Il y a quelques jours, le vieux leader islamiste tunisien Rached Ghannouchi remettait sur le tapis la question du Habous qui avait été déboutée par l’ancienne ANC (Assemblée Nationale Constitutive) et que la Tunisie moderniste avait cru depuis oubliée et enterrée par Bourguiba. Il y a quelques jours, Noureddine Bhiri, membre du directoire du même parti islamiste Ennahdha, remettait en cause l’école publique gratuite pour tous, l’un des fondements de la République tunisienne. «L’Etat a généralisé, après l’indépendance, l’éducation et l’a fait gratuite. Aujourd’hui, il n’en est plus capable», a-t-il dit au micro d’une radio privée. Pour beaucoup d’observateurs de la scène politique en Tunisie, la déclaration de cet avocat de Jbeniana, député d’Ennahdha et ancien ministre de la Justice en 2011 (on ne parlait alors pas de conflit d’intérêt, d’autant qu’il est aussi marié à une avocate), est le début d’un revirement de son parti sur la question de l’éducation où les écoles coraniques prendraient une place plus importante et le déni d’un des plus importants droits universels qui est le droit à l’éducation. Manifestement, Ennahdha qui se prépare aux élections municipales et dont le chef, Rached Ghannouchi, a annoncé dès à présent sa candidature aux prochaines présidentielles, est reprise par ses anciens démons de l’islamisation de la société tunisienne !!
AccueilActualités - Tunisie : Actualités en temps réelTunisie : Ennahdha reprise par ses vieux démons
Tunisie : Ennahdha reprise par ses vieux démons
Par African Manager
2169
- Publicité-
ARTICLES CONNEXES









Ministre en 2011 ? Manifestement, Afri con manager n’a pas la notion du temps