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lundi 6 juillet 2020
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Tourisme : Fin juin 2020, ouverture des frontières et Tunisair suivra

« Gouverner, c’est prévoir », disait Emile de Girardin. Elyes Fakhfakh ne pouvait certes pas prévoir la pandémie du Covid-19. Mais il ne pouvait pas ne pas prévoir la course aux touristes de l’après Covid. Sa douzaine de conseillers pouvaient au moins lui faire synthèses de la presse internationale.
« Gouverner, c’est choisir entre deux inconvénients », disait Pierre Waldeck. Elyes Fakhfakh avait à choisir entre le danger d’un Coronavirus qui s’éteint peu à peu et qui n’a pas fait plus de victimes que la circulation routière, et le danger de mise sous respiration artificielle de toute une économie et surtout d’un secteur (le tourisme) qui représente 15,1 % du PIB. Jusque-là, son choix n’est pas arrêté. « Gouverner, ce n’est pas plaire », disait enfin François Mitterrand. Fakhfakh a cependant choisi de plaire à tous ceux pour qui la crise est surtout sociale, avant d’être économique ou financière.
En Tunisie, « gouverner, c’est ne rien faire », pourrait dire Elyes Fakhfakh, ancien ministre du Tourisme dans le gouvernement de l’Islamiste Hammadi Jbali.

Mekki, le ministre qui a fait mal au tourisme

Selon un rapport de la Cnuced en date de 2017, le secteur touristique représente en Tunisie 15,1 % du PIB. Pour cause de Coronavirus, les pertes du secteur dépasseraient cette année les 4 Milliards DT déjà prévues par le FMI, bien que le ministre Mohamed Ali Toumi espère toujours que 2020 ne sera pas une année blanche.
Cela reste pourtant très probable dans une Tunisie où le gouvernement n’arrive toujours pas à penser à autre chose qu’au Coronavirus, et que ses mesures pour soutenir le tissu économique restent, soit difficiles à appliquer, Elyes Fakhfakh n’ayant pas prévu de décrets d’application pour ses décrets-lois et des circulaires de la BCT pour les banques notamment, soit, pour la majorité, encore de simples projets de mesures sur un simple document fuité et pas encore officiellement annoncé et énoncé.
Ailleurs qu’en Tunisie, la course aux touristes pour les pays où le secteur est économiquement déterminant, est déjà lancée. « Il est désormais possible pour les touristes étrangers de réserver leurs vacances en Espagne à partir du mois de juillet, a annoncé le ministre du Tourisme espagnol » cité par Le Figaro. Dès le 3 juin, l’Italie ouvrira ses frontières, « date à laquelle tous les aéroports nationaux pourront rouvrir et les arrivées possibles sans quarantaine ni « black list » des pays voisins. La péninsule invite donc à la reprise du tourisme. Littéralement. Dans une tribune parue dans le quotidien allemand Bild, le ministre des Affaires étrangères Luigi Di Maio envoie un message clair : « Venez passer vos vacances en Italie. Venez visiter nos plages, nos côtes, nos villages de montagne, goûter notre cuisine. Nous sommes prêts à vous accueillir. », rapporte la chaîne français LCI. Le Portugal, par la voix de son ministre des Affaires étrangères, Augusto Santos Silvadit, s’est voulu plus que rassurant. « Les touristes sont les bienvenus cet été », a précisé ce dernier, vendredi 22 mai, à L’Observador, comme le rapporte le Figaro, cité par CNEWS. Dans toutes ces informations, l’effet d’annonce a été primordial dans la course aux touristes.

Le calendrier de la réouverture est prêt

En Tunisie, pays où le tourisme est presqu’exclusivement balnéaire, les déclarations officielles sont loin d’être rassurantes, avec un ministre de la Santé qui enfonce le clou, en décrétant l’interdiction des baignades, tout au plus consentirait-il à mettre les plages tunisiennes sous surveillance policière. Abdellatif Mekki reste plus volontiers à enfourcher son cheval de menace sanitaire, en déclarant que le confinement total pourrait faire son retour. Des attitudes, qui sont loin de celles, plus économiquement responsables, de maints officiels européens, et qui n’ont pas vocation à tranquilliser les touristes étrangers sur le choix de la Tunisie comme destination de leurs prochaines vacances. Abdellatif Mekki s’en serait excusé, prétendant que ses mots auraient été plus rapides que ses pensées. Mais le mal est déjà fait, et l’effet d’annonce qui remettrait la Tunisie dans la course internationale aux touristes, a été fait, non sur la reprise, mais sur la fermeture des plages et le danger pistant du Coronavirus !
Nous croyons pourtant savoir que le calendrier de réouverture serait déjà dans les cartons. Le ministre tunisien du Tourisme l’a confirmé à Africanmanager.
Les hôtels tunisiens seront effet autorisés à rouvrir à partir du 4 juin 2020. A cet effet, le ministre du Tourisme Mohamed Ali Toumi a indiqué ce mardi 26 mai 2020 à Africanmanager, que le protocole sanitaire sera cette nuit chez les hôteliers avant d’être mis sur le site Web du ministère, en deux versions, une allégée de 3 pages et l’autre détaillée en 32 pages, pour faciliter leur travail.
Suivra le rétablissement de la circulation inter-régions, pour faciliter l’afflux des touristes locaux, pendant la 1ère quinzaine du mois de juin 2020 », nous a indiqué Mohamed Ali Toumi. Le ministre du Tourisme a aussi souligné que, mercredi, il aura une réunion au ministère des affaires étrangères avec le ministre du Transport aussi, pour étudier la réouverture des frontières tunisiennes. « Je voudrais, et je pousserai vers une ouverture des frontières fin juin 2020 ». Tunisair sera alors déjà prête, notamment en matière de procédures qui respectent les gestes barrières et la distanciation, et les touristes pourront venir en Tunisie.

2 Commentaires

  1. C’est bien que Tunis air recommence de niveau ses vols vers l’Europe.
    J’espère aussi qu’elle rembourse notre annulations de tickets de vol.
    Jusqu’à maintenant aucun réponse.

  2. Non seulement il faut rouvrir les frontières , mais il faut également diversifier les débouchés , pour le tourisme mais aussi pour les affaires et le commerce.
    Il faut créer des liaisons DIRECTES avec des pays comme la CHINE (nos échanges atteignent avec ce pays plus de 6 milliards de dinars) , l’Inde , le Japon , la Corée du Sud , la Thaïlande , le Viet Nam , la Malaisie , l’Indonésie , Singapour , en un mot l’ASIE;
    IL faut renforcer également les liaisons avec l’Afrique Subsaharienne , dès que la stabilisation de l’économie le permettra.

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