Dans l’émission « uniquement à ceux qui osent « (Liman Yajraou Faqat) diffusée dans la soirée de dimanche , Rached Ghannouchi a souligné que son parti a quitté le pouvoir de son propre gré : ayant toujours la légitimité électorale , il n’a pas été battu dans une élection , dégagé par la rue , ni déposé par un putsh militaire .
Il a assuré que le départ d’Ennahdha du pouvoir reflète son souci de voir les Tunisiens rassemblés , la Constitution faire l’objet d’un large consensus , et la stabilité instaurée dans le pays pour que les citoyens reprennent le travail . » Nous avons fait un sacrifice dans l’intérêt du pays, pour la réussite du processus démocratique. Nous sommes soulagés , par ce qu’il y a un soulagement global, nous faisons partie de ce pays , et nous le constatons . Nous espérons que Mahdi Jomâa réussira , et nous l’aiderons dans sa mission . » a-t-il dit .
Les observateurs ont relevé que ce nouveau discours reprend presque mot à mot le contenu des deux interviews accordées par Rached Ghannouchi aux Journaux français Le Monde , et Suisse Le Temps , publiées le 14 janvier 2014 . Mais ces mêmes observateurs se sont posés la question : est-ce qu’il s’agit d’une évolution générale du parti Ennahdha ou de nouvelles convictions de sa direction politique qui pourrait être démenties par ses bases et ses cadres moyens ?








