Le centre de jeunes dirigeants d’entreprises, a organisé samedi un déjeuner débat ayant pour thème « jeunes dirigeant et la relance économique » à Tunis. A cette occasion Jalloul Ayed, ministre des Finances, a été l’invité d’honneur du CJD, il a mis l’accent sur la nécessité de favoriser l’émergence d’une nouvelle génération d’entrepreneurs en Tunisie, à même d’accompagner le pays dans la phase de consolidation démocratique. Quant à Slim Ben Ammar président du CJD, il a évoqué le rôle des jeunes dirigeants d’entreprises et l’importance de les former à travers la discussion autour de cas réels d’entreprises et la réflexion au sein de commissions. Le ministre ne trouvant pas le temps de répondre aux questions de notre journaliste, en marge de cette manifestation, nous nous bornerons à cette interview mono-réponse mais qui nous semble assez intéressante et originale, même si elle est courte :
Quel est le rôle des jeunes dirigeants d’entreprises dans cette phase transitoire ?
*Jalloul Ayed
Cette génération est appelée à voir grand et à combattre le syndrome de nain qui a régné dans le pays pendant 23 ans au cours desquels la réussite n’était pas bien vue. Nous avons vraiment besoin de consolider la démocratie et ce à travers la réalisation de la prospérité, qui constitue l’objectif du programme de développement économique et social adopté par le gouvernement de transition pour des investissements de 125 milliards de dollars.
Il faut en outre favoriser l’émergence d’un cercle vertueux à la lumière duquel, la démocratie favorisera la prospérité, et par la suite renforcer la consolidation démocratique. Notons à ce propos que le programme de développement économique et social étant incapable de donner des résultats rapides, il est nécessaire de gérer la phase expectative et d’attente actuelle, tout en rendant confiance aux jeunes. Et d’ajouter que durant la période précédant la stabilisation de la croissance économique, qui doit durer entre 5 et 7 ans, des signaux tangibles de développement doivent être envoyés à ces jeunes de manière à leur montrer que ce pays leur appartient bel et bien et ce, à travers différents types de projets, notamment ceux d’infrastructure et autoroutiers.
Nadia Ben Tamansourt.








