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Le président de l’Organisation  » I Watch « , Achref Aouadi a déclaré, mardi 18 avril 2017, avoir comparu devant le juge d’instruction près le pôle judiciaire financier en tant que  » plaignant  » après l’ouverture d’une information judiciaire sur une présomption d’évasion fiscale impliquant la chaîne Nessma TV.
Au cours d’une conférence de presse organisée, mardi 18 avril 2017 à Tunis, par l’organisation  » I Watch « , Aouadi a souligné que son organisation va saisir la Justice dans d’autres affaires contre le patron de la chaîne Nesma TV, Nabil Karoui et ses partenaires, conformément au code de procédure pénale.
D’après le président de l’organisation  » I Watch « , Nabil Karoui est accusé de  » formation d’une bande criminelle « , de  » menaces  » , de collecte et publication de données personnelles et d’ » atteinte aux bonnes mœurs « .
 » Un rassemblement de protestation contre la chaîne privée Nessma TV devra avoir lieu, jeudi prochain « , a encore souligné Achref Aouadi.

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L’organisation I Watch a décidé de poursuivre en justice la société « Karoui & Karoui » suite aux enregistrements fuités du directeur de Nesma TV, Nébil Karoui.

L’association « I Watch » a indiqué avoir été « profondément choqué » par les fuites attribuées au directeur de la chaîne télé Nesma, Nabil Karoui, qu’elle a qualifiées de d’ « incitation à l’encontre des membres de l’association ».
Un enregistrement audio attribué à Nabil Karoui a été diffusé dimanche sur les réseaux sociaux dans lequel le patron de la chaîné privée parle du « lancement d’une campagne de dénigrement contre I Watch sur la chaîne Nesma ».

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En réaction aux informations relayées dans la journée du lundi 10 avril 2017 par l’organisation I Watch concernant le coût des heures supplémentaires des conducteurs de métro et des techniciens, la Société des transports de Tunis (Transtu) a publié un communiqué explicatif sur cette affaire.

Elle a, dans ce contexte, affirmé que conformément au droit d’accès à l’information, elle a transféré à I Watch tous les documents relatifs à la comptabilité des heures supplémentaires de ses agents .

Et de préciser que l’organisation en question a commis des erreurs au niveau des calculs des chiffres et dans l’analyse des documents.

On rappelle qu’I Watch a affirmé que le coût des heures supplémentaires des conducteurs de métro et des techniciens s’élève à 7 millions de dinars ces 7 dernières années, une moyenne d’un million de dinars par an…

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Retour critique sur un discours enflammé contre le pessimisme ambiant, prononcé samedi dernier en grande pompe, par le chef du gouvernement tunisien Youssef Chahed. Plus remonté à bloc par les nouvelles aides d’un gouvernement français sur le départ que par les résultats de son propre périple africain, il affirme ce que d’autres infirment. «Le GUN dont l’âge est de quelque 7 mois, a réalisé une très grande partie de ses promesses», disait-il dans le discours qu’il avait dédié à la présentation du nouveau code des investissements. Au fait, selon le «Chahed-Meter» d’I Watch, le GUN n’a réalisé que 8 sur 92 de ses promesses. 21 autres seraient en voie de réalisation. Par ailleurs, le code fait toujours polémique. Mais sa présentation comme LA réalisation, était « dictée » par la présence de la délégation du FMI en Tunisie. Nous faisons, de notre côté, remarquer à I Watch, que certains points, comme la «loi d’urgence économique» ou encore «l’indépendance énergétique» que le Chahed-Meter met dans la rubrique des réalisations, sont encore loin d’être réalisés. Ces deux points devraient même rejoindre la longue liste des promesses en voie de réalisation. «Pas assez, mon fils», pourrions-nous dire pour parodier une fameuse publicité !

  • La mauvaise foi de Chahed

Tout au long de son discours, Chahed se montrera optimiste, comme lorsqu’il affirme que «on a les possibilités de rebondir économiquement». Il donnera, en seul exemple, les résultats de sa dernière tournée africaine. Des résultats, comme la «bonne image dont jouit la Tunisie», ainsi que d’autres termes comme la réputation, les possibilités, l’expérience etc… Autant de mots et aucun chiffre !

L’optimisme de Chahed est aussi démontré, comme il l’affirme, par «la vision claire du gouvernement». Un seul exemple, tiré de son propre discours, démontre pourtant le contraire. Parlant en effet de la réforme des instruments de financement de l’économie, il affirme que «les banques publiques doivent jouer leur rôle de bras financier » pour financer les entreprises et les secteurs «qui trouvent des difficultés à avoir un financement auprès des banques privées». Tout le monde se rappelle pourtant les trois autres occasions où le même Chahed a affirmé que l’Etat n’a pas besoin de bras financier. Et d’affirmer ensuite, contrairement à ce qu’il avait déjà dit, que «le gouvernement a décidé de revoir ses participations dans le secteur bancaire (…) autre que les 3 banques publiques». Quelques semaines auparavant, il fulminait pourtant contre ces trois mêmes banques publiques.

Ce seul exemple affirme confirme que le GUN n’arrive toujours pas à avoir ou à donner une vision claire et stable dans le temps de ses orientations pour le microcosme économique national et étranger. Un microcosme qui n’arrive toujours pas à savoir si le GUN est du côté du secteur privé ou des syndicats qui sont comme un cor [caillou] dans la chaussure du chef de gouvernement.

C’est en effet le patronat qu’il somme d’être nationaliste («Vous avez, en tant que chefs d’entreprises, non pas seulement un rôle économique, mais surtout nationaliste dans cette conjoncture », disait-il dans son discours du 8 avril 2017) dans leurs investissements et non tous les partenaires. Il oubliait d’en faire autant pour une UGTT que tous accusent pourtant d’être la cause essentielle du délabrement de la situation économique (grèves, sit-in, soutien aux grèves sauvages à tout mouvement social, coupures des routes, demandes exorbitantes d’augmentations salariales, ingérence dans les choix politiques etc…) et de la situation financière du pays, à tel point que le FMI a estimé nécessaire d’aller leur parler directement pour les raisonner.

Chahed a certes affirmé que «le gouvernement a des programmes pour aider ces entreprises et leur donner toutes les conditions de réussite». Il parlait certainement du plan d’urgence économique. Le plan n’étant pas encore adopté, l’urgence perd toute sa signification dans le marasme général et toute son urgence.

  • Il prône la confiance alors qu’il a lui-même perdu 4 points de confiance !

C’est uniquement cette vision claire qui a vocation à rassurer les investisseurs et tout le public, dont plus de 73,1 % estiment déjà que le pays est dans la mauvaise voie. Chahed a par ailleurs perdu, selon le dernier baromètre politique de Sigma Conseil, 4 points dans l’estime de ses ouailles. Il faudrait donc, à notre sens, qu’il commence par remonter dans les sondages de confiance, pour pouvoir redonner confiance aux autres. Peut-être voulait-il parler de ce sondage, en évoquant le retour de confiance.

Or, la confiance commence par l’obligation de tout dire. Jamais pourtant, même aux plus officiels de ses discours, Chahed n’a daigné tout dire, de la réalité périlleuse des états financiers de l’Etat, des mesures douloureuses dont il parlait lors de la séance de vote de confiance et de la position de chacun de ses partenaires au GUN, politiques et sociaux, sur tout cela ?

Contrairement à son affirmation du samedi dernier, que «le GUN a fait le choix de la franchise et de tout dire à la population», il a plutôt fait le choix de toujours «noyer le poisson» et de «ménager la chèvre et le chou». Sinon, qui sait, depuis sept ans, la vraie vérité sur les assassinats politiques ? Qui connaît (y compris lui-même) la réalité des résultats (s’il y en a) des différentes commissions d’enquête, parlementaires et autres ? Qui sait toute la vérité sur la situation financière des entreprises publiques que Chahed vilipendait samedi dernier, et du poids des impayés de l’Etat lui-même dans cette situation qui les oblige à demander sa garantie pour s’endetter ?

Quand bien même certains PDG voudraient-ils le faire, ils se trouveraient vite réprimandés et risqueraient leurs postes. Beaucoup d’autres entreprises, comme celles des médias dont nous connaissons très bien l’exemple, attendent toujours l’accord de la Carep (Commission d’assainissement et de restructuration des entreprises publiques qui siège à La Kasbah) pour entamer le processus de leurs restructurations, sociale notamment, à cause du cor syndical dans la chaussure du chef du gouvernement, et financière ensuite, à cause du poids excessif des salaires. Youssef Chahed et son GUN ont-ils tout dit au peuple à ce propos ? Ont-ils pris le peuple à témoin dans toutes leurs négociations avec une UGTT qui prend tout et ne fait aucune concession pour tout lui dire et s’inscrire réellement dans la franchise dont il parlait samedi dernier ?

La réponse est malheureusement NON. Ceci fait obligatoirement de son discours du samedi une dissertation pleine de mauvaise foi et d’incohérences, entre ce qu’il dit avoir la volonté de faire, ce qu’il fait malgré lui et ce qu’il n’ose toujours pas faire et qu’il devrait pourtant faire. C’est cela qui explique les mauvais chiffres des sondages qui l’ont fait, manifestement, réagir à propos de la confiance du peuple dans son action. C’est ce qui fait enfin qu’il n’arrive toujours pas à instaurer la confiance entre gouvernement, citoyens et partenaires économiques et même partenaires financiers internationaux ! Chahed est optimiste. Mais a-t-il réellement un autre choix ? Peut-être de prendre le risque tout dire et d’assumer les conséquences de son «coming out ». Mais pour cela, il faudrait … !

 

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Achraf Aouadi

L’organisation I Watch affirme que l’Instance supérieure indépendante pour les élections (ISIE) a refusé de lui communiquer une copie des rapports des audits comptables de la section de l’Instance France 2 à l’issue des élections législatives et présidentielle de 2014.
L’ONG a évoqué une « suspicion de corruption » à la suite de laquelle une enquête administrative a été ouverte au sein de l’instance, début 2015 et des experts ont été sollicités pour la vérification des abus administratifs et financiers commis par l’ancien président de la section de l’ISIE en France, Nabil Azizi.
Ce dernier vient, pourtant, d’être élu membre de l’ISIE, représentant les Tunisiens à l’étranger, déplore l’organisation.
L’organisation I Watch a écrit sur son site électronique que l’ISIE a exigé une autorisation judiciaire pour lui fournir les documents demandés, en se basant sur la loi organique relative au droit d’accès à l’information.
« Ce texte se sera appliqué qu’a partir du 29 mars prochain et la loi en vigueur, soit le décret-loi numéro 2011-41 relatif à l’accès aux documents administratifs des organismes publics, ne demande pas d’autorisation », relève l’organisation.
I Watch s’est, dans ce contexte, interrogée si le refus du président de l’ISIE, Chafik Sarsar, de fournir les documents est du à « une ignorance de la loi ou s’explique-t-il par la volonté d’étouffer une affaire de corruption touchant un des membres élus de l’instance ».
Dans une déclaration à l’agence TAP, Nabil Baffoun, membre de l’ISIE, avait affirmé que l’instance « n’a pas refusé de fournir le rapport demandé mais elle a simplement demandé une autorisation judiciaire » qui, selon lui, est « une requête facile à obtenir ».
Selon Baffoun, l’ISIE a publié, spontanément, une série de documents sur cette question dans son rapport financier de 2014 et dans les procès-verbaux du conseil de l’instance, faisant remarquer que la Cour des comptes a procédé depuis plus d’un an au contrôle de la gestion de l’ISIE de 2014 et 2015, y compris celle de la section France 2.
Il a précisé que la Cour des comptes publiera le rapport final dans les prochaines semaines.

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Achraf Aouadi

L’organisation I Watch a publié sur son site officiel les rapports financiers de trois partis politiques à savoir Nidaa Tounes (2013-2014), Afek Tounes (2014-2015) et le Courant Démocratique (2013).

I Watch a indiqué qu’elle a réussi à obtenir ces rapports après des demandes d’accès à l’information déposées auprès de la cour des comptes vu que la majorité écrasante des partis refusent toujours de publier leurs rapports financiers.

Selon I Watch, la non publication des rapport financiers par les partis politiques est une violation de l’article 26 du décret loi 87 du 24 septembre 2011, relatif à l’organisation des partis politiques.

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Selon des données dévoilées par l’organisation I Watch, tous les ministres de la Troïka, au pouvoir entre 2011 et 2014, n’ont pas déclaré leurs patrimoines.
Cela concerne 40% des ministres d’Ettakatol, 20% du CPR et 15% d’Ennahdha, soit 22% des membres du gouvernement de Hamadi Jebali et 13.2% pour celui d’Ali Laarayadh.

L’ONG a, dans ce contexte, estimé que cela n’est pas étonnant de la part de ces gouvernements, étant donné que l’ancien ministre des Affaires étrangères Rafik Abdesalem avait déclaré son patrimoine une année et cinq mois après sa prise de fonction. I Watch a rappelé qu’Abdesalem a été suspecté dans une affaire de corruption financière.

Et d’ajouter que plus de 20 ministres n’ont pas respecté les délais qui ont été fixés pour la déclaration des biens ; la moitié des membres des gouvernements de la Troïka ont déclaré leurs biens une année avant de quitter le pouvoir.

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Achraf Aouadi

L’Organisation  » I Watch  » a organisé, jeudi à Tunis, une conférence pour dresser le bilan de la saison de pèlerinage 2016.
Selon la conseillère juridique de l’Organisation, Entissar Arfaoui, cette conférence évaluative s’appuie sur un sondage d’opinion organisée par l’association d’encadrement des pèlerins tunisiens  » Dhouyouf Arrahmen  » sur un échantillon de 909 pèlerins des différentes régions du pays.
D’après ce sondage, les pèlerins sondés ont révélé que le coût du pèlerinage, estimé à 8995 dinars, n’est pas à la hauteur des services rendus.
Quelque 23% de la population interrogée se sont dits insatisfaits des conditions d’hébergement dans les lieux saints et 31% autres ont fait état des mauvaises conditions du transport. Les bus affectés au transport des pèlerins étaient en mauvais état, ont-ils révélé.
50% des pèlerins sondés ont également dénoncé le rendement insuffisant des guides et des accompagnateurs et 55% autres ont jugé insatisfaisants le rendement de la mission médicale.
La population interrogée a également fait état du manque des médicaments, particulièrement pour les maladies chroniques et de la mauvaise qualité de la nourriture servie.
Elle a également dénoncé le manque de médecins et l’encadrement faible des pèlerins.
A ce propos,  » I Watch  » a plaidé en faveur de la mise en place d’un texte juridique régissant le pèlerinage, particulièrement en termes de définition des critères de choix des guides et des accompagnateurs.
Elle a également proposé la mise en place d’un numéro vert pour dénoncer toute insuffisance ou défaillance et l’organisation de simulations des différentes étapes du pèlerinage.

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Un nouveau site électronique baptisé « Chahedmeter.org » vient d’être lancé par l’organisation « I watch ». L’annonce a été faite aujourd’hui jeudi 06 octobre 2016 au cours d’un point de presse organisé à cette occasion.

Lors de cette rencontre, la représentante de l’organisation, Manel Ben Achour, a précisé que cette nouvelle plateforme vise à fournir une évaluation quantitative de l’exécution des promesses faites par le nouveau chef du gouvernement, Youssef Chahed.

 » I Watch » s’est appuyée sur les promesses faites par Chahed lors de la séance plénière pour voter la confiance à son gouvernement, le 26 aout dernier, et dans sa première interview accordée à la télévision nationale.

L’organisation a évalué ces promesses à 96 dont 16 visant le développement et l’emploi, 8 en rapport avec la sécurité, 8 pour la lutte contre la corruption.

Il est à rappeler que Ie nouveau chef du gouvernement a annoncé une série de priorités dont notamment la lutte contre le terrorisme, l’engagement aussi à révéler la vérité sur les assassinats politiques, de Chokri Belaid et Mohamed Brahmi.

Parmi les autres priorités, il a mis l’accent sur la lutte contre la corruption, tout en mettant en place le cadre juridique adéquat qui facilitera l’action des institutions en place pour gagner ce challenge.

Pour éradiquer l’épineux problème du chômage, Chahed a annoncé la mise en place d’un contrat touchant 25 000 diplômés chômeurs.

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L’organisation I Watch a transmis au parquet et aux autorités judiciaires et administratives les dossiers en sa possession sur le groupe Nessma, les frères Karoui, Nabil et Ghazi et toutes les personnes épinglées par les enquêtes, selon Shems Fm.

A rappeler que l’ONG accuse les frères Karoui d’évasion fiscale et d’autres infractions lourdes.

La radio précise qu’I Watch a également déposé un dossier d’à peu près 700 pages auprès de la HAICA, de la Banque Centrale, de l’administration générale des impôts, de l’administration régionale des impôts de Tunis et de la commission de lutte contre la corruption.

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L’organisation I Watch a publié une enquête d’investigation sur une affaire de corruption en rapport avec le ministre actuel de la Fonction publique, de la Gouvernance et de la Lutte contre la corruption, Kamel Ayadi. Ce dernier aurait, selon I Watch, profité des structures à but non lucratif pour des objectifs commerciaux.

Intitulé, « Kamel Ayadi et le business de la formation continue », le document accuse Kamel Ayadi de corruption et d’avoir abusé des biens publics pour son propre compte à travers la création de plusieurs organisations nationales dont le Centre de Réflexion Stratégique pour le Développement Régional et la Commission internationale permanente pour la lutte contre la corruption.

I Watch a appelé ainsi l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à lever l’immunité diplomatique de Kamel Ayadi dans l’objectif de faciliter toute poursuite judiciaire à son encontre, appelant ainsi le ministère public à prendre les mesures légales adéquates suite à ces accusations.

I Watch appelle aussi à voter et adopter le projet de loi criminalisant l’enrichissement illicite.

L’ONG a également appelé les organisations internationales avec lesquelles collabore ledit ministre, comme le Centre International pour la Lutte Contre la Corruption et la Fédération Mondiale des Organisations d’Ingénieurs, à ouvrir des enquêtes sur leurs représentants en Tunisie.

Pour plus d’informations sur l’enquête d’I Watch, aller sur

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Dans une interview accordée à Africanmanager, Manel Ben Achour, au nom de l’organisation I Watch, a annoncé la publication d’une étude relative au système de la gouvernance nationale.

Les résultats de cette étude ont démontré que la Tunisie est encore loin des objectifs fixés en matière de bonne gouvernance et de système de transparence national performant.

D’après le document, l’ISIE figure parmi les premières institutions qui se sont dotées d’un système modéré en termes de transparence, avec 79 points sur 100. Par contre, le médiateur administratif, qui est chargé de lutter contre la corruption, est crédité de 24 points seulement…

I Watch a souligné la necessité de classer la lutte contre la corruption comme l’une des priorités du gouvernement en place et du Parlement pour instaurer les fondements de la bonne gouvernance. Interview :

Pouvez-vous nous présenter cette étude ?

Elaborée par un groupe d’experts, cette étude vise à analyser le système de la gouvernance nationale, tout en essayant de connaitre le taux de transparence dans plusieurs entreprises qui jouent un rôle déterminant en matière de lutte contre la corruption.

Tout au long de ce processus, on a adopté des démarches évaluatives pour gagner ce challenge.

Je saisis cette occasion pour rappeler que ce travail s’inscrit dans le cadre de l’adhésion de la Tunisie au mouvement international visant l’évaluation du taux de gouvernance adoptée par les entreprises et les institutions chargées de cette mission.

Partant de cette idée, l’accent a été mis sur les bases économiques, socioculturelles qui sont en forte relation avec la réalisation d’un ensemble de principes dont notamment la démocratie, le développement économique et les droits de l’homme. Ces derniers constituent en fait les bases d’un système de la gouvernance nationale.

C’est pour cette raison qu’on considère que cette étude revêt une importance particulière, surtout après la publication de l’indice de perception de la corruption en 2013 et 2014 et qui a mis en garde contre la prolifération de la corruption en Tunisie. D’après les chiffres dévoilés par l’organisation anti-corruption Transparency International, la Tunisie figure à la 79ème place avec une note de 40 sur 100, alors qu’en 2013, elle avait obtenu une note de 41.

Donc c’est une démarche cruciale étant donné qu’il s’agit d’un travail élaboré dans d’autres pays dont le nombre s’élève à 100.

Quelles sont les entreprises concernées par cette étude ?

Cette étude a englobé les entreprises qui sont chargées de lutter contre la corruption. A travers cette enquête, on a essayé d’analyser 13 piliers qui jouent un rôle principal dans ce processus.

Ces piliers ont touché également le Parlement, le pouvoir exécutif, le pouvoir judiciaire. Pour le secteur public, on s’est intéressé à l’administration publique, les entreprises chargées d’exécuter la loi, l’Instance supérieur indépendante des élections, la Cour des comptes, l’Instance nationale de lutte contre la corruption..

D’autres piliers ont aussi fait l’objet d’investigations. On cite les médias, la société civile, des partis politiques ainsi que d’autres entreprises.

On a essayé d’analyser ces 13 piliers sur la base de 150 indicateurs, soit 12 indicateurs pour chaque pilier.

Ces indicateurs concernent les ressources, l’indépendance, la transparence, la gouvernance, le contrôle du pouvoir exécutif, la participation dans l’effort de lutte contre le terrorisme…

A chaque fois, on a essayé d’analyser le cadre juridique existant et les pratiques exercées par ces entreprises.

I Wtach a-t-elle présenté cette étude aux structures concernées ?

Certainement oui. Cette étude, qui s’est étalée sur une période de deux ans (janvier 2014 et décembre 2015), est passée par plusieurs étapes ; par ailleurs elle a été révisée par Transparency international  avant d’être publiée.

Une copie de cette étude a été transmise à l’ensemble des entreprises concernées, pour à terme prendre en considération leurs avis sur cette opération.

Quels sont les résultats de cette étude ?

Malheureusement, la Tunisie n’a pu collecter que 49 points sur 100 points. Donc, elle est encore loin des objectifs fixés en matière de bonne gouvernance et de système de transparence national performant.

Qu’en est-il des entreprises touchées ?

Cette étude est parvenue à démontrer que l’ISIE figure parmi les premières institutions à s’être dotées d’un système modéré en termes de transparence avec 79 points sur 100.

Par contre le médiateur administratif, qui est chargé de lutter contre la corruption, n’a été crédité que de 24 points. Un tel classement nous a poussés à nous poser plusieurs questions.

Quelles sont vos recommandations pour combler les failles ?

La Tunisie est appelée à mettre fin à cet épineux problème de la corruption. Ce sujet doit être classé comme l’une des priorités du gouvernement en place pour instaurer les fondements de la bonne gouvernance.

C’est important dans la mesure où cette démarche va aider le pays à relever les défis rencontrés et qui sont d’ordre économique, social ou encore sécuritaire.

S’agissant du Parlement, on recommande l’accélération de l’adoption de la loi relative à l’indépendance administrative et financière de l’Assemblée.

Le pouvoir législatif est appelé aussi à fixer ses ressources logistiques et humaines, tout en œuvrant à instaurer les mécanismes de la bonne gouvernance.

Dans le même contexte, le Parlement est appelé à classer la lutte contre la corruption dans la liste de ses priorités, tout en contrôlant le pouvoir exécutif.

Pour l’ISIE, on propose l’accélération des procédures relatives à l’activation du statut de base de cette instance, qui reste encore un simple projet.

S’agissant du médiateur administratif, il est temps de réviser son système judiciaire, tout en le transformant en entreprise publique. Parmi les autres suggestions, on recommande la révision des conditions relatives à la nomination du médiateur administratif et la publication du rapport annuel de cet organisme.

Quelles sont vos prochaines actions pour aider à éradiquer la corruption ?

Cette étude est considérée comme une évaluation pour notre pays en termes de transparence et de bonne gouvernance. Ce travail sera enrichi par une autre étude qui sera élaborée au cours de l’année prochaine.

A travers cette démarche, on voudrait évaluer la politique menée par les autorités en matière de lutte contre la corruption.

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L’organisation « I Watch » a annoncé ce jeudi 14 juillet 2016 l’ouverture d’un centre de renseignement pour les victimes de la corruption.

Mis en place avec l’aide de l’organisation « Transparency International », ce projet s’inscrit dans le cadre des efforts fournis par I Watch pour encourager les citoyens à dénoncer la corruption, que ce soit dans les administrations et ou les milieux d’affaires.

 » La création de ce centre contribue à l’amélioration du cadre juridique relatif à la lutte contre la corruption », a précisé le président de l’organisation Achraf Awadi, lors d’un point de presse organisé à cette occasion. Il a ajouté que  » cela passe essentiellement par l’implication de tous les acteurs intervenants dans le but de trouver les solutions appropriées visant l’instauration des valeurs de la transparence et de la bonne gouvernance dans le secteur public et privé à travers des activités de sensibilisation en direction des décideurs et des citoyens ».

A cet effet,  le rôle du centre consiste à accompagner les citoyens dans l’élaboration de leurs plaintes et à suivre leurs affaires ainsi qu’à mener des investigations de façon à déceler la vérité.

Awadi a dans le même contexte fait savoir que plusieurs services seront offerts par ce centre. Il s’agit principalement de consultations juridiques, d’assistance au niveau des procédures juridiques. Ajoutons à cela l’ouverture d’enquêtes et des investigations pour des cas de corruption présumés.  » Ces services seront assurés par plusieurs experts et ce, grâce à une autorisation accordée par l’Instance Nationale chargée de la protection des données personnelles », a expliqué Achraf Awadi.

Bientôt la publication des rapports sur des politiciens et des businessmen

Avec la création de ce centre, le deuxième du genre en Afrique du Nord, I Watch annoncé officiellement le début de la lutte frontale contre le fléau de la corruption, lequel continue de prendre de l’ampleur, même après la révolution.

C’est important pour cette organisation qui a choisi de mettre en place toute une stratégie pour relever ce défi de taille, a dit Achraf Awadi, avant d’ajouter :  » Notre orientation est légitime vu la prolifération de la corruption en Tunisie alors que l’arsenal juridique reste encore insuffisant (…). Ce centre vient consolider les efforts fournis, surtout la création en 2013 d’un site électronique intitulé ‘ Bel Kamcha’ permettant de recevoir des informations via des messages électroniques sur les affaires de corruption ».

De son côté, le directeur exécutif d’I Watch, Mouhab Garoui, a relevé que la publication des rapports d’investigation ciblant les activités financières du groupe Nessma est un travail préliminaire du nouveau centre de renseignement pour les victimes de la corruption. Et l’organisation s’intéressera par la suite à d’autres secteurs dont notamment le sport.

D’ailleurs, des rapports d’investigation ciblant des hommes d’affaires et des politiciens seront prochainement publiés.

Il est à rappeler que la publication du rapport d’investigation sur les activités financières de Nessma a fait couler beaucoup d’encre. Ce rapport a été rejeté en bloc par ladite chaine, qui a essayé de défendre sa position en affirmant que l’organisation a diffusé des informations erronées contre contre le groupe. C’est pour cette raison que 21 plaintes ont été déposées auprès du procureur de la République contre l’organisation I Watch.

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L’organisation « I Watch » a qualifié le rendement de l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) de faible. Par la voix de son directeur exécutif, Mouheb Garoui, l’organisation a justifié sa position par l’évolution du taux de l’absentéisme au Parlement, qui a beaucoup impacté le travail des députés.

Lors d’une rencontre avec Africanmanager, Mouheb Garoui a par ailleurs appelé à la prise de certaines mesures « rigoureuses » de manière à combattre ce fléau et à faire respecter le règlement intérieur.

L’appel de l’organisation « I Watch » vient à un moment où Al Bawsla a évoqué dans un récent rapport l’existence d’un grand écart entre le taux de présence et le taux de participation aux votes lors des séances générales et des examens des projets de loi, au niveau des commissions. Pour Al Bawssla, le taux de présence ne dépasse pas 50%.

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« Les actes d’agression était l’une des irrégularités les plus importantes qui ont été constatées au cours du jour de vote »

Dans une déclaration accordée à Africanmanager, le directeur exécutif de l’organisation  » I Watch », Mouheb Garoui, a appelé l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) à jouer son rôle législatif.

« Notre Parlement devrait créer de nouvelles visions législatives pour assurer le développement de ce système », a estimé le responsable, appelant l’ensemble des députés à assumer leurs responsabilités.

Pour justifier l’appel de son organisation, Mouheb Karoui a pointé du doigt la faiblesse remarquée au niveau de l’initiative législative.  » La majorité des projets de loi examinés proviennent du gouvernement. C’est très peu pour une Assemblée élue pour bien jouer son rôle législatif », a-t-il expliqué.

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« Un centre  visant la protection et l’orientation des victimes de la corruption sera ouvert le 14 juillet prochain ». C’est ce qu’a annoncé Mouhab Garoui, directeur exécutif d’ I Watch.
Lors d’une rencontre avec Africanmanager, il a précisé que les efforts se conjuguent actuellement pour la finalisation de la mise en place de ce projet dont notamment son site web.
« Notre but est de protéger les dénonciateurs de cas de corruption et c’est important étant donné qu’un nombre important de citoyens a exprimé une forte volonté de contribuer davantage au processus de lutte contre la corruption », a-t-il soutenu.
Pour Mouhab Garoui, cette démarche est cruciale dans la mesure où la dénonciation de la corruption est un devoir national puisqu’il n’a pas cessé d’affecter l’économie tunisienne, déjà en détérioration.
Il a d’autre part indiqué que le centre reçoit entre 57 et 58 signalements de cas de corruption.

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Face à la crainte des Tunisiens de poursuites judiciaires si jamais ils dénoncent des faits de corruption, l’organisation I Watch a annoncé qu’elle s’adressera prochainement à l’Assemblée des Représentants du Peuple (ARP) pour présenter un nouveau projet de loi.
Par la voix de son directeur exécutif, Mouhab Garoui, I Watch a précisé qu’il s’agit d’ un projet de loi relatif la protection des dénonciateurs et des témoins dans les affaires de corruption.

La présentation de ce nouveau projet de loi fait partie d’un travail élaboré par l’organisation ciblant trois projets de loi : Le premier relatif à la protection des dénonciateurs et des témoins dans les affaires de corruption, le second à la déclaration des patrimoines et enfin le troisième a trait à la richesse illégale.

I Watch a évalué les projets de loi présentés par le gouvernement et l’Instance nationale de lutte contre la corruption, et a émis des réserves par rapport à certains articles, a déclaré Mouhab Garoui dans une interview exclusive accordée ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager.
« On a comparé le travail du gouvernement aux suggestions de l’Organisation et par la suite, on a essayé d’améliorer le contenu de ces projets à travers de nouvelles recommandations », a-t-il dit.

Il est à rappeler que l’effort de l’organisation intervient à un moment opportun où 59% des Tunisiens craignent des poursuites judiciaires si jamais ils dénoncent la corruption, d’après un rapport de l’organisation Transparency International à Tunis. Toujours selon la même source, 64% des Tunisiens considèrent que la corruption a augmenté dans le pays en comparaison avec 2015 .

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Achraf Aouadi

Mouhab Garoui, directeur exécutif d’ I Watch, a déclaré que l’organisation a réalisé une série d’enquêtes visant des entreprises publiques et privées et des hommes d’affaires.

Dans une interview exclusive accordée ce vendredi 10 juin 2016 à Africanmanager, il a précisé que ces parties ciblées opèrent dans plusieurs domaines dont notamment l’énergie, le secteur banquier, la finance, les médias et la politique.

Il a en outre ajouté qu’il s’agit du premier travail de ce genre réalisé par I Watch depuis sa création en 2011. « Ce travail a duré environ 6 mois et il a touché certaines entreprises et hommes d’affaires soupçonnés de corruption », a dit Mouhab Garoui. Il a fait savoir que les résultats de ces investigations seront publiées très prochainement, avec les noms et les documents.

Une conférence de presse sera tenue pour dévoiler les résultats de ces enquêtes, a encore souligné le directeur exécutif d’I Watch,  annonçant que l’organisation va s’adresser au tribunal public ouvrir une enquête en la matière.

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Achraf Aouadi

Des députés participent ce vendredi à Tunis, à un débat organisé à l’initiative de l’organisation I Watch et plusieurs jeunes. Objectif: renforcer la transparence au parlement et optimiser le dialogue et le contact direct entre le peuple et ses représentants.
Le directeur exécutif de l’organisation Mouhab Karoui a déclaré jeudi à la TAP que ce débat vise aussi à faire connaitre aux jeunes l’action parlementaire, précisant toutefois que l’organisation n’interviendra pas dans le contenu et la nature des questions qui seront posées. L’organisation a indiqué sur son site que l’intégrité du
parlement constitue l’un des fondements du projet de l’Intégrité nationale mis en place par I Watch et l’organisation Transparency International. Les députés participants au débat sont Iyed Dahmani (Bloc social démocrate), Aymen Aloui (Front populaire), Khaoula Ben Aycha et Myriam Bou Jbel (Bloc Al-Horra), Dorra Yaacoubi (Union patriotique libre) et Saida Ounissi (Ennahdha).

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