Les violences qui ont secoué l’ouest et le sud du Soudan ont déplacé plus de 10 000 personnes en l’espace de trois jours cette semaine, selon les chiffres publiés dimanche par l’agence des Nations Unies pour les migrations.
Depuis avril 2023, l’armée régulière du Soudan et les Forces de soutien rapide paramilitaires mènent ce que l’ONU a qualifié de « guerre d’atrocités », tuant des dizaines de milliers de personnes et en déracinant plus de 11 millions.
Entre le 25 et le 26 décembre, des attaques contre les villages d’Um Baru et de Kernoi, près de la frontière occidentale du Soudan avec le Tchad, ont déplacé plus de 7 000 personnes, selon l’Organisation internationale pour les migrations.
Après avoir pris le contrôle d’al-Fashir, la capitale du Darfour Nord, en octobre, les RSF ont progressé vers l’ouest ces derniers jours, à travers des enclaves habitées par le groupe ethnique Zaghawa et contrôlées par une milice alliée à l’armée.








