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Turquie 

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Après les contrebandiers de carburants, Hassan Zargouni, le directeur de Sigma Conseil, s’attaque au gros morceau des importations turques, plus précisément les pneumatiques, toujours sur sa page Facebook. Il y a écrit ceci, ce lundi 15 mai 2017 :

« Il s’agit de l’évolution des importations tunisiennes en pneumatiques en provenance de Turquie entre l’an 2010 où elles étaient à hauteur de 1.31 million de dinars à 19.68 millions de dinars en 2016, soit près de 15 fois de croissance en 6 ans.


La Tunisie importait des pneus à raison de 27 millions de dinars en 2010 au total, ce chiffre a grimpé à 40 millions de dinars en 2015, pour connaître une progression de 78% en 2016 et atteindre les 78.8 millions de dinars.

En 2016, la part de marché de l’importation de pneumatiques de la Turquie était de 25%, alors qu’elle n’était que de 4.8% en 2010. Les importations chinoises ont, quant à elles, doublé de 2010 à 2016, où elles ont représenté 19.6% de l’ensemble des achats tunisiens de pneus de l’étranger.

Pendant ce temps, la compagnie nationale, la STIP, a vu ses performances baisser tous les ans depuis 2010, année où elle exportait pour 39 millions de dinars, contre une importation de 27 millions de dinars, et où les ventes locales représentaient 61.8 millions de dinars. Aujourd’hui, les exportations ne représentent plus que 7.3 millions de dinars et les ventes locales sont passées de 60 millions de dinars en 2015 à seulement 34.6 millions de dinars en 2016, soit une baisse de 42%.
Les prémisses de 2017 confirment la même tendance. La Tunisie vient d’importer sur les 2 premiers mois, janvier et février 2017, pour 7.9 millions de dinars de pneus en provenance de Turquie, soit 40% de part des importations totales, contre 3 millions importés de Chine et une part de 15%.

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Le sud-ouest de la Turquie a été le théâtre d’un terrible accident de la route. Le conducteur d’un autocar transportant des touristes locaux a manqué son virage et a dérapé ce samedi 13 mai 2017. Au moins 20 passagers ont trouvé la mort et 11 ont été gravement blessés. Le gouverneur de la province de Mugla a confié au journal turc Hürriyet que le bus transportait une quarantaine de passagers, dont la plupart sont des femmes.
L’accident a eu lieu dans le col de Sakar, sur un tronçon caractérisé par des virages serrés, dans une zone montagneuse proche de la station balnéaire de Marmaris, d’après les médias turcs. Le bus a mal négocié un virage, a démoli la barrière de sécurité, puis a fait un saut dans le vide avant de se crasher sur une route en contrebas, selon les images des chaînes de télévision. Pour le maire de Marmaris, Ali Acar, pas de doute : « une erreur du conducteur » a causé la tragédie…

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Tôt dans la matinée de ce vendredi, 57 personnes ont été arrêtées par les autorités turques dans une opération contre la bourse d’Istanbul, a rapporté l’agence turque Anadolu. Les services du président Recep Tayyip Erdogan les soupçonnent d’être impliquées dans le  putsch manqué de l’été 2016, rapporte le site 20minutes.fr

Plus précisément, les autorités pensent qu’elles seraient liées au réseau du prédicateur islamiste Fethullah Gülen, à qui Ankara impute la tentative de coup d’Etat du 15 juillet. L’intéressé, installé aux États-Unis, a fermement démenti les accusations.

Les arrestations ont eu lieu dans six provinces différentes a ajouté Anadolu. Une centaine de mandats d’arrêts ayant été émis, l’agence a précisé que les opérations se poursuivaient dans la matinée.

Le quotidien Habertürk a précisé sur son site qu’il s’agissait d’anciens employés de la bourse d’Istanbul soupçonnés d’avoir eu recours à une application de messagerie cryptée, Bylock, qui était, selon les autorités turques, l’outil de communication des putschistes. Ils sont également accusés d’avoir réalisé des transactions au profit de la Bank Asya, une banque proche de Fethullah Gülen et qui a perdu sa licence après le coup d’État avorté.

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L’encyclopédie en ligne, » Wikipédi » restera inaccessible en Turquie « tant que des décisions de justice », exigeant le retrait d’articles jugés faux par le gouvernement, « ne seront pas appliquées », a prévenu le patron des technologies de communication en Turquie dans une déclaration rapportée BFMTV.

L’encyclopédie en ligne Wikipédia est bloquée depuis samedi en Turquie. « Il est impossible de réouvrir Wikipédia tant que les décisions de justice ne seront pas suivies », a déclaré le dirigeant de l’Autorité des technologies de communication et d’information (BTK) Ömer Fatih Sayan, cité par l’agence pro-gouvernementale Anadolu.
« Si elle donne des informations, Wikipédia doit les vérifier (…) J’appelle Wikipédia à régler les problèmes qui sont à l’origine de sa fermeture », a ajouté le responsable turc, cité par la même source.

Les autorités turques en bloquent l’accès depuis samedi, en raison, selon les médias, d’articles établissant un lien entre Ankara et des organisations extrémistes.

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Plusieurs médias et sites électroniques  ont  révélé  qu'un vaste coup de filet anticorruption a été mené

La Turquie dira « au revoir » à l’Union européenne si celle-ci n’ouvre pas de nouveaux chapitres de négociations pour l’adhésion d’Ankara au bloc, a déclaré mardi 2 mai 2017 le président turc Recep Tayyip Erdogan dans une déclaration rapportée ce mercredi par Lefigaro.

« Vous n’avez d’autre choix que d’ouvrir les chapitres que vous n’avez pas ouverts », a lancé Erdogan lors d’un discours à Ankara. « Si vous les ouvrez, très bien. Dans le cas contraire, au revoir. », ajoute la même source.

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Le ministre de l’industrie et du Commerce, Zied Laadhari, a fait savoir que 80% des produits importés de Turquie ont une vraie utilité pour la Tunisie..

Et d’ajouter que des appareils et des machines industriels font partie de ces produits importés, vu que les usines tunisiennes recherchent le rapport entre la qualité et le prix.

Ce n’est pas la première fois que Laadhari défend de la sorte les produits turcs, il avait déclaré dernièrement que si la Turquie prospère en Tunisie, c’est parceque ce qu’elle propose est de qualité, compétitif et que le pays a une vraie stratégie de pénétration sur notre marché, ce qui n’est pas le cas de la Tunisie. Rappelons également que l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce, Fayçal Hafiane, avait été limogé principalement pour avoir crié sur les toits le poids de la Turquie dans le déficit commercial de la Tunisie et pour avoir critiqué son patron, Zied Laadhari, pour son inaction face à cette « invasion turque »…

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Une forte explosion a eu lieu près d’un poste de la police turque dans la ville de Diyarbakir, faisant au moins quatre blessés. Selon l’AFP qui cite des sources médicales sur place, de nombreuses ambulances et des véhicules des forces de sécurité ont été dépêchés sur les lieux de l’explosion.
A noter que la ville de Diyarbakir est le théâtre d’affrontements quasi-quotidiens entre les forces de sécurité et les membres du Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK), un groupe classé « terroriste » par Ankara et ses alliés occidentaux.

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Noomane Jmal, gérant de la société Batimod, qui s’occupe du drapeau géant de la place du Belvédère, a fait d’étranges révélations sur Shems FM ce vendredi 07 avril 2017. Il a déclaré que l’étendard «doit être descendu à chaque fois que la vitesse du vent dépasse les 40km/h ou que les conditions météorologiques » ne sont pas favorables. Ça va en faire des descentes… et des remontées !

Mais ce n’est pas le seul inconvénient avec ce drapeau, qui a fait couler beaucoup d’encre et de salive. Il «aura besoin de beaucoup d’entretien et survivra à peu près 8 mois, et encore à condition qu’on en prenne soin et qu’on le descende à chaque fois que la vitesse du vent et les conditions météorologiques l’exigent». Par ailleurs il a tenu à expliquer que certes il a été fabrique en Turquie, mais que des entreprises tunisiennes prendront la relève pour l’entretien et le remplacement. Comprenez par là qu’il faudra que la Tunisie, dans quelques mois, se paie un autre drapeau…

Autre confidence de Jmal, pour tenter de calmer les détracteurs de cet étrange projet : « Le tissu du drapeau est conçu de matière spéciale et le produit devait être livré dans un délai d’un mois. Nous avons contacté plusieurs entreprises tunisiennes qui nous ont affirmé qu’elles n’étaient pas en mesure de fabriquer ce type de tissu, dans les dimensions requises, et qu’il leur fallait deux à trois mois pour honorer le contrat vu qu’elles devaient faire venir le tissu de l’étranger. Nous avons donc décidé de recourir à une entreprise turque », indique le gérant de Batimod…

Il a également déclaré que sa boite « a aussi fait appel à une entreprise française, qui avait demandé la somme de 7500 euros alors que les Turcs en demandaient seulement 3100 », et que « même les Français sous-traitaient chez les Turcs la confection des drapeaux de cette dimension ».

Enfin s’agissant de la somme astronomique de 300.000 DT qui a été avancée, il a précisé que c’est le coût total du projet, qui englobe l’aménagement extérieur, l’éclairage, la bordure, les fondements pour porter le drapeau, etc.

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Le Centre de Promotion des Exportations (CEPEX) organise, fin mars, la 2ème série de «Parlons Export», sur le thème des «clés du succès pour pénétrer le marché italien».

Dans communiqué, le Cepex que dirige Mme Aziza Htira, explique le choix de l’Italie par le fait que ce pays est le 2ème client et le 2ème fournisseur de la Tunisie, avec respectivement 17.4% et 14.5% de parts dans la globalité de nos échanges transfrontaliers en 2016, devancée seulement par la France.

Avec son «Parlons d’export », le Cepex, ambitionne «d’apportera un éclairage exhaustif au profit des PME désireuses de développer leur business sur ce marché dans la perspective de traduire ce potentiel en projets et flux concrets qui seront à même d’impulser les échanges commerciaux et stimuler les synergies conduisant à un partenariat plus énergique». Ce faisant, pourtant, le Cepex se met presque en dehors du temps et complètement hors actualité.

En effet, depuis quelque temps, la Tunisie exportatrice ne parle plus de la France avec laquelle le solde était positif de 2.611,6 MDT à fin novembre 2016, ou même de l’Italie même son solde négatif de 1.092,9 MDT, pour des exportations de 4.438,8 MDT contre des importations d’une valeur de 5.531,7 MDT. Et d’ailleurs, sur la liste des pays avec lesquels les échanges commerciaux tunisiens ont un solde négatif, l’Italie n’est pas la première. Avant, il y a la Chine, la Turquie et la Russie.

Ce qui préoccupe depuis quelques mois la Tunisie, c’est la situation des échanges commerciaux avec des pays comme la Turquie, dont le solde était, à fin novembre 2016, négatif de 1.330,5 MDT (plus important qu’avec l’Italie) ou encore plus la Chine avec laquelle le solde était négatif de 3.474,2 MDT, selon des chiffres de l’INS (Institut national de la statistique) qui est le triple de l’Italie.

Il est vrai, qu’à fin février 2017, les importations d’Italie ont dépassé le Milliard DT (1.000,033 MDT) contre des exportations de 746,6 MDT. Il est, cependant, tout aussi vrai qu’à cette même date et malgré toute la levée de boucliers officielle, les réunions au ministère du Commerce, le départ de l’ancien secrétaire d’Etat au commerce et le renvoi de l’ancien DG du commerce, les CMR qui ont été tenus sur le sujet et les promesses du chef de l’Etat, les importations tunisiennes de Turquie (310.451.804 DT) représentaient dix fois les exportations vers le pays du Sultan Erdogan (32.733.196 DT) en volume financier. Là où le bât blesse, c’est surtout l’importation par des opérateurs tunisiens de marchandises turques qui ont leurs semblables produits par la Tunisie. Des importations qui tuent donc le tissu industriel tunisien.

En 2016 par exemple, la Turquie a exporté vers la Tunisie pour 252.680.251 DT en produits textiles divers (Tissus Denim et tissus en coton) selon des chiffres tout ce qu’il y a plus d’officiels. En 2015, ce n’étaient que 204,6 MDT. Les Tunisiens n’avaient pourtant pu exporter vers la Turquie que pour l’équivalent de 10.983.644 DT en tissus Denim l’année dernière, de 8,7 MDT en 2015 et de 10,5 MDT une année plutôt. Denim, dont la Tunisie est l’un des grands producteurs mondiaux. Des importations qui ont tué des dizaines d’entreprises textiles. Des entrepreneurs textiles qui deviennent, du fait des importations de produits turcs entre autres, incapables de supporter les augmentations salariales.

La brèche est donc importante et urgente à colmater au moins par un surplus d’exportations tunisiennes vers ce pays, surtout que la convention de libre-échange qui lie les deux pays va, théoriquement, dans les deux sens.

Le choix de l’Italie par le Cepex pour des «leçons d’exportation», nous semble ainsi un mauvais choix, au moins dans la conjoncture actuelle où l’urgence est ailleurs, vers la Turquie, même si le solde commercial est moins important qu’avec la Chine. Il se trouve, en effet, que c’est avec la Turquie que la Tunisie a un accord de libre-échange et non avec la Chine où les solutions sont en voie d’être trouvées par la BCT. Et si la Tunisie ne peut, pour l’instant, résilier l’accord de libre-échange, autant essayer d’en amoindrir l’impact en augmentant les exportations tunisiennes vers la Turquie.

Le libre-échange est un courant qui doit aller dans les deux sens. Et si les Tunisiens ne savaient pas encore comment exporter plus vers la Turquie, économie presque similaire, pour équilibrer leur balance commerciale, il faudrait sans doute le leur apprendre. Le rôle du Cepex est donc de leur parler d’export vers la Turquie et leur montrer les meilleures voies pour pénétrer plus ce marché.

Mme Htira, décortiquez-leur plutôt ce contrat de libre-échange, montrez-leur ses défaillances et ses opportunités et aidez-les à en profiter au mieux avec les subventions qu’il faut et vous avez les structures pour cela, comme le Famex (Fonds d’accès aux marchés d’exportation) ou le Foprodex (Fonds de promotion des exportations). C’est, à notre sens, cela l’actualité de l’export et l’urgence économique nationale. Ce sont enfin ceux-là les vraies leçons d’export que se doit de donner le Cepex aux hommes d’affaires tunisiens.

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Il faut espérer pour le président turc, Recep Tayyip Erdogan, qu’il avait d’autres destinations en tête pour ses prochaines vacances que l’Allemagne. En effet ses sorties au vitriol sur les « méthodes nazies » du gouvernement allemand lui ont valu, ce mardi 21 mars 2017, une volée de bois vert envoyée par Volker Bouffier, ministre-président du Land de Hesse et vice-président de l’Union chrétienne-démocrate (CDU), et un des grands alliés de la chancelière allemande, Angela Merkel. Il a carrément déclaré qu’après ses attaques, Erdogan n’était pas le bienvenu en Allemagne. Cela a au moins le mérite d’être clair…

« Trop, c’est trop! » a dit Bouffier, avant d’ajouter : « M. Erdogan et son gouvernement ne sont pas bienvenus dans notre pays, et cela doit maintenant être bien compris ».  Pourtant, d’après plusieurs médias allemands, Erdogan projetait ce mois-ci de venir en Allemagne, où il y a une forte communauté turque, pour faire campagne en faveur du « oui » lors du référendum visant à renforcer ses pouvoirs, le 16 avril 2017, un projet très mal vu en Europe. D’ailleurs un peu partout sur le continent, sauf en France, ses meetings sont interdits, s’ils ne sont pas sabotés. Les attaques anti-Erdogan les plus violentes ont eu lieu aux Pays Bas, ce qui a provoqué une passe d’armes entre les deux pays, qui est montée crescendo jusqu’à l’expulsion d’une ministre turque…

Pour Bouffier, la cause est entendue : « Quelqu’un qui nous insulte de cette manière ne peut pas s’attendre à ce que nous rassemblions des milliers de policiers pour le protéger »…

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Le déficit commercial, dont les chiffres, mauvais, comme on pouvait s’y attendre (il n’y a pas de raison d’avoir une embellie, puisque le gouvernement ne fait rien pour), viennent de nous être communiqués par l’Institut National de la Statistique (INS), s’ajoutent au flux de trains qui n’arrivent pas à l’heure. Mais le plus inquiétant dans cette affaire, c’est que plus rien ne semble secouer les autorités en place, et encore moins les citoyens. Nous sommes tous dans une espèce de lévitation, groggy, sonnés par l’avalanche de catastrophes économiques et politiques depuis 6 ans. Autant de tuiles sur la tête des citoyens en si peu de temps ont complètement anesthésié notre capacité d’indignation, même face aux choses les plus graves. Pas plus tard que le 06 mars 2017, le directeur exécutif autoproclamé de Nidaa Tounes, Hafedh Caïd Essebsi (HCE), ne nous a-t-il pas donné, certes contre sa volonté – à travers les enregistrés fuités -, une idée sur ses talents en matière de manoeuvres pour se cramponner au pouvoir ? Mais voilà, ces révélations, aussi explosives soient-elles, à part le courroux du fils du président de la République, qui s’est lancé dans une chasse aux sorcières pour démasquer le « traitre », n’ont pas provoqué de cataclysme politique. Alors vous imaginez bien que le déficit commercial n’empêchera pas le gouvernement de dormir, et encore moins les citoyens…

Face à l’ampleur du déficit commercial, qu’on ne peut plus planquer sous le tapis, le chef du gouvernement, Youssef Chahed, a tout de même concédé un Conseil ministériel restreint sur cette épineuse affaire, lundi 13 mars 2017. Mais attention, il ne s’agit pas tout de suite de trouver les voies et moyens pour stopper cette plongée, mais simplement de contenir ce déficit à un niveau acceptable dans le PIB de cette année. Comme unique annonce au sortir de ce qu’il faut bien appeler une réunion de crise on a eu la mise en place « d’une commission qui sera chargée d’étudier les mesures proposées par les différentes parties, tout en tenant compte des engagements de la Tunisie vis-à-vis de l’OMC ainsi que de ses accords bilatéraux et régionaux ». Et encore il s’agit d’une recommandation. Donc le temps de prendre la décision d’installer effectivement cette fameuse commission, de recueillir les avis des uns et des autres, tout en aménageant un espace de navigation entre les contraintes drainées par les accords avec l’OMC et les pays partenaires, de l’eau aura coulé sous les ponts. Et d’ici là, je ne vous apprends rien en vous disant que le trou de la balance commerciale continuera de s’élargir…

L’état des lieux

Durant les 2 premiers mois de cette année, le volume des échanges commerciaux de la Tunisie avec l’étranger aux prix courants a enregistré un gonflement de 4,7% des exportations, pour une valeur de 4,626 milliards de dinars contre 4,418 milliards à la même période de l’an dernier. Par contre rien ne semble pouvoir enrayer l’envolée des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, pour une valeur de 7,137 milliards de dinars contre 5,769 milliards en 2016, a fait avoir l’INS. Et bien entendu il est interdit de pointer la main de la Turquie dans cette affaire puisque c’est ce qui avait valu à l’ex-secrétaire d’Etat au Commerce son limogeage. Pourtant la ministre des Finances, Lamia Zribi et le ministre du Commerce, Zied Laadhari ont bel et bien reconnu qu’il y avait un problème avec la Turquie, et un gros…

Bien entendu ces tendances impactent directement la balance commerciale, en creusant le déficit jusqu’à 2,510 milliards de dinars durant les 2 premiers mois de 2017 contre 1,350 milliard durant la même période en 2016.
Idem pour le taux de couverture, en repli, avec-11.8 points en comparaison avec son niveau de 2016. La Tunisie n’a pas pu faire mieux que 64,8% contre 76,6% durant la même période de2016.

Le pays doit cette petite embellie à l’exportation, +4.7%, durant les 2 premiers mois de 2017, aux secteurs de l’agriculture et des industries agro-alimentaires, lesquels affichent +17,4%, boostés par les ventes de dattes (127,5 millions de dinars contre 72,4 millions en 2015). A signaler également les bonnes performances des industries mécaniques et électriques, +7.5%, du textile/habillement et cuirs, +7.1% et des industries manufacturières, +3.8%.

A contrario l’énergie fait grise mine, -39,4%, lestée par la chute des ventes de pétrole brut (69,8 MD en 2017 contre 149,6 MD en 2016). Idem pour le secteur des mines, phosphates et dérivés, qui enregistre un recul de 12,4% suite à la baisse des exportations en acide phosphorique (48,9 MD cette année contre 124 MD en 2016).

Dans le détail, on doit ce bond des importations, +23,7% durant les 2 premiers mois de 2017, à la hausse phénoménales dans le secteur de l’énergie, +135.2%, un mouvement dopé par la montée des achats en pétrole brut (178,2 MD en 2017 contre 31,8 MD en 2016) et produits raffinés (525,1 MD cette année contre 352,8 MD l’an dernier).

A signaler également la poussée impressionnante des importations de produits agricoles et alimentaires de base, +60.1%, notamment le blé tendre (98,9 MD en 2017 contre 21,9 MD en 2015) ; les matières premières et demi produits affichent +10,2% ; les biens d’équipement +17,5% ; les mines, phosphates et dérivés +7,5% et les biens de consommation, à part l’alimentaire, +14,2%. Selon l’INS, les importations hors énergie sont en hausse de 15,7%.

Il faut des solutions à tout cela, évidemment. Mais comme on l’a dit déjà, on attend la mise en place de la fameuse commission. Comme on attend les commissions qui vont sortir des chapeaux des signataires du Pacte de Carthage et qui vont piloter les grandes réformes, notamment les dossiers chauds de l’administration, de l’éducation et des entreprises publiques, alors qu’on croyait que le gouvernement avait justement été mis en place pour… gouverner, réformer, prendre en main le pays. Une « commissionite » bien tunisienne qui coûte très cher au pays, en temps et en deniers publics, alors que les changements ne peuvent plus attendre…

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La tension entre la Turquie et les pays européens ne retombe pas. A Metz, en France, des ministres turcs, qui font le tour de l’Europe pour convaincre la diaspora de donner les pleins pouvoirs au président Recep Tayyip Erdogan lors du référendum du 16 avril 2017, ont critiqué les villes européennes qui ne veulent pas abriter les meetings animés par les responsables turcs. Rotterdam, en Hollande, a été le plus sévèrement attaqué, rapporte Euronews

“Aux Pays-Bas, la soi-disant capitale de la démocratie, et je dis ça entre guillemets parce qu’ils sont la capitale du fascisme”, a asséné le ministre turc des Affaires étrangères, Mevlüt Çavuşoğlu, après que la police a dispersé de manière musclée une manifestation de soutien à Ankara, aux abords du consulat de Turquie à Rotterdam.

Les choses ont commencé à se gâter quand les autorités hollandaises ont bloqué la venue de ministres turcs, la ministre de la Famille a même été expulsée samedi dernier, ce qui a ulcéré Erdogan, qui a exigé des excuses officielles, ce qu’a catégoriquement refusé le Premier ministre néerlandais. Avant cet épisode, il y a eu un bras de fer entre Berlin et Ankara, ponctué par un échange verbal assez musclé, le projet de renforcement des pouvoirs du président turc étant très peu du goût des Européens…

Erdogan, en campagne à Kocaeli, dans le nord du pays, en a remis une couche. « Les Pays-Bas n’ont rien d’un pays membre de l’Union européenne. C’est une République bananière. Le monde est témoin de la façon dont ils nous ont fait la leçon sur les droits humains, l‘État de droit et la démocratie depuis des années alors qu’ils sont loin de ces valeurs ». L’exécutif hollandais appréciera…

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Les forces de sécurité turques ont lancé dimanche soir l’une des plus vastes opérations « antiterroristes » de ces dernières années dans le sud-est à majorité kurde, ciblant le Parti des travailleurs du Kurdistan (PKK)..

Quelques 7.000 gendarmes, 600 policiers d’élite, ainsi que des dizaines d’hélicoptères et de blindés ont été mobilisés pour cette offensive à Lice, dans la province de Diyarbakir, ont indiqué à l’AFP des sources de sécurité.

De plus, 18 villages ont été placés sous un strict couvre-feu jusqu’à nouvel ordre, a indiqué la même source.

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La mini tempête autour du mini remaniement est passée. Cette affaire, qui a alimenté les conversions dans les cafés, les salons de thé, agité la classe politique et qui nous a valu une montée de fièvre à l’Union générale tunisienne du travail (UGTT), est retombée comme un soufflet. Un peu comme tous les sujets qui passionnent de manière récurrente les Tunisiens, qui ont la fâcheuse tendance à s’enflammer trop vite, avec tous les débordements langagiers qui vont avec, embarquant toute la nation loin des vraies questions qui la font avancer. L’UGTT, laquelle a montré un moment les muscles, révulsée par le fait que le chef du gouvernement, Youssef Chahed, ait débarqué brutalement le soldat Abid Briki – il était ministre de la Fonction publique et de la Gouvernance -, a finalement rangé les armes, faisant prévaloir, dit-elle, les intérêts supérieurs du pays. Donc beaucoup de boucan pour rien, in fine. Le bruit autour du soi-disant remaniement est passé certes, mais pas le malaise. Et ce mercredi 1er mars 2017, la ministre des Finances, Lamia Zribi, l’a accentué dans l’émission de Sofiène Ben Hamida, sur Nessma TV…

Zribi a déclaré au sujet du trou abyssal de la balance commerciale : « Avec les membres du gouvernement nous travaillons actuellement pour trouver une solution à ce problème. Il y a des produits superflus que nous importons aujourd’hui mais il ne faut pas oublier que nous avons des accords commerciaux avec plusieurs pays ». Voilà, la raison d’Etat, ou plutôt la déraison, qui veut qu’on s’arcboute à des accords, quitte à flinguer sa propre économie. L’ex-secrétaire d’État au Commerce, Fayçal Hafiane, n’avait pas dit autre chose que ce qu’a reconnu la ministre des Finances ce matin. Il avait même poussé la précision jusqu’à pointer du doigt l’invasion des produits turcs dans le déséquilibre de la balance commerciale de la Tunisie, des produits dont le pays n’a pas réellement besoin. On a eu le chiffre exact ce 1er mars, de la bouche du ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari : 1482,2 millions de dinars de déficit commercial avec la Turquie depuis que l’accord de libre-échange est entré en vigueur, en 2005. Hafiane a été éjecté par Chahed pour avoir dit ça, juste ça ! Bon, il a trinqué aussi à cause des attaques fréquentes contre l’inamovible Laâdhari. En fait, Hafiane a commis deux crimes, aux yeux de l’irascible et impulsif chef du gouvernement : Il s’en est pris au pays du non moins susceptible Erdogan, un « ami » d’Ennahdha et il tirait copieusement sur son boss et bras droit (secrétaire général du mouvement) de Rached Ghannouchi, le jugeant trop laxiste. La fragilisation de Laâdhari aurait menacé l’attelage politique hétéroclite à la tête du pays, appelé communément coalition gouvernementale, Chahed a donc opté pour le sacrifice de Hafiane…

Le couperet a raté de peu Jalloul et Zribi

Néji Jalloul, ministre de l’Education, et la ministre des Finances ont failli subir le même sort, mais Jalloul s’est montré très habile dès que le bruit de son éviction imminente est monté. Celui dont le Syndicat de l’enseignement secondaire exigeait ardemment la tête, en fin tribun et communicant qu’il est, s’est drapé avec sa popularité pour parer les coups qui venaient des enseignants. Il a ameuté les médias et a déclaré haut et fort qu’il n’était pas question d’être le spectateur de son débarquement, qu’il entendait rester à son poste pour mener à bien les réformes qu’il a engagées. Chahed, qui jusqu’ici n’a pas voulu arbitrer entre son ministre et les syndicats, et encore moins le défendre, a été pris de court et a dû temporiser. La mobilisation des parents d’élèves et d’une partie des profs a fait le reste. Le chef du gouvernement a battu en retraite, pour finalement afficher la cohésion de son équipe lors de son interview diffusée sur Al Hiwar Ettounsi, le 26 février 2017, avec Jalloul bien en évidence à ses côtés. L’ex-ministre de la Santé, Saïd Aïdi, dont pourtant beaucoup de gens disaient du bien, n’a pas su se protéger de la sorte des missiles de l’UGTT. N’est pas Jalloul qui veut…

Quant à Zribi, elle doit certainement sa survie au fait que le FMI va débarquer très prochainement en Tunisie, pour étudier les modalités du déblocage de la dernière tranche du prêt pour 2016, qui était censée être versée en décembre. Du grabuge au département des Finances et le départ de sa patronne à quelques semaines de ce rendez-vous décisif auraient fait le plus mauvais des effets aux bailleurs de fonds, qui n’en demandent pas tant avec tous les trains qui n’arrivent pas à l’heure en ce moment dans cette Tunisie que ses partenaires, patiemment, portent à bout de bras depuis sa dite Révolution !

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Le ministre du Commerce et de l’Industrie, Zied Laâdhari, a indiqué, mardi 28 février 2017, que l’accord de libre-échange avec la Turquie date de 2004 et a été officialisé en 2005, rapporte Shems Fm.

Répondant aux questions de la députée, Héla Omrane, concernant le déficit commercial grandissant avec la Turquie, Zied Laâdhari a fait savoir que cet accord a permis aux produits tunisiens d’accéder librement au marché turc depuis 2005. Cet accord stipule une levée graduelle des taxes sur les importations, la dernière a été levée en juillet 2016.

La députée a fait savoir que l’importation massive des produits turcs a été multipliée, ce qui menace la production des usines tunisiennes, en l’occurrence dans le secteur du textile.

De son côté le ministre du Commerce a fait savoir que le déficit commercial avec la Turquie a atteint 1482,2 millions de dinars et résulte de l’absence de compétitivité des produits tunisiens, ce qui empêche leur entrée sur le marché turc.

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Les autorités turques ont levé, mercredi 22 février 2017, l’interdiction de porter le foulard islamique pour les femmes qui servent comme officiers ou sous-officiers dans l’armée, rapporte Lefigaro.fr.

Cette mesure, symboliquement forte en raison du statut de protectrice de la laïcité de l’armée turque depuis la fondation de la République par Mustafa Kemal, concerne également les étudiantes dans les écoles militaires, indique la même source.

Le ministère de la Défense avait déjà levé, en novembre dernier, l’interdiction du port du foulard islamique pour le personnel civil de l’armée. Quelques mois auparavant, les femmes servant dans la police avaient elles aussi été autorisées à porter le voile

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Mabrouk Kourchid, secrétaire d’Etat des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, a reçu ce matin au siège du ministère Omar Faruk Dogan, ambassadeur de Turquie en Tunisie, accompagné par une délégation représentant l’institut Younes Emre.

La rencontre a porté sur la convention de coopération et d’échange mutuel concernant la réalisation de centres culturels dans les deux pays, signée à Ankara le 25 décembre 2012.

Les deux parties ont convenu la création d’une commission regroupant le ministère des domaines de l’Etat et des Affaires foncières, le ministère des Affaires culturelles, le ministère des Affaires étrangères et l’ambassade turque dans le but d’examiner les procédures d’exécution de cette convention conformément à la législation en vigueur et tenant compte du principe de la réciprocité.

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La Turquie détient 748 personnes suspectées d’être affiliées à l’Etat islamique après les opérations de ce week-end visant le groupe terroriste dans 29 provinces du pays, rapporte l’AFP.

La police turque a saisi de nombreux documents, du matériel informatique, deux pistolets, quatre fusils et des munitions.

Selon la même source, en plus des dernières arrestations, 780 personnes, dont 350 étrangers, sont encore en détention en Turquie pour des liens supposés avec l’EI.

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La cour suprême grecque a refusé hier jeudi l’extradition en Turquie des huit militaires turcs, accusés par Ankara d’avoir participé au putsch manqué du 15 juillet en Turquie, rapporte « La Croix ».

Le ministère turc des Affaires étrangères a promptement réagi à la nouvelle, assurant qu’Ankara allait procéder à une « évaluation exhaustive » de l’impact de cette décision de justice sur ses relations avec Athènes, « bilatérales » et en matière de « coopération dans la lutte contre le terrorisme ».

Dans la foulée de ce jugement, la Turquie a également émis un mandat d’arrêt contre les huit hommes, et une nouvelle demande d’extradition, a ajouté la même source.

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Les négociations entre les rebelles et le régime syrien à Astana, au Kazakhstan, avancent bien, au point qu’on serait à deux doigts de poser sur la table une déclaration finale ce mardi 24 janvier 2017, alors qu’on en est qu’au deuxième jour des pourparlers de paix ! Il est vrai que la donne a radicalement changé dernièrement, les troupes de Bachar Al Assad, grâce à l’appui massif de la Russie, ayant porté des coups très sévères aux groupes rebelles. C’est donc une rébellion aux abois, pressée d’en finir pour épargner les dernières forces qui lui restent, qui s’est présentée au Kazakhstan, alors qu’il y a encore quelques mois elle ne voulait pas entendre parler d’une négociation avec le régime. Quant à Al Assad, dont le départ est de moins en moins exigé par ses adversaires, il veut ardemment stopper le déchiquetage du pays et rêve de retrouver son lustre d’antan, quand les chancelleries occidentales lui déroulaient le tapis rouge, lui et son épouse, voyant en eux le couple phare qui allait rayonner sur ce Moyen Orient si rétrograde…

Toutefois même s’il y a un accord sur un texte final, il ne sera pas ratifié par les deux parties, pour le moment il est question de le soumettre aux parrains de la rencontre, la Russie et la Turquie, et probablement à l’Iran, a confié à l’AFP un porte-parole des rebelles, Yehya al-Aridi. Mais il est certain que si ce projet aboutit à un cessez-le-feu définitif, au bout de 5 années de conflit meurtrier (plus de 310 mille morts, d’après l’OSDH), ce serait une victoire politique et diplomatique éclatante pour la Russie et la Turquie, qui sont en ce moment sur le banc des accusés en Occident, notamment en Europe, pour moult raisons, même si l’arrivée de Donald Trump à la Maison Blanche pourrait rebattre les cartes. Russes et Turcs ont mené cette affaire seuls, de bout en bout, comme des grands, en excluant les Américains et les Européens. Il est évident qu’ils pourraient en tirer un gros bénéfice s’ils écartaient cette épine du chemin de Trump, qui a déjà fort à faire sur le front interne…

« Si les choses se passent bien, comme prévu, aujourd’hui sera le dernier jour » du dialogue à Astana, a précisé à l’AFP M. Aridi. A souligner que c’est le médiateur et envoyé spécial de l’ONU pour la Syrie, Staffan de Mistura, qui est à la manoeuvre et qui aide les parties en conflit à accorder leurs violons. D’ailleurs il a confirmé ce mardi que que la déclaration finale était à portée de main et qu’on devrait déboucher sur un dispositif de contrôle pour s’assurer que la trêve, en vigueur depuis le 30 décembre 2016, tiendra dans la durée, malgré quelques accrochages récurrents…

INTERVIEW

Il confesse que l’augmentation du résultat de la BNA ne vient pas que de l’exploitation. Mais il donne des explications qui tiennent la route....

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