Dans une interview, accordée par le président provisoire tunisien à la Revue française Le Nouvel Observateur, Moncef Marzouki se présente comme le garant de tout dans la Tunisie de la Révolution et invite le peuple tunisien à dormir sur ses lauriers.
Interrogé sur le retard pris par l’élaboration de la Constitution, unique objectif de l’ANC, Moncef Marzouki s’offusque. «Dans l’histoire d’un pays, que représentent quelques mois ? Le retard va être de deux ou trois mois seulement pour la Constitution. J’avais demandé des élections avant l’été et elles auront lieu au maximum en octobre… C’est peanuts !»
Interrogé sur les inquiétudes des Tunisiens, Marzouki rassure et assure que «pour la première fois, il y a un gouvernement non corrompu et des mécanismes qui sont en train d’être mis en place pour sortir deux millions de Tunisiens de la pauvreté en l’espace de cinq années». Concernant les inquiétudes des Tunisiens quand à la mouvance salafiste, Marzouki parle de «fantasmes de l’autre Tunisie, celle qui est plus à l’aise » et invite la «Tunisie [à] dormir également sur ses deux oreilles». Pour le Président provisoire qui découvre que «la Tunisie n’est pas une société d’anges », les extrémistes dont il dit qu’ils ne sont pas plus de 3.000, ne représentent pas de menace, mais finit par dire du garant qu’il est que «je ne peux pas empêcher des extrémistes de parler ni, demain, de poser une bombe ». Il avait oublié de dire que cette mouvance est désormais armée, qu’elle est soupçonnée d’avoir doublé le ministère de l’intérieur et qu’elle incendie les lieux sacrés.








