AccueilMondeIran : L'inquiétante réplique de Rohani aux attaques de Trump

Iran : L’inquiétante réplique de Rohani aux attaques de Trump

Après le tour de vis des Américains, amenés par un Donald Trump qui ne fait pas dans la dentelle, il fallait s’attendre à une réaction forte de l’Iran. Elle est venue ce mardi 15 août 2017, par la bouche du président Hassan Rohani, classé pourtant parmi les modérés. Il a déclaré que Téhéran pourrait tout bonnement tourner le dos à l’accord nucléaire conclu avec les grandes puissances si les Etats-Unis persistent dans les « sanctions et coercition« , rapporte l’AFP…

Pour rappel, ce document a été paraphé en juillet 2015 ; il stipule que l’Iran limite son programme nucléaire à des projets civils en échange d’un abandon progressif des sanctions internationales qui étouffent l’économie du pays depuis des décennies. Mais voilà, il y a de l’eau dans le gaz depuis que Trump a débarqué à la Maison Blanche…

«L’expérience ratée des sanctions et de la coercition a mené leurs précédentes administrations à la table des négociations», a dit Rohani à l’Assemblée dans un discours télévisé. «Mais s’ils veulent revenir à ces méthodes, assurément, dans un délai très court – non pas des semaines ou des mois, mais en jours ou en heures – nous reviendrons à la situation (d’avant l’accord) de manière bien plus ferme», a-t-il ajouté.

Le président iranien a ensuite taclé sévèrement la nouvelle administration américaine, laquelle cherche à donner des gages à l’aile républicaine radicale après les reculs et camouflets sur la réforme de la santé de Barack Obama et les décrets anti-immigration. «Dans les récents mois, le monde a été le témoin que les Etats-Unis, en plus d’avoir constamment rompu leurs promesses concernant l’accord nucléaire, ont ignoré à plusieurs reprises des accords internationaux et montré à leurs alliés qu’ils n’étaient pas un bon partenaire», a asséné Rohani.

Mi-juillet dernier, l’équipe de Trump avait mis sur la table un arsenal de sanctions juridiques et financières contre le corps des Gardiens de la révolution, des responsables et parties iraniennes qui gravitent autour du programme balistique, prohibé par une résolution de l’ONU.

Le Congrès américain avait embrayé fin juillet en votant des sanctions contre Téhéran, accusé de continuer à corser son programme balistique, de piétiner les droits de l’Homme et d’appuyer des groupes – tel que le Hezbollah libanais – qualifiés de «terroristes» par Washington.

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