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Baromètre EY Tunisie : Le pessimisme des patrons à son plus haut niveau

D’après les dirigeants d’entreprises, la situation politique en Tunisie reste hautement préoccupante. 88% des dirigeants d’entreprises et leaders d’opinion la jugent mauvaise ou très mauvaise. Il en est de même pour l’appréciation de la situation économique et sociale où 91% la jugent mauvaise ou très mauvaise.

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L’évaluation des perspectives d’évolution de la conjoncture politique, économique et sociale reste marquée par un pessimisme galopant : 48% estiment que la situation politique va se dégrader dans les prochains mois (contre 40% en 2016). De même, 54% estiment que la conjoncture économique et sociale va se dégrader alors qu’ils n’étaient que 49% deux (2) ans auparavant.

Pour ce qui est de la stabilisation de la conjoncture politique, économique et sociale, l’horizon de stabilisation de la situation politique s’éloigne (65% des répondants le situent à plus de 3 ans contre 34% il y a deux ans). De même, l’horizon de stabilisation de la conjoncture économique et sociale est repoussé de deux (2) ans environ par rapport à l’appréciation faite en 2016.

Par voie de conséquence, la capacité de résilience des entreprises en a pris un coup. Quatre (4) années
auparavant, une (1) entreprise sur trois (3) déclarait ne pas être menacée même si la conjoncture venait à se dégrader. Aujourd’hui, seule une (1) entreprise sur quatre (4) déclare avoir de telle capacité. De même, 40% des entreprises estiment leur capacité de survie à moins de deux (2) ans en cas de détérioration de la conjoncture.

Elles étaient 25% il y’a deux (2) ans et 20% il y a quatre (4) ans. La dégradation de la situation économique se situe en haut des préoccupations des chefs d’entreprises. En 2016, l’instabilité sécuritaire figurait encore en tête des préoccupations. Sans surprise, ce sujet ne fait plus partie du Top 5 de leurs préoccupations. Deux (2) nouveaux sujets font leur entrée dans le Top 5 des préoccupations : la dégradation du taux de change et la pression fiscale. En revanche, la situation sociale et la qualité de service de l’administration continuent à figurer de façon récurrente parmi le Top 5 des préoccupations des chefs d’entreprises.

Dans le Top 5 des barrières à l’investissement, trois (3) éléments classés depuis 2016 se retrouvent dans le baromètre 2018 : la lourdeur administrative, la corruption administrative et le climat social. Deux (2) nouveaux éléments font désormais leur entrée : les charges fiscales et sociales et le cadre réglementaire de l’investissement.

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