La vie a repris timidement dans la cité libyenne de Sabrata, passé le choc de l’occupation pendant quelques heures du centre-ville par les jihadistes de Daech qui en ont été chassés au prix de violents combats.
Cinq jours après un raid américain qui avait détruit un camp de l’EI dans une banlieue de Sabrata faisant 50 morts et tuant probablement un de ses chefs, quelque 200 jihadistes avaient réussi le 24 février à prendre le contrôle du QG des forces de sécurité et de bâtiments de la ville à la faveur d’une attaque nocturne.
Cette première manifestation publique de Daech dans la cité côtière située à 70 km à l’ouest de Tripoli et les combats entre miliciens et jihadistes qui avaient continué dans ses environs ont poussé les habitants à se terrer chez eux pendant quatre jours.
Mais dimanche, au lendemain de l’annonce de la « victoire » des milices, la plupart des marchés ont rouvert leurs portes, de même que les magasins, même si les clients sont encore rares. Quoique encore timide, la circulation a repris mais les établissements scolaires resteront fermés jusqu’à une « normalisation totale de la situation », selon les autorités locales.








