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Huile subventionnée : Le ministère promet d’éteindre l’incendie

« Les efforts se conjuguent pour trouver un remède à la crise qui secoue actuellement le secteur de l’huile végétale subventionnée et pour mieux répondre aux revendications des professionnels », a assuré ce lundi 7 novembre 2016 le ministère de l’Industrie.

Par la voix de son directeur général des industries agroalimentaires Noureddine Agrebi, ce département a précisé qu’en étroite collaboration avec la profession et l’Office national de l’huile, il est en train d’examiner les recours présentés par plusieurs usines appartenant au groupe interprofessionnel de conditionnement de l’huile végétale subventionnée par rapport aux nouvelles mesures prises.

Ces usines ont, rappelle-t-on, choisi l’escalade en entamant depuis jeudi 3 novembre 2016 une grève d’une durée illimitée, dans la production et la distribution de l’huile végétale subventionnée.

D’après la Chambre syndicale des conditionneurs des huiles alimentaires dont les adhérents produisent plus de 50% des huiles alimentaires en Tunisie, ce mouvement est un signe de protestation contre le nouveau système de quota imposé par le ministère du Commerce aux industriels.

Pour les protestataires, ce système ne servira plus le secteur qui vit déjà une crise aiguë pouvant se traduire en faillite, tout en menaçant les intérêts des classes populaires qui ne trouvent plus ce produit de base dans les commerces, et ce à cause de dysfonctionnements au niveau de la distribution et d’un problème de quotas à accorder aux fabricants industriels.

Fortement déçus par ce genre de mesure, les grévistes sont toujours dans l’attente d’une réponse adéquate qui pourrait préserver le secteur, mais aussi garantir sa restructuration.

Vers le maintien du taux de consommation

Pour le département de l’Industrie, le problème sera résolu, sachant que la mise en place d’un nouveau système de quota est important pour limiter la quantité distribuée aux usines, mais aussi pour minimiser la consommation qui a connu une évolution après la révolution pour atteindre 180 mille tonnes. Ce taux est préoccupant pour les autorités en place qui œuvrent à le baisser à 160 mille tonnes.

« On voudrait maintenir un niveau de 160 mille tonnes étant donné que la subvention de l’huile végétale conditionnée nous coute entre 200 et 300 millions de dinars et ce chiffre sera augmenté, notamment avec une évolution remarquable du prix de l’importation. En effet, on importe 170 mille tonnes annuellement pour 1,5dt le kilo », a-t-il expliqué.

Dans une interview accordée ce lundi 7 novembre à Africanmanager, le directeur général des industries agroalimentaires a ajouté que le souci demeure la garantie des besoins de consommation des familles, tout en traquant les contrevenants responsables de l’utilisation et de la vente illégales de l’huile végétale.

C’est important dans la mesure où l’huile n’était pas           à certains moments accessible aux citoyens vu qu’elle « est détournée vers d’autres destinations », ce qui empêche aux consommateurs de la trouver dans les commerces, selon ses dires.

Pas d’augmentation des prix !

Noureddine Agrebi a par ailleurs assuré que son département n’a aucune intention actuellement de réviser à la hausse les prix de l’huile végétale subventionnée.

Cependant, il a relevé que son organisme est en train d’étudier d’autres alternatives pour maitriser davantage le cout tout en développant ce concept. « Des réflexions portent en ce moment sur la mise en place d’un nouveau produit semi-subventionné, mais rien n’est confirmé », a dit le responsable, indiquant que toute décision sera prise en coordination avec les professionnels du métier.

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