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La sixième édition de la Journée tuniso-allemande de l’énergie a eu lieu hier mercredi 14 décembre 2016 à Tunis, dans le cadre du partenariat tuniso-allemand sur l’énergie, sous thème « La deuxième phase de la transition énergétique».

Il s’agit d’une coopération multidimensionnelle, surtout que l’Allemagne se prépare à formuler son appui à l’interconnexion électrique de la Tunisie avec l’Europe, a indiqué la ministre des Mines et de l’Energie, Héla Cheikhrouhou.

Lors de son discours d’intervention, elle a mis l’accent sur ce projet structurant permettant d’éviter certains investissements couteux dans les nouvelles générations, mais aussi de maximiser l’efficacité énergétique de la Tunisie.

Cette étape est importante, selon la ministre, car la transition énergétique n’est pas seulement un défi consistant à produire l’électricité avec les moindres couts, mais aussi à garantir une électricité durable qui prendra en considération un autre engagement, celui de la création d’emplois et de richesses, toujours selon ses dires.

Mais comment atteindre cet équilibre ? D’après la ministre, la mise en place à grande échelle de la génération électrique à travers le renouvelable se fera à travers deux genres de projets. « Des projets qui continuent à être mis en œuvre par la Steg à hauteur de 350 mégawatt et 600 mégawatt produits par le secteur privé », a précisé la responsable.

Cet avis est partagé par l’ancien ministre auprès du chef du gouvernement chargé de la coordination et des affaires économiques, Nidhal Ouerfelli, qui a signalé que la transition énergétique est un facteur déterminant pour la transition économique.

« Cette transition jouera un rôle stratégique pour répondre aux nouveaux besoins post-révolutionnaires des citoyens tunisiens, à savoir l’amélioration durable de la qualité de vie, la création d’emplois et le développement des régions les moins favorisées », a-t-il relevé.

Pour Ouerfelli, la réalisation de cet objectif passera par la transformation du système énergétique sur la base de deux actions prioritaires : le renforcement de l’efficacité énergétique et le recours aux énergies renouvelables.

Pour y parvenir, cette transition est invitée à se construire collectivement, en impliquant largement l’ensemble des parties prenantes tout en consolidant une réelle coopération avec les partenaires.

Une transition appuyée par l’Allemagne

Ce défi semble facile à réaliser, surtout que l’Allemagne est en train de s’impliquer dans la deuxième phase de la Transition énergétique après celle consistant à assurer le développement technologique par le déploiement massif à travers le tarif d’achat.

A ce niveau, l’Allemagne est disposée à accompagner la Tunisie dans ce processus et à la soutenir sur ce chemin grâce à une expertise éprouvée, a de son côté annoncé Andreas Reinicke, ambassadeur de la République Fédérale d’Allemagne.

Pour le diplomate, il s’agit d’une étape primordiale pour un pays disposant d’un énorme potentiel, mais qui se trouve encore face à un besoin urgent de développer davantage les énergies renouvelables.

« L’Allemagne est maintenant entrée dans la deuxième phase de la Transition énergétique : dans cette étape, le principal défi est l’intégration des énergies renouvelables dans le système et le marché, et c’est pour cette raison que le secteur de l’énergie représente l’un des axes principaux de notre coopération visant le développement du marché solaire en Tunisie », a dit l’ambassadeur.

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La Chambre Syndicale des Sociétés de Distribution de Carburants relevant de l’UTICA, la Chambre Syndicale Nationale des Gérants et des Propriétaires des Stations-services, toutes les deux affiliées à la Fédération Nationale de la Chimie, ont tiré la sonnette d’alarme suite aux pertes considérables causées par la contrebande de carburant.

Lors d’une conférence de presse organisée ce mardi 6 décembre 2016, les professionnels ont exigé la mise en place d’une stratégie nationale visant à appliquer la loi et à éradiquer ce fléau préoccupant.

Par la voix de son président, la Fédération Nationale de la Chimie a justifié cet appel par la recrudescence du commerce illégal des carburants qui a pris, ces dernières années, une ampleur sans précédent puisque les bidons d’essence frelatée se vendent non seulement dans les zones frontalières, mais aussi dans le Grand Tunis au bord des routes. Chose qui a impacté considérablement les sociétés pétrolières.

« Aujourd’hui, on a plus que jamais besoin d’une stratégie nationale qui devrait impliquer tous les intervenants de manière à faire face ce phénomène préoccupant », a estimé Lotfi Hamrouni.

Un grand rôle à jouer par le gouvernement

Pour l’ensemble des acteurs, le gouvernement devrait passer à l’offensive pour éliminer ce fléau, tout en améliorant les conditions de vie des populations vivant dans les zones intérieures, notamment les plus démunies.

« L’application d’une politique gouvernementale efficace et engagée dans la lutte contre la contrebande, l’atténuation des écarts de prix avec les pays frontaliers et la réforme de l’ensemble du secteur de la distribution des carburants sont des mesures nécessaires pour mettre un terme au marché parallèle », a estimé le secrétaire général du groupement professionnel des sociétés pétrolières, Hammadi Khemiri.

C’est important dans la mesure où les acteurs du marché légal de carburant ont enregistré une régression en 2015 atteignant 45%, sans oublier les risques sur les emplois, le développement du secteur et ses perspectives. D’où l’urgence d’une aide de l’Etat pour reconquérir les parts de marché et limiter le développement de ce marché parallèle qui cause d’énormes pertes.

Un territoire colonisé par les barrons

Le directeur de Sigma Conseil, Hassen Zargouni a, à cette occasion, essayé de décortiquer la situation, affirmant que le marché parallèle de carburant se développe essentiellement parce qu’il présente des réponses à des  » insights » importants chez les habitants des régions frontalières, du sud et du centre.

« Il s’agit d’un marché à plusieurs intervenants et mécanisme bien organisé», a dit le directeur de Sigma Conseils, faisant avoir que le territoire tunisien est presque colonisé par les barrons, ce qui le rend difficile à contrôler. Il a affirmé que des parties au sein de l’appareil d’Etat sont impliqués dans la contrebande de carburant.

Et d’alerter : « L’ampleur prise par le phénomène, qui a atteint 30% du volume de carburant distribué par le circuit officiel, prouve l’existence d’un système ramifié et structuré et de véritables réseaux de contrebandiers. Chose qui a beaucoup encouragé l’évolution de cette activité englobant près de 20 mille personnes et ce, à cause de la passivité de l’Etat qui continue de fermer les yeux pour des raisons multiples ».

Il est clair que la principale raison de la floraison du phénomène n’est pas le laisser-aller sécuritaire, elle est aussi économique et sociale. En effet, les régions concernées sont conscientes des risques liés à cette activité, mais elles ont mis en place les mesures nécessaires pour les gérer. Car il s’agit d’un gagne-pain pour des revendeurs sans emploi et sans ressources.

Le facteur prix !!

L’enjeu est considérable en matière de profit financier et commercial puisque le carburant coûte en Tunisie 1,650dt le litre ; la différence est énorme avec un écart de 700 millimes sur le prix du litre entre le carburant légal et celui de contrebande, ce qui incite les consommateurs tunisiens à se tourner vers ce marché illégal. Cela laisse une marge bénéficiaire très large aux contrebandiers aux dépens de l’économie formelle et transparente.

D’après une étude présentée par Zargouni sur « le marché parallèle du carburant », plus de 65% des Tunisiens consomment le carburant de contrebande pour la différence de prix entre les deux marchés, même s’ils sont conscients des risques, en particulier ceux liés à la qualité du carburant.

L’étude explique que l’orientation des consommateurs vers la vente clandestine a un impact négatif sur l’économie tunisienne, puisqu’elle prive le pays d’un volume important de revenus fiscaux. Chiffre à l’appui, un million de mètres cubes de carburant sont commercialisés par le marché parallèle, engendrant ainsi des pertes de l’ordre de 500 millions de dinars annuellement.

C’est problématique pour un pays miné par le chômage et la misère, et qui fait face à d’énormes défis, à commencer par le déséquilibre financier et budgétaire de l’Etat.

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70 entreprises tunisiennes vont bénéficier du programme d’entrepreneuriat vert de SwitchMed, a déclaré le ministre de l’Industrie et du Commerce, Zied Laadhari.

Lors d’une rencontre organisée ce vendredi 2 décembre, le ministre a mis l’accent sur ce programme pilote qui vise à accompagner l’internationalisation des startups et PME tunisiennes.

« Ce programme revêt une importance particulière, venant à un moment opportun où la Tunisie fait face à plusieurs défis », a ajouté le ministre, faisant savoir que le projet est bénéfique sur le plan économique et qu’il permettra à l’entreprise d’optimiser son processus de gestion. Il aura aussi un impact sur le plan écologique, notamment dans la gestion des déchets.

C’est important dans la mesure où la Tunisie s’oriente vers l’économie verte, considérée comme une opportunité de taille pour la Tunisie, confrontée à deux problèmes majeurs, à savoir le chômage des jeunes diplômés et des modes de développement axés, jusqu’à présent, sur une exploitation excessive du capital nature, a encore argué le ministre. Et d’ajouter : « cette approche vient apporter une réponse à ces deux problématiques majeures et offre la possibilité de concevoir de nouveaux métiers respectueux de l’environnement à faible consommation de matières premières et à faible impact sur l’environnement ».

Vers l’internationalisation des PMEs

D’où l’importance de ce programme basé essentiellement sur des activités de réseautage qui contribue au renforcement de l’internationalisation des stratups et des PME tunisiennes, mais aussi d’autres installées dans la région sud-méditerranéenne et ce, à travers l’amélioration de leur capacité à gérer l’innovation, l’efficacité des ressources, a relevé Jean-Claude Plana, représentant de l’ONUDI à Tunis.

Selon lui, ces actions sont mises en œuvre par l’ONUDI dans quatre pays – la Tunisie, l’Egypte, le Maroc et le Liban – en développant le partenariat commercial et industriel entre les entreprises locales et les entreprises éco-innovantes de l’UE. L’objectif est de dynamiser le partenariat commercial et industriel entre les entreprises européennes opérant dans le secteur de l’éco-innovation et leurs homologues tunisiennes et ce, grâce à une série de solutions pertinentes et commercialisables, mises au point dans le cadre des programmes européens «Eco Innovation Programme», «Best Life Environment», «European Business Award» et «Innovation SEED Initiative».

Pour le cas de la Tunisie, 14 porteurs européens de projets éco-innovants ont saisi l’occasion pour présenter au cours de la rencontre organisée aujourd’hui leur solutions aux professionnels et aux industriels tunisiens.

La portée du partenariat SwitchMed

D’après le chef de projet, Roberta de Palma, il s’agit d’une initiative importante, surtout que les industries participant au SwitchMed BtoB de l’ONUDI peuvent bénéficier de plusieurs avantages, à commencer par la mise en place d’une coopération technique avec les fournisseurs éco-innovants et respectueux de l’environnement dans l’industrie nationale et ce, conformément aux normes environnementales internationales de manière à accéder à de nouveaux marchés.

Parmi les autres avantages, la responsable a mis l’accent sur l’importance de l’amélioration de la productivité, tout en réduisant les couts d’exploitation et optimisant les investissements.

Dans le même contexte, elle a ajouté que ce projet permettra aussi de garantir un approvisionnement à long terme des facteurs de production pour atténuer les effets des perturbations et de la volatilité des prix des matières premières, tout en améliorant les relations avec les parties prenantes (investisseurs, banques, organismes de réglementation, communautés locales et associations de consommateurs).

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Quatre jours nous séparent de la Conférence internationale sur l’investissement, prévue pour ces 29 et 30 novembre. Pourtant le risque d’une escalade de la tension sociale est palpable.

En effet, la crise a atteint son point culminant avec la décision de la commission administrative de l’UGTT de décréter le 8 décembre 2016 une grève générale dans le secteur public « en cas de non-application de l’accord sur les majorations salariales ».

Cette décision vient à un moment où le gouvernement déploie de gros efforts pour trouver un compromis et satisfaire la centrale syndicale en présentant une nouvelle proposition. Cette dernière se base essentiellement sur l’application de l’accord dans son ensemble, mais il sera simplement ajourné de 9 mois.

Une échéance impactée ?

C’est la question qui se pose actuellement dans ce climat tendu qui continue de préoccuper l’ensemble des acteurs, mais surtout les décideurs politiques qui se concentrent sur la bonne préparation de cette échéance…

Certainement oui, a répondu l’économiste Sami Arfaoui, estimant que le gouvernement se trouve encore une fois devant un autre défi, celui de la maitrise de la situation sociale du pays

« Le gouvernement n’arrive pas à trouver un terrain d’entente avec l’UGTT, ce qui prouve un problème de communication », a dit l’économiste à Africanmanager, alertant que ce climat tendu aura un sérieux impact sur la Conférence internationale sur l’investissement, considéré comme l’unique remède aux déséquilibres budgétaires et financiers du pays et pour renouer avec la croissance, et partant de là les opportunités d’emploi

Pour l’économiste, la situation risque d’échapper à tout contrôle si cette fièvre contestataire n’est pas maîtrisée.

Cet avis est partagé par plusieurs observateurs. C’est le cas de la Confédération des entreprises citoyennes de Tunisie (Conect), qui a mis en garde en garde contre les mouvements de protestation et la grève générale décrétée par l’UGTT dans le secteur public

Pour la confédération, ces mouvements ne favorisent pas le climat social pour la réussite de ce grand rendez-vous, d’autant plus qu’ils ne contribuent pas à la concrétisation des objectifs de toutes les parties, en l’occurrence le rétablissement de la confiance des investisseurs étrangers et la relance de l’économie.

La réussite du RVD est une exigence

Et pourtant la tenue de cet évènement demeure la dernière chance pour sauver ce qui peut l’être encore, surtout dans cette conjoncture où l’endettement atteint un seuil inquiétant de 62 % du PIB et l’échéance pour le remboursement de certains crédits, avec leurs intérêts, sonne.

« La Conférence Internationale devrait réussir », a dans cette perspective martelé le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laadhari.

Dans une déclaration à Africanmanager, le ministre a mis l’accent sur cet évènement incontournable qui devrait donner une nouvelle dynamique au secteur de l’investissement tout en consolidant le secteur de l’industrie et du service. « Il s’agit d’un nouveau processus qui va impulser les différents secteurs de l’économie, tout en permettant de regagner la confiance de nos partenaires étrangers et surtout les investisseurs désirant s’implanter sur le site Tunisie », a-t-il affirmé.

Le vœu de Zied Laadhari pour que la Tunisie parvienne à attirer les grands investisseurs est partagé par le membre d’Ennahdha Houcine Jaziri; qui a indiqué que la situation actuelle ne supporte plus ni bras de fer, mais sagesse, solidarité et unité nationale.

Le nahdhaoui s’est par ailleurs montré optimiste quant à la réussite de cet événement incontournable, qui sera bien évidement une occasion idoine pour évoquer la situation difficile devant les partenaires étrangers de la Tunisie afin qu’ils se mobilisent davantage et réagissent positivement aux soucis et défis du pays.

C’est important aussi pour avoir les financements nécessaires aux 145 projets qui seront présentés lors de cette manifestation, dont 66 projets publics, 33 projets dans le cadre du partenariat public-privé et plus de 40 projets dans les domaines de l’économie verte, de l’infrastructure et des énergies renouvelables, pour une valeur globale de 67 Milliards de dinars.

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La nouvelle stratégie du développement et de la gouvernance des établissements et entreprises publics sera élaborée d’ici le premier trimestre de 2017. C’est ce qu’a annoncé le ministre de la Fonction Publique et de la Gouvernance, Abid Briki.

Cette nouvelle stratégie abordera plusieurs questions, a ajouté le ministre lors d’une rencontre nationale organisée ce lundi 21 novembre 2016, sur ladite stratégie.

Parmi ces questions, il a mis l’accent sur le financement, la gouvernance, les ressources humaines, le dialogue social et son rapport avec ces établissements publics ainsi que l’évaluation du processus de privatisation. Pour le ministre, il s’agit d’une première expérience dans l’histoire de la Tunisie, car le gouvernement procèdera à l’évaluation du processus de privatisation ayant ciblé certaines entreprises publiques.

Des établissements en détérioration…

Une démarche importante face à la multiplicité des défis rencontrés par la majorité des établissements publics tunisiens, à commencer par la chute de la production contre           l’explosion du volume des salaires et l’évolution du cout de la production, sans oublier le climat social marqué par la montée de la grogne sociale.

Le constat : une détérioration de plusieurs établissements en termes de résultats nets, de rentabilité et d’investissements. Chiffre à l’appui, les résultats nets des établissements publics ont considérablement chuté passant de 1176,4 millions dinars en 2010 à -1120.6 millions de dinars en 2013, ce qui correspond à une baisse de 195.2%.

Quant à l’investissement, le flux a atteint 2707,4 millions dinars en 2013 contre 3391,7 millions de dinars en 2011, soit une régression de 20.2%.

Sur 104 établissements, 44 ont enregistré depuis leur création et jusqu’à 2010, des pertes cumulées estimées à 4240.7 millions de dinars, soit une hausse de 125.4%.

Des indices qui clignotent au rouge et exigent une restructuration pour ces établissements dont une grande partie fait face à un déficit structurel, alors que le volume des salaires des établissements publics tunisiens ne cesse de croitre pour atteindre des chiffres préoccupants, passant de 2581.1 millions de dinars en 2010 à 3406,7 millions de dinars en 2013, soit une hausse de 32%.

En effet, le taux moyen annuel de cette augmentation a atteint 10% entre 2010 et 2013 contre 6.1% durant la période 2006-2010. D’ailleurs, il a affiché des niveaux record chez certains établissements, dépassant ainsi 50%. On cite également la société Tunisie autoroute (+133.8%), la STIR (+97,6%) et la CPG (+81.2%).

Pour rappel, la Tunisie compte 104 établissements publics jusqu’à la fin de 2014 et ils sont actifs dans 21 secteurs.

Vision sociétale…

Mais comment diagnostiquer nos entreprises publiques ? L’examen de ce processus passe par une démarche participative, a répondu Abid Briki.

« On ne va plus élaborer des projets de réforme dans des bureaux fermés », a assuré le ministre, annonçant l’implication de tous les intervenants et les différentes composantes de la société civile.

Une telle action permettrait certainement d’examiner l’État des lieux de la fonction publique tunisienne, surtout dans ce contexte économique marqué par l’évolution des exigences qui ont remis au centre du débat public le thème de la réforme de l’Etat. De ce point de vue, il y a eu de nombreuses réformes récentes, telles que la stratégie nationale de modernisation de l’administration.

Les entreprises publiques sont appelées à s’ouvrir davantage

Côté gouvernemental, cette action est fortement soutenue, surtout qu’elle vise à relever le taux de croissance économique, à fixer les rôles et les responsabilités en mettant en place des mécanismes d’engagement, outre la concrétisation des dispositions de la Constitution en matière d’administration publique.

Pour y parvenir, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a déclaré que les entreprises publiques sont appelées à s’ouvrir davantage sur leur environnement.

Selon lui, cette ouverture permettrait non seulement de promouvoir le partenariat entre les secteurs public et privé, mais aussi de conduire à la mise en place d’une approche participative basée sur la complémentarité et le partage des risques et des responsabilités de manière à booster les investissements publics tout en améliorant la compétitivité.

Ce sont, selon Chahed, les vrais remèdes aux déséquilibres budgétaires et financiers du pays. D’après les estimations, le déficit budgétaire oscillera entre 2.500 et 2.900 millions de dinars tunisiens (MDT) à la fin de l’année 2016…

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Les consultations en vue de la formation du gouvernement d’union nationales semblent être parties sur les chapeaux de roues. Le chef du gouvernement désigné, Youssef Chahed, les a lancées sitôt obtenu le blanc-seing du président de la République, Béji Caïd Essebsi, qui avait lui-même fait montre d’une égale célérité pour aller de l’avant dans son initiative quitte à s’attirer les foudres d’une partie de l’opposition pourtant acquise à son initiative. Elle lui reproche d’avoir abusé de sa prérogative constitutionnelle en la matière  en expédiant en cinq sec  le volet relatif au profil du chef du gouvernement explicitement stipulé par le « Document de Carthage ».

On pourrait entrevoir dans cet empressement le souci de l’un et de l’autre de rattraper le perdu, celui dépensé ou dilapidé deux mois durant pour amener à composition le chef du gouvernement sortant, Habib Essid, le dissuader d’aller devant le Parlement pour poser la question de confiance et, ce faisant, le voir présenter de son propre chef sa démission. Mais il y a encore plus urgent. Le pays a un besoin impérieux de disposer d’un gouvernement qui se mette à l’ouvrage, sur le pouce et sans devoir épuiser les délais prescrits par la Loi fondamentale, alors que les dossiers brûlant s’entassent sans perspective de solution.

Consultations, oui, mais il ne faudra pas que cela vire au marchandage sur les portefeuilles, aux surenchères des partis, aux manœuvres partisanes, en un mot à cette foire d’empoigne associée généralement à tout processus de formation de gouvernement où chacun s’échine à arranger un avantage auquel il pense avoir droit. On ne sait pas si Youssef Chahed a l’audace et la capacité de déroger à cette « contrainte », mais on est en peine de prendre pour parole d’Evangile son affirmation que « ce sera un gouvernement de compétences nationales, un gouvernement de jeunes, qui sera franc avec le peuple dès le début à propos de la situation économique et sociale du pays ».

Le fait est que la formation d’un nouveau gouvernement est toujours une promesse d’avenir. Et il appartiendra à Youssef Chahed de ne pas faire en sorte que cet espoir soit démenti. D’abord, en s’arrogeant une solide « marge d’autonomie » vis-à-vis du président de la République plus enclin que jamais à sortir de sa posture de second personnage de l’Etat avec des prérogatives strictement définies par la Constitution qui lui reconnaît des attributions limitées, sauf en matière de sécurité et d’affaires étrangères. Le nouveau chef du gouvernement, plus est, d’union nationale, devra surtout éviter de retomber dans le statut de Premier ministre, ce qui amoindrirait d’autant son périmètre de pouvoir, le plaçant sous la tutelle du chef de l’Etat auquel il doit sa désignation. Au demeurant, Youssef Chahed aura-t-il tout loisir et entière latitude de choisir ses ministres ? Voici l’autre écueil qui l’attend alors que les candidats des partis de la Coalition et d’ailleurs sont légion et surtout bien décidés dans l’attelage gouvernemantal. D’autant aussi que la course vers les portefeuilles de souveraineté sera des plus âpres et des plus épiques, parmi le groupe des quatre qui soutient le plus le gouvernement. On imagine mal, par exemple, le mouvement Ennahdha se contenter d’un strapontin comme ce fut le cas dans le gouvernement Essid, alors que ses ténors n’ont de cesse de claironner que la présence du parti dans l’équipe ministérielle doit refléter son poids politique, à l’Assemblée des représentants du peuple et ailleurs. Et puis, il y a l’UGTT que le président de la République tenait mordicus à associer à son gouvernement d’union nationale. Tout en entérinant du bout des lèvres la désignation de Youusef Chahed, elle ne s’est pas gardée de donner à penser qu’elle l’attend au tournant, d’abord pour ne pas devoir assumer un éventuel échec et ensuite pour disposer d’un relais gouvernemental afin de faire passer ses revendications, faute de les faire aboutit par « tous les moyens militants disponibles».

C’est à se demander si le nouveau chef du gouvernement aura les coudées franches en amont comme en aval. S’il arrive en toute hypothèse optimiste à évacuer la question de la formation de son cabinet, aura-t-il ensuite toute la ressource de s’attaquer aux épouvantables défis sur lesquels ses prédécesseurs se sont cassés les dents. Les  cinq priorités qu’il a fixées et énumérées dans le bon ordre, il est vrai, pourront-elles mises en œuvre avec les moyens du bord disponibles. Plus précisément aura-t-il le nerf de la guerre nécessaire pour conduire ses missions et le pays à bon port. Les Tunisiens montreront-ils moins d’impatience à voir leurs attentes satisfaites et accepter les sacrifices forcément douloureux que leur « promet » le nouveau chef du gouvernement ? Autant de lancinantes interrogations auxquelles le nouveau locataire aura à répondre, et vite, sous peine de se voir rabroué. On peut quand même prendre pour un élément encourageant la promesse faite par  Youssef Chahed de dire toute la vérité au peuple. Et faut-il bien ajouter qu’il devra le faire sans baragouinage, en bon tribun, en communicateur de bonne facture sans nécessairement  être le charismatique tant recherché.

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Les États-Unis et l’Union européenne ont engagé , mardi, une réflexion  sur les stratégies futures pour voir comment ils peuvent aider davantage la Tunisie à faire face aux  défis économiques et de sécurité qui mettent à mal sa  démocratie naissante.

Un  forum organisé par le Centre Rafik Hariri pour le Moyen-Orient s’est penché sur le  thème « Une nouvelle stratégie transatlantique pour une Tunisie démocratique » axée sur la future aide économique et sécuritaire ainsi que sur le soutien à la faible démocratie en Tunisie.

Les experts ayant participé  à la table ronde ont indiqué que les États-Unis et l’UE devraient faire de la  Tunisie une priorité.

L’experte Amy Hawthorne, co-auteur d’un rapport sur la question, a soutenu que la Tunisie n’avait pas besoin d’argent pour relever ses défis actuels, mais  plutôt d’être une priorité  à la fois pour les Etats-Unis et  l’UE.

Un autre expert et également co-auteur du rapport, Karim Mezran, a souligné les défis démocratiques qui assaillent la Tunisie, avertissant de l’effondrement des partis démocratiques dans le pays alors que les partis islamistes, principalement Ennahdha montent en flèche. Il a exhorté les Etats-Unis et l’UE à soutenir les partis démocratiques, car les ennemis de la démocratie en Tunisie, ne sont pas du petit nombre.

Andrea Gamba, du Fonds monétaire international, a relevé  l’inexistence d’un modèle économique approprié dans le sillage de la révolution de 2011. Le pays a besoin de réformes structurelles en lieu et place des politiques d’aide  macro-économique adoptées par l’UE.

L’UE, même si elle  est déterminée à délivrer la Tunisie de son marasme économique, est fortement résolue à l’aider à surmonter son instabilité sécuritaire, a affirmé Nick Westcott, responsable de la politique du Moyen-Orient et de l’Afrique du Nord  au sein de l’UE.

Le diplomate a également fait valoir que l’Union  européenne et les États-Unis peuvent faire mieux pour aider la Tunisie à sécuriser son territoire.

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L’ensemble des participants à la conférence internationale qui se déroule actuellement à Tunis sur « les perspectives et défis de l’économie sociale et solidaire », ont souligné la nécessité  d’adopter un cadre légal spécifique pour la promotion de l’économie sociale et solidaire.

Ils ont appelé tous les acteurs intervenants à redoubler les efforts pour développer ce genre d’économie «  de proximité »  qui serait incontestablement créatrice  de richesses, d’emplois et de développement partagé à l’intérieur du pays.

Pour plusieurs observateurs, cette démarche est importante dans la mesure où ce type d’économie n’est pas régi d’une loi qui l’organise et qui permet une forme de financement adéquat. C’est pourquoi les différentes composantes de l’économie solidaire et sociale,  à savoir les coopératives et les mutuelles opérant dans ce domaine s’adressent aux banques pour obtenir le financement nécessaire à leur activité. Or, ces institutions demandent obligatoirement des garanties sans prendre pour autant en considération l’aspect social.

L’impératif d’une  vision globale

Présent à cette occasion, le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’Homme, Kamel Jendoubi a mis l’accent sur le rôle que joue l’économie solidaire et sociale et qui constitue en partie une réponse aux défis actuels de la Tunisie.

Cela veut dire, a-t-il expliqué, qu’ « il faut  avant tout identifier nos ressources et adopter une vision globale de cette économie qui favorise les opportunités de création d’emplois», faisant savoir que « cela ne peut pas se faire du jour au lendemain. Mais, c’est un travail de longue haleine comme c’est le cas au Maroc qui a investi plus de 15ans pour développer ce genre d’activité ».

Le ministre a dans le même ordre d’idées souligné les efforts conduits pour l’instauration de la démocratie participative et le dialogue avec les composantes de la société civile pour promouvoir cette économie, considérée comme un moteur pour une croissance plus équitable d’un point de vue social. « On mettra en œuvre tous les moyens nécessaires qui sont de nature à favoriser le développement de ce secteur », a-t-il promis.

D’ailleurs, une stratégie globale a été élaborée dans le cadre du plan quinquennal de développement 2016-2020 s’articulant principalement   autour de trois axes. Il s’agit de la mise en place d’un cadre juridique unifié pour l’économie solidaire, l’instauration d’un système de gouvernance adéquat et la mise en place d’un système du financement approprié.

D’après le ministre, cette stratégie revêt une importance particulière surtout que les efforts se conjuguent pour porter le taux de la contribution de l’économie solidaire à 4% au cours de cinq prochaines années contre moins de 2% actuellement. « Par rapport à d’autres pays avancés comme la France et l’Italie, la Tunisie n’a pas encore pu  réaliser des performances dans ce domaine,  et c’est pour cette raison qu’on œuvre à élaborer une vision globale capable de mener vers cet objectif surtout dans cette conjoncture assez délicate », a-t-il noté.

L’UGTT attachée à un cadre juridique adéquat ….

Dans cette optique et pour mieux assurer la réussite de cette expérience, l’UGTT, en tant que principale centrale syndicale du pays, s’est montrée consciente de sa responsabilité sociale et s’est engagée à mettre en place un cadre législatif adéquat incitatif pour  les entreprises, ainsi que tous les acteurs économiques, politiques ou sociaux.

Pour atteindre cet objectif, elle n’a  épargné aucun effort et elle a déjà essayé de réunir tous les moyens pour faire réussir cette expérience en Tunisie.

A cet égard, un projet de loi organique portant la promotion de l’économie sociale et solidaire a été élaboré, a annoncé la centrale par la voix de son secrétaire général adjoint chargé des relations internationales de l’UGTT, Kacem Afaya. Et de préciser : « Ce projet de loi, élaboré par l’UGTT en concertation avec plusieurs experts et certaines composantes de la société civile et en collaboration avec l’Organisation International du Travail sera présenté d’ici un mois aux autorités  ».

Le syndicaliste a en outre qualifié cette étape de cruciale étant donné que l’amélioration du cadre légal et réglementaire de l’économie sociale et solidaire lui permettra de jouer pleinement son rôle de soutien aux jeunes chômeurs, mais aussi aux petites entreprises et aux acteurs de l’économie solidaire. «  C’est important surtout que l’expérience faite auparavant a pointé du doigt certaines failles dont notamment l’absence des textes législatifs, le manque de coordination entre les parties concernées et surtout l’obstacle financier », a-t-il expliqué.

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Dans une déclaration accordée ce mardi 24 mai 2016 à Africanmanager, le ministre chargé des Relations avec les instances constitutionnelles, la société civile et les organisations des droits de l’Homme, Kamel Jendoubi a assuré que les efforts se conjuguent pour porter le taux de la contribution de l’économie solidaire à 4% au cours de cinq prochaines années.

Rencontré à l’occasion d’une conférence internationale sur « les perspectives et défis de l’économie sociale et solidaire », le ministre a rappelé que la contribution actuelle de ce secteur dans l’économie nationale ne dépasse pas les 2%.

« Par rapport à d’autres pays avancés comme la France et l’Italie, la Tunisie n’a pas encore pu  réaliser des performances dans ce domaine,  et c’est pour cette raison qu’on œuvre à élaborer une vision globale capable d’atteindre cet objectif surtout dans cette conjoncture assez délicate », a-t-il dit.

D’autant que l’économie solidaire peut jouer un rôle déterminant dans la gestion de l’ensemble des défis confrontés, selon ses dires.

 

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L’assemblée générale ordinaire de la Société Tunisienne d’Assurances et de Réassurances ( Star) a approuvé la distribution d’un dividende de 9,200 dinars par actions et ce, à partir de 1er juin 2016.

Tenue ce jeudi 19 mai 2016 à Tunis, l’AGO était l’occasion de passer en revue les performances réalisées par ladite compagnie au cours de l’année écoulée.

D’après les statistiques présentées par le Pdg de la Star, Lassaad Zarouk,  le chiffre d’affaires a progressé de 7% en 2015,  pour s’élever à 309,646 MD contre 289, 336MD en 2014.

De même, des efforts louables ont été déployés par la société dans l’objectif de maintenir la cadence de règlement en ce qui concerne le rythme de paiement des sinistres à 180,008 MD contre 181,372MD en 2014 et des engagements techniques de l’ordre de 580,541 MD, ce qui correspond à une progression de 8,3%.

S’agissant du total des actifs financiers, il a évolué de 13,7% passant de 671,349  MD en 2014 à 763,178MD en 2015. Encore, les revenus financiers ont affiché une hausse de 14,2% atteignant 45,862MD. Ceci a aussi permis d’enregistrer un résultat bénéficiaire avant impôts de 82,629 MD. Après impôts, le bénéfice net est de l’ordre de 73,450MD

Beaucoup reste à faire…

« Les résultats sont certes positifs, mais beaucoup reste à faire afin d’atteindre notre vraie ambition, celle relative à changer le regard des Tunisiens par rapport au secteur d’assurance », a estimé Lassad Zarouk.

« C’est une étape cruciale surtout que ce secteur est l’avenir de notre économie confrontée déjà à un ensemble de défis  », a-t-il  affirmé soulignant la nécessité de doubler le taux de pénétration de l’assurance en Tunisie de 2 à 4% au cours de cinq prochaines années.

Pour ce faire, un débat national devrait être engagé dans lequel  la FTUSA devrait jouer son rôle pour sensibiliser davantage les autorités.

Dans ce cadre et œuvrant toujours pour la consolidation de son leadership, Star fera  de son mieux pour changer le regard des Tunisiens sur l’assurance. «  On est en train de réussir notre pari. D’ailleurs,  on a bien investi dans la communication sociétale tout en assurant l’accompagnement des aspects culturels et sportifs pour réaliser cet objectif », a encore poursuivi le responsable.. Comme explication, il a noté que la Star a réussi en l’espace d’une année à réduire à 53% les délais de règlement.

La Star mise le marché international

Outre cette mission, cette compagnie est en train d’investir dans son système d’information pour se doter des moyens d’innovation afin de conquérir les marchés internationaux. « La Star se dote d’une vraie ambition internationale sachant que les préalables nécessaires sont là », a-t-il ajouté.

Elle  ne sera pas uniquement la locomotive du marché international, mais un vrai champion national pour aller vers des marchés où il y a des gisements de croissance énormes, a affirmé  Lassaad Zarrouk.

Pour l’accomplissement de cette mission, la STAR a entamé au cours de 2015, l’exécution de son plan stratégique et opérationnel 2015-2019 à travers la mise en place de son projet pilote « Vision ».

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« La communauté internationale est appelée à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle », estime e gouvernement par la voix de son ministre des Finances, Slim Chaker.

Rencontré ce mercredi 29 avril 2016,  lors d’un déjeuner débat organisé par la Chambre tuniso-américaine, le ministre a qualifié cette démarche de stratégique pour que la communauté internationale puisse comprendre les véritables enjeux de la Tunisie et  apporter les solutions appropriées et les plus adaptées aux   grands défis auxquels fait face la Tunisie tant sur le plan sécuritaire qu’économique et social.

Mais pour quelle raison ? C’est simple, a répondu le ministre,  faisant savoir que les partenaires internationaux ont mal compris la situation actuelle de la Tunisie. « La communauté internationale n’a pas consacré beaucoup du temps à la Tunisie ; et c’est compréhensible puisqu’elle a d’autres priorités », a-t-il justifié. Et d’ajouter :  « ceci aurait certainement un coût surtout que la communauté internationale apporterait  des solutions toutes faites dans une boîte à outils, mais qui ne sont pas applicable à la Tunisie qui a déjà des besoins différents ».

 «  A maintes reprises, j’ai dit à la Banque mondiale ou même au Fonds monétaire international que la Tunisie n’est pas un laboratoire pour créer des outils qui seront par la suite appliqués en Irak, en Syrie ou en Libye. De plus, cette boîte à outils ne pourra jamais s’appliquer à la Tunisie  et c’est pour cette raison qu’il faut bien comprendre les défis de notre pays », a-t-il dit.

L’appel de Slim Chaker vient au moment où la Tunisie exige plus du soutien et plus d’investissements de la part de la communauté internationale pour assurer le succès de la transition démocratique.

 « On est en train de travailler, d’avancer et de mettre en œuvre les réformes nécessaires, mais si on trouvait  ce coup de pouce de la part de la communauté internationale, la probabilité de succès augmenterait d’autant », a encore estimé Slim Chaker affirmant qu’il s’agit d’une étape importante pour réussir à stabiliser le pays, éviter tout dérapage et sortir de l’impasse.

C’est important non seulement pour la Tunisie qui malgré ses dures et longues épreuves, a émergé comme l’unique « success story » du Printemps arabe, mais pour le monde entier de façon générale.

Un partenariat-cadre entre la Tunisie et la communauté internationale, une obligation

Les déclarations de  Slim Chaker viennent corroborer les résultats d’une étude élaborée par la fondation américaine « Carnegie Endowment for international peace » sur  «  l’état de l’économie et la société tunisiennes et les perspectives de son amélioration ».

Cette dernière a relevé que la Tunisie reste loin d’être en mesure de sortir davantage de la pauvreté, du chômage. D’où l’importance de la mise en place d’un  nouveau partenariat- cadre entre la Tunisie et la communauté internationale.

Ce nouveau partenariat-cadre peut aider à conjuguer les actions de réformes et à rendre l’assistance internationale mieux coordonnée et intensifiée, toujours selon la meme source.

D’ailleurs, avec un soutien international, la Tunisie doit créer un mécanisme de coordination « G7 » pour l’assistance économique afin d’encourager la transparence et la responsabilisation..

Elle pourrait aussi lancer un dialogue inclusif avec toutes les parties prenantes sur les politiques publiques et les nouvelles lois. « Il faut que le gouvernement se réengage sur un processus de consultation authentique et rigoureux avec la société civile », lit-on dans ce document..

Le soutien international sera aussi bénéfique dans la mesure où la Tunisie  pourrait faire avancer les réformes tout en créant un mécanisme rapide de mise en œuvre des projets destinés à encourager le développement économique, social.

Pour rappel, une grande partie de l’assistance internationale reçue depuis la révolution est allée au soutien budgétaire et non plus à l’investissement. Entre 2011 et 2015, la Tunisie a reçu environ 7 milliards de dollars en aide sous diverses formes de la part des grandes institutions financières.

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