Le poste frontalier de Ras Jedir border crossing, principal point de passage entre la Tunisie et la Libye, a repris son activité normale après une brève période de tension provoquée par des manifestations dans la ville de Ben Guerdane. Des habitants et commerçants locaux ont bloqué l’accès à la frontière pour protester contre le traitement réservé à certains ressortissants tunisiens côté libyen, dénonçant des contrôles jugés excessifs et l’arrestation de plusieurs commerçants.
Ce mouvement de protestation a paralysé temporairement le trafic dans les deux sens, provoquant de longues files de véhicules et perturbant la circulation de marchandises et de voyageurs. Pour les habitants du Sud tunisien, cette frontière représente bien plus qu’un simple point de passage : elle constitue un véritable moteur économique régional. Une grande partie de l’activité commerciale de la région repose sur les échanges informels ou semi-formels avec la Libye, qui alimentent les marchés locaux et soutiennent l’emploi.
Selon Mustapha Abdelkebir, président de Tunisian Observatory for Human Rights (OTDH), cité par « The Arab Weekly », plus de 13 commerçants tunisiens auraient été arrêtés par les autorités libyennes au niveau du poste frontalier de Ras Jedir border crossing.








