Dans une Interview accordée, au journal français « La Croix », le chef du mouvement Ennahdha a indiqué que, dans le cadre du Dialogue national, son parti a donné son accord pour que la justice s’assure si les ligues de protection de la révolution qui sont enregistrées comme associations respectent la loi, ajoutant que pour celles qui ne sont pas enregistrées, la loi doit s’appliquer sans exception.
En ce qui concerne les mosquées, Rached Ghannouchi a indiqué que la loi doit être appliquée, de même que les forces de sécurité doivent respecter la loi. « Quand nous sommes arrivés au gouvernement, nous avions 500 mosquées échappant au contrôle de l’État. Nous avons réduit ce nombre à 50 ou 60 mosquées », a-t-il dit.
Il a fait remarquer, en outre, que le nouveau gouvernement, le ministère des Affaires religieuses, ceux de l’Intérieur et de la Justice œuvrent à appliquer la loi à ces mosquées, ajoutant que, selon la nouvelle Constitution, les imams ne doivent pas avoir d’affiliation politique. « Si un imam veut avoir des activités politiques, il doit démissionner de son poste. Nous sommes en faveur de la neutralité politique des mosquées », a-t-il dit.








