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Tunis : De vraies têtes de mules et des obtus gouvernent la Tunisie !

On avait cru, une fois les pouvoirs entre leurs mains, qu’ils prendraient acte de toutes les mauvaises actions et tous les mauvais réflexes de l’ancien régime dont ils ont pris le relais. Au contraire, l’impression nette qui se dégage, après bientôt deux années de pouvoir islamiste en Tunisie, est que les nouveaux gouvernants refont à satiété les mêmes erreurs de leurs tortionnaires. Indéniablement, l’une des erreurs les plus grossières de l’ancien régime, aura été le caractère hautain des gouvernants et leur obstination à persister dans l’erreur que tout le monde leur fait pourtant remarquer.

 
 

C’est, ensuite, un parti qui ne remportera que 1,5 million de voix sur plus de 7 millions d’électeurs. Des élections, juste pour écrire une nouvelle Constitution. Des élus, qui s’entêtent à dire pourtant qu’ils l’ont été pour gouverner. Un parti, qui n’est plus seul sur la scène, mais qui s’entête, comme le faisait Ben Ali, avant eux, et lorsque les élections de 1989 les avaient fait découvrir au peuple, à choisir les partis les moins représentatifs pour gouverner avec lui. Mieux que Ben Ali, il imagine tout un arsenal juridique pour exclure purement et simple tous ceux qui risqueraient de lui faire de l’ombre.

Certains de ces gouvernants de l’ère Rached Ghannouchi, ont cependant été parmi ceux qui avaient cru en Ben Ali et son «Ere nouvelle ». La lettre secrète de Ghannouchi lui-même en 2008, pour l’ancien président tunisien, en donne une idée. L’interview, accordée par Habib Ellouze à l’hebdomadaire tunisien « Al Anouar », en 1988, où il considérait le «7 Novembre, un appui important pour l’identité arabo-musulmane», ou encore cet «émouvant» appel au pardon de Salim Ben Hamidane, lancé sur les ondes d’Al Jazeera, pour qu’on le laisse rentrer au pays. Un proverbe français disait que « Il n’y a que les imbéciles qui ne changent pas d’avis». Ils s’entêtent tous, pourtant, à penser que seuls eux ne sont pas imbéciles.

Le plus effarant dans cet entêtement, est qu’il résiste même à l’épreuve de la photo.

Le premier aura indéniablement été Mohamed Ben Salem, lors de l’avant-dernier programme TV de Moez Ben Gharbia «9 heures du Soir» qui, teigneux à souhait, s’entêtait à ne pas reconnaître un des amis d’Habib Ellouze, malgré les deux photos qui ne manquaient que de les montrer dans les bras l’un de l’autre.

Le second est Houcine Jaziri, lors de la toute dernière édition de «9 heures du Soir», qui réfutait les photos présentant une des membres de son propre parti dans une ancienne réunion du RCD. Une photo qui lui avait été présentée, en défi de son déni qu’Ennahdha aussi abritait d’anciens RCDistes, par un membre de Nida Tounès. Plus tard, la blogosphère montrera plus d’un exemple de ces RCDistes qu’Ennahdha recrute, et fonde toute sa politique du refus de Nida Tounes et de son inexplicable déni de sa représentativité, sur le fait que ce parti héberge les «Azlemes» du RCD.

L’entêtement de l’équipe dirigeante, actuellement en Tunisie, est tellement inébranlable, qu’elle menace de destitution, même ses propres membres qui sortiraient des rangs et oseraient dire en public, qu’Ennahdha se trompe dans ses choix. Les menaces faites à Samir Dilou et à Abdelfattah Mourou, donnent toute l’étendue de ce comportement de parti obtus, qui serait le propre de tous les partis politiques issus de la confrérie religieuse des Frères musulmans.

23 années durant, le régime de l’ancien président Zine El Abidine Ben Ali, refusait de regarder la réalité de la Tunisie. Une Tunisie qui comprenait autre chose que les siens, une Tunisie qui comptait d’autres mouvances politiques que le RCD. 23 ans durant, Ben Ali choisissait les partis et les hommes politiques auxquels il était permis de coexister avec lui. 23 années durant, il mettait en prison ou déportait ceux qui étaient susceptibles de le vaincre, les dépossédant de leurs droits civiques et politiques, les excluant, les excommuniant. 23 années durant, il creusait sa propre tombe et celle du RDC. Suffirait-il donc simplement d’attendre ?

Khaled Boumiza.

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