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Moncef Marzouki

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Séisme diplomatique, c’est peut-être peu dire. La mise au ban de l’Etat du Qatar par l’Arabie, saoudite, l’Egypte, les Emirats arabes unis et Bahreïn a tout pour bouleverser de fond en comble la donne non seulement dans le Golfe, mais aussi dans toute la région du Moyen-Orient. En rompant leurs relations avec Doha, ces quatre pays signent une nouvelle étape, une révolution copernicienne dans la configuration géopolitique d’une zone où s’enchevêtrent les intérêts de maintes puissances, et non des moindres, et où l’Iran s’active à y avoir son empreinte.

Officiellement, Qatar est accusé de soutenir et de financer le terrorisme, mais fait plus grave, de s’accommoder de l’Iran, et même de le défendre face à son pire ennemi, l’Arabie Saoudite et l’allié de cette dernière, les Etats-Unis. Des griefs qui ont suscité la fureur de Doha accusant à son tour ses voisins du Golfe de vouloir le mettre «sous tutelle» et de l’étouffer économiquement.

A Tunis comme ailleurs, la surprise a été totale. D’autant qui rien ne donnait à penser que la riposte de Ryadh et de ses alliés serait si rapide et si foudroyante, même si on soupçonnait les uns et les autres de vouloir en découdre. La Tunisie tient à observer dans ce conflit une stricte retenue, gardant des relations généralement bonnes de ce côté-ci comme de l’autre. Les partis politiques majeurs ne se sont pas exprimés sur la question, surtout Ennahdha dont personne n’ignore les accointances avec l’Etat de Qatar, principal soutien des Frères musulmans en Egypte et ailleurs. Le seul , pour l’heure, à avoir eu un position tranchée sur la rupture des relations diplomatiques entre trois pays du Golfe et l’Egypte, d’une part, et Qatar, d’autre part, est l’ex président de la République, Moncef Marzouki, qui parle de « chantage et d’intention de faire plier nos frères qataris » , pour affirmer qu’il s’agit d’une « autre bataille , mais pas la dernière, dans le feuilleton dans la lutte pour l’affranchissement vis-à-vis de la tyrannie, de la corruption et de l’asservissement dans la région et dans tout le monde arabe ».

La main de Trump !

Nombreux sont les observateurs qui fait le rapprochement entre la, décision de rupture des relations diplomatiques et la visite du président américain Donald Trump en Arabie saoudite couronnée par la signature d’un accord sur « une vision stratégique » pour renforcer les relations économiques et de défense entre les deux pays. Trump avait pris sur lui d’appeler à « chasser » les extrémistes et « les terroristes », demandant aussi demandé à la communauté internationale « d’isoler » l’Iran. Le Qatar s’est plaint d’être victime d’une campagne hostile, notamment aux États-Unis, concernant son soutien présumé aux groupes islamistes.

Ce lundi 5 juin, c’est le secrétaire d’État américain Rex Tillerson qui s’est chargé de réagir à ce séisme diplomatique. « Il est important que ces pays restent unis ». Un commentaire timide. Mais d’après le Washington Post, la politique de Donald Trump dans la péninsule arabique peut avoir joué sur les relations internes au Conseil de coopération du Golfe (CCG), qui regroupe plusieurs monarchies pétrolières sunnites, dont celles impliquées dans la rupture diplomatique de lundi. Tandis que l’administration Obama considérait ce groupe comme un bloc, Donald Trump a vu l’Arabie saoudite et les Émirats arabes unis comme les “deux piliers de son approche sur la région”, écrit le journal, ce qui a pu favoriser l’explosion du rapport de forces interne.

Balkanisation rampante

En termes de géostratégie politique, on voit dans cette rupture diplomatique la marque d’une nouvelle étape dans la balkanisation du monde arabe. Le spécialiste de géopolitique et auteur de nombreux ouvrages sur le Moyen-Orient, Frédéric Encel, constate que le monde arabe n’en finit plus de se morceler et de se balkaniser. Cela a commencé avec la Somalie, puis le Soudan, l’Irak, la Syrie, jusqu’au Yémen et aux Comores… Il y a un effondrement soit économique, soit politique, soit géopolitique et militaire, soit les trois, avec une division profonde au sein de la Ligue des 22 Etats Arabes.

Il s’agit là d’une nouvelle étape. Elle est grave, explique-t-il parce qu’au fond, le dernier pôle géopolitique arabe à disposer encore d’un véritable levier de puissance avec les hydrocarbures, et à entretenir une vraie unité, c’est le Conseil de Coopération du Golfe. Et il est en train d’éclater. « C’est une nouvelle illustration de l’effondrement géopolitique du monde arabe, dont la traduction la plus éclatante en Syrie est le parrainage des négociations entre la Russie, la Turquie et l’Iran. Il n’y a pas un Etat arabe ».

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Dans un statut sur sa page officielle fb, l’avocat Nizar Ayed fait cette révélation. Il dit ainsi que “désormais il n’y a plus aucun ombre de doute. Marzouki mobilise ses troupes pour la guerre civile. C’est du moins ce qui ressort des révélations  exfiltrées  de Adnane Mansar, ancien bras droit de Marzouki à la Présidence. Reléguées au deuxième  plan de l’actualité suite à l’opération mane pulite (mains propres) de Youssef Chahed, les déclarations de Mansar ont choqué l’opinion publique .

Il a confirmé l’existence d’une milice armée à la disposition de Moncef Marzouki, aguerrie et prête à l’action. Ces révélations, passées sous silence, ne semblent pas inciter la justice à réagir et a ouvrir une enquête  à l’encontre de ces groupuscules dangereux pour la sécurité nationale qui ne cessent de gagner du terrain a l’image des Abbou et de s’ériger en donneurs de leçons en matière de probité et de lutte contre la corruption. A moins que la création de milices armées ne soit un délit moins grave que les malversations financières”.

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Réagissant à l’allocution de Béji Caïd Essebsi au Palais des congrès, l’ex président de la République, Moncef Marzouki, a affirmé sur sa page officielle facebook que « l’ère discours de fermeté est révolue ».

Il a estimé que l’implication de l’Armée dans des litiges d’ordre politico-syndical est une ligne rouge, ajoutant que « notre brave Armée a vocation à défendre les frontières et combattre le terrorisme, et n’est nullement une carte entre les mains de ceux qui n’en ont plus ».

Il a, en outre, souligné que la tentative de mettre la main sur le processus électoral à chaque échéance pour rejeter la fatale alternance du fait de la totale faillite de l’actuel président et des gouvernements de compétences capables de détruire quatre Etats est un acte absurde que ce pouvoir ni ses parrains ne doivent même pas envisager, car il mènera à une seconde révolution ».

D’autre part, il a indiqué que l’existence des institutions démocratiques ne signifie pas empêcher les gens de continuer d’exprimer leurs opinions et défendre leurs droits parallèlement et en dehors de ce cadre », affirmant que les manifestations pacifiques sont un droit intangible auquel il ne doit pas être touché sous quelque prétexte que ce soit.

S’agissant du projet de loi relatif à la réconciliation économique, Marzouki a affirmé qu’il est frappé de caducité et nullement négociable ».

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Les jeunes de Tataouine veulent une part de 20 % des revenus du pétrole du Sud. Ils ne veulent ni emploi, ni développement, mais leur part du pétrole. Dans l’immédiat, ce sera un emploi par famille dans les sociétés du pétrole du coin. Les habitants de Kébilli se seraient réveillés, eux aussi, avec les mêmes demandes : 20 % des salines de Chat El Djérid.
La première campagne «Winou El Pétrole» ou «Où est le pétrole» a été lancée en 2015 sur les réseaux sociaux. La seconde descendit sur terre, transformant une manifestation sociale, d’abord contre les restrictions libyennes à la contrebande transfrontalière, ensuite pour la demande de l’emploi et le développement, pour enfin dévoiler sa véritable cause qui est l’accès direct aux ressources pétrolières et l’emploi dans les sociétés pétrolières installées dans la région.
Il s’avère aussi désormais clair, le Conseiller Ridha Saïdi et le ministre Mabrouk Korchid l’affirment et hier indirectement la ministre de l’Energie, que les mouvements sociaux de Tataouine n’avaient donc pas pour objet le travail et le développement.

⦁ Récupérés, retournés et embrigadés dans le laxisme des gouvernants

La grande majorité de la population de cette région avait été en effet politiquement récupérée et retournée par le «Harak» (Parti issu de la transformation du parti Congrès pour la République de Moncef Marzouki) et le parti «Wafa» de l’avocat Mohamed Abbou, qui menait une campagne contre le projet de loi de réconciliation économique. Cela fait dire à beaucoup d’observateurs que la résurgence de la demande de 20% du pétrole du Sud n’est qu’un moyen de pression contre la réconciliation économique.
Des années durant, ceux parmi les jeunes qui n’avaient pas été recrutés par les réseaux et les familles vivant de la Contrebande ont été «rebootés et formatés» par les Gourous de ces partis d’opposition ayant perdu les présidentielles et les législatives de 2014. Un nouveau dogme leur a été inculqué, comme un virus dans leurs systèmes d’information.

Ce dogme, qui a embrigadé ainsi les centaines de jeunes qui conduisaient à Tataouine les manifestations contre Chahed et le GUN, a pour fondement une idée simple, car partant d’une réalité historique. Le Sud a été une région oubliée par l’industrie tunisienne et donc par ce qui est communément appelé le «Développement». Partant de là, l’idée était de dire que les ressources du Sud, et donc le pétrole, auraient été pillées pour aller enrichir les régions côtières. C’est en effet, pour des raisons de logistique de transport et d’exportation, que s’étaient toujours entassés les investissements, locaux et IDE, sur la côte, de Bizerte à Sfax.

⦁ Ligne rouge, dites-vous. Et si on le leur donnait !

Youssef Chahed est allé dans le Sud. Il a vu, il a entendu et il a su. Il en est rentré, comme ses ministres, retourné. Des forces armées ont été, dès le lendemain de sa visite, envoyées sécuriser les installations pétrolières. Il passait ainsi aux actes, après avoir parodié les manifestants par son «Pas de recul», dit en arabe «Errakh la» qui n’était pas du goût de tout le monde et fait dire au porte-parole du GUN que «l’unité du pays est une ligne rouge».

Comme un poisson d’avril qui viendrait en mai et dans une sorte d’économie-fiction, on pourrait ainsi imaginer que le chef du gouvernement décide de donner raison aux demandeurs du pétrole. On imaginerait alors qu’il donnerait aussi 20 % des ressources hydrauliques de 3 ou 4 gouvernorats que traverse l’Oued Medjerda. Autant sur les rentrées du port de Bizerte à ses habitats par exemple, et la même chose pour les habitants de Ben Arous sur les rentrées financières du port de Rades. 20 % aussi des rentrées du secteur touristique aux habitants de Sousse et de Monastir et 20 % des ressources du phosphate aux habitants de Gafsa, tout autant sur les salines de Chat El Djérid aux gens de la région et ainsi de suite.

On imaginerait alors que le gouvernement offrira une colonne de forage aux jeunes de Tataouine qui deviendraient des chercheurs d’or noir, une pelleteuse à chacun des habitants de Gafsa pour vendre lui-même son propre phosphate, des compteurs de débit d’eau aux habitants du Nord et des parcmètres pour les habitants des régions touristiques pour faire le décompte quotidien des entrées et des sorties dans les hôtels de toute la région du Sahel et encaisser à la fin du mois. Les régions deviendront ainsi financièrement autonomes et leurs habitants de simples rentiers.

Ceux qui gouverneront ce futur conglomérat de districts autonomes (pétrolier, portuaire, touristique etc.), n’auront plus à se casser la tête pour quémander taxes, fiscalité et dettes. Il n’y aura plus d’employés ni fonctionnaires, car on deviendra tous actionnaires aux richesses, incommensurables de notre territoire où il y a, à en croire certains experts, or et pétrole, sans compter l’eau et autres ressources qu’on nous cache !
Cela supprimera le supplice annuel de la confection du budget pour construire des routes, des écoles ou des hôpitaux, surtout qu’on va vers une gouvernance régionale de ce petit territoire de 11 millions d’habitants, possiblement logeable dans la seule ville du Caire ou dans la moitié de la ville de Pékin. Plus besoin d’une ARP qui passerait une année à palabrer et à voyager gratos. Plus besoins de ces ministres qui touchent des milliers de dinars à glander et demander aux citoyens de travailler. Pourquoi pas !

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Rappelez-vous, d’abord, ce que disait le créateur du CPR, parrain des LPR, ce 13 mais 2015 à Doha. «Si la contre-révolution nous ramenait en arrière, elle aurait à faire face à une nouvelle génération qui dressera les potences et les échafauds, quitte à mettre le pays à feu et à sang». La menace est ainsi dite par Moncef Marzouki. «La vengeance est un plat qui se mange froid». Les «mauvaises langues», ne se font en tout cas plus d’illusion sur ceux qui s’attablent déjà.

Depuis quelques jours, une partie de la machine judiciaire s’est emballée. En une seule fournée, ce sont quatre ministres de l’ancien régime qui se retrouvent menacés de prison, entre 5 et 6 ans, aux termes de deux verdicts que politiciens et avocats ont jugés d’essence politique. D’anciens hauts cadres d’un ancien régime qui ont, pourtant, juste été au service d’un Etat, qui n’ont par ailleurs retiré de leur travail aucun avantage, ni matériel, ni moral, ni pour eux ni pour les leurs. La preuve en a été déjà faite pour ceux que l’injuste justice avait déjà jetés en prison pour en sortir dédouanés, par l’ancien président de la commission de confiscation, depuis 2013, dans un rapport qui n’a jamais été rendu public, sauf par la presse.

  • De hauts cadres d’un Etat pris en otage

Cet Etat-là était entre les mains d’un chef qui détenait le pouvoir total, exécutif, législatif et parlementaire. Un chef, 23 ans durant, obéi au doigt et à l’œil, par tous, de gré ou de force, à des degrés divers, mais obéi, par les ministres, les députés … et les juges aussi, si peu fût-il leur nombre. En ce temps-là, tout fonctionnait à l’instruction. On ne refusait pas les nominations et on ne démissionnait pas. Ceux qui diront le contraire n’ont jamais été appelés ni à prendre des responsabilités, ni à en démissionner.

En ces temps-là, le chef de l’Etat était le chef de tout et de tous, applaudi et couru par toutes et par tous, recevait des dizaines de lettres, de simples citoyens, comme de responsables de tous genres et de toutes les fonctions. Des lettres qui demandaient des faveurs et des passe-droits de tous genres. Certains paient même pour les avoir.

En ce temps-là aussi, le chef donnait. Et pas qu’aux siens. Il avait besoin de sentir et de faire savoir qu’il était le chef. Ceux qui ont demandé et pris ne se comptent pas par centaines, mais par milliers et dans toutes les couches socio-professionnelles. Tous avaient usé du pouvoir, du rang et de l’autorité du chef de l’Etat. Ils ne figurent pas tous dans le fameux rapport de Feu Abdelfattah Amor. Un rapport qui démontrait pourtant, documents à l’appui, que seul était responsable l’ancien chef d’Etat tunisien. Tout ce beau petit monde ne devrait-il alors pas, à son tour, tomber sous l’article 96 du code pénal ? Faut-il alors qu’ils passent tous par la potence ?

  • Que celui qui n’a pas péché jette la 1ère pierre

Faut-il que ces milliers de personnes et tous ceux et celles qui ne s’étaient pas mis dans l’opposition pour que l’autre opposition puisse continuer à s’opposer, sans risque aucun, à la dictature de Ben Ali, soient passés par la potence, pour que ceux qui étaient contre Ben Ali et font aujourd’hui comme lui, sinon pire, arrêtent d’aboyer vengeance ?

Que ceux qui n’ont jamais péché, jettent la première pierre. Mais, pas avant d’avoir rendu publics leurs «dossiers». Certains, avaient démissionné dès qu’ils ont vu leur nom écrit en noir et blanc sur l’un d’eux, déposé sur le bureau d’un président. D’autres ont dénoncé un interventionnisme, dont il s’est finalement avéré qu’ils en ont, eux aussi, fait usage. D’autres encore avaient vendu, cause et amis, pour monnayer leur sortie de prison et aller faire les opposants en dehors des frontières. Ceux qui sont restés, n’avaient d’autre choix que de vivre avec ou plier, juste ce qu’il fallait pour ne pas rompre, mais sans pour autant quitter le système.

Les archives, celles que tous et toutes cherchent ou se cachent, diront peut-être un jour, plus de vérités qu’il n’en faut. En attendant, ce sont deux meurtres politiques, depuis 6 ans non élucidés. Cela, si on considère que les accusés relâchés, l’avaient été à bon droit par la justice. Ce sont aussi aux moins deux gros attentats terroristes qui n’ont pas été encore jugés et pour lesquels la presse étrangère, anglaise et française, n’arrête pas d’en vouloir à la Tunisie et de l’accuser.

Force est à la fin de constater que ceux que Ben Ali, l’ancien chef d’Etat tunisien, avait mis, soit à ses pieds, soit en prison, qu’il avaient harcelés ou leur a simplement rendu la vie dure, n’ont toujours pas fait leur deuil de leur bourreau. Et faute de grive, ils bouffent maintenant du merle. Sauf que la haine et la vindicte aveugles n’apporteront à leur tour que haine et vindicte de l’autre côté.

  • A qui le tour ?

De plus, ceux qui dressent aujourd’hui les potences pour les dignitaires d’un ancien Etat, pris en otage par l’ancien régime, finiront par les dresser pour le reste. D’abord, pour ceux qui les ont empêchés d’accomplir LEUR révolution, celle qui écarterait tous les autres pour qu’eux s’y mettent. Ensuite, pour ceux qu’ils soupçonnent d’avoir aidé les «contrerévolutionnaires», ainsi que pour ceux qui les avaient noyautés et se sont avérés de faux frères. Tous y passeront, anciens et nouveaux hommes d’Etat. S’y préparent-ils ou se croiraient-ils à l’abri ?

Le danger d’une justice instrumentalisée, comme l’ont appelé partis politiques et avocats, n’est désormais plus que pour les anciens cadres de l’ancien Etat. La logique de la vindicte a des ressorts insoupçonnés. Comme l’accusation d’apostasie du temps des Islamistes, celle de contrerévolutionnaire, pourrait bientôt frapper les anciens, comme les actuels hommes d’Etat !

Ce qui attire le plus l’attention dans tout cela, c’est le silence de l’actuel chef de l’Etat, pourtant l’homme par lequel tout a commencé. N’est-il pas temps qu’il déterre son initiative de réconciliation nationale ? Nida Tounes et son partenaire Ennahdha ne le réveilleraient-ils pas ? Se croiraient-ils tous à l’abri ?

BCE a-t-il baissé les bras devant les affres de l’autre justice transitionnelle, sans essayer d’effacer tout le mal qu’il a fait et mettre le pays, réellement, à l’abri de la haine et de la vindicte généralisée ? Quand est-ce-que la Tunisie du Nobel de la paix fera-t-elle la paix avec elle-même ?

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Dans un communiqué rendu public récemment, le Mouvement Tunisie Volonté (MTV) a annoncé         qu’une conversation téléphonique a eu lieu entre le président du parti, Moncef Marzouki et le secrétaire général de l’UGTT, Noureddine Tabboubi.

Moncef Marzouki a, dans ce contexte, insisté sur l’importance de relancer un dialogue national réel afin de faire sortir le pays de sa crise actuelle, nous apprend la même source.

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L’ancien président de la République tunisienne, Moncef Marzouki a qualifié la décision du président américain, Trump d’interdire les ressortissants de sept pays musulmans d’entrer aux USA, de raciste.

Dans un statut posté ce dimanche 29 janvier 2017 sur sa page Facebook, Marzouki a enoutre assuré que cette décision est un porte-malheur non seulement pour les Etats-Unis mais aussi pour le monde entier.

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Le président de la République, Béji Caid Essebsi, dans une interview accordée à l’hebdomadaire Akher Khabar, publiée ce mardi 4 octobre 2016, a déclaré ceci : « Je n’éprouve ni un sentiment d’amour ni de la haine envers Moncef Marzouki, je ne le connais pas. Ce dont je me rappelle c’est son arrivée à la présidence. J’ai rencontré Marzouki deux fois et ça n’a pas eu un grand impact sur ma psychologie », a-t-il dit.

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D’après les résultats d’un sondage d’opinion publié par Emrhod Consulting, ce jeudi 29 septembre 2016, l’ex-président de la République, Moncef Marzouki, revient en force avec 16.3% d’intentions de vote. C’est un bond phénoménal par rapport à juillet 2016 où il était à 6.3%. Marzouki se rapproche dangereusement du président Béji Caid Essebsi, qui reste en tête avec 28.9% d’intentions de vote. BCE a gagné 3 points par rapport à la dernière enquête…

Le troisième présidentiable est Hamma Hammemi, avec 11.9%, en léger recul en comparaison avec juillet 2016 (12.1%). En quatrième position on trouve Mohsen Marzouk, qui affiche 9.1%. Il a fait du chemin depuis le dernier sondage, où il était crédité de 6.8% d’intentions de vote. Ensuite on a Néji Jalloul. Le ministre de l’Education recueille 8.9%, c’est un peu moins bien qu’en juillet 2016 où il était à 9%. Après il y a l’ancien Premier ministre Mehdi Jomaa, avec 6.1% (5.8% il y a deux mois) et enfin Safi Said avec 4.4% (5.9% en juillet 2016).

A noter que ce sondage a été réalisé du 21 au 23 septembre 2016 sur un échantillon de 1500 personnes sur tout le territoire tunisien.

emrhod

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Des partis politiques ont dénoncé, jeudi, la censure d’une interview accordée par l’ancien président de la République Moncef Marzouki à la chaîne de télévision privée ” Attassia “.
Les partis ont fustigé, dans des déclarations séparées, les atteintes à la liberté de la presse appelant la direction de la chaine à faire toute la lumière sur les pressions qui ont été derrière la censure.
Le parti Al Joumhouri a mis en garde contre les risques de cet incident dans la mesure où il est directement lié à la liberté de la presse et d’expression, principal acquis de la Révolution inscrit dans la Constitution de la deuxième République, rappelle le parti.
Al Joumhouri a plaidé pour une enquête en vue de dévoiler les circonstances de l’incident et éclairer l’opinion publique.
Le parti a, également, appelé la Haute autorité indépendante de la communication audiovisuelle (HAICA) à assumer la pleine responsabilité de la défense du secteur.
Pour sa part, Ettakatol a demandé à la présidence de la République de révoquer toute personne dont l’implication dans cette affaire a été prouvée. Ettakatol a, également, exhorté les partis démocrates et les forces vives de la nation à l’unité pour préserver la liberté de la presse appelant le ministère public à ouvrir une enquête à cet effet.
Plus tôt dans la journée, la direction de la chaîne de télévision privée ” Attassia ” avait confirmé avoir subi des pressions de responsables de la présidence de la République et de la présidence du gouvernement pour censurer une interview avec l’ancien président de la République Moncef Marzouki, dont la diffusion était prévue mercredi 14 septembre 2016.
Dans une déclaration, la chaîne avait demandé à la présidence de la République et à la présidence du gouvernement de ” préciser si elles étaient au courant de ces pressions, dont les auteurs agissaient en leur nom “.
Le conseiller du président de la République chargé des relations avec l’Assemblée des représentants du peuple et les partis politiques, Noureddine Ben Ticha a dit défier tout journaliste ou producteur de la chaîne ” Attassia ” de confirmer avoir subi des pressions du cabinet de la présidence de la République dans l’intention de censurer la diffusion de l’interview.
En réaction, le Syndicat national des journalistes tunisiens (SNJT) avait fermement, dénoncé, les atteintes à la liberté de la presse, sur fond d’interdiction, par la Présidence de la République, de la diffusion de l’interview télévisée de Moncef Marzouki.

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Moncef Marzouki, ancien président de la République, a reçu mercredi 30 mars 2016 à Rome,  le Prix de la Paix de la Fondation italienne Ducci.

Sur sa page officielle facebook, Marzouki a précisé que le prix Ducci est attribué, tous les ans, à trois personnalités internationales des trois religions monothéistes, l’Islam, le Christianisme et le Judaïsme pour leurs engagements dans le dialogue entre les religions et la défense des droits de l’Homme.

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Pendant une cinquantaine d’années, la Tunisie a vécu sous un régime où le chef de l’Etat était l’Homme qui pouvait tout faire et qui faisait tout ce qu’il disait, aussi bien pour le simple citoyen qui l’arrêterait en pleine rue pour lui filer une plainte dans une enveloppe, que face aux Etats devant lesquels il représente le sien. Porté et protégé par son charisme de «Combattant suprême» et son aura de libérateur de la Tunisie du joug du colonialisme, Bourguiba aura été la meilleure incarnation du métier de chef de l’Etat. Après lui, Ben Ali a fini par transformer la démocratie en «Démocrature», mais aura quand même réussi à rester fidèle à l’image que se fait le Tunisien d’un chef d’Etat.

Pour l’actuel président, Béji Caïed Essebsi (BCE), il suffit juste de rappeler cette citation, écrite en 1829 dans «Le Bréviaire». «Qui ne sait gouverner sa famille, n’est pas propre à se mêler des affaires publiques». Sa famille étant le parti Nidaa Tounes qui aura été le «cheval de Troie» qui l’a amené à Carthage, il n’y a plus besoin de plus de détails pour faire l’accablant constat de l’amer échec de BCE. On rappellera juste qu’il a été élu sur la base d’un programme dont l’essence et presque le seul point était d’écarter Ennahdha de la gouvernance de la Tunisie de la 2ème République. Un programme qu’il  finira par jeter  à la poubelle, dès son entrée au palais de Carthage. Depuis, selon plus d’un observateur de la scène politique tunisienne, c’est un homme au statut de chef d’Etat, mais sans la stature. La dernière sortie médiatique du «vieux loup » de la politique, ce mercredi 30 mars 2016 sur les ondes de 9 radios publiques et de 2 radios privées, n’aura finalement été qu’une nouvelle démonstration de l’échec de BCE à être le chef de l’Etat, le PRESIDENT que la Tunisie de l’après Ben Ali attendait !

Pendant presque 80 minutes, c’est un habile homme politique qui palabrait et qui devisait, avec la manière  «Bajboujienne» qui est la sienne, avec trois journalistes. Eludant le vrai sens des questions qui lui étaient posées, esquivant, blaguant à sa manière et lançant des anecdotes du temps ancien, louvoyant, «noyant le poisson» comme le lui dira un des journalistes et tournant presqu’en rond autour des vrais réponses, il parviendra à faire de cette intervention, hyper-médiatisée, une vraie perte de temps, sans aucune décision ni mesures, claires et précises, qui annonceraient la fameuse «sortie de l’ornière».

On l’entendra, ainsi par exemple, répondre à la question, cruciale et primordiale pour un chef d’Etat, de l’autorité délabrée d’un Etat qui n’arrive même pas à faire respecter ses propres lois. Pour lui, en effet, «la question est un problème d’application. En ce qui me concerne et en vertu des prérogatives qui sont les miennes, j’ai parlé au peuple pour lui dire que l’autorité de l’Etat ne va pas. Le gouvernement, et il en est remercié, a affirmé qu’on doit aller dans ce sens». Il n’ira pas plus loin et ne donnera pas son avis, alors qu’il sait, comme tout le pays, que le gouvernement n’est pas allé dans le sens qu’il disait. Il aura tout de même avoué que ses prérogatives ne vont pas plus loin et c’est là tout le nœud gordien de la grande majorité de cette interview fleuve.

Il éludera par la suite le rappel du journaliste que «ce que vous appelez l’autorité de l’Etat, n’est pour d’autres que la déconfiture de l’Etat». Il dira que «nommer l’autorité déconfiture de l’Etat est une position politique» et se mettra, comme pour se déresponsabiliser, à rappeler le lourd héritage politique et financier et les réussites en matière de lutte contre le terrorisme !

En bon politicien, BCE oubliera que l’autorité de l’Etat s’impose, d’abord à l’intérieur, par la rigueur des décisions et l’application des lois. Il commettra même l’impair politique d’avouer, avec fierté, être intervenu auprès du chef du gouvernement pour permettre au Front Populaire de faire manifestation. C’était, pourtant, une décision en complète violation de  la loi sur l’état d’urgence. La question se pose donc, encore comme le rappelleront à juste titre les journalistes devant lui autour de la table du traité de l’occupation française avec le Bey et du traité de l’Indépendance, où est l’autorité de l’Etat, devant ce laxisme, du chef de l’Etat lui-même ?

Le journaliste reviendra à la charge, en disant à BCE que «vous êtes responsable de l’état dans lequel se trouve le pays» et qu’il a été élu pour faire appliquer les lois et restaurer l’autorité de l’Etat qui est à la base de toute action ou programme pour sortir le pays du «courant», ou «Corrinti» comme l’appelle le «Bajbouj» chef d’Etat. Il ne niera pas. Pourtant, lorsqu’il lui rappelle que c’est le gouvernement, proposé par le parti Nidaa dont il était le président, qui a échoué, il se rétracte et se remet à l’abri derrière le cocon de ses prérogatives de chef d’Etat qui ne lui permettent presque rien, faut-il le noter. «Je suis responsable dans les limites de mes prérogatives», rappelant encore une fois l’opposition à son initiative de réconciliation économique.

A quoi cela sert  au chef de l’Etat, sinon juste à palabrer, d’affirmer qu’il soutient Habib Essid et qu’il fait convenablement son travail, s’il affirme en même temps que ce n’est pas lui qui l’a désigné et qu’il est incapable de le destituer car il n’en a pas l’autorité constitutionnelle ?

A quoi cela sert-il au chef d’un Etat, sinon à parler juste pour parler, d’affirmer qu’il tient à Habib Essid, alors qu’il affirme à ses contradicteurs journalistes que «seul le résultat compte» et que, lorsqu’on lui demande quand viendra le temps des comptes, il sourit narquois pour dire «jusqu’à preuve du contraire». Il ajoute, avec le même malin sourire, au journaliste qui le tannait pour savoir quand, que «lorsque la lune sera au ciel» !

La Tunisie a-t-elle besoin d’un tel président ? Un président qui dit être responsable de tout, mais pas de la crise dans laquelle se noie le pays. Un président qui affirme être le chef d’un Etat et se dérobe derrière la Constitution pour ne rien faire pour changer les choses. Un chef de l’Etat qui dit n’avoir aucun poids sur la destinée de son chef de gouvernement et qui le soutient mordicus ?

Quelle est in fine la différence entre lui et ses prédécesseurs, sinon qu’il reste moins intempestif et un peu plus politiquement correct que Moncef Marzouki et beaucoup plus bavard que Foued Mbazaa ? A notre sens, BCE aura beau être élu, ce n’est plus le chef de l’Etat que mériterait son peuple !

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L’ex président de la République Moncef Marzouki s’est rendu vendredi 18 février aux îles de Comores, rapporte le quotidien « Achourouk ». Accompagné du secrétaire général du CPR, Marzouki a été désigné la tête d’une délégation composée de 40 observateurs afin de superviser les élections présidentielles prévues le 21 février, alors que le second tour se déroulera le 18 avril prochain. 25 candidats sont en lice pour cette élection.

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L’ex-président de la République, Moncef Marzouki, a été choisi par l’Union africaine pour conduire la délégation chargée de superviser l’élection présidentielle aux Îles Comores, dit un communiqué de presse de l’UA.
Marzouki et les observateurs vont débarquer à Moroni ce 17 février, ils y resteront jusqu’au 27 février 2016. Le premier tour du scrutin présidentiel est prévu ce 21 février, le second ce 18 avril…

Imad Daïmi, député à l’ARP et ancien directeur du cabinet présidentiel, sera du voyage et fera office de conseiller ; Sami Amara, ancien premier conseiller puis directeur de cabinet au palais de Carthage, accompagnera Marzouki en tant qu’assistant spécial, rapporte le journal Leaders.

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Le ministre d’Etat chargé des Affaires étrangères des Emirats Arabes Unis, Anouar Gargash, a vertement répondu aux propos musclés de l’ex-président de la République, Moncef Marzouki. Il a écrit sur compte Twitter hier vendredi 23 janvier que les Emirats ont opté pour la défense de la « stabilité » dans la région et qu’ils ne bougeront pas d’un iota là-dessus.

Il a déclaré que la majorité de ceux qui s’en prennent aux positions des EAU sont les vecteurs du projet « extrémiste » et « intégriste » et que Marzouki en fait partie. « Les EAU ont une position honorable, qu’il le veuille ou non »,  a ajouté le ministre émirati.
« En attaquant les Emirats, Marzouki reste fidèle à sa prestation politique, marquée par sa légèreté et son imprudence. Une voix du passé qui justifie son échec » a-t-il asséné.

Pour finir, il a invité Marzouki à avoir une lecture « équitable » du péril terroriste et extrémiste qui  frappe la région.
Pour rappel, le ministère tunisien des Affaires étrangères avait sorti un communiqué ce vendredi 22 janvier où il s’en prenait aux propos de l’ex-président tunisien, qui avait qualifié les EAU d’État « ennemi » des soulèvements populaires et de soutien financier à des formations politiques contrerévolutionnaires.

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L’ancien président provisoire de la République Moncef Marzouki a appelé vendredi à « des alternatives de l’intérieur du système démocratique » pour sortir de la crise sociale qui secoue la Tunisie depuis plusieurs jours où un couvre-feu nocturne a été instauré sur tout le territoire.
« Des alternatives doivent être proposées maintenant, et de l’intérieur du système démocratique », a-t-il insisté lors d’un entretien à la chaîne « Sharq-TV » diffusé sur « Le système démocratique, c’est le retour aux élections », a-t-dit, rappelant avoir proposé une initiative qui consiste à rassembler de nouveau la classe politique en fonction des résultats obtenus.
Livrant son analyse de la situation, il a pointé une gauche « éradicatrice », qui a joué un rôle dans l’accession de Béji Caid Essebsi au pouvoir, et un clan de l’ancien parti de ce dernier, en allusion au Rassemblement Constitutionnel démocratique dissous.
Ces deux parties, a-t-il estimé, « veulent orienter ces protestations on ne sait où », réaffirmant son rejet « catégoriquement » de toute alternative en dehors du système démocratique.
Moncef Marzouki, battu par Caid Essebsi au second tour de l’élection présidentielle de 2014, avait annoncé en décembre dernier le lancement d’un nouveau parti, « Harak Tounes Al Irada » (Mouvance de la Tunisie de la Volonté).

TAP

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D’emblée

D’emblée, force est de reconnaître que la situation de Moncef Marzouki n’est pas aisée. Dans quelques semaines, il va se retrouver en face d’une cinquantaine de postulants à sa succession.

Comparée à 2011, sa situation n’est pas heureuse. D’abord, la ferveur révolutionnaire sur laquelle il a misé depuis son retour précipité en janvier 2011, s’est évaporée et les temps ne sont plus aux surenchères, et l’inventaire des sacrifices dans le combat mené contre la répression et la corruption selon la formule qui lui est chère ne lui sera d’aucun secours cette fois. Ensuite, la configuration politique a radicalement changé. Son parti, le Congrès pour la République (CPR) s’est émietté, et beaucoup de ses composantes ont leur propres présidentiables. Le grand allié qui tenait à le voir sur la liste des gagnants au scrutin d’octobre 2011 pour le propulser à Carthage, a en tête un autre casting qui irait mieux avec la nouvelle conjoncture, mais ne correspond en rien au sien.

Les sortants font généralement valoir leur bilan pour demander à être réélus, mais le bilan de Moncef Marzouki à la présidence de la République ne paraît pas probant. Son inaction durant le mandat qui s’achève a été relevée par tous les observateurs. Il était absent dans toutes les initiatives du Dialogue national (sauf une seule, celle de Dar Dhiafa qui n’a rien donné) et de tous les combats menés contre l’intégrisme et le terrorisme. Il n’a pas été enthousiaste dans la défense des valeurs du travail, de la probité et de la concorde dans une société qui commence à perdre ses repères et ses atouts. Et même les timides mesures prises par le gouvernement Mehdi Jomâa pour circonscrire la contrebande, rationaliser les subventions et instaurer une dynamique qui valorise le labeur et l’effort productif, n’ont été ni saluées ni encouragées par la président de la République, et les députés se réclamant de sa mouvance politique ont été les plus virulents à les combattre. D’ailleurs, les mêmes observateurs ont remarqué que de telles initiatives et positions qui sont au centre de la mission présidentielle ne peuvent être prises par un Président qui a de très mauvais rapports avec la principale centrale syndicale du pays.

Il nous surprend parfois par des positions à travers lesquelles il suggère une démarche bien particulière dans le traitement de quelques dossiers (relations très spéciales avec les Ligues de Protection de la Révolution/LPR , débat avec les salafistes, proposition d’absoudre les crimes des terroristes qui n’ont pas du sang sur les mains, opposition à l’extradition de Baghdadi Al Mahmoudi). l’approche originale qu’il suggère à chaque fois peut être en soi louable, mais elle aboutit constamment à un fiasco et les développements montrent , soit que les gens que le président de la République défend ne sont pas suffisamment mûrs pour entendre ses appels (l’arrogance des LPR, le dogmatisme des salafistes et les penchants criminels des terroristes ), soit que l’opinion publique n’est pas réceptive à ses suggestions, soit encore qu’il gère ces affaires tellement mal que le bien-fondé de sa logique se perd dans les explications et les justifications découlant des bavures du parcours.

Les conseillers et les responsables qui parlent en son nom à la Présidence de la République, à l’ANC ou dans les médias finissent par convaincre les Tunisiens que leur Président est en décalage par rapport à tout ce qui se passe dans le pays et ce qu’il propose n’a rien à voir à ce qui est attendu de lui.

On a été interpellé par ces réflexions à la lecture du contenu de l’interview accordée par la président de la République sortant à Al Jazeera, vendredi, et la déclaration qu’il a faite après le dépôt de sa candidature, samedi.

Une seule idée assez originale, il est vrai, mais tout à fait dangereuse ressort de ces deux « témoignages ». Marzouki juge que l’argent sale qui peut fausser le jeu électoral est plus dangereux pour le prochain scrutin que le terrorisme lui-même.

Evidemment, cette déclaration n’est pas fortuite, mais elle s’intègre dans une stratégie déjà adoptée de manière systématique par Ennahdha et les autres formations islamistes radicales. Il s’y conforment dans leur conduite personnelle et dans leurs interventions aux médias, et l’application de cette stratégie s’est déclinée surtout dans leur attitude face au projet de loi contre le terrorisme. Ils veulent banaliser le phénomène du terrorisme et effacer dans la conscience collective des Tunisiens tout ce qui peut souligner la gravité du terrorisme et éradiquer de leur esprit tout ce qui se rapporte au danger de l’entreprise terroriste de ses acteurs, de leurs défenseurs et des soutiens dont ils bénéficient. Cette stratégie vise à faire oublier ces évidences et enraciner en lieu et place une phobie du retour de l’ancien régime et de ses symboles et de l’argent sale qu’ils amènent à un environnement sain et clean dont les rapports internationaux ne cessent de vanter la propreté (cf le dernier rapport de la BM publié, cette semaine, sur la propagation des malversations financières en Tunisie).

Cette stratégie, qui veut faire perdre au Tunisien ses repères, n’est pas tunisienne. Ces inspirateurs sont des théoriciens et des stratèges qui viennent du Moyen-Orient, l’argent ( celui-là n’est pas propre du tout) qui est payé pour la mettre en œuvre provient également du Moyen-Orient et les principaux objectifs de ses commanditaires sont précisément le démembrement de l’Etat et la démolition des acquis de la société moderniste en Tunisie.

Et puisque la première manche a été prise de court par la marée humaine qui a émergé spontanément, fin juillet 2013 , après l’assassinat de Mohamed Brahmi et le sit-in Arrahil, et la mise en œuvre de ce projet a été brutalement interrompue , plusieurs candidats aux présidentielles et aux législatives sont actuellement mobilisés pour terminer cette « mission historique ».

Mais est-ce qu’ils réussiront ?

Aboussaoud Hmidi

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Les ennemis de la Tunisie demeurent présents et forts et cherchent à faire dérailler « le train »

Les ennemis de la Tunisie demeurent présents et forts et cherchent à faire dérailler « le train », a indiqué le président de la République, Moncef Marzouki, dans son allocution prononcée, ce lundi, à l’occasion du Colloque annuel des chefs de missions diplomatiques et rapportée par Shems Fm. La menace pourrait venir de l’intérieur et de l’extérieur et qu’il faut se tenir prêts pour les affronter, a-t-il dit.

Selon lui, 75 dangereuses journées séparent la Tunisie d’une occasion historique pour reconstruire l’État : « Les Tunisiens sont devant une occasion qui ne s’est pas présentée depuis plus d’un siècle pour reconstruire les structures d’un nouvel État » a-t-il dit.

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Le président de la République

Le président de la République, Moncef Marzouki a appelé dans une allocution diffusée dans la soirée du jeudi, 17 juillet 2014, sur la première chaîne nationale, les jeunes à s’engager massivement dans l’armée, et ce suite à l’attaque terroriste perpétrée contre deux unités militaires au Mont Chaambi, faisant un bilan de 14 morts, 23 blessés et un disparu.

Il a souligné, en outre, que les unités de l’armée nationale ont besoin d’un soutien moral de la part des Tunisiens.

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Le président de la République

Le président de la République, Moncef Marzouki, a appelé, lundi, 30 juin 2014, les Tunisiens à s’inscrire aux listes électorales.

Cité par Shems Fm, il a affirmé que les prochaines élections seront plus importantes que celles du 23 octobre 2011, et vont garantir la démocratie et instaurer les objectifs de la Révolution.

Le président de la République a déclaré, en outre, dans un message adressé aux jeunes tunisiens : « Ou bien vous construisez votre histoire et votre avenir ou bien ce sont les autres qui décideront pour vous. »

INTERVIEW

«La politique africaine ne peut se développer uniquement avec les visites, sporadiques et de courte durée ou seulement à travers le seul ministre des...

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