pétrole brut est passée de 77,2% en 2019 à 80,9% en 2020.

La tendance baissière de la production des hydrocarbures amorcée depuis 2008 s’explique notamment par le déclin naturel de la production de brut de la majorité des champs : d’une part ceux relevant des concessions ETAP : Hasdrubal, Ashtart, MLD (Makhrouga, Laarich, Debbech), BIR BEN TARTAR (BBT), Franig, Rhemoura, Hajeb/Guebiba, Ezzaouia, Djebel Grouz, et Cercina, et d’autre part ceux hors concession ETAP notamment El Borma et Sidi Litayem.

Déclin naturel et grèves

Toutefois, on peut souligner, d’un côté, la bonne performance des champs Miskar (Hors ETAP), Adam et Dorra (ETAP) et, d’un autre côté, la mise en production en 2019 des champs relevant des concessions ETAP Sondes et Jinane, le démarrage régulier de production (pétrole, gaz et GPL) du champ Nawara en septembre 2020 ainsi que la reprise progressive de la production des champs hors ETAP : Chouech Essaida, Sidi Behara et du champ concession ETAP : Mazrane.

Néanmoins, la diminution de la production, trouve également sa justification en partie dans les arrêts de la production de certains champs pour la réalisation des travaux de réparation et de maintenance dont on cite : l’arrêt général du champ Hasdrubal du 15 juin au 15 juillet 2021, 2018 2019 2020e mais aussi et surtout pour des raisons sociales. Le champ Hasdrubal représente 40% de la production en gaz naturel et 11,6% des capacités de productions des concessions ETAP en 2019.

La production en Hydrocarbures a été influencée par les grèves et les mouvements sociaux qu’a connus le pays depuis une bonne période dont principalement la grève d’El Kamour qui a été à l’origine de l’arrêt quasi-total de la production de toutes les concessions du gouvernorat de Tataouine.

2 Commentaires

  1. l’essentiel est que la production reste et se développe à l’abri des conflits sociaux et des blocages qui sont des crimes contre le pays et sa population et qu’o continue la prospection pour trouver d’autres gisements éventuels et d’encourager les investissements dans les nouvelles énergies renouvelables et propres comme le soleil ou le pays est ensoleillé presque 11 mois sur 12 le Maroc a deux longueurs d’avance que nous notre révolution de 2011 est passée par le pays

  2. source et nom du journaliste. c un rapport de production qui n’est rien de plus…l’avenir n’est pas gaz et pétrole cancre

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