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Tunisie : Après la viande de chat, la viande d’âne mortelle… et qui s’exporte!

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Où va-t-on à ce rythme ?! Il semble qu’aucun produit tunisien ne soit totalement sain et prêt à la consommation, sans risques. Après les bruits sur la viande de chat qui aurait été servie dans un restaurant à la cité El Manar, une information démentie par le ministère du Commerce, une autre affaire non moins importante fait polémique sur les réseaux sociaux : 26 tonnes de viande d’âne porteuses d’un virus mortel pour l’être humain étaient stockées dans un entrepôt privé. Vous me direz que c’est une broutille au regard de l’énorme quantité de produits contaminés saisie chaque jour par les différentes unités de contrôle relevant des ministères de l’Intérieur et du Commerce, presque dans tous les segments de grande consommation : l’eau, les volailles, les produits alimentaires et les produits laitiers, les viandes rouges… Et la liste est encore longue. Le plus inquiétant est que les abus et les dépassements ne cessent de se produire au point que le consommateur devient de plus en plus méfiant à l’égard de ces produits. Chiffre à l’appui, la consommation de la Tunisie en viandes rouge a baissé de 50% dernièrement…

Slaheddine Ferchiou, président de la Chambre nationale des importateurs et commerçants en gros de viandes, a précisé, dans une déclaration, ce jeudi 26 octobre 2017 à Africanmanager, que les 26 tonnes de viande asine impropres à la consommation appartenait à une société chinoise, laquelle avait stocké cette quantité pour pouvoir l’écouler par la suite sur le marché chinois, selon ses dires.

Il a fait remarquer que la propagation d’abattoirs anarchiques et la multiplication des dépassements dont les médias ne cessent de parler a provoqué la stagnation du secteur et la baisse de la consommation des Tunisiens en viande rouge. La baisse est estimée à 50%, selon ses dires.

Le président de la Chambre nationale des importateurs a, dans ce même contexte, expliqué que la majorité des abus ont été repérés dans des magasins lambdas et que le produit commercialisé dans les supermarchés et les magasins agréés est sain et soumis à un contrôle sanitaire. Il a appelé ainsi les structures concernées à intensifier les efforts de contrôle et de supervision du secteur et fournir des abattoirs conformes aux conditions et aux spécifications requises.

Lors d’un point de presse organisé ce jeudi, au siège de l’UTICA, Ferchiou a proposé au ministère de l’Agriculture et de la Santé ainsi qu’à toutes les structures et parties prenantes de créer des attestations de conformité sanitaire pour les professionnels du secteur et ce, dans l’objectif de regagner de nouveau la confiance des consommateurs et pouvoir vendre leurs produits comme à l’accoutumée.

Il a appelé à appliquer la loi sur les abus et les dépassements qui sont très fréquents, selon ses dires, dans les abattoirs anarchiques et non autorisés par l’État.

Parlant chiffres, il a tenu à préciser que le marché tunisien consomme annuellement 125 mille tonnes de viande rouge, soit un chiffre d’affaires de 1250 millions de dinars.

Il y a lieu de rappeler à ce propos que les unités de la Police Municipale de Tunis et les agents du District de Police Nationale de Sidi Béchir ont effectué, mercredi 25 octobre 2017, une opération de saisie de 26 tonnes de viande asine impropre à la consommation. Cette opération a été effectuée après la découverte d’un virus mortel sur des échantillons de viande asine de l’abattoir municipal de Tunis stockée dans un entrepôt privé.

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