AccueilLa UNESaïed sur les traces d’Abir Moussi?

Saïed sur les traces d’Abir Moussi?

Le chef de l’Etat vient de rompre sa trêve verbale, et c’est presque dommage. Après presqu’une dizaine de jours d’un silence qui n’a rien dérangé dans le fonctionnement de l’Etat, mais plutôt alimenté les élucubrations de ceux qui attendent toujours qu’il passe des menaces à l’exécution, c’est de nouveau, complotisme, piques, répliques et tentatives de baliser son terrain, comme le ferait un carcajou pour repousser des congénères d’autres clans.

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Cette fois devant « SES » forces armées militaires et civiles qu’il défend comme un Seigneur du Moyen-âge défendrait son fortin, le chef de l’Etat tunisien scandait, samedi dernier, que « le vrai danger vient de ceux qui veulent diviser le pays et porter atteinte aux institutions de l’Etat ». Il ne dira, cette fois encore, qui sont ceux qu’il accuse de comploter contre l’Etat, dont il répète jusqu’à l’ennui qu’il est le seul président.

Il rappellerait presque le fameux « لن يمروا », ou « ils ne passeront pas » du pathétique Moncef Marzouki en 2013 presque dans les mêmes circonstances. Mais on pourrait aussi penser qu’il viserait le parti islamiste tunisien, Ennahdha et son leader.

Force est encore de remarquer que cette inlassable offensive de Kais Saïed contre Ennahdha et Rached Ghannouchi s’accompagne d’une tentative de façonnage d’une nouvelle image au chef de l’Etat tunisien, l’image d’un pieux (On n’a jamais vu autant de photos d’un chef d’Etat faisant ses prières un peu partout et dans toutes les conditions, qu’avec Saïed) et pratiquant, dans un pays où ceux qui se disent craignant Dieu arrive in fine à rafler les suffrages. L’image aussi d’un preux combattant d’un Islamisme qui tente de changer le mode de vie d’un Tunisien pour qui la relation avec Dieu est une affaire personnelle et qui s’accommode aisément du matérialisme du quotidien.   

« Ceux qui savent ne parlent pas, ceux qui parlent ne savent pas. Le sage enseigne par ses actes, non par ses paroles ». Dixit le philosophe chinois Lao Tseu, dont Saïed ne semble pas être un adepte !

Bien avant Saïed, la présidente du PDL Abir Moussi avait fini par constater que la seule niche de positionnement d’un parti rassembleur, était celle de se forger l’image d’une guerrière anti-Ennahdha. Celle d’une dirigeante d’un parti qui lutte contre l’Islamisme, et les affres d’un Islam politisé par les tenants tunisiens de la secte des « Frères musulmans ». Une image qui lui assure désormais une visibilité dans les sondages d’opinion sur les intentions de vote pour les législatives.

1 COMMENTAIRE

  1. If Said applique la constitution pour dissoudre l’assemblée et metre dehors les islamistes tels que pratiqué par Essissi, des élections anticipées seront programmées avec prudence et confiance militaire afin d’éviter les fausses manoeuvres de la secte, mme Abir Moussi gagnera les élections et feront tous les deux un couple patriotique que les tunsiens soutiendront à bon coeur. La Tunisie sera sauvée des traîtres et pourra de lancer dans le progrès et le bonheur.

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