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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

En visite officielle au Nigéria, Akinwumi Adesina, le président de la Banque Africaine de développement a indiqué que son institution et le gouvernement fédéral nigérian avaient trouvé un accord pour un prêt d’un milliard $. L’opération qui sera finalisée le mois prochain est assortie d’un taux d’intérêt concessionnel de 1,2% pour une maturité de quarante ans, rapporte « agenceecofin ».

D’après la même source, dans un contexte de prix bas du pétrole, le gouvernement fédéral de l’économie la plus peuplée d’Afrique, doit faire face à un gros déficit public pour respecter ses engagements budgétaire d’investissements et de relance de la croissance. Il a prévu, dans ce sens, de rechercher des appuis extérieurs et un eurobond d’un milliard $ est annoncé, en plus d’autres emprunts extérieurs de l’ordre de 4 milliards $.

Les titres de l’emprunt obligataire de référence du pays, d’un coupon (taux d’intérêt) de 16,39% et qui arrive à maturité en 2022, se négocient actuellement à 106% de leur valeurs faciales. Mais sur une période d’une année, ils sont à un niveau plus bas que celui d’octobre 2015.

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Zied Lakhdhar

Le député du Front Populaire Mongi Rahoui a appelé, aujourd’hui, au limogeage du gouverneur de la Banque Centrale de Tunisie (BCT), Chedly Ayari.

Dans son intervention, lors d’une plénière consacrée à l’examen du projet de loi relatif au prêt accordé à la Tunisie par la Banque africaine de développement (BAD) d’une valeur de 645 millions de dinars(MD), le député en question a soutenu que Chedly Ayari doit assumer sa responsabilité dans la dépréciation du dinar tunisien.

Il a ajouté que dès l’adoption de l’autonomie administrative et financière de la BCT, le gouverneur a augmenté son salaire, rapporte Shems fm.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

L’Assemblée des représentants du peuple (ARP) a entamé, lundi, la discussion du projet de loi en vertu duquel la Tunisie obtiendra auprès de la Banque africaine de développement (BAD), un prêt d’une valeur de 268 millions d’euros (645 millions de dinars).
Ce prêt qui s’inscrit dans le cadre de la concrétisation du programme de modernisation du secteur financier 2016/2017, suscite des craintes de voir ces financements s’orienter vers d’autres destinations autres que ce secteur lequel connait une recapitalisation depuis la Révolution.
La séance plénière, à laquelle participe la ministre des finances Lamia Zribi, est présidée par Mohamed Ennaceur président de l’ARP.
Le crédit en débat constitue le premier financement extérieur réclamé par le gouvernement de Youssef Chahed qui a dévoilé, lors de la séance consacrée à l’octroi de confiance à son gouvernement (17 août 2016), que l’endettement extérieur de la Tunisie a augmenté à 62% ce qui a engendré des craintes quant à la situation du pays.
La Tunisie et la BAD ont signé le 14 juillet 2016 le prêt qui ne sera disponible qu’après son adoption par l’ARP. Il (prêt) vise à appuyer les réformes du secteur financier et à consolider son rôle en tant que mécanisme de financement des besoins de l’économie nationale au cours des 5 prochaines années.
Il s’agit en outre de réduire les disparités entre les régions en améliorant l’intégration financière et en développant le marché financier, en plus du lancement de services financiers destinés aux PME.
Le gouvernement souligne dans le document d’exposé des motifs qu’il a obtenu, dans le cadre de ce prêt, plusieurs incitations dont un taux d’intérêt de 1% et une période de remboursement de 25 ans avec 7 années de grâce. Le prêt sera encaissé sur une seule tranche.

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Le rapport annuel 2013 du groupe de la Banque africaine de développement

La Banque africaine de développement (BAD), notée Aaa/AAA/AAA, a lancé le 14 septembre 2016 une émission obligataire globale de référence à taux fixe d’un milliard de dollars arrivant à échéance le 20 septembre 2019. Cette quatrième émission globale de référence de la BAD, en 2016, offre un coupon de 1,125% et a été valorisée à mid-swaps plus 9 points de base (pb). Cet écart est le plus serré par rapport au mid-swaps pour une transaction de la BAD sur cette maturité depuis 2014, et équivaut à un spread de 26,2 pb au-dessus des bons du trésor américain 0,875% échéance septembre 2019.

Les chefs de file sur cette transaction sont Barclays, Bank of America Merrill Lynch, J.P. Morgan et TD Securities.

L’annonce d’une transaction de 3 ans plafonnée à 1 milliard de dollars a été faite à 15h30 heure de Londres le mardi 13 septembre, et le carnet d’ordres a été ouvert pour les manifestations d’intérêt (IOIs) avec une indication initiale de prix autour de mid-swaps plus 9 pb. La souscription a été officiellement ouverte vers 08h10 heure de Londres, le mercredi 14 septembre. Les IOIs ont dépassé 600 millions de dollars à cet instant, le prix indicatif restant inchangé autour de mid-swaps plus 9 pb.

Le carnet d’ordres continua de croitre, et en milieu de matinée, les ordres ont dépassé 1 milliard de dollars. Le spread pour la transaction a été fixé juste avant 13h00 à un niveau de mid-swaps plus 9 pb, et les livres ont fermé à 14h00, soit une heure après.

La transaction a été valorisée à 16h30 heure de Londres, le mercredi 14 septembre, à un spread de mid-swaps plus 9 pb, soit à cet instant, 26,2 pb au-dessus des bons de trésor américain 0,875% échéance septembre 2019.

La répartition par type d’investisseur s’établit comme suit: 67% pour les banques centrales et institutions officielles, 17% pour les gestionnaires de fonds, 11% pour les banques, et 5% pour les fonds de pension et les entreprises. En termes de distribution géographique, 46% des obligations ont été placés auprès d’investisseurs en Amérique, 38% en Europe, 11% en Asie et 5% au Moyen Orient et en Afrique. Le carnet d’ordres final a dépassé 1,3 milliard de dollars, avec 40 investisseurs participant à la transaction.

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La Banque africaine de développement (BAD) et la Tunisie ont signé un accord

Le Conseil d’administration de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 14 septembre 2016, à Abidjan, le Document de stratégie pays pour le Sénégal sur les cinq (5) prochaines années (DSP 2016-2020). La nouvelle stratégie comporte deux piliers qui sont: Appui à la transformation agricole et Renforcement des infrastructures de soutien à la production et à la compétitivité (énergie et transports). Les financements envisagés par la BAD sur 2016-2020 sont estimés à 1,4 milliard de dollars. A cela s’ajoute les possibilités additionnelles de financement offertes à travers des instruments comme Africa50, Africa Growing Together Fund, et des fonds fiduciaires comme le Fonds environnemental mondial, le Fonds d’assistance pour le secteur privé africain.

Ces financements viendront s’ajouter aux interventions de la BAD depuis 1972. En effet depuis cette date à ce jour, la BAD a approuvé un total de 95 opérations en faveur du pays pour un montant cumulé de 1200 milliards de FCFA. Le niveau des engagements de la Banque est une illustration des liens solides de partenariat qui ont été tissés entre le Sénégal et la Banque, depuis plus de quatre décennies de coopération.

La nouvelle stratégie est alignée sur le Plan Sénégal Emergent (PSE), la Stratégie de Développement (2014-2035) du pays et son plan d’action prioritaire 2014-2018. Elle est aussi alignée sur la stratégie  décennale de la BAD, notamment la croissance inclusive et la croissance verte avec un accent particulier sur les « Top 5 » : éclairer l’Afrique et l’alimenter en énergie, nourrir l’Afrique, industrialiser l’Afrique, intégrer l’Afrique et améliorer la qualité de vie des Africains. Elle va appuyer plusieurs projets phares du PSE dans les secteurs « Agriculture, agro-industrie et produits de la mer », « Hub logistique et industriel régional », « l’énergie et les transports ». Elle appuiera entre autres les agropoles, Programme d’Urgence de Développement Communautaire, le Train Express Régional, la promotion et la modernisation des villes et « la mise en œuvre stratégique et le suivi-évaluation du PSE ».

Par ailleurs, le Conseil a approuvé un appui budgétaire de 48,4 millions de dollars visant à soutenir les efforts des autorités sénégalaises dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent (PSE) notamment la mise en œuvre du programme d’appui aux réformes de développement local du pays en soutien au Programme d’urgence de développement communautaire.

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La Tunisie recevra 30

Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) convie la presse à la cérémonie de lancement de sa Stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025 ce lundi 19 Septembre 2016, à 10h, à l’auditorium de son siège, rue des Banques, à Abidjan en Côte d’Ivoire.

Une conférence de presse se tiendra à l’issue d’un Panel réunissant des partenaires au développement ainsi que des acteurs publics et privés intervenant dans le secteur agricole,  de 13h à 13h30. Prendront part à la rencontre, le directeur du département de l’agriculture et de l’agro-industrie de la BAD, Dr Chiji Ojukwu et le ministre de l’Agriculture de la Côte d’Ivoire, M. Mamadou Sangafowa Coulibaly.

La Stratégie pour la transformation agricole en Afrique 2016-2025 comprend quatre objectifs spécifiques : (i) Contribuer à l’élimination de l’extrême pauvreté en Afrique d’ici 2025 ; (ii) en finir avec la faim et la malnutrition en Afrique d’ici 2025 ; (iii) faire de l’Afrique un exportateur net de produits alimentaires ; et (iv) hisser l’Afrique au sommet des principales chaînes de valeur mondiales orientées vers l’exportation dans lesquelles elle a un avantage comparatif.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé, le 14 septembre 2016 à Abidjan, un prêt de 34,78 millions d’unités de comptes (environ 28,6 milliards de FCFA) en faveur de la République du Sénégal, pour le financement du Programme d’appui aux réformes du développement local phase I (PARDL-I).

Le PARDL-I est la première phase d’une série de deux opérations constituant un appui budgétaire programmatique qui couvre les exercices budgétaires de 2016 et 2017 avec une enveloppe indicative globale de financement de 44,78 millions d’UC (soit 36,8 milliards de Francs CFA) Le PARDL-I présente le cadre pluriannuel du programme et prévoit une liste de réformes considérées comme des déclencheurs indicatifs pour la seconde phase (PARDL II). Le PARDL-I est aligné sur le Plan Sénégal Emergent 2014–2035 et son plan d’action prioritaire (2014-2018).

Le PARDL-I, en accord avec le Document de stratégie pays 2016-2020 qui vient aussi d’être approuvé par le Conseil, s’inscrit dans la suite des précédents appuis budgétaires, mais avec la particularité de soutenir d’une manière holistique une nouvelle génération de réformes. Ce programme entend, de concert avec les autres partenaires, soutenir les efforts du Sénégal dans la mise en œuvre du Plan Sénégal Emergent « PSE » afin de créer une dynamique de croissance endogène, intégrée, soutenue visant à réduire les inégalités entre les zones urbaines et rurales. Ainsi, l’effectivité des réformes du programme, contribuera au développement de l’économie locale, au désenclavement des zones rurales déshéritées et au renforcement de l’appropriation ainsi qu’à la responsabilisation des communautés rurales dans la construction et l’entretien des infrastructures socio-économiques locales.

Cette opération a été préparée en étroite collaboration avec les partenaires au développement en général et plus particulièrement avec les membres de l’Arrangement Cadre relatif aux Appuis Budgétaires (ACAB) qui ont tous des opérations d’appuis budgétaires similaires prévues en 2016 et 2017. Les membres de la société civile et les acteurs du secteur privé au Sénégal ont été aussi consulté.

Pour ce faire, le PARDL-I, est structuré autour de deux composantes complémentaires, notamment, le Renforcement de la décentralisation à travers l’amélioration du cadre institutionnel et règlementaire de la réforme Acte III de la décentralisation, et le renforcement des mécanismes de financement de la décentralisation en vue d’assurer une meilleure prise en charge des compétences transférées et un développement soutenu des collectivités. L’autre composante est la  Promotion du développement des infrastructures et de l’entreprenariat local à travers l’amélioration du cadre institutionnel de gestion des infrastructures hydrauliques, d’électricité, et de pistes rurales pour faciliter l’accès des populations à ces infrastructures, et la facilitation pour l’émergence d’un entreprenariat local pour plus d’inclusivité territoriale.

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

Le Conseil d’administration du Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 8 septembre 2016 à Abidjan, deux dons d’un million de dollars EU chacun, en faveur du Cabo Verde et de la Guinée- Bissau au titre d’une assistance d’urgence destinée à soutenir la mise en œuvre des plans nationaux de préparation et d’intervention pour lutter contre l’épidémie du virus Zika dans ces deux pays.

L’approbation unanime du Conseil démontre l’engagement continu de la Banque à aider dans la préparation de la lutte contre les pandémies et à renforcer la résilience des communautés et des systèmes de santé sur le continent. Ce soutien viendra compléter les efforts passés et en cours de la Banque visant à renforcer les systèmes de santé, en accompagnant et travaillant en coordination avec d’autres partenaires. La subvention de 2 millions de dollars EU sera utilisée par le Bureau régional des Nations Unies pour l’Afrique de l’Organisation mondiale de la santé (OMS/AFRO). Elle devrait jouer un rôle catalyseur dans le renforcement de la surveillance des maladies, la lutte antivectorielle et le traitement des questions de l’assainissement de l’environnement, à travers une approche intégrant les déterminants sociaux, économiques et environnementaux de la santé.

Le soutien de la Banque est opportun, puisque l’épidémie du virus Zika continue de s’étendre. Au 8 septembre 2016, 72 pays avaient rapporté que plus de 88 000 cas suspects s’étaient présentés. De ce nombre, 6 500 avaient été confirmés. Compte tenu de la présence du virus au Cabo Verde et en Guinée Bissau, l’OMS prévient qu’il est probable que l’épidémie s’étendra au reste de l’Afrique. Les enseignements tirés du soutien de la Banque à la lutte contre l’épidémie du virus Ebola font ressortir la nécessité d’agencer les interventions de manière opportune et ciblée. La Banque a été la première dans la communauté des donateurs à réagir à l’épidémie du virus Ebola, en menant 10 opérations d’un montant total de 290 millions de dollars EU. Dans l’ensemble, les interventions de la Banque ont renforcé les systèmes de santé grâce à la mise sur pied de systèmes d’alerte, un soutien aux infrastructures, l’institutionnalisation des pratiques de prévention des infections et du contrôle de celles-ci, la mise à disposition de services de logistique et le renforcement de l’engagement des communautés à participer à la lutte contre l’épidémie. Cependant, les systèmes établis sont encore loin d’être parfaits et ont encore besoin de beaucoup de soutien avant de devenir forts, résilients et viables, et d’être capables de faire face à de nouvelles menaces pour la santé.

« L’apparition des maladies causées par les virus Ebola et Zika constitue pour tous les gouvernements africains et leurs partenaires un rappel à la réalité : nous n’avons pas investi suffisamment dans des systèmes de santé publique en Afrique », a déclaré le président Akinwumi Adesina au cours d’une table ronde de haut niveau sur « La CMU (couverture maladie universelle) en Afrique » lors de la Sixième conférence internationale de Tokyo sur le développement de l’Afrique (TICAD VI) à Nairobi.

Pour fournir une solution durable permettant de lutter contre l’incidence croissante de flambées de maladies sur le continent, la Banque va développer substantiellement ses investissements dans les infrastructures de santé publique, y compris en aidant les pays à étendre la fourniture d’eau et l’assainissement. La Banque va accélérer la mise sur pied du Centre africain pour le contrôle des maladies (CACM) régional, établi sous le leadership de la Commission de l’Union africaine, que vont conjointement financer la Fondation Bill et Melinda Gates, la Banque mondiale et l’Organisation mondiale de la santé. Le CACM permettra aux pays africains, tant individuellement que collectivement, de surveiller, prévenir, maîtriser et réagir efficacement et de manière opportune à de nouvelles menaces d’épidémies.

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Une rencontre a eu lieu aujourd’hui, jeudi 11 août 2016 à Tunis entre le ministre du Développement de l’Investissement et de la Coopération internationale, Yassine Brahim et Alberic Kacou, vice-président du groupe de la Banque Africaine du Développement chargé des ressources humaines et des services institutionnels qui est en visite de travail en Tunisie.
La coopération entre la Tunisie et la BAD et les perspectives de son développement était au centre de cette rencontre, indique un communiqué du ministère en question.

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Deux conventions

La Banque Africaine de Développement (BAD) et l’Association des Bourses de valeurs mobilières africaines (ASEA – African Securities Exchange Association) se rapprochent pour booster les marchés de capitaux en Afrique. Hier lundi 18 juillet, à Abidjan, en Côte d’Ivoire, ils ont paraphé un protocole d’accord dans ce sens.

Le but de ce dispositif, qui va s’étaler sur 5 ans, est de créer une synergie entre les deux puissantes institutions pour collecter des ressources afin de financer la croissance économique du continent. Il est question de fournir un cadre de travail entre la BAD et l’ASEA pour mutualiser les efforts dans l’optique d’une connexion des marchés financiers africains.

Les deux partenaires ont également en ligne de mire d’autres projets communs très porteurs dans des domaines comme le financement des infrastructures à travers les marchés financiers, l’introduction de nouveaux produits, l’amélioration de la liquidité des marchés, l’éducation financière, le partage d’informations et la consolidation des acquis d’autres programmes.

Mais le projet le plus en vue est sans doute l’«African Exchanges Linkage Project» (Aelp), le programme d’interconnexion des Bourses du continent. La BAD et l’ASEA misent sur ce dispositif pour dynamiser l’innovation en Afrique, doper la création de produits qui reflètent le gros potentiel des différents marchés du continent et démultiplier les opportunités d’investissement.

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Rien n’a changé sous le soleil tunisien. Le pays continue de s’endetter plus que de raison, et de la mauvaise dette en plus qui ne sert qu’à faire fonctionner la lourde machine publique, au lieu de faire tourner la machine productrice de richesses – l’entrepreneuriat privé – et d’emplois, au mépris de tous les principes de base d’une économie saine. La chose a été dite, redite jusqu’à l’usure par toute la palette d’experts avisés que compte ce pays, sans que ça ne trouble le moins du monde la quiétude des gouvernants. Ce gouvernement, comme toux ceux qui l’ont précédé depuis la révolution (de ce point de vue au moins l’actuel chef du gouvernement, Habib Essid, n’est pas une rareté, contrairement à ce que veulent nous faire gober ses ennemis d’aujourd’hui, qui étaient ses amis hier), se contente d’une gestion économique à minima en ouvrant les vannes de l’endettement. Point barre. Hier jeudi 14 juillet, il a reçu l’aval de la Banque africaine de développement (BAD) pour un prêt de 268 millions d’euros, dédié à la modernisation du secteur financier, nous dit-on. Par ailleurs le gouvernement s’apprête à tenter l’aventure des marchés financiers internationaux pour un emprunt obligataire de 500 millions de dollars (environ 450 millions d’euros) garanti par les USA. C’est la grande forme sur le front de l’endettement !

Le ministre des Finances, Slim Chaker, avait déclaré fin juin que ce montant sera affecté au financement du budget de l’État et au soutien à la relance de l’économie, mais ça c’est l’affichage. Quand on sait que près de 40% du budget est avalé par les dépenses de fonctionnement et les salaires de la fonction publique, il ne faut pas être un expert pour deviner le sort qui sera réservé à ce pactole. Le budget de l’État a littéralement explosé en cinq ans, passant de 18 à 29 milliards de dinars, dont 13 milliards sont absorbés par la masse salariale de la fonction publique contre 6,5 milliards en 2010.

La ligne rouge allègrement franchie

La dette publique tunisienne on n’en parlait pas beaucoup avant la révolution, ou très peu. Mais les choses ont bien changé depuis, on a franchi allègrement la cote d’alerte. Elle affiche maintenant le chiffre effarant de 50 milliards de dinars (environ 20 milliards d’euros), un comble pour une économie dont quasiment tous les moteurs sont en panne et un Etat qui a le plus grand mal à engranger des recettes lesquelles, de l’aveu même de Slim Chaker devant la représentation nationale, ont fortement baissé. Et que dire des 6 milliards de dinars que le trésor public doit décaisser cette année au titre du service de cette dette, et 7 milliards en 2017. Comment tenir le coup face à des dépenses sociales qui s’envolent alors que les recettes fiscales fondent comme neige au soleil, avec un tourisme en berne et une industrie du phosphate qui n’est plus que l’ombre d’elle-même ?

Pourtant il y a des économistes qui rament à contrecourant et affirment que le problème est ailleurs. C’est le cas de Hakim Ben Hammouda, ancien ministre des Finances et initiateur du think tank Ifriqiya pour le dialogue économique (IDE). D’après lui le danger ne vient pas du «taux de la dette [estimé à 52,7 % du PIB en 2015 par la BAD] mais » de « sa nature. Il ajoute que jusqu’en 2010, la Tunisie fonctionnait sur le modèle de financement d’une nation émergente, avec une dette composée à 60% par l’emprunt local et 30% par les prêts étrangers, ventilés entre marché international, liens bilatéraux et institutions multilatérales. Mais ce schéma s’est brisé et la tendance est maintenant à 50% de crédits contractés auprès de ces institutions, notamment le FMI, ce qui change complètement la donne car ces prêts sont remboursés en devises, une catastrophe quand on voit la plongée du dinar.

Des réformes douloureuses sans cesse repoussées

« Certes, ce sont là les conséquences de décisions prises il y a cinq ans. Mais, aujourd’hui, on a le choix entre subir ou discuter avec les partenaires sociaux pour mettre le holà aux surenchères et aborder des questions taboues comme les privatisations. Le tout est une question de volonté politique », a déclaré Fadhel Abdelkefi, directeur général de Tunisie Valeurs, à Jeune Afrique.

Pour Mehdi Sethom, cofondateur de la société de conseil Mediterranean Corporate Finance, la solution est sous nos yeux : Il faut que l’économie sorte du joug de l’État et qu’on lui injecte du tonus à coup de capital-investissement. Pour lui il faut mobiliser l’épargne en faisant sauter les verrous pour les organismes de microcrédit et leur permettre de la collecter. Encore faut-il que cette épargne soit conséquente quand on sait que beaucoup de salariés (des études disent même 1/3), pris dans le cercle infernal de la consommation, sont à découvert à la banque presque en permanence.

Pour les chefs d’entreprise et les experts économistes la messe est dite : l’État doit se séparer de ses actifs, une opération qui ouvre sur une garantie de 1 milliard de dinars sur la dette des entreprises publiques. Ils illustrent leur propos par la privatisation de Tunisie Télécom, en 2010, qui avait permis de rogner la dette publique, qui était alors montée à 65% du PIB. D’après les chantres de la privatisation, l’Etat n’a pas d’autre choix que de céder des bijoux de famille, des décisions sans doute douloureuses, impopulaires mais salutaires pour la guérison du malade qu’est la Tunisie, selon eux.

Et pourtant les entrepreneurs y croient encore!

Les entrepreneurs sont fertiles en idées. Certains verraient d’un bon oeil la mise en place d’une agence de gestion de la dette et un virage volontaire des autorités, notamment dans l’adoption des lois. Ils se rappellent au bon souvenir du gouvernement et du Parlement en disant que la loi partenariat public-privé (PPP) n’a toujours pas de décret d’application et que le code des investissements traine toujours.

La corruption et l’économie parallèle sont également pointées du doigt, elles pèseraient plus de 50% du PIB. «Arrêter des barons de l’informel mettrait un frein à ces pratiques», lancent des chefs d’entreprise déboussolés et dépités.

Bref, la tâche est colossale, et il faut du courage et un sens aigu du sacrifice pour l’attaquer frontalement. La Tunisie cherche toujours ce spécimen très rare – un vrai chef de gouvernement – pour amorcer le tournant de la réforme… et de la rigueur, que personne ne veut nommer.

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Un accord de prêt a été signé ce jeudi 14 juillet 2016 par le ministère du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale et la Banque Africaine de Développement ( BAD).

La signature a eu lieu lors d’une cérémonie organisée au siège de ce département en présence du premier responsable, Yacine Brahim et du directeur régional des opérations de ladite banque en Afrique du Nord, Jacob Kolester.
A cette occasion, le ministre a déclaré que ce prêt d’une valeur de 268 millions d’euros, l’équivalent de 645 millions de dinars, s’inscrit dans le cadre du programme d’appui à la modernisation du secteur financier (2016/2017).
Dans le même ordre d’idée, le ministre a fait savoir que la BAD à travers cette première opération pour cette année témoigne encore une fois son attachement et sa solidarité avec la Tunisie, mais aussi son engagement à honorer ses promesses et programmes de coopération avec la Tunisie.
 » Ce programme d’appui s’inscrit dans le cadre des efforts fournis par le gouvernement afin de mener les réformes nécessaires pour assurer une croissance économique considérable », a dit le ministre, ajoutant que ce dernier va consolider les acquis obtenus et ce, grâce aux autres programmes d’appui aux réformes financés par la banque depuis 2011 visant essentiellement le développement régional et la création d’emplois.
De son côté, Jacob Kolester a indiqué que ce programme vise à créer les conditions nécessaires pour la croissance économique en Tunisie. Pour le responsable, la réalisation de cet objectif passe également par la garantie d’une stabilité du secteur financier.
Jacob Kolster a par ailleurs saisi cette occasion pour mettre l’accent sur la volonté de la BAD de soutenir la Tunisie dans cette phase transitionnelle. Chiffre à l’appui, le portefeuille de la banque accordé à la Tunisie au titre de l’année 2016 s’élève à 1,3 milliards de dollars à travers 43 opérations.
Pour ce faire et afin de moderniser le secteur financier, le programme d’appui s’articule autour de deux composantes. Il s’agit de l’amélioration de l’inclusion financière, l’appui aux réformes pour développer la micro finance, la diversification des services financiers mobiles offerts aux couches vulnérables et la facilitation de l’accès aux crédits aux TPME.
Pour la seconde composante, elle soutiendra les réformes liées au renforcement de la résilience du secteur financier et le développement des marchés des capitaux pour un financement efficient de l’économie.
Ce programme d’appui sera par la suite accompagné et renforcé par un deuxième programme ciblant des réformes qui touchent le développement régional inclusif dont le montant avoisine les 200 millions de dollars.

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La Banque africaine de développement (BAD) a approuvé le 8 juin 2016 un prêt de 88,85 millions d’euros pour financer le projet d’amélioration de la qualité et du service de l’eau potable au Maroc. Le projet vise à renforcer et à sécuriser l’approvisionnement en eau potable de plusieurs agglomérations, notamment Bouznika, Ben Slimane, Youssoufia et Safi et à améliorer la qualité d’eau au niveau du système de Bouregreg (aération artificielle au niveau du barrage SMBA et ozonation au niveau de la station de traitement existante). Le projet vise également à améliorer les performances des systèmes d’AEP existants (diminuer les pertes, optimiser l’exploitation, …) au niveau de plusieurs villes du Pays. Sa mise en œuvre effective permettra de satisfaire les besoins en eau potable et en eau industrielle jusqu’à 2030 de la zone la plus peuplée et la plus urbanisée du pays (plus de 5 millions d’habitants) et qui connaît un essor économique, touristique et industriel très important (environ 60% du parc industriel national).

Le projet  permettra également d’augmenter l’efficacité des systèmes d’AEP notamment par la pérennisation de la continuité d’un service adéquat pour les populations fragiles des zones péri-urbaines et des zones rurales avoisinantes, ce qui améliorera considérablement leurs conditions de vie des populations peu favorisées dont l’accès à l’eau potable n’est pas toujours sécurisée. Le secteur privé sera aussi concerné par les retombées positives du projet via la création d´opportunités lors de la réalisation des travaux et à travers le volume supplémentaire d´eau potable produit par le projet et qui permettra aux opérateurs privés dans le secteur touristique et industriel d´étendre leurs activités.

Le projet contribuera à enrichir l’expérience de l’ONEE-Branche Eau en matière de réalisation et d’exploitation de projets d’adduction d’eau potable en milieu urbain et rural. L’introduction de techniques innovantes telles que l’ozonation et l’amélioration des rendements des réseaux et le choix de variantes plus économiques reflètent l’effort de l’ONEE-Branche Eau de consolider ses acquis en matière de recherche et de développement de ses compétences en matière de conception et de réalisation des projets.

Ce nouveau prêt constitue la 13ème opération dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement au Maroc et porte le montant des engagements cumulés du Groupe de la Banque dans ce secteur à l’équivalent d’environ 12 milliards de dirhams (environ 1,1 milliard d’euros), ce qui place la Banque Africaine de Développement comme premier partenaire du Royaume du Maroc dans le secteur de l’eau au Maroc.

Au Maroc, depuis le début de ses opérations en 1970 et dans le cadre de la politique de l’eau définie par le Gouvernement du pays, la Banque s’est engagée à appuyer l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable (ONEE)-Branche Eau dans sa mission de fournir de l’eau potable aux populations urbaines et rurales et aux acteurs économiques (industries, secteur touristique) du pays en quantité et qualité suffisantes. Elle s’est engagée également dans la mise en place des systèmes d’assainissement et ce, en participant au financement de plusieurs projets dans le secteur de l’eau potable et de l’assainissement qui ont couvert la plupart des villes importantes du pays. C’est aux côtés de son principal partenaire l’Office National de l’Electricité et de l’Eau Potable-Branche Eau (ONEE-Branche Eau) que la Banque a pu nouer une relation très fructueuse au cours de ces 5 dernières décennies pour atteindre ensemble les objectifs du Gouvernement marocain dans l’atteinte de ses objectifs dans le secteur de l’eau.

 

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La Banque africaine de développement (BAD) présente demain vendredi 3 juin 2016 à Tunis les conclusions du rapport 2016 sur les « Perspectives économiques en Afrique pour la région de l’Afrique du Nord ».
D’après un communiqué de presse dont Africanmanager a reçu une copie, ce document, publié chaque année par BAD, le Centre de développement de l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et le programme des Nations Unies pour le développement (PNUD), analyse les progrès du continent sur le plan économique et social et en matière de gouvernance, en soulignant les perspectives encourageantes à court terme.
Cette présentation sera axée sur les pays de l’Afrique du Nord, en mettant l’accent sur l’économie tunisienne en particulier. Objectif : débattre de manière approfondie des performances économiques et des perspectives sur deux ans, dans un contexte d’atonie de l’économie mondiale et de chute des prix des matières premières, toujours selon la meme source.
Le rapport 2016 révèle que les pays de l’Afrique du Nord enregistrent une hausse de leur croissance économique moyenne grâce à l’amélioration de leur stabilité politique et économique : 3,2 % en 2015, contre 1,4 % en 2014. On table sur un redressement progressif de l’économie mondiale et un redressement du cours des matières premières pour favoriser la reprise – escomptée vraiment en 2017 –, puisque les projections anticipent 2,9 % de croissance en 2016 et 3,6 % en 2017 en Afrique du Nord.
En fournissant des données précises, actualisées ainsi que des projections et des analyses pertinentes, « Perspectives économiques en Afrique » met en lumière les facteurs de performance, les défis ainsi que les horizons pour chacun des 54 pays du continent. Il constitue un outil de travail idéal pour identifier les meilleures options à même d’améliorer les performances économiques des pays de l’Afrique du Nord.

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Deux conventions

Une fois n’est pas coutume, le rapport de la Banque africaine de développement (BAD) sur les perspectives économiques pour l’Afrique en 2016 et 2017 est beaucoup plus optimiste que les conclusions du Fonds monétaires international (FMI) publiées au début de ce mois. Là où le FMI demande aux nations d’Afrique, notamment ceux du Sud du Sahara, de “changer de cap en urgence” pour échapper aux turbulences, la BAD elle salue la bonne tenue des Etats africains dans un  contexte international compliqué. La banque panafricaine parle même d’une croissance meilleure que prévu…

Le rapport de la BAD, sorti hier lundi 23 mai, à la veille des 51e assemblées générales annuelles, en Zambie, évoque une croissance économique en Afrique qui devrait être de l’ordre de +3,7% en 2016 et +4,5% en 2017. Certes les prévisions pour 2016 sont en nette baisse par rapport aux +5% prédits l’an dernier à la même date à Abidjan, mais tout de même c’est mieux que le chiffre annoncé dernièrement par le FMI et la Banque mondiale (une croissance moyenne d’à peu près +3% pour le continent).

Le 2ème taux de croissance le plus costaud dans le monde

La BAD a élaboré ses prévisions de croissance en collaboration avec l’OCDE et le Pnud, précise le communiqué de publication du rapport Perspectives Economiques en Afrique en 2016 – 15e édition. Ce qu’on retient par ailleurs dans ce document, c’est que l’Afrique a la deuxième croissance la plus soutenue à l’échelle de la planète, derrière l’Asie orientale. Raison pour laquelle ces 51e assemblées générales annuelles de la BAD devraient avoir des accents assez positifs.

Certes si on regarde le verre à moitié plein, on dira que la croissance du continent est à son plus bas niveau depuis 15 ans en ce moment, qu’elle s’est tassée en 2015, avec +3,5%, contre un peu plus de 5% en 2014, Mais “il ne faut pas oublier que la situation économique est difficile partout, en Amérique, en Europe ou même en Asie. Lorsque vous avez un continent qui croît de près de 4% contre 1,9% pour l’Europe par exemple, cela veut dire qu’il continue de progresser malgré tout (…). D’autant que certaines régions du continent comme l’Afrique de l’Est affiche encore un taux croissance moyen de 6,3%”, souligne le patron de la BAD, le Nigérian Akinwumi Adesina, dans Jeune Afrique.

On est loin de la tonalité du dernier rapport du FMI, qui a préféré mettre le curseur sur les aspects moins reluisants, et recommande aux pays africain de « reconstituer des amortisseurs très amoindris » et de se protéger des « vulnérabilités » que pourrait causer une « nouvelle dégradation des conditions extérieures ».

Plaidoyers pour la transparence, la diversification et l’investissement

Le président de la BAD invite la presse africaine et internationale à ne pas cesser de “dire ce qui se passe véritablement” en Afrique et à continuer “à raconter une histoire positive” du continent. “Les États notamment qui sont frappés de plein fouet par la chute du cours des matières premières doivent continuer à apporter de la valeur ajoutée à leurs ressources naturelles, à diversifier leurs économies, à poursuivre leur industrialisation et à accélérer l’intégration régionale”, a-t-il déclaré.

Il a également appelé les décideurs politiques à faire de la transparence dans la gestion des finances publiques une règle. Par ailleurs il a soutenu que les nations africaines doivent maintenir le rythme des investissements pour faire repartir la croissance en puisant les capitaux en Afrique.

Abebe Shimeles, le directeur de la recherche en développement par intérim de la BAD, a dit ceci dans le communiqué  : « les pays africains, parmi lesquels figurent des champions de la croissance mondiale, ont fait preuve d’une résilience exceptionnelle face à l’adversité économique internationale. Transformer cette résilience durable en une amélioration des conditions de vie des Africains nécessite une intervention dynamique des pouvoirs publics, visant à promouvoir une croissance plus rapide et plus inclusive ».

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L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

L’économie s’effondre avec la chute du tourisme, de la production industrielle et des investissements étrangers. La situation peine à se redresser sur un fond d’agitation politique et sociales sans précédent parfois entachée d’émeutes, les incertitudes sur l’avenir viennent casser le rêve des Tunisiens….

Les prêts et le soutien financier de l’Europe dont la France, peinent à compenser la méfiance des investisseurs. Le marché de change est marqué par un manque d’offre de liquidité en devises, où le dinar tunisien s’est fortement déprécié face à l’euro et parfois face au dollar américain.

L’état des finances publiques devient critique en raison des contraintes financières externes et internes subies par la Tunisie.

Nabil Chahdoura, banquier et membre fondateur du Cercle des financiers de Tunisie, a été l’invité d’une émission économique à la radio RTCI pour expliquer les causes de la dépréciation galopante du dinar…

À cet égard, Nabil Chahdoura a, d’emblée, appelé le gouvernement tunisien à gérer en urgence ce déficit budgétaire qui n’a de cesse de se creuser au fil des cinq dernières années. Quand même, dit-il, avec une légère amélioration depuis 2014, ceci n’empêche que ce déficit a plusieurs explications.

Alors quel est l’impact de change et les répercussions du dinar tunisien et son évolution par rapport à ce déficit ?

Chahdoura explique qu’une bonne partie de ce déficit provient de l’endettement et du service de la dette qui a augmenté de façon importante depuis la Révolution et aujourd’hui l’on parle de 55% de taux d’endettement en Tunisie

Et ce qui est encore plus sensible par rapport à l’évolution du Dinar, ajoute-t-il, c’est que la majeure partie de l’endettement de la Tunisie, c’est l’endettement en devises étrangères.

Donc on parle de 61% environ en devises et de 39% en Dinar tunisien.

Pourquoi cette faiblesse d’endettement local ?

Il est lié à la faiblesse de l’épargne en Tunisie qui a baissé d’un niveau de 22% en 2010 à un niveau de 12% actuellement. Par conséquent, l’État ne peut plus épargner sur le marché local pour éviter l’impact de la fluctuation des devises étrangères sur le service de la dette.

L’autre partie qui est plus ou moins à 45% des 60%, il y a presque la moitié en Euro et le reste en dollar principalement.

Dès qu’il y a fluctuation de l’euro et du Dollar, en tant que parité Euro-dollar déjà, et après la parité Dinar-euro ou Dinar-dollar, il y a un impact direct sur le service de la dette.

Qu’est ce qui explique la dépréciation en cours du dinar face à l’euro ?

 M. Chahdoura explique qu’il y a plusieurs facteurs qui influencent la valeur de la devise, à part le différentiel de taux d’intérêt, précise-t-il, il y a l’offre et la demande et aussi le niveau de réserves. En ce qui concerne la Tunisie, il dit que « le niveau de réserves au niveau de la Banque centrale, ces réserves de change ont été renflouées au mois de novembre et décembre 2015, principalement dû à l’endettement, ce qui a obligé l’État d’emprunter l’équivalent de 2,2 milliards de dinars et qui a tout de suite rechuté au mois de janvier dernier de presque 13%. Donc on était à 129 jours d’importation et on est allé de 14,1milliards de dinars d’équivalent de niveau de réserves en fin de 2015, on est à 12,3 milliards de dinars actuellement. »

Déjà, commente Nabil Chahdoura, cette chute de réserves est le résultat du déséquilibre entre l’offre et la demande, qui a poussé, à vrai dire, à ce glissement du dinar. Mais aussi l’appréciation de l’Euro versus le Dollar. Il y a donc en vérité deux impacts, l’un interne et l’autre externe.

L’Euro était à 1.05 en 2015, et qui est parti à 1.13 en dollars actuellement qui est dû aussi au changement des prévisions d’augmentation de taux d’intérêt aux États-Unis, qui avaient prévu d’augmenter trois fois le taux au cours de 2016 et maintenant il est à zéro, donc il n’y aura plus d’augmentation de taux. C’est ce qui a créé ce différentiel du taux d’intérêt qui a amené à l’appréciation de l’Euro.

Donc c’est pour cela qu’on a vu cette dépréciation du Dinar tunisien versus l’Euro, mais une légère appréciation versus le Dollar, a-t-il déduit.

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La Banque africaine de développement (BAD)

Pour son plan quinquennal, 2016-2020, le Gabon pourra compter sur l’appui de la Banque africaine de développement (BAD). La « Stratégie de partenariat » entre Libreville et la BAD prévoit une ligne de crédit pouvant aller jusqu’à jusqu’à 811 milliards de F CFA (1,24 milliard d’euros), mais à condition – il y en a toujours une avec les institutions financières – que les autorités gabonaises montrent patte blanche au niveau de l’avancement des projets présentés.

C’est une feuille de route qui va structurer la collaboration technique et financière. « Sur les 5 prochaines années, il est prévu un apport de la BAD équivalent à 811 milliards de F CFA (1,2 milliard d’euros), à travers ses guichets publics et privés », précise la BAD dans un communiqué. Autre détail livré par la banque : Les fonds mobilisés seront surtout injectés dans « la diversification économique à travers le développement des infrastructures et l’amélioration du climat des affaires et le développement humain ».

Marlène Kanga, directrice régionale pour l’Afrique centrale au sein de la BAD, a déclaré dans le texte que « La revitalisation du secteur agricole, la valorisation de la filière forêt-bois, l’amélioration du cadre des investissements publics et privés, une meilleure formation professionnelle et une plus forte inclusion sociale, ainsi que l’amélioration des infrastructures d’eau et d’assainissement, seront au centre des interventions de la Banque dans les prochaines années ».

Le Gabon est surveillé comme du lait sur le feu

Le gouvernement gabonais et la BAD travaillent ensemble depuis un paquet d’années, c’est même le troisième plan quinquennal que les deux parties ont concoctés depuis 2006. La nouveauté c’est que la BAD a décidé d’être plus exigeante et plus regardante sur la façon dont ses sous sont utilisés. Il n’est maintenant plus question de décaisser des sommes avant de vérifier si les projets déjà budgétisés ont effectivement vu le jour, ou en phase de réalisation.

Ce sont les déconvenues du passé qui ont poussé la BAD à faire preuve de plus de plus sévérité et de rigueur dans le suivi des projets. Par exemple la BAD a déploré dans le document du plan 2011-2015 que « sur six opérations programmées [dans la stratégie 2006-2010], seules deux aient été soumises au Conseil [d’administration] pour approbation ». La banque a pointé du doigt « Des insuffisances au niveau de la préparation des opérations inscrites au programme de prêt, l’absence d’un dispositif de concertation structuré entre le gouvernement et les bailleurs de fonds ainsi que les incertitudes liées à une transition politique historique » qui ont prévalu suite à la disparition en juin 2009 du président Omar Bongo Ondimba.

La BAD n’a pas encore tiré tous les enseignements du plan 2011-2015, mais on sait déjà que fin 2014, la somme globale des crédits de la BAD à l’État et au secteur privé gabonais s’établissait à 331 millions d’unités de compte (395 millions d’euros au 31 décembre 2014). Dans le document de stratégie, il était prévu de débourser jusqu’à 542 millions d’unités de compte (plus de 600 millions d’euros) de prêts sur la période 2011-2015. On suppose donc que l’exécutif gabonais va rester dans les clous fixés par la BAD, du moins au niveau des dépenses. Reste maintenant à savoir si tous les projets présentés par les autorités gabonaises ont effectivement été réalisés, et dans les proportions avancées. On le saura assez rapidement…

A noter que parmi les subventions accordées dans le cadre de la stratégie 2011-2015 il y a notamment un prêt de 370 millions de dollars pour le deuxième volet du Programme routier du Gabon, avalisé en septembre 2011.

Enfin sachez que la BAD a versé au Gabon au total 1,4 milliard d’unités de comptes (environ 1,67 milliard d’euros) entre 1967 et 2015. Ce pactole a surtout servi à financer des projets d’infrastructures routières (près de deux tiers des sommes encaissées) et dans une moindre mesure des programmes dans l’agriculture et le social.

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Yassine Brahim ministre du Développement, de l’Investissement et de la Coopération internationale a accordé une interview exclusive à Africanmanager où il a parlé du nouveau code de l’investissement et du plan quinquennal 2016/2020.

Yassine Brahim a parlé également de l’investissement privé, de la croissance économique ainsi que des résultats des négociations avec le FMI, la BAD et la Banque Mondiale. Interview :

Qu’en est-il du code de l’investissement ?

Il faut rappeler que le gouvernement tunisien avait entamé depuis l’année 2007 une nouvelle réflexion sur le code de l’investissement mais qui a été retardée suite à la Révolution. En 2012, une commission composée des membres du ministère de l’Investissement et des Finances a été mise en place dans le but d’achever ce travail  tout en prenant en considération les nouvelles exigences de la Tunisie postrévolutionnaire.

Une consultation très élargie a eu lieu dans les différentes régions du pays et ce, en coordination avec les organisations patronales et syndicales ainsi que les différentes chambres du commerce. Résultat : En 2013, un nouveau projet de loi d’incitations à l’investissement avait été préparé et soumis à l’Assemblée Nationale Constituante (ANC).

Ce projet de loi a suscité un tollé  et une vague de critiques, exigeant son retrait de l’ANC.

Et quelle est votre apport pour le code de l’investissement ?

A notre arrivée à ce département,  on s’est focalisé sur cet objectif surtout que cela a été exigé par le FMI, lequel a considéré ce projet de loi comme l’une des réformes nécessaires pour la promotion de l’investissement dans le pays.

Quelles sont les grandes lignes de ce code ?

Le nouveau code de l’investissement est axé sur trois chapitres : Le premier concerne l’accès au marché public. On a voulu dans ce cadre libérer le secteur des énergies pour qu’il soit plus compétitif et mettre en place les dispositions nécessaires permettant aux agriculteurs de bénéficier des financements.

Le deuxième chapitre touche le droit et l’obligation de l’investisseur. A cet égard, on a voulu se mettre au même niveau que plusieurs pays étrangers comme la Turquie ou encore le Maroc. On a voulu également permettre à l’investisseur aussi bien tunisien qu’étranger de bénéficier des mêmes avantages, tout en donnant aux étrangers la possibilité d’aller à l’arbitrage international sans avoir des conflits avec l’Etat.

Le dernier chapitre a trait aux incitations à l’investissement tout en se concentrant sur les priorités du pays dont le développement régional, l’emploi et l’export.

On a également essayé de faire du nouveau code de l’investissement une loi simple composée de 25 articles tout en intégrant  les détails dans les décrets d’application avec une gouvernance transparente. Une instance nationale d’investissement sera créée à cet effet  afin  de régler tous les problèmes  bureaucratiques.

En outre, il y aura  un fonds tunisien d’investissement financé par l’Etat et il aura pour mission d’inciter le secteur privé à investir. Il y aura aussi un conseil supérieur d’investissement qui sera chargé de déterminer la politique de l’Etat pour l’encouragement à l’investissement.

Le nouveau code de l’investissement est actuellement chez l’ARP, pourriez-vous avancer une date pour son approbation ?

Il est à noter que ce code d’investissement avait été validé en octobre dernier lors d’un conseil des ministres avant d’être soumis à la commission des finances de l’ARP. Des séances de travail ont eu lieu à cette occasion avec  plusieurs organisations à l’instar de l’UTICA, la Connect, l’UGTT, le CJD, l’Ordre des Experts Comptables et l’UTAP.

La commission des finances va prochainement commencer l’examen du nouveau code article par article et on devrait par la suite prendre part à ces réunions pour présenter les décrets d’application. Nous espérons que code sera validé le plus tôt possible sachant que d’autres lois font l’objet d’un examen à l’ARP comme la loi bancaire ou celle régissant la BCT.

Quelle est la valeur ajoutée de ce nouveau code d’investissement  par rapport à l’emploi, considéré comme un objectif principal de la Révolution ?

La nouveauté est le développement régional et l’accompagnement de l’investisseur dans les phases les plus difficiles. A titre d’exemple, un investisseur qui veut créer un projet d’une valeur de 10 millions de dinars dans une région de développement interne, l’Etat contribuera à hauteur de 30% dans ce projet. S’il y a de l’intégration locale, cet investisseur va aussi bénéficier de l’accompagnement de l’Etat à travers des subventions supplémentaires et de l’exonération de CNSS pour une période de 10 ans.

Dans quelle mesure ce code est-il capable de résoudre l’épineux problème du chômage ?

Le nouveau code vise l’amélioration du cadre et non plus la création de l’emploi. Ce code englobe des incitations pour encourager les investisseurs d’aller dans les régions internes et générer un environnement propice à l’investissement et à la création de l’emploi. Le code est tout simplement un environnement d’investissement qui encourage l’investisseur et c’est l’un des facteurs de la promotion de l’investissement. Par contre, on peut orienter ce code de manière à inciter les investisseurs à s’implanter dans les régions.

Certains membres de la commission des finances à l’ARP ont décidé de retarder la promulgation de ce code à cause de l’exclusion des mesures fiscales. Qu’en pensez-vous ?

C’est un point de vue, sachant qu’on n’a pas reçu une demande officielle y afférante. Cependant, les partis au pouvoir ont fortement soutenu ce code en choisissant de séparer les mesures fiscales de celles financières. On a présenté ce projet et un débat a eu lieu avec le gouvernement en place à propos de cette question. Donc, la décision est claire : la fiscalité va rester telle qu’elle est jusqu’à ce que le département des finances promulgue le code général des impôts. L’idée est de ne pas voir les opérateurs économiques dispersés par plusieurs textes.

En ce qui concerne la position de certains députés, je pense qu’il est important de réinstaurer le débat de manière à expliquer le choix du gouvernement.

Passons  maintenant au plan quinquennal 2016-2020, où on en est actuellement ?

On a bien avancé dans ce projet. Un conseil ministériel restreint sera tenu à cette occasion pour présenter les projets notamment les demandes faites par les régions. On va, en fait, entrer dans la phase des discussions d’arbitrage  et l’idée de finir tout ce travail avant la fin de ce mois en cours avant de le soumettre à un conseil des ministres au cours de la première semaine d’avril prochain.  Et par la suite, ce plan sera soumis à l’ARP pour examen et adoption, et ce, avant la fin de la session parlementaire.

Dans quelle mesure ce plan pourrait répondre aux besoins des régions de l’intérieur ?

Ce plan est quasiment ambitieux étant donné qu’on a identifié nos problèmes avec un taux de croissance jugé faible durant les cinq dernières années d’autant plus qu’on n’a pas créé assez d’emplois dans les régions de l’intérieur. L’idée est d’appliquer la notion de la discrimination positive de manière assez forte en connectant les régions à la côte.

Ce plan va aussi privilégier les grands projets comme le projet d’autoroute Tunis -Gafsa et  l’autoroute Tunis–Jelma ou encore le projet du port d’Enfidha. Ces projets d’infrastructure seront orientés vers les régions  et  la priorité sera donnée aux zones industrielles.

De plus, la répartition budgétaire ainsi que celle des projets tiennent compte du développement régional. Notre but est d’assurer le développement des régions côtières mais aussi le développement des régions intérieures le plus vite possible de manière à réduire les écarts entre elles.

Vous avez signalé que ce projet nécessite des financements importants. Quelles seront les sources de financement ?

On a investi environ 30 milliards de dinars entre 2011 et 2015  et nous voulons aller au delà de 45 milliards de dinars sur les cinq prochaines années. On est capable de le faire en gardant quelques équilibres macro-économiques, bien évidement, la croissance. Aujourd’hui, on voit que la croissance est en train de s’améliorer

On va, d’autre part, utiliser d’autres moyens comme le partenariat public-privé. C’est important étant donné que l’investissement public n’était pas assez significatif durant les dernières années vu que plusieurs projets ont été retardés. On rentre dans le nouveau plan avec 25 milliards de dinars de projets retardés pour des raisons multiples comme le problème foncier et le manque d’études…

On a beaucoup travaillé en 2015 sur cette question et on a enregistré des améliorations. La Commission supérieure des marchés a déjà validé plusieurs projets, soit l’équivalent de 70% de projets, enregistrant ainsi une hausse par rapport à 2014.

Notre but pour l’année actuelle est de continuer sur le même rythme pour que l’investissement public soit efficace. On restera, à cet égard, dans un cadre d’endettement acceptable de moins de 60%.

On pourrait faire plus, si nos partenaires comme la Banque Mondiale et Banque Africaine de Développement, nous accordent plus de dons. C’est déjà le débat qu’on entamera prochainement.

Et dans quelle mesure peut-on dire que cela est réalisable ?

C’est réalisable surtout que le monde entier continue de soutenir la Tunisie dans son processus de transition et sa démocratie naissante. C’est pourquoi  les institutions financières ont doublé voire triplé les dons au gouvernement tunisien.

Encore plus, ce monde a besoin que la Tunisie réussisse et il est conscient des difficultés et des risques qui guettent la Tunisie.

Vous êtes en négociation avec une délégation du FMI mais aussi avec la BAD et la Banque Mondiale ? Où on en est actuellement ?

Ces institutions financières se trouvent en Tunisie depuis 1960 pour financer non seulement les projets, mais aussi appuyer le budget en cas de déficit. Maintenant, on peut aller sur le marché extérieur, mais avec des taux d’intérêt plus importants. Un crédit par exemple avec la BM nous oblige à payer entre 1 et 1.5% contre 7% pour les marchés des capitaux. Donc, c’est dans l’intérêt du pays de négocier avec la BM ou la BAD au lieu d’aller sur le marché des capitaux.

Pour que ces institutions soient confiantes et apporteront de l’appui budgétaire, il faut qu’elles soient sûres que nos comptes sont viables. C’est dans ce cadre que s’inscrit la visite du FMI en Tunisie. L’objectif est d’étudier les finances du pays et d’y émettre une opinion.

Mais pour que ces institutions fassent confiance de nouveau à la Tunisie, certaines conditions doivent être réunies ?

Oui, à vrai dire, cela ne pourrait se faire en l’absence d’un programme de réformes adéquat. Tel est les cas du FMI qui effectue actuellement un audit sur l’économie nationale. C’est pour cette raison qu’on a discuté avec cette institution d’un nouveau programme sur quatre ans.

On a déjà proposé notre calendrier de travail et notre programme de réformes, mais le FMI a exprimé certaines réserves par rapport à certaines questions. Ils ont considéré que la masse salariale dans la fonction publique est devenue énorme notamment avec les augmentations réalisées au cours ces derniers temps et le nombre des fonctionnaires. Ils ont considéré aussi dangereux le fait d’utiliser les dons et les crédits pour le paiement des salaires et non pour l’investissement.

On aura dans ce sens des discussions pour les convaincre qu’on a besoin de la paix sociale pour réformer le pays.

La délégation du FMI va revenir à la fin de ce mois  pour continuer la négociation et on espère trouver un accord qui permettra non seulement d’avoir un crédit dans des conditions favorables, mais aussi de rassurer la communauté internationale. Car, si le FMI  prête, cela veut dire que les comptes sont solides et du coup, les autres organisations seront certainement rassurées.

Et pour les autres bailleurs de fonds ?

Les négociations se poursuivent également en ce qui concerne le financement des projets. Pour l’appui budgétaire, ces bailleurs de fonds attendent encore nos discussions avec le FMI.

Quand peut-on parler de la relance de l’investissement privé ?

L’investissement privé a certes baissé à 11% du PIB contre 15% en 2015, mais il a maintenu le même rythme en termes de valeur, l’équivalent de 8 milliards de dinars.

Certes, l’investissement privé a connu une certaine diminution, mais c’est compréhensible à cause de l’instabilité.

Est qu’est ce qui nous manque tout court ?

Ce qui nous manque aujourd’hui, c’est la stabilité sociale et sécuritaire. On a besoin aujourd’hui plus que jamais d’accélérer le rythme des réformes et des projets pour que les citoyens sentent que le pays est en train de changer.

Si cette ambiance s’installe avec une meilleure résolution du problème sécuritaire, on va pouvoir aller à un autre stade en termes de capacité d’investissement et de création d’emplois.

Vos estimations en termes de croissance pour 2016 ?

Lors des discussions avec le FMI, on a revu notre taux de croissance à seulement 2%.

Quand peut-on parler de la relance économique ?

Si on fait 2% de croissance au cours de cette année, il sera supérieur à la moyenne réalisée au cours de ces quatre dernières années.

Et quelle est votre estimation pour 2017 ?

On espère réaliser une croissance de l’ordre de 3.5% en 2017. On commence déjà à repasser à des stades qui commencent à nous relancer et la moyenne sur cinq ans serait de l’ordre de 4%. Si on arrive à réaliser cette moyenne au cours 2016-2020 alors qu’elle était aux alentours de 1% en 2011, on est dans la reprise économique.

Ce plan quinquennal sera le plan de la relance économique et on espère que le plan suivant sera celui de l’accélération.

Le facteur-clé à mon avis est la stabilité sécuritaire vu que plusieurs secteurs ont été touchés comme le tourisme et l’investissement.

On a fixé  comme objectif pour 2016, la relance de l’investissement surtout que le flux a beaucoup baissé dans le secteur du tourisme et des services. On visera une croissance de l’ordre 7% en termes d’investissement.

Si on réalise de l’investissement en 2016, les deux prochaines années seront positives. Dans ce cadre, on va essayer de donner l’exemple en poussant l’investissement public. Une fois, l’investissement public redémarre, l’investissement privé sera certainement au rendez-vous.

En tant que membre du gouvernement, êtes-vous satisfait du rendement de l’équipe de Habib Essid ?

Afek Tounes fait déjà partie de la coalition au pouvoir. Les choses se sont certainement bien passées jusqu’à la fin de novembre dernier, date  du déclenchement de la crise du premier parti au pouvoir, Nidaa Tounes. Les choses sont devenues plus compliquées  et on ne comprend plus rien et on a eu une déconnexion entre le gouvernement et le parlementaire.

De toutes les  façons, le rythme du gouvernement n’est pas satisfaisant et il est temps d’accélérer le programme des réformes et de réalisation.

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Les pays de l’Afrique du Nord, marché d’environ 175 millions de consommateurs, doivent améliorer la compétitivité de leurs économies et réaliser une croissance moyenne de 7% à 8% contre 5% actuellement, pour parvenir à résoudre le problème du chômage et ressentir réellement les effets du développement, tel est le constat des économistes de la Banque africaine de développement, réunis dans un atelier régional, mercredi à Gammarth.
Selon le rapport 2015 sur la compétitivité en Afrique, réalisé conjointement par la BAD, le Forum économique mondial, la Banque Mondiale et l’Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE) et dont les conclusions ont été présentées à cet atelier, la Tunisie est classée 92ème, perdant 5 rangs par rapport à son classement précédent, l’Algérie s’est démarquée par la taille de son marché, se positionnant à la 87ème place et le Maroc a réalisé la meilleure performance de la région, occupant la 72ème place mondiale sur 144 pays alors que la Mauritanie, classée 138ème, accuse un retard dans les domaines de l’infrastructure, des institutions et du capital humain.
Le rapport, intitulé « transformer les économies d’Afrique », met l’accent sur les secteurs de l’agriculture, l’industrie manufacturière et les services. Il recommande aux pays de l’Afrique du Nord de réaliser des efforts substantiels pour rendre leurs productions plus compétitives et met en lumière, à cet effet, les principaux obstacles à la réalisation de cet objectif. Il s’agit de l’inefficacité de l’administration, la corruption, le faible niveau d’intégration à la chaîne des valeurs mondiale et l’accès difficile au financement.
Les pays de cette région de l’Afrique, toujours en retard par rapport à d’autres régions telles que l’Asie du sud-Est etl’Afrique sub-saharienne, doivent aussi faciliter la création d’entreprises agroalimentaires pour augmenter la valeur ajoutée des produits exportés tels que l’huile d’olive, assouplir la réglementation liée au commerce des services, associer davantage le secteur privé à la création d’emplois et mettre en place un plan d’action d’envergure pour concrétiser les accords régionaux et instaurer les zones de libre échange.
D’après le même rapport l’amélioration de la compétitivité devient une obligation et non un choix pour les pays africains. « C’est une obligation pour créer des emplois décents et durables et bien se positionner dans la chaîne de valeurs internationale ».
Sur le plan sectoriel, les économistes, auteurs du rapport ont cité au nombre des secteurs non compétitifs, celui de l’agriculture, relevant que la région de l’Afrique du nord n’a pas encore réalisé sa révolution verte.
Jacob Kolster, directeur régional d’Afrique du Nord à la BAD a cité l’exemple de l’huile d’olive tunisienne qu’il qualifie de « pétrole de la Tunisie » et qui peut être valorisée.
« La Tunisie ne profite que de 10% de la valeur de cette denrée précieuse parce qu’elle l’exporte en vrac, alors que l’Italie, par exemple, gagne des parts de marchés internationaux importants, en revendant l’huile tunisienne après sa mise en bouteille », a expliqué le responsable.
Audrey Verdier-Chouchane, économiste de recherche en chef à la BAD a fait remarquer que dans les pays de la région, les emplois se sont déplacés du secteur agricole directement vers les services sans développer, au milieu, une industrie qui peut créer de nombreux emplois. Cette industrie, agroalimentaire par exemple, reste malgré tout à fort potentiel de création d’emplois».
Thouraya Triki, économiste-pays en chef à la BAD a analysé les spécificités des économies des 6 pays de l’Afrique du Nord, lesquelles demeurent d’un niveau de sophistication faible et d’une croissance toujours en- dessous du niveau d’autres régions du monde.
« Après 2011, ces économies qui se sont trouvées encore dans une conjoncture plus difficile (destabilisation politique, baisse du prix du pétrole…), ont affiché un ralentissement de croissance et ont vu les taux de chômage augmenter alors que le secteur public se trouve incapable de résoudre à lui seul ce problème », a-t-elle indiqué. Elle a ainsi insisté sur la nécessité d’associer le secteur privé pour relever les défis qui se posent et d’accompagner les entreprises qui ont du mal à croître (un taux de mortalité des entreprises par an, supérieur de 1,7%, à la moyenne mondiale), réitérant l’engagement de la BAD à soutenir le secteur privé dans ces pays dans le cadre de sa stratégie 2013-2022.
Les interventions de la banque africaine seront orientées d’après elle, vers les initiatives de croissance inclusive et les actions menées par le secteur privé pour l’amélioration du climat d’investissement et des infrastructures. Durant la période entre 1963 et 2014, la BAD a approuvé une enveloppe estimée à 26,82 milliards. La Tunisie, l’Egypte et le Maroc sont les premiers bénéficiaires de ces financements.

TAP

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Le Groupe de la Banque africaine de développement (BAD) lance un appel à candidatures en vue de la nomination de personnes

La chambre de représentants du peuple (ARP) a adopté, mardi, deux projets de loi relatifs à deux accords de prêts conclus avec la banque africaine de développement (BAD) d’un montant de 190, 120 millions d’euros (418 millions de dinars) pour contribuer au financement du développement de l’infrastructure de base réalisé sur la période 2016-2020.
Le crédit sera remboursé sur 20 ans dont 5 années de grâce. Ce projet vise la modernisation du réseau des routes classées et l’amélioration de la fluidité de la circulation dans les zones ciblées afin de dynamiser l’économie.
Le projet concerne la rénovation de 719 km de routes classées dans 21 gouvernorats, la construction de 23 ponts dans 20 gouvernorats et la réalisation d’une déviation dans la ville de Thala sur une longueur de 7,3 km.
Le coût du projet est de l’ordre de 383 millions d’euros (environ 842 millions de dinars) financé à travers un crédit accordé par la BAD d’une valeur de 144 millions d’euros (près de 317 MD), et un deuxième crédit d’un montant de 46,120 millions d’euros (près de 101 MD), octroyé par le fonds « Africain Développons ensemble ».

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