Tags Posts tagged with "finance"

finance

par -
0

Des dizaines d’avocats vêtus de leurs toges se sont rassemblées devant l’ARP, au Bardo. Lors de ce rassemblement, le bâtonnier, Amer Meherzi, a déclaré que ce mouvement est une protestation contre la version actuelle du projet de la loi de finances pour l’exercice 2017.

« Le corps du barreau ne se pliera pas au choix injuste du gouvernement vis-à-vis du secteur », a-t-il lancé devant une foule d’avocats. Le bâtonnier a indiqué à Africanmanager que les avocats ont appelé au limogeage de la ministre des Finances, Lamia Zribi.

« La ministre a échoué dans cette première épreuve et son projet de loi comporte plusieurs lacunes et erreurs. La preuve, il est rejeté par plusieurs secteurs », a dit Meherzi. Et d’ajouter : « Nous pensons que la ministre est incapable de diriger son département, étant soumise aux diktats de plusieurs lobbies ». Sans réponse de la part du ministère, « le ton sera haussé et ce jour de colère sera suivi par d’autres formes de protestation, à commencer par une grève générale qui aura lieu demain sur tout le territoire. Une séance générale exceptionnelle sera également tenue ce samedi pour prendre les décisions appropriées », a t-il ajouté. Les protestataires ont appelé le ministre de la Justice à plus d’égalité entre les différents secteurs. Plusieurs slogans ont été scandés : « Le GUN est un gouvernement de colonisation », « Le ministère des Finances est appelé à mettre fin à la dictature »…

Pour rappel, le projet de la loi de finances 2017 prévoit plusieurs mesures et stipule que tous les prestataires de service des métiers libéraux comme les avocats, les conseillers fiscaux, les notaires et huissiers, les architectes sont soumis à la TVA au taux de 18%.

par -
0

Tentant d’analyser les causes de la détérioration des termes de changes et la débandade du dinar tunisien par rapport au reste des devises étrangères, une note de la BCT (Banque Centrale de Tunisie) signale que «le niveau élevé du déficit des sociétés résidentes (environ 8,9 Milliards de dinars) a exercé une forte pression sur le marché des changes et a contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises». La même note de la BCT a mis en évidence l’effet change négatif sur les échanges commerciaux des résidents estimé à 5,6% de la valeur du déficit commercial de ces sociétés suite à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises (2016S1/ 2015S1)». Et l’Institut d’émission de recommander qu’il est «urgent d’élaborer un plan d’action pour maitriser le niveau élevé de déficit commercial qui a coïncidé avec une conjoncture marquée par les difficultés de financement. Ces actions doivent viser en priorité à booster les exportations et à maitriser les importations, notamment celles des biens de consommation qui ne sont pas de première nécessité».

par -
0

Analysant les dernières évolutions du commerce extérieur de la Tunisie et surtout la nouvelle répartition géographique des exportations pour le 2ème trimestre 2016, la BCT indique dans un récent communiqué que l’UE (Union Européenne) préserve son rang de 1er débouché pour les exportations tunisiennes, surtout pour les ventes des produits industriels.

Légère augmentation de la part des pays de l’UMA dans les exportations et légère augmentation de la part des pays de l’UMA dans les exportations tunisiennes, tirée par l’accroissement de celles destinées à l’Algérie (+36,5%), alors que les ventes vers la Libye ont diminué de 11,9%. Légère hausse aussi de la part des pays de l’Asie au cours du second trimestre de 2016 par rapport à la même période de 2015 suite, essentiellement, à l’accroissement des exportations vers l’Inde qui ont presque quintuplé.

diaddf

Pour les importations, la BCT pointe la Baisse de la part des pays de l’union européenne dans le total des importations (52,9% contre 56,4%) et consolidation de la part de l’Asie (19,3%) grâce à l’amplification de celles provenant de la Chine (1er fournisseur après l’UE) dont les importations ont augmenté de 15,9% (biens de consommation: +20,4% et mat.1ère & demi-produits: +40,1%). Légère augmentation de la part des pays de l’UMA en relation avec la hausse des importations (+11,9%) auprès de l’Algérie, principalement, le gaz naturel (+21,3%). La Russie et la Turquie continuent d’être les principaux fournisseurs de la Tunisie en produits miniers, matières premières et certains produits alimentaires de base.

par -
0
La Banque centrale de Tunisie (BCT) a annoncé

Evoquant les principaux faits saillants ayant marqué l’évolution des échanges commerciaux au cours du premier semestre de 2016, la Banque Centrale de Tunisie a mis en évidence dans un récent communiqué l’atténuation du déficit de la balance énergétique de 497 MDT pour revenir à 1497 MDT suite à la baisse des cours internationaux des hydrocarbures

Dans le même communiqué, la BCT pointe l’amélioration notable des exportations des industries manufacturières (+8,6%) et reprise des ventes du secteur des mines, phosphates et dérivés. Elle pointe cependant aussi, dans le «Dark Side» de la balance commerciale, la détérioration de la balance alimentaire, qui a dégagé un déficit de 368 MDT (contre +314 MDT) et la forte baisse des exportations d’huile d’olive (443 MDT contre 1288 MDT une année auparavant).

par -
0

Après les dizaines de millions de dinars de l’UBCI vers sa banque-mère, les quelques MDT d’Attijari vers sa banque-mère aussi, voici la BTK (Banque Tunisie Koweït), rachetée par la banque française Banque Populaire, qui sucre sa filiale tunisienne sous forme de convention d’assistance. «La société BPCE-IOM, actionnaire majoritaire de la Banque à hauteur de 60% du capital, a fourni des prestations d’assistance technique en faveur de la Banque. Le montant des frais à facturer par BPCE IOM au titre de l’exercice 2015 s’élève à 1,988 MDT», nous apprennent ainsi les commissaires aux comptes de la banque. Et ces derniers de préciser que «ces montants ont été provisionnés dans l’attente de la formalisation de ces prestations en une convention écrite entre les parties et de l’obtention des autorisations nécessaires dont celle du Conseil d’Administration de la Banque. Le montant total des provisions constatées à ce titre s’élève, au 31 décembre 2015, à 6,386 MDT».

Des millions de Dinars sortent ainsi, en devise et chaque année, de la Tunisie vers des partenaires qui n’expliquent rien de leur «assistance» et sucrent chaque année, sans aucun contrôle de la BCT. Cette dernière avait en 2014 sanctionné l’UBCI en lui envoyant un avertissement. Pourquoi ne fait-elle plus rien depuis en ces temps de vaches maigres en devises ?

par -
0

«Au cours de l’accomplissement de notre mission, nous avons pris connaissance de certaines infractions commises par des employés de la Banque. La Banque a déposé une plainte auprès du procureur de la République du tribunal de première instance de Tunis 1 en date du 3 décembre 2015 ». C’est ce qu’on apprend en lisant le rapport des commissaires aux comptes de la BTK, du groupe français BPCE, pour l’exercice 2015.
Et les commissaires aux comptes d’ajouter : « en application des dispositions de l’article 270 du code des sociétés commerciales (…), nous avons révélé ces faits délictueux au procureur de la république du tribunal de première instance de Tunis ».
Toujours selon les commissaires aux comptes, «les effets des infractions commises et identifiées, à la date du présent rapport, s’élèvent à 2,792 MDT et sont entièrement provisionnés dans les états financiers au 31 décembre 2015 ».

par -
0

Les états financiers de la société Al Khoutaf ondulé pour l’exercice 2015 font apparaitre un déficit net de 1,485 MDT. La commissaire aux comptes de l’entreprise précisait dans son rapport, en se référant à l’article 418 du Code des sociétés commerciales, que Al Khoutaf est considérée comme une entreprise en difficulté. «Au 31 décembre 2015, ses pertes ont totalisé la somme de 2,444.327 MDT et dépassent le 1/3 du capital de la société, qui est de 4 MDT», disait textuellement le rapport de la commissaire aux comptes.

par -
0

Un CIM se déroule depuis ce matin à La Kasbah. Deux sujets seraient à l’ordre du jour. D’abord, de nouvelles mesures qui pourraient être annoncées en faveur de la balance commerciale. On croit ainsi savoir que de nouvelles taxes, internes, pourraient être annoncées. Ces nouvelles taxes, internes faut-il encore le préciser, pourraient concerner tous les produits de consommation de luxe et notamment ceux qui ont un équivalent en Tunisie. L’idée serait de rendre ces produits importés plus chers, ce qui devrait rapporter quelques millions de DT aux caisses de l’Etat.

Le second sujet à l’ordre du jour serait, selon nos informations, la situation financière et celle du Dinar tunisien en particulier. Nos sources excluent des annonces genre dévaluation volontaire, mais évoquent la possibilité de mettre en exécution dans les plus brefs délais la sortie financière pour une nouvelle dette avec la garantie et le tirage très rapidement de nouveaux crédits de la Banque Mondiale. En renflouant les caisses en devises, le gouvernement tunisien espère faire une inflexion, même plus ou moins légère, sur le cours du Dinar tunisien dont la chute impacte lourdement toute l’économie tunisienne.

par -
0

Dans les états financiers 2015 de la Société de développement et d’investissement du sud, «Sodis-Sicar», qui ont été publiés par le CMF (Conseil du Marché Financier), on retrouve un bilan totalisant 32 148 816 DT et un résultat de l’exercice déficitaire de 2.069 075 DT. L’état des flux de trésorerie présentait une variation positive de trésorerie de 1 352 410 DT et le solde intermédiaire de gestion pour l’exercice clos à cette date présentant un résultat d’activités ordinaires déficitaire de 2 598 396 DT. Notons que la Sodis s’enfonce dans le déficit, puisque ses pertes n’étaient que de 1,4 MDT en 2014. Remarquons aussi que cette société régionale de financement de PME a des charges d’exploitations (3,9 MDT) qui représentaient à fin 2015 presque trois fois le total de ses produits d’exploitation (1,3 MDT), d’où l’énorme perte.

Dans la rubrique «rémunérations des dirigeants sociaux», on apprend pourtant que le PDG de cette entreprise qui creuse ses pertes reçoit une rémunération annuelle qui approche les 100 mille DT (99.534 DT).

par -
0

La société Unimed, de l’homme d’affaires Ridha Charfeddine, avait terminé l’exercice 2015 par une baisse assez conséquente de son bénéfice. De 12,3 MDT, le résultat net passait à 9,5 MDT sous l’effet de modifications comptables dont on ne trouvait pas explication. Dans la rubrique «autres pertes ordinaires», on notait cette perte de … 367.323 DT. Un montant important sans aucune explication de la nature de la perte et de ses causes pour une entreprise cotée, surtout que cette perte n’était que de 11.237 DT pendant l’exercice 2014 avant l’entrée en bourse.

Notons par ailleurs cette remarque des commissaires aux comptes d’Unimed, qui soulignent que «suite à une vérification approfondie subie par la société et couvrant les exercices 2004 à 2007, un montant de 970.389 DT a été saisi par l’administration fiscale. En date du 02/04/2014, un jugement de première instance a été prononcé en faveur de la société «Unimed» réduisant le montant de la taxation de 639.238 DT. Ce jugement a été attaqué devant la cour d’appel par la société et par l’administration fiscale. A ce jour, aucun jugement définitif n’a encore été prononcé par la cour d’appel».

par -
0

A l’image de sa Constitution qui n’a cité que 3 fois seulement le mot économique dans ses 149 articles, le Tunisien s’intéresse très peu à la chose économique, à l’exception peut-être de la question du change. A croire que le Tunisien a changé de monnaie, même si l’on peut comprendre l’impact du change dans un marché de consommation.

Cela dit, le Dinar tunisien se dévalorise, jour après jour, vis-à-vis des deux plus importantes devises qui font le panier de la BCT. Au cours du seul premier trimestre de 2016, le dinar tunisien s’est déprécié vis-à-vis de l’euro de 3,3% et s’est légèrement apprécié face au dollar (0,7%). Le 1er juin 2016, le dollar américain s’échangeait à 2,1161 DT, soit son plus haut niveau historique. Une dépréciation qui ne semble pas s’arrêter. Ce 8 juin, le Dollar s’échangeait à 2,1372

jhdf

Une des plus récentes explications à cette dégringolade de la monnaie tunisienne, qui fait confondre entre dévaluation et dépréciation,  a été donnée par la dernière note de conjoncture de la BCT sur les résultats du commerce extérieur pour les 4 premiers mois de l’exercice 2016. «L’élargissement du déficit de la balance commerciale globale (Biens et services) a également concerné les échanges commerciaux des sociétés résidentes, qui ont exercé une forte pression sur le marché de change, et ont contribué à la dépréciation du Dinar tunisien vis-à-vis des principales devises. Cette dépréciation du dinar (2016T1/ 2015T1) a eu un effet négatif sur les échanges commerciaux des résidents, en contribuant à hauteur de 320 MDT au niveau du déficit commercial de ces sociétés», affirme ainsi la Banque Centrale de Tunisie. Ce qui est pour l’instant certain, c’est que ce qui se passe est une dépréciation, que «n’est pas une dévaluation, car cela signifierait une décision volontaire des autorités tunisiennes» et que «la dévaluation n’est pas dans les cartons» des autorités financières tunisiennes, comme l’a affirmé le Gouverneur de la BCT, Chedli Ayari, dans une déclaration à Africanmanager.

Face à la dépréciation et bien qu’elle continue, la BCT semble laisser faire et ne semble nullement décidée à essayer d’enrayer la chute de la monnaie locale face au Dollar et à l’Euro. «Actuellement, on laisse le Dinar se déprécier. On intervient certes, mais c’est juste pour essaie de lisser la volatilité et les grands moments de dépréciation. Mais on intervient de moins en moins et on n’a plus les moyens  d’intervenir. Cela coûte très cher en devises pour le stabiliser. A peine le stabilise-t-on qu’il chute de nouveau», explique Chedli Ayari pour Africanmanager, avant d’ajouter que «quand bien même  le ferait-on, comme on l’avait déjà fait auparavant, on n’arrive qu’à rétablit les taux pour une période de 48 heures, pas plus » à cause justement des fondamentaux de l’économie tunisienne.

Pour Ayari, qui a déjà tiré la sonnette d’alarme quant à la gravité de la situation économique en Tunisie, «ce glissement du Dinar sur les marchés, ne fait en fait que traduire les mauvais fondamentaux de l’économie. Nous sommes actuellement incapables de maintenir un taux de change artificiel. Pour le faire, il faut intervenir par nos réserves de changes pour essayer de noyer le marché, ce dont nous n’avons pas les moyens».

Et lorsqu’on demande au gouverneur de la BCT pourquoi la Tunisie ne franchirait pas le pas vers une dévaluation pure et simple, Chedli Ayari estime que «dévaluer, dans la conjoncture économique actuelle comme pour impulser l’exportation ou pour brider l’importation, c’est déclencher les  anticipations négatives des opérateurs et on n’obtient que l’effet pervers et les devises disparaissent du marché». Ce qu’on remarque en tous cas, c’est d’abord que la dépréciation n’est pas nouvelle et que jusqu’ici, ni les exportations, ni les importations n’en ont profité !

 

par -
0

Le 3 juin prochain, la banque tunisienne UBCI, filiale de la française BNP Paribas, tiendra son AGO. Une réunion qui pourrait être houleuse au vu du différend de cette banque avec l’un de ses actionnaires tunisiens, le groupe Sellami qui détient plus de 8 % du capital de la banque, autour de l’épineuse question des conventions de l’UBCI avec sa banque-mère qui lui permettaient de transférer d’importantes sommes d’argent au titre desdites conventions d’assistances diverses.

Le 26 janvier 2016 et dans une minute de jugement de 24 pages (motifs et dispositif), le tribunal de première instance de Tunis déclarait en substance que «le tribunal a décidé, en première instance, d’annuler le 3ème paragraphe portant autorisation des conventions réglementées et des accords-cadres figurant dans le PV du conseil d’administration de l’UBCI, réuni le 18 octobre 2013 et enregistrés à la recette des contrats d’entreprises en date du 21 mai 2014 (…) ».

Bien qu’en première instance donc, la justice tunisienne ait annulé les conventions de l’UBCI avec sa BNP Paribas et donc, théoriquement annulé les effets financiers des «convention d’assistance technique», contrat-cadre d’application et de prestation de services informatiques» et «l’ensemble des contrats soumis au contrat-cadre en question».

  • La BCT avait infligé un avertissement à l’UBCI qui avait reconnu ses fautes

L’objet du litige sur lequel le tribunal a donné raison au groupe Sallami qui a porté  plainte depuis le 13 juin 2014, ce sont des conventions pour assistance dans les domaines de l’informatique, de la législation et du marketing. Des conventions qui ont produit des versements financiers, de l’UBCI à la BNP Paribas, d’un montant de 14 MDT. Des conventions aussi, selon le dossier en justice, qui ont été autorisées par le Conseil d’administration et rejetées par l’Assemblée générale de la banque selon son PV en date du 26 juillet 2013.

Avant cette décision, la BCT avait diligenté une mission de contrôle à l’UBCI, dès le 30 juillet 2014,  et avait pour ce faire  enjoint à la banque de «surseoir, jusqu’à notification contraire, à tout transfert à l’étranger au titre de règlement de factures entrant dans le cadre de l’application des conventions conclues avec le groupe BNP Paribas». A la fin de l’année, le 29 décembre 2014 plus précisément, la BCT livre les conclusions de sa mission de contrôle et inflige à l’UBCI un «avertissement pour non-respect des dispositions de l’article 29 de la loi n° 2006-01 relative à la règlementation des opérations d’externalisation».

Notons que la décision de la BCT fait référence à une «audition de l’UBCI» par l’équipe d’inspection de la BCT et à «une reconnaissance d’infractions par rapport aux dispositions légales et réglementaires» de la part de l’UBCI. Cette dernière était alors aussi, expressément enjointe de «surseoir à tout transfert de dossier de crédit à BNP Paribas» et de «définir un cadre clair et transparent pour la conclusion de conventions futures entre l’UBCI et BNP Paribas et la révision des conventions en vigueur».

  • «Une plainte nulle et non avenue» affirme Poupon

Interrogé par Africanmanager au téléphone, le DG de l’UBCI Patrick Poupon commente que «Nous, on va faire appel pour une raison qu’on peut articuler en deux points. D’abord, les conventions réglementées ont été représentées en juin 2014 et ont été autorisées à l’unanimité», dit-il en articulant le mot syllabe par syllabe Et le DG de l’UBCI d’ajouter que «si tu m’entends bien, l’unanimité, cela veut dire tous les administrateurs tunisiens qui ont le droit de voter, y compris le plaignant», précise-t-il encore avec un rire narquois.

Pour le second point de la raison qui a poussé l’UBCI à faire appel de cette décision de justice de janvier 2016, Patrick Poupon précise que «en assemblée générale qui a suivi, concernant cet exercice-là, ça été entièrement approuvé par l’assemblée générale. C’est donc une plainte  nulle et non avenue et c’est pour ça qu’on fait appel».

Contacté par nos soins, Khaled, fils de Mohsen Sellami, a expressément récusé les déclarations de Poupon affirmant que Sellami a voté pour les conventions. Khaled Sellami a même indiqué à Africanmanager que «ce vote du juin 2014 fait actuellement l’objet d’un plainte en pénal contre Patrick Poupon pour falsification de PV du conseil d’administration».

  • Que fera l’UBCI le 3 juin ?

Voici donc un DG d’une banque de droit tunisien à 50 % filiale d’une banque française, qui balaie d’un simple revers de main une décision de justice, certes en première instance, mais qui n’en reste pas moins un jugement prononcé au nom de l’Etat tunisien, en cours en attendant l’appel et éventuellement le pourvoi en cassation. Il est pourtant connu et reconnu que la décision du tribunal est revêtue de l’autorité de la chose jugée et demeure opposable avec tous les effets qui s’y rattachent.

Il y a de l’autre côté les décisions de la BCT et le fait qu’elle a suspendu les effets financiers des conventions UBCI/BNP Paribas et ne semble pas les avoir autorisés depuis. Des conventions qui figureront encore dans les bilans de 2015 et grèveront les résultats de l’UBCI, des résultats qui déterminent à leur tour l’impôt que devra payer la banque.

En attendant, les plaignants qui estiment à 180 MDT le préjudice porté à la banque, ont adressé  depuis le 12 avril dernier une lettre au gouverneur de la BCT, l’informant de la décision de justice et l’invitant à prendre les mesures nécessaires pour l’appliquer contre le partenaire français qu’ils accusent de dilapidation de fonds publics et de fraude fiscale. Reste donc à voir comment va se comporter l’AG du vendredi prochain et si la banque va continuer la fuite en avant et comment va se comporter aussi la BCT.

 

par -
0
Dans le rapport du commissaire aux comptes pour l’exercice 2013 de l’ABC Bank

«Banque ABC-Tunisie est la branche on-shore de la Société Arab Banking Corporation, à travers laquelle il répond aux besoins des clients particuliers et des entreprises. Bank ABC (Tunisie) est une banque universelle qui offre un large éventail de services aux entreprises et aux particuliers. Elle dispose de 12 agences réparties principalement à Tunis et les principales villes à savoir, Sfax et Sousse». C’est ainsi que se définit l’ABC sur son site Internet.

A la fin de 2015, cette banque terminait l’exercice avec un PNB de 14,7 MDT en hausse de plus de 2 MDT, issu d’un résultat d’exploitation de 21,3 MDT en hausse de 5 MDT et de charges d’exploitation de 6,5 MDT en hausse aussi de moins de 2 MDT. Le résultat net sera de 0,992 MDT en nette baisse par rapport aux 2,7 MDT de l’exercice 2014. Malgré ce résultat en baisse, le DG de l’ABC reçoit une rémunération annuelle de 779.228 DT, c’est-à-dire  plus de 2 mille DT par jour.

par -
0

Il fait plutôt bon vivre dans la banque islamique Zitouna, création de Sakher El Materi avant de lui être confisquée. En effet, dans cette petite banque publique islamique, la 1ère du genre et qui décide de s’engouffrer aussi dans la niche du microcrédit islamique, le PDG reçoit mille DT par jour en guise de rémunération. Une rémunération quotidienne, qui correspond à une rémunération annuelle de 365.658 DT.

Il est ainsi le PDG de banque publique, puisque la Zitouna appartient à l’Etat par le biais d’El Karama Holding qui gère une partie des biens confisquées, le mieux payé de la Tunisie et peut-être même le PDG le mieux payé de tout le secteur public en Tunisie.

A titre comparatif, la rémunération annuelle du PDG de la banque Zitouna est égale au triple de celle que perçoit le DG de la BH  (Banque de l’Habitat) Ahmed Rjiba qui ne reçoit que 120.272 DT par an (chiffres 2015) tous avantages compris.

La rémunération d’Ezzeddine Khoja est aussi presque le triple aussi de celle du PDG de la BNA, autre banque publique pourtant nettement plus importante que Zitouna, qui ne recevait que 130.375 DT (chiffres 2014). Khoja reçoit encore quatre fois la rémunération du PDG de la plus grande des banques publiques, la STB, qui n’arrivait même pas à 100 mille DT. En effet, selon les chiffres du bilan 2014, le PDG de la STB ne touchait que 91.632 DT par an.

Depuis, diriez-vous, le ministère des Finances a légèrement augmenté leurs salaires. Ils n’arriveront cependant pas au niveau de celui de la Zitouna. Dans le reste du secteur public, les rémunérations des PDG grimpent rarement à 5.000 DT par mois.

Ceci dit, à la fin de l’exercice 2015, la 1ère des banques islamiques (et non la dernière puisqu’il y a aussi Al Wifak) depuis l’ère Ben Ali, a déclaré un PNB de 78,431 MDT en hausse de 10 MDT par rapport à 2014, un résultat d’exploitation de 10 et un RN (Résultat Net) de 9,5 MDT à cause notamment d’une charge salariale de 38,8 MDT qui avait augmenté de 11 MDT en une seule année.

Elle aura beau être islamique, la banque Zitouna affichait en 2015 des créances douteuses en hausse, passant de 34 à 37,8 MDT de 2014 à 2015 et dont plus de 27 MDT en classe 4, la plus difficile au recouvrement. Pourtant, le total provisionné est à moins de la moitié (11,6 MDT en 2014 pour 34 MDT).

Cette banque étatique paie très peu d’impôts. L’IS 2015 n’était que de 356 mDT, tel qu’écrit dans le rapport de son commissaire aux comptes. Ce petit montant fiscal «représentant le minimum d’impôt », selon le même document, et représentait en 2015, moins que les charges de «missions, voyages et déplacements» dépensées par le management de la banque et qui avaient atteint 393 mDT, en hausse de 146 mille DT en une seule année. On se demande d’ailleurs pourquoi on maintient ce privilège à cette banque, d’autant que celui pour qui elle a été faite et qui expliquerait peut-être ce privilège, n’y est plus. Et alors qu’elle paie le minimum à l’Etat, ce sont 9,5 MDT en net qui ont pourtant été distribués aux actionnaires.

paioe

Créée en octobre 2009, cette banque qui reste l’une des rares banques à ne pas recevoir de contrôle fiscal, fait aussi presque vivre la Holding El Karama. En 2015, cette dernière lui a en effet facturé la somme de 70.800 DT TTC au titre d’une convention de service d’assistance managériale. Une assistance qui pourrait poser problème au vu des rémunérations des dirigeants de la banque, certainement amplement justifiés par leurs hautes qualités managériales.

On n’a pas trouvé d’appellation islamique à ce genre de relation, entre une banque et sa filiale, mais on remarque que la banque Zitouna perçoit des commissions (114.155 DT) de sa filiale «Takaful» qui a facturé à son tour 231.689 DT. Confisquée, la banque confie sa communication à l’autre confisquée Havas, pour 291.137 DT. Une activité donc en autarcie, pour une banque qui paie très bien ses cadres et employés, mais peu d’impôts à l’Etat.

par -
0

Réuni le 22 Avril 2016, le conseil d’administration d’AMI Assurances a arrêté les états financiers de l’exercice clos le 31/12/2015. Ces états dégagent un résultat bénéficiaire de 12,047.430 MDT. Aussi le conseil a décidé de procéder à la résorption de tout le déficit antérieur de 30,986 MDT par les réserves disponibles de 52,493MDT. Décision a aussi été prise de procéder à une distribution des dividendes et de lancer la

tabx

consultation pour le choix du partenaire stratégique. En effet la banque d’affaires chargée de l’opération vient de lancer cette consultation. Décision aussi de convoquer une AGE pour la mise en conformité des statuts et la résorption du déficit antérieur et une AGO pour l’approbation des états financiers 2015.

par -
0

« La réforme du secteur bancaire tunisien est-elle à la hauteur des défis ? » tel a été le thème d’un débat organisé ce mercredi 25 mai 2016 à l’initiative de North Africa Bureau of Economic Studies Intl (NABES), une société dirigée par l’universitaire et l’ancien gouverneur de la Banque centrale de Tunisie (BCT) Mustapha Kamel Nabli qui a soulevé un nombre de lacunes dans la loi bancaire récemment adopté par l’Assemblée du peuple. Cette loi souffre selon lui de quelques faiblesses citant le cas de la finance islamique qui n’aurait pas dû  faire partie de cette loi : « La finance islamique n’est pas le  banking mais plutôt un fonds d’investissement », a assuré Nabli, faisant remarquer que la finance islamique ne doit pas être considérée comme une fenêtre. De même, la loi bancaire n’a pas résolu la question des banques universelles, selon ses dires.

Mustapha Kamel Nabli a toutefois critiqué la « mainmise » du gouvernement sur le conseil d’administration de la BCT dans le cadre de la loi régissant le statut de cette institution financière. Le conseil d’administration de la BCT devrait inclure  plus de 3 membres du gouvernement, selon MKN.

Quant à lui, l’universitaire et économiste Moez Labidi a tenu à préciser que la réforme du secteur bancaire nécessite l’élargissement du périmètre de la régulation qui doit passer principalement par le système financier (banque centrale, marché des capitaux et secteur bancaire).

Labidi a aussi appelé à l’amélioration des fondamentaux de l’économie nationale tout en mettant en place des réformes audacieuses basées sur la restructuration financière et la bonne gouvernance.

« Trois décennies de réformes ont transformé le paysage bancaire mais n’ont pas réussi, jusqu’à présent, à remettre le secteur bancaire tunisien sur le sentier des standards internationaux de bonne gouvernance, de rentabilité, de qualité des actifs, de solvabilité », c’est ce qu’a indiqué l’universitaire et économiste Moez Labidi lors de ce débat.

Dans une déclaration à Africanmanager, il a expliqué que  le chemin est très long et les défis sont énormes (la concurrence, l’innovation, la performance, la bonne gouvernance, le financement du développement régional, l’intégration internationale, …), surtout pour une économie plombée dans un processus de transition politique où l’activité économique flirte avec la récession.

Selon lui, un package de réformes a été engagé récemment  dans le secteur (restructuration et recapitalisation des banques publiques, la loi bancaire et la refonte du statut de la BCT). « La dernière en date : la Nouvelle loi bancaire. Une loi innovante par la création d’un fonds de garantie des dépôts dans le but de  protéger les personnes physiques des risques qui peuvent secouer les établissements de crédit. De même, la bonne gouvernance gagne des points par l’intégration des dispositions de la circulaire de la BCT n°2011-06 », a-t-il précisé.

Moez Labidi a toutefois assuré que le bât blesse du côté du capital minimum requis pour l’octroi de l’agrément bancaire, qui a été ramené à 50 millions de dinars. Un niveau très insuffisant pour déclencher une véritable dynamique de concentration dans le secteur, débouchant sur des banques de grande taille capables d’accompagner les entreprises sur les marchés étrangers, et de rénover leur système d’information afin de moderniser davantage leur gestion de risque.

« Mais rien ne justifie le manque de profondeur dans les réformes. Rien ne justifie l’absence d’une vision ».

Moez Labidi a dans le même contexte indiqué que la réforme du système financier tunisien mérite mieux. « Le poids du secteur bancaire dans le financement de l’économie, l’importance des actifs détenus par les banques publiques, les relations « privilégiées » entre entreprises publiques et banques publiques, la marginalisation du marché financier (surtout obligataire), le potentiel inexploité des modes de financement alternatif,…, imposent l’urgence d’une réforme plus réfléchie et du coup, plus profonde, permettant au secteur bancaire tunisien de rattraper ses benchmarks. De ce fait, un certain nombre de ruptures s’avèrent incontournables », a-t-il dit.

Labidi a à ce propos noté une rupture avec une approche uniquement micro-prudentielle de la réforme et l’adhésion à une approche à la fois micro et macro-prudentielle qui intègre la réforme du secteur bancaire dans une démarche globale allant de l’ensemble du système financier aux entreprises stratégiques et aux secteurs systémiques.

Il a aussi proposé une rupture avec une rigidité réglementaire qui cache un excès de conservatisme, très néfaste pour la compétitivité de l’économie, mais aussi une rupture avec  le laxisme dans l’application de certains textes rénovateurs.

par -
0

Les états financiers de la société «Assurances Maghrébia», font apparaître un total net de bilan de 266,909.624 MDT, un résultat bénéficiaire net de 7,139.397 MDT et une variation de trésorerie négative de 5,893.665 MDT. On notera que la même entreprise d’assurance dont le capital est de 30 MDT, avait signé en 2014, un exercice déficitaire de plus de 5,5 MDT, dont -3,483 MDT provenant de l’exploitation et -2,3  MDT provenant de l’investissement et du financement.

par -
0

Dans une interview exclusive accordée à Africanmanager, le ministre des Finances, Slim Chaker a déclaré que la nouvelle loi sur les banques prévoit la  création d’un fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens.

Le ministre a d’autre part passé en revue les grandes lignes des business plan de trois banques publiques.

Il a par ailleurs appelé la communauté internationale à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle. Interview :

Quelles sont les caractéristiques de la nouvelle loi bancaire  actuellement en examen à l’ARP ?

La nouvelle loi sur les banques apporte à mon avis une nouveauté majeure. C’est le fonds de garantie qui permettra à la Banque Centrale et le ministère des Finances de protéger les citoyens qui déposent leur agent dans les établissements bancaires.

Ce fonds de garantie revêt une importance particulière et chaque banque qui ne respecte pas cette loi s’exposera à des sanctions. Parmi les sanctions figure  la fermeture de la banque quitte à la laisser faire faillite.

Mais cette nouvelle loi comportera, pour la première fois en Tunisie, un chapitre consacré à la finance islamique. Ce dernier a provoqué une  polémique. Qu’en  pensez-vous ?

La finance islamique est un produit bancaire comme tout autre produit. Ce n’est pas à mon avis un handicap étant donné que ce produit existe dans plusieurs pays y compris ceux non musulmans comme l’Afrique de Sud et la Grande-Bretagne.

Qu’en est-il de la réforme de trois banques publiques ?

On vient de recapitaliser ces trois banques et on a préparé leurs business plans.

Les grandes lignes de ces business plans tournent autour de la restructuration de chaque banque de façon à être financièrement solide. Nous œuvrons pour l’ouverture de nouvelles agences au niveau de chaque banque notamment dans les régions qui représentent des marchés intéressants pour ces institutions.

Notre but est de ramener aussi des compétences humaines pour ces trois instituions tout en mobilisant les nouvelles technologies pour instaurer l’e-banking.

Outre ces points, un intérêt sera porté à  la mise en place d’un nouveau système d’information pour que les banques puissent analyser les risques sans oublier le renforcement de la gouvernance à travers le contrôle interne et le renforcement du rôle des administrateurs.

Y a-t-il des nouveautés en ce qui concerne l’accord de garantie de prêt de 500 millions de dollars qui sera accordé par les États-Unis d’Amérique à la Tunisie ?

En effet, la loi des finances pour l’exercice 2016 prévoit des financements de l’ordre de 6600 millions de dinars. Ces financements seront opérés par une dette intérieure égale à 2000 millions de dinars et une autre extérieure de l’ordre de 4600 millions de dinars.

Les négociations sont en cours pour l’octroi de ce prêt avec la garantie du gouvernement américain. Ceci est déjà prévu dans la loi des finances 2016.

La seule nouveauté est qu’on va sortir sur le marché américain pour obtenir ce crédit avec un taux d’intérêt de l’ordre de 2% au lieu de sortir seul pour l’avoir avec un taux  variant entre 6 et 7%.

C’est raisonnable puisque le risque lié à la Tunisie est couvert par le gouvernement américain

Et pour les négociations avec le FMI sur un plan d’aide de 2,8 milliards de dollars?

Les négociations relatives à un nouvel accord avec le FMI pour appuyer le programme de réformes économiques du gouvernement sont à un stade avancé.. On a eu l’accord de principe  et il reste à le concrétiser lors de la réunion du conseil d’administration prévue en mai ou juin prochain..

Ceci dépendrait toujours de la fixation de la date d’examen du dossier de la Tunisie par le conseil d’administration du FMI. Si le conseil d’administration donne son feu vert, l’accord sera aussitôt signé et l’on commencera à mettre en place le second programme.

Mais des réformes économiques ont été exigées pour l’octroi de cette aide ?

On est en train d’avancer en ce qui concerne la mise en place des réformes économiques majeures. Lorsqu’on est parti vers la réunion annuelle du FMI, sa directrice générale avait déclaré que le second programme venait  d’être signé. Cela veut dire que notre pays est sur la bonne voie.

Vous reprochez à la communauté internationale son incompréhension de la situation actuelle de la Tunisie. Pouvez-vous préciser vos propos ?

Les partenaires internationaux ont mal compris la situation actuelle de la Tunisie. A mon avis, la communauté internationale n’a pas consacré beaucoup du temps à la Tunisie ; et c’est compréhensible puisqu’elle a d’autres priorités.

Ceci aura certainement un coût surtout que la communauté internationale apporte  des solutions toutes faites dans une boîte à outils, mais qui ne sont pas applicables à la Tunisie qui a déjà des besoins différents.

A maintes reprises, j’ai dit à la Banque mondiale ou même au Fonds monétaire international que la Tunisie n’est pas un laboratoire pour créer des outils qui seront par la suite appliqués en Irak, en Syrie ou en Libye. De plus, cette boîte à outils ne pourra jamais s’appliquer à la Tunisie,  et c’est pour cette raison qu’il faut bien comprendre les défis de notre pays.

Comment faire ?

La communauté internationale est appelée à consacrer plus de temps aux problèmes confrontés par la Tunisie notamment dans cette phase exceptionnelle.

Cette démarche est  cruciale  pour que la communauté internationale puisse comprendre les véritables enjeux de la Tunisie et  apporter les solutions appropriées et les plus adaptées aux   grands défis auxquels fait face la Tunisie tant sur le plan sécuritaire qu’économique et social.

Pour nous, on est en train de travailler, d’avancer et de mettre en œuvre les réformes nécessaires, mais si on trouvait  ce coup de pouce de la part de la communauté internationale, la probabilité de succès augmenterait.

Je pense qu’il s’agit d’une étape importante pour réussir à stabiliser le pays, éviter tout dérapage et sortir de l’impasse.

Qu’en est-il de la création d’une agence en charge de  la gestion de la dette ?

La préparation du  dossier y afférent est en cours en coordination avec la Banque mondiale. Notre but est clair. Il s’agit  tout simplement d’assurer le passage d’une gestion passive de la dette à une gestion active et dynamique et ce, à travers une feuille de route actualisée.

Cette nouvelle agence sera gérée par des compétences spécialisées au sein du ministère des Finances.

Quelle serait la date de sa création ?

D’ici fin  2016, l’agence en charge de  la gestion de la dette sera créée.

par -
0
En vue de permettre le bon déroulement des transactions durant le congé à l’occasion des fêtes de la République et de l’Aïd El Fier

Lors de sa réunion mensuelle tenue le 28 avril 2016, le Conseil d’Administration a pris connaissance des évolutions de la conjoncture économique internationale et a passé en revue les principaux indicateurs économiques, monétaires et financiers, ainsi que les évolutions de la

conjoncture économique au plan national. Egalement, le Conseil a discuté de sujets portant sur l’évolution de l’activité du secteur bancaire, l’évolution des transactions sur le marché monétaire et sur le marché des changes et le suivi du fonctionnement de ces marchés par la banque centrale.

Concernant l’activité de la Banque Centrale, le Conseil a pris connaissance de l’avancement des travaux dans le domaine des changes et du

commerce extérieur, entrepris dans le cadre de la mise en place des modalités pratiques visant la facilitation et la simplification des procédures de change au profit des opérateurs économiques et de l’appui au secteur extérieur.

Après délibération, le Conseil a décidé de maintenir inchangé le taux d’intérêt directeur de la Banque Centrale.

par -
0
Selon le journal Ettounssiya

Les revenus de la société SAH s’élèvaient au 31 mars 2016 à 66,495 MDT contre 62,911 MDT au 31 mars 2016, soit un taux d’augmentation de 6%. Ils représentent 27 % de l’objectif annuel prévu au niveau du business plan 2013‐2017 (250,919 MDT). L’augmentation des revenus par rapport au 1er trimestre de 2015 est principalement expliquée par une augmentation du chiffre d’affaires à l’export de 11%.

Les investissements au 31 mars 2016 s’élèvaient à 1,087 MDT contre 5,677 MDT pour la même période de 2015. Ils correspondent essentiellement à l’acquisition de matériels industriels et de matériels de transport. L’endettement s’élèvait au 31 mars 2016 à 68,771 MDT contre 56,798 MDT au 31 mars 2016 enregistrant ainsi une augmentation de 11,973 MDT provenant notamment de l’augmentation des crédits de gestion suite à l’accroissement de l’activité.

Reseaux Sociaux

INTERVIEW

0
Le député du bloc parlementaire Ennahdha Houcine Jaziri est d'avis que le gouvernement d’union nationale est appelé à prendre en compte les intérêts de...

AFRIQUE

0
La Commission Economique pour l’Afrique (Bureau pour l’Afrique du Nord) et le Secrétariat général de l’Union du Maghreb Arabe (UMA) ont tenu hier mardi...

SPORT