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Un gouvernement sous le joug de l’UGTT et condamné à tout payer! A quel prix?

Le conseiller du Chef du gouvernement en charge des dossiers sociaux, Slim Tissaoui, a déclaré ce lundi 8 février 2021 sur une radio privée, que « le destin de ce gouvernement est d’assumer les engagements et accords passés pendant les années 2016, 2017 et 2018 ». Ila aussi indiqué que « il y a 46 accords dans la fonction publique, en plus d’autres accords régionaux et même internationaux », comme il l’a dit. Au nom du gouvernement dont il est le Conseil, Tissaoui a souligné « la nécessité de passer à la mise en œuvre des accords et de les respecter tant qu’il y a des accords et une signature préalable ». Il a aussi reconnu qu’il a été convenu avec leur partenaire social de scinder les accords, a-t-il déclaré.

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Rappelons que le 6 février 2021, l’UGTT et le gouvernement tunisien ont signé un accord pour l’activation des accords sectoriels en suspens dans le secteur public et la fonction publique. Un accord, qui fait le bonheur d’une centrale syndicale qui s’affiche pourtant contre le gouvernement de Hichem Mechichi, et les deux donneraient presque l’impression d’un accord de dupes. Et un accord aussi, à propos duquel le silence a été observé pour tout ce qui concerne l’impact financier sur le  budget 2021 et même 2022. Cela, à moins que le gouvernement ne décide d’en cacher les répercussions financières  dans une autre rubrique du budget, pour éviter les remarques du Fonds monétaire international.

Une quinzaine de jours auparavant, le FMI clôturait ses consultations avec le gouvernement tunisien au titre de l’article IV, et  faisait surtout remarquer au gouvernement qui flirte avec lui pour un nouvel accord financier qu’un « contrôle sur la masse salariale » … serait le principal moyen pour atteindre l’objectif de contrôle du déficit, et qu’en l’absence de contrôle de la masse salariale, « les services du FMI estiment que celui-ci pourrait atteindre un chiffre élevé, de plus de 9 pourcents du PIB ». Dans le même communiqué, le FMI disait au gouvernement tunisien que seul « un pacte social” pourrait ainsi couvrir la masse salariale de la fonction publique (à l’heure actuelle, une des plus élevées au monde) ».

Sous le joug d’une UGTT, devenue un acteur politique majeur, qui fait et défait les gouvernements sous menaces de grèves ou de sit-in, le gouvernement Mechichi avait été celui de toutes les signatures. D’abord celui d’El Kamour, accord signé en 2017 sous le gouvernement de Youssef Chahed ». Il coûtera plusieurs dizaines de millions de Dinars.

Mardi 20 octobre 2020, un nouvel accord portant sur la régularisation de la situation des travailleurs des chantiers a été signé. Cet accord va permettre de régulariser la situation d’environ 31 mille travailleurs de chantiers, régionaux et agricoles. Et cela coûtera aussi plusieurs dizaines de millions DT. Le tout, alors que le super-ministre de l’Economie promettait à un journal de la place de « restreindre le volume de la masse salariale, sans toucher aux droits des employés et des retraités ». Et pour le coup, c’est déjà raté !

Le même ministre promettait, comme le demandait le FMI pour dire oui à un nouvel accord de prêt, de traiter, même au cas par cas, l’épineuse question des entreprises publiques, budgétivores, toutes déficitaires et endettées, UGTT et gouvernement discutant déjà d’un projet d’accord qui « engage le gouvernement à ne pas vendre les entreprises du secteur public, garantir la stabilité des prix et améliorer le pouvoir d’achat tout en augmentant les salaires ».  Cela aussi, l’actuel gouvernement sera obligé de le respecter et signera certainement l’accord final à son propos. Avis de tempête, Mechichi/FMI, s’il résiste à la crise constitutionnelle, ou cédait devant le « non » du chef de l’Etat à son dernier remaniement !

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