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L’envoyé de l’ONU en Iraq, Jan Kubis, a présenté mardi aux membres du Conseil de sécurité les derniers développement politiques dans le pays avant de quitter ses fonctions.

Devant le Conseil de sécurité, M. Kubis est revenu sur la formation du nouveau gouvernement en Iraq, un processus qui n’a pas été sans controverse. Les différences ont toutefois porté sur des questions d’ordre politique et non sectaire, a dit le Représentant spécial du Secrétaire général. Il a salué la passation de pouvoir « pacifique et exemplaire » entre Haider al-Abadi et Adel Abdul Mahdi au poste de Premier ministre.

Le programme du nouveau gouvernement, qui prend en compte les recommandations formulées par l’ONU, répond aux besoins du peuple iraquien, a dit M. Kubis, qui est également le chef de la Mission des Nations Unies en Iraq (MANUI). Le principal objectif du nouveau cabinet ministériel iraquien est de sortir du contexte de crise pour passer au stade d’un développement durable.

La lutte contre la corruption, l’amélioration du quotidien des Iraquiens – avec notamment la création d’emplois pour les jeunes – la reconstruction des zones libérées et le retour des personnes déplacées sont les priorités clés du gouvernement.

Deux ans après la défaite de Daech, plus de 1,9 millions d’Iraquiens sont toujours déplacés. Le retour des civils dans les zones libérées est retardé par le déminage nécessaire.

Garantir une sécurité durable en Iraq reste le principal défi du nouveau gouvernement. Pour sa part, la MANUI poursuit son plaidoyer pour la justice et la reddition des comptes pour les crimes reconnus comme tels par la communauté internationale.

C’était la dernière intervention de Jan Kubis devant le Conseil de sécurité en qualité de Représentant spécial du Secrétaire général pour l’Iraq. Après trois ans et neuf mois à la tête de la MANUI, le Slovaque cède sa place à la Néerlandaise Jeanine Hennis-Plasschaert.

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Face aux énormes quantités de gravats générées par conflit avec Daech, les autorités de plusieurs villes de l’ouest de l’Iraq se sont réunies la semaine dernière pour discuter des possibilités de créer des centres de recyclage afin de faire progresser les efforts de reconstruction.

Lors d’un atelier organisé par le gouvernorat d’Anbar à Ramadi, en collaboration avec le ministère iraquien de la Santé et de l’Environnement et avec le soutien technique d’ONU Environnement, les participants ont discuté d’options plus durables pour traiter ces énormes quantités de gravats.

Des représentants des villes de Ramadi, Haditha, Hit, Qaim et Kubaisa, dans la région du Haut Euphrate en Iraq, ont souligné les problèmes majeurs auxquels ils continuent de faire face pour éliminer ces gravats. Le manque d’équipement et des budgets inadéquats constituent ainsi des contraintes majeures. Alors que la plupart des gravats dans les rues ont été enlevés, beaucoup des gravats restant à traiter proviendront de la démolition de bâtiments.

Selon des estimations préliminaires établies par la municipalité de Ramadi, environ trois des sept millions de tonnes de gravats ont été retirés avec l’appui du Mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate du Programme des Nations Unies pour le développement (PNUD).

L’élimination des gravats est compliquée par des niveaux de contamination exceptionnellement élevés dus à des munitions non explosées. « À ce jour, plus de 20.000 engins explosifs proviennent de la seule ville de Ramadi », a déclaré un chef de district de Ramadi, Ibrahim Al-Awsaj. La formation et la mise en place de procédures claires pour traiter les explosifs se trouvant dans les gravats constituent une condition préalable essentielle au déblayage des décombres.

« Les gravats continuent d’être ramassés et déversés de manière incontrôlée, ce qui crée de graves risques pour la santé et l’environnement, ainsi que de lourdes responsabilités économiques pour l’avenir », a déclaré Qais Abd, chef de la direction de l’environnement pour le gouvernorat d’Anbar. M. Abd a ajouté que « de futures campagnes pour éliminer les gravats déversés au hasard pourraient être nécessaires », ce qui entraînerait des coûts supplémentaires pour les autorités locales aux prises avec des difficultés financières.

Soulignant que de nombreuses autres villes font face à des défis similaires, Martin Bjerregaard, expert à ONU Environnement, a déclaré qu’il existait une expérience considérable acquise ailleurs, susceptible d’informer les efforts de gestion des gravats dans le gouvernorat d’Anbar. « Nous ne partons pas de zéro ici », a déclaré M. Bjerregaard, faisant référence aux enseignements tirés de la ville de Mossoul ainsi que de la Syrie, du Liban et des Philippines.

L’atelier a également mis en lumière les efforts du Mécanisme de financement pour la stabilisation immédiate du PNUD et de l’Organisation internationale pour la migration (OIM) visant à établir des centres de recyclage des gravats à Mossoul avec les conseils techniques de ONU Environnement. Cette initiative contribuera à créer des emplois indispensables grâce à des programmes ‘argent contre travail’.

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La Tunisie semble partie pour maîtriser la question terroriste en s’y attelant à bras-le-corps, comme l’attestent le nombre et l’envergure des opérations dont elle a été le théâtre depuis celle de Ben Guerdane qui a marqué la fin d’un cycle. Même les craintes suscitées par le retour des Tunisiens accourus sur les champs de bataille d’Irak, de Libye et de Syrie pour rejoindre Daech et Al-Qaïda, plus que de toute autre nationalité, ne se sont pas concrétisées, selon les autorités tunisiennes, les diplomates occidentaux et les analystes régionaux, cités par le Washington Post qui consacre un article bien senti aux risques que ce retour pourraient provoquer en Tunisie.

Au lieu de cela, ajoute-t-il cependant, Daech et Al-Qaïda s’emploient à recruter une nouvelle génération d’habitants pour organiser des attaques terroristes chez eux, notamment le mois dernier près de la frontière algérienne où six gardes nationaux ont été tués.

«C’est avant tout un produit local»

«C’est avant tout un produit local», a déclaré Matt Herbert, associé chez Maharbal, une société de conseil en sécurité basée à Tunis. “La majorité des Tunisiens qui ont survécu à la Libye et à la Syrie ne sont pas revenus”.

La poursuite du recrutement local de djihadistes met en lumière les défis auxquels est confrontée la Tunisie où l’attrait idéologique de Daech d’Al-Qaïda semble avoir diminué dans de nombreuses régions du pays. Toutefois, les diplomates et les analystes estiment qu’une ère de troubles politiques, économiques et sociaux post-révolutionnaires suscite encore du ressentiment, en particulier chez les jeunes tunisiens.

«Les crises socioéconomiques sont le meilleur carburant pour l’immigration illégale ou, dans le pire des cas, pour nourrir le terrorisme», a déclaré Patrice Bergamini, ambassadeur de l’Union européenne en Tunisie. Pour une large part, le recrutement a lieu dans les régions montagneuses pauvres du sud-ouest de la Tunisie, le long de la frontière avec l’Algérie. Bien que les extrémistes soient pour la plupart des Tunisiens, ils incluent également des Algériens, des Africains de l’Ouest et des Libyens, selon des analystes régionaux. Environ 15 à 20 Tunisiens seulement seraient des rapatriés de Libye et de Syrie.

Au moins 5 500 Tunisiens se sont rendus ces dernières années en Irak, en Libye et en Syrie pour rejoindre l’Etat islamique et Al-Qaïda, selon les estimations de l’ONU.

La Tunisie, un tremplin vers l’Algérie !

Selon des analystes cités par le Washington Post, beaucoup d’extrémistes qui sont allés en Syrie et en Irak sont morts en combattant dans ces pays. Certains se cachent probablement. D’autres se sont réfugiés en Libye pour rejoindre la filiale de Daech, ou ont peut-être rejoint une branche dans le nord de la péninsule du Sinaï en Égypte. Jusqu’à 800 combattants sont rentrés en Tunisie et la grande majorité d’entre eux sont incarcérés dans tout le pays.

Les extrémistes actuellement actifs en Tunisie utilisent le pays comme base d’attaque contre l’Algérie, qui a mené une longue confrontation avec Al-Qaïda et, plus récemment, avec une nouvelle branche de Daech. «La Tunisie est le pays du recrutement», a déclaré Michael Bechir Ayari, analyste principal en Tunisie pour l’International Crisis Group. D’autres disent que la Tunisie elle-même reste une cible en raison des vues relativement libérales du gouvernement sur l’islam, les femmes et la liberté d’expression.

«Les groupes qui opèrent encore dans les montagnes à l’ouest ont beaucoup de compétences», a déclaré Matt Herbert. «Ils semblent avoir pris de l’ampleur au cours des deux dernières années. Ils ont beaucoup de résistance face aux tentatives tunisiennes de mettre fin à ce conflit. »

« La plupart des habitants de la région du Nord-ouest de la Tunisie mènent une vie extrêmement difficile et sont irrités par le gouvernement, ce qui les rendait sensibles aux appels militants », selon une source locale à Jendouba. «Ils sont malheureux et peuvent facilement être recrutés par les terroristes», a-t-elle ajouté. “Les autorités tunisiennes créent un terreau fertile pour les terroristes, soit en marginalisant les forces de sécurité, soit en marginalisant les populations économiquement.”

Radicalisation carcérale

Les analystes de la sécurité accordent une grande importance aux forces anti-terroristes formées par les États-Unis pour la collecte de renseignements, l’infiltration et le démantèlement de cellules. Mais ils sont préoccupés par les forces non spécialisées dans la lutte antiterroriste, telles que la police et les gardes-frontières, qui ont moins de formation et sont plus exposés aux tentations.

Les analystes sont également de plus en plus préoccupés par le potentiel de radicalisation des prisons en Tunisie, où de nombreux extrémistes sont détenus dans des cellules avec des criminels de droit commun.

“C’est vraiment inquiétant, car il y a une énorme population d’individus dans les prisons surpeuplées qui planifient leurs prochaines actions stratégiques chaque fois qu’ils sont libérés de prison”, a déclaré Aaron Zelin, expert des groupes djihadistes à Washington, auteur d’un livre à paraître sur l’histoire du djihadisme tunisien.

L’Etat tunisien, a-t-il ajouté, n’a pas de programmes de réadaptation ou de réinsertion adéquats pour les anciens terroristes. “Donc, s’ils sont libérés, et c’est probable, ils reviendront à leurs anciennes habitudes avec Daech ou Al-Qaïda, en fonction de leur affiliation quand ils y sont entrés.”

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Menace posée par Daech
Intervention de Mme Anne Gueguen, représentante permanente adjointe de la France auprès des Nations unies, Chargée d’affaires a.i.
Conseil de sécurité – 23 août 2018

Monsieur le président,

Permettez-moi à mon tour de remercier M. Voronkov pour sa présentation éclairante du 7ème rapport du Secrétaire général sur la menace posée par Daech, ainsi que Mme Coninsx et Mme Cook pour leurs interventions particulièrement instructives. Je tiens en particulier à saluer le travail effectué par le Centre international d’études sur la radicalisation à travers son rapport sur le retour des femmes et des mineurs affiliés à Daech.

Monsieur le Président,

Le rapport du Secrétaire général le souligne : malgré la perte de son ancrage territorial, Daech continue d’être une menace sérieuse, à la fois locale et globale. Sa mutation en un réseau sous-terrain mondial, le réseau diffus des combattants terroristes étrangers et l’attrait de la propagande terroriste sont autant de facteurs de résilience de la menace. Face à un ennemi qui ne cesse de s’adapter, nos réponses doivent elles aussi évoluer.

Je souhaiterais donc insister sur les quatre domaines dans lesquels la France estime que nos efforts peuvent et doivent s’intensifier.

1/- Premier domaine, l’action de la Coalition internationale contre Daech : elle doit se poursuivre pour mener à son terme la lutte contre l’organisation terroriste en Irak et en Syrie, à la suite des victoires décisives contre ce groupe qui a perdu la quasi-totalité de ses territoires. Pour prévenir une résurgence de Daech, notre action militaire se double d’un volet civil pour stabiliser durablement les zones libérées de Daech et reconstruire, là où cela est possible, comme en Irak, dans la continuité des engagements pris à la conférence de Koweït au mois de février. Il est important que la mobilisation de tous, ainsi que du système onusien, se poursuivent et se traduisent en progrès concrets et tangibles pour les populations.

Ce sont aussi les causes profondes du terrorisme que nous devons éliminer par la mise en œuvre de solutions politiques pluralistes et inclusives en Syrie et en Irak, à même de répondre aux aspirations profondes et légitimes de l’ensemble des citoyens. Mettre fin à l’impunité des crimes commis par Daech au Levant est un des éléments essentiels de la reconstruction de sociétés inclusives et pacifiques. Je pense notamment aux violations graves commises contre les enfants par Daech, aux violences sexuelles et à la mise en esclavage de plus de 6 000 Yézidis. Dans cette perspective, la France réitère son plein soutien aux mécanismes internationaux indépendants d’enquête créés par les Nations unies pour faire la lumière sur les crimes graves commis en Syrie et en Irak et appelle l’ensemble des Etats et du système onusien à œuvrer ensemble en ce sens.

Monsieur le président,

2/- Le deuxième domaine dans lequel nous devons redoubler d’efforts est la lutte contre le financement du terrorisme, une priorité de premier plan pour la France. Si la perte de territoires a considérablement réduit les revenus de Daech, le groupe fait preuve d’une stratégie d’adaptation de plus en plus sophistiquée. Face à cela, nos cadres juridiques et opérationnels doivent être sans cesse adaptés et renforcés afin d’améliorer la transparence des flux financiers, de renforcer le partage d’informations et la coopération avec le secteur privé. C’est dans cet esprit que la France a organisé en avril une conférence internationale sur la lutte contre le financement de Daech et d’Al-Qaïda, qui a rassemblé plus de 70 Etats et une vingtaine d’organisations internationales, et qui s’est conclue par l’adoption de « l’Agenda de Paris », qui constitue une feuille de route utile pour renforcer notre engagement. Nous appelons à une mise en œuvre des engagements pris dans ce cadre.

3/ Troisièmement, nous devons poursuivre notre action contre l’utilisation d’internet par les groupes terroristes. Beaucoup de progrès ont été faits et les entreprises du net se mobilisent. Mais beaucoup reste à faire, comme le montre la diffusion d’une intervention de près d’une heure d’Omar Al Baghdadi sur Telegram le 22 août. Nous poursuivons nos efforts, notamment dans le cadre européen, pour entraver plus efficacement la diffusion de la propagande terroriste qui alimente la radicalisation et l’utilisation d’internet pour le financement du terrorisme.

4/- Enfin, le retour ou la relocalisation des combattants terroristes étrangers représente une menace plus diffuse à laquelle un grand nombre de nos pays doivent faire face. Face à ce défi, dont Mme Coninsx a éloquemment mis en lumière la complexité, nous devons continuer à renforcer les mesures de détection, de prise en charge et de suivi des personnes à risque, et ce via un partage d’informations constant. Compte tenu de la diversité des profils concernés, une coordination étroite entre les services et agences de renseignement civil, militaire et financier mais aussi entre les autorités judiciaires est essentielle pour renforcer l’interaction entre l’action de renseignement et la réponse pénale. L’éducation, les services sociaux et la justice sont indispensables pour aider les familles. Dans son dispositif national, la France met en particulier l’accent sur la prise en charge spécifique des enfants, notamment au niveau socio-psychologique et au niveau éducatif, pour favoriser leur réintégration. Nous accueillerons ainsi à Paris, en septembre prochain, une réunion régionale organisée par le Bureau de la lutte contre le terrorisme sur le traitement, dans le respect des droits de l’Homme, des enfants accompagnant des combattants terroristes étrangers.

Monsieur le Président,

Je conclurai mon propos en insistant sur le rôle fédérateur que les Nations unies doivent continuer à jouer dans le combat contre le terrorisme, en particulier là où Daech est implanté ou infiltré. La France continuera d’apporter son soutien aux entités onusiennes dans leurs efforts d’identification des besoins et celles des réponses à apporter ainsi que dans la promotion de la coordination entre l’ensemble des acteurs concernés, et ceci dans le sillage de la conférence de haut niveau des chefs d’agences de lutte contre le terrorisme qui s’est tenue ici fin juin.

Je vous remercie.

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Entre 2000 à 3000 Tunisiens ont rejoint le mouvement terroriste Daech, rapporte Tsa-algerie, citant un rapport de la commission d’enquête du sénat français. Quant au nombre des terroristes algériens qui font partie de l’EI, il est estimé entre 200 à 300.

Selon le même rapport, plus de 40 000 terroristes étrangers font partie du mouvement terroriste qui sévit essentiellement en Irak et en Syrie. Parmi ces terroristes étrangers de l’EI, il y a 1600 à 1700 Marocains, 700 Indonésiens et 600 Égyptiens.

Une grande partie des troupes de Daech proviennent directement de l’Europe. La France occupe première place dans le classement des pays d’origine des terroristes de l’EI avec plus de 1300 éléments. Le Royaume-Uni et l’Allemagne sont classés deuxièmes avec 800 terroristes chacun.

“En tout, ce sont près de 5000 terroristes issus de l’Union Européenne qui sont dans les rangs de l’EI, dont 500 Belges, 250 Espagnols et 100 Italiens, en plus de ceux déjà cités, selon le rapport de la commission d’enquête”, note le rapport.

Les terroristes originaires de Russie et des pays russophones forment le plus gros des troupes de l’EI avec 4000 à 4500 djihadistes, « dont beaucoup originaires d’Asie centrale et du Nord Caucase », précise le rapport. Les Américains dans les rangs de Daesh sont quant à eux au nombre de 100.

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La Tunisie est sous le choc, endeuillée par la mort de six de ses Gardes nationaux ce dimanche dans une embuscade tendue par un groupe terroriste à une patrouille de la Garde nationale dans la région d’Ain Soltane (Gouvernorat de Jendouba) près de la frontière avec l’Algérie. Plus qu’un attentat, il faut y voir un acte de guerre eu égard aux armes utilisées, des missiles, et à la technique mise en œuvre ayant permis aux terroristes de s’emparer d’un véhicule de la patrouille et des armes et munitions qui se trouvaient à bord avant de disparaître en gagnant, très vraisemblablement, le territoire algérien.

Tous les ingrédients d’un drame national sont là pour interpeller les Tunisiens qui ont compris, sans doute à tort, que la cause était entendue pour les terroristes, tantôt présentés comme décimés, plus souvent comme neutralisés, comme en témoigne d’ailleurs l’absence d’actes terroristes d’envergure depuis 2015, faisant croire au mythe de l’inviolabilité du territoire tunisien. Il n’en est pas moins vrai que le gouvernement, tout en affirmant que « la situation sécuritaire s’est stabilisée », prenait régulièrement soin d’avertir que la menace terroriste n’a pas totalement disparu et qu’il importe d’être constamment sur ses gardes. Car enfin on a affaire à un terrorisme, par essence et vocation, imprévisible et volatile, qui frappe aléatoirement et toujours avec violence, ce qui conduit à la terreur dont il se nourrit pour gagner en puissance.

Un bilan pourtant rassurant !

Pourtant, le bilan de la lutte contre le terrorisme sous toutes ses formes avait de quoi être rassurant. Les ministères de l’Intérieur et de la Défense livraient des chiffres qui donnaient à penser que c’était effectivement le cas. Des centaines cellules terroristes, de réseaux d’envoi de terroristes aux zones de conflits, de réseaux armés et cellules d’embrigadement démantelés, alors que des dizaines de milliers de personnes ont été interdits de voyager. Des équipements sécuritaires et militaires dernier cri meublaient les arsenaux et des partenariats et bien des formes de coopération avec de nombreux Etats étaient régulièrement noués et mis en place. Mais si le danger terroriste à partir de la Libye a cessé d’avoir les moyens d’être présent dans le Sud après l’attaque de Ben Guerdane et l’effondrement de Daech en Libye, la situation était autre sur les régions occidentales de la Tunisie où il arrivait aux groupes terroristes de se manifester, certes à une cadence moindre, mais parfois en faisant des victimes.

Une configuration généralement contrôlable mais qui portait en elle les germes d’une menace qui pourrait être suivie d’actes à n’importe quel moment. Et c’est ce qui vient de se produire à Jendouba, une région pourtant rayée récemment de la liste des zones déconseillées par le Foreign Office aux ressortissants britanniques, même si on avait le pressentiment que quelque chose allait arriver, et ce depuis trois mois, conduisant à la fermeture du centre de camping à Ain Soltane près du lieu de l’attaque suite à des informations sur la présence d’un groupe de terroristes, dans les environs, et la découverte d’un berger tué dans la zone de Bayadha. Au regard de ces faits, les forces de sécurité ont indiscutablement pris les mesures dictées par semblable contexte, et il est inimaginable qu’ils n’aient pas agi autrement. Pour le reste, il faudra attendre ce que diront les investigations sur les tenants et les aboutissants de l’embuscade.

« Les terroristes seront poursuivis dans leurs retranchements »

En attendant, les informations sont rares qui puissent permettre d’avoir une idée bien précise de ce qui est en train de se produire dans la zone où a été tendue l’embuscade, sauf que d’intenses opérations de ratissage y ont été lancées à la recherche des terroristes que le ministre de l’Intérieur par intérim Ghazi Jribi a promis de « poursuivre dans leurs derniers retranchements et de venger les martyrs ». On ignore encore l’identité du groupe terroriste qui a perpétré l’attentat, mais on sait que les deux principaux groupes qui y sont implantés sont la phalange Okba ibn Nafaa, branche d’Al-Qaïda au Maghreb islamique (Aqmi), et Jund al Khalifa, affilié à Daech.

Les terroristes auraient-ils tiré parti des changements à la tête du ministère de l’Intérieur pour commettre leur forfait ? D’aucuns ont soulevé la question alors que de nouvelles nominations sont en train d’être opérées au niveau des cadres de l’appareil de la sécurité après avoir été longtemps mises en veilleuse. D’ailleurs, on a appris que le chef de l’unité de la Garde nationale de l’avant- poste frontalier d’Esraya venait tout juste (ce dimanche) de prendre ses nouvelles fonctions. On s’interroge aussi sur les raisons qui empêchent encore la nomination d’un nouveau ministre de l’Intérieur après l’éviction de Lotfi Brahem en se contentant d’un successeur par intérim qui cumule le portefeuille de la Justice. Une transition qui pourrait faire accroire aux terroristes qu’il y aurait des « remous », donc une certaine instabilité dont ils pourraient profiter. En tout cas, le ministère de l’Intérieur a affirmé le plus officiellement du monde dans un communiqué, ce dimanche après-midi, que « l’institution sécuritaire ne doit pas être entraînée dans des conflits quelle qu’en soit la nature et pouvant avoir des conséquences négatives sur la sécurité et la stabilité du pays ».

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Daech se relèvera difficilement de cette frappe contre l’agence Amaq, courroie de transmission de l’idéologie djihadiste et de ses crimes aux quatre coins du monde. En effets les services de police de la Belgique, Bulgarie, Canada, France, Pays-Bas, Roumanie, Royaume-Uni et États-Unis se sont ligués pour frapper de concert le canal de communication des terroristes et ses principaux relais, a rapporté ce vendredi 27 avril 2018 l’agence européenne de police Europol.

Avec cette opération sans précédent, nous avons porté un grand coup aux capacités de l’EI à propager sa propagande en ligne et à radicaliser les jeunes en Europe“, a affirmé le chef de l’agence européenne spécialisée dans la répression de la criminalité, Rob Wainwright, dans un communiqué.

Reste à savoir ce que l’organisation djihadiste, du moins ce qui en reste après les déroutes en Irak et en Syrie, est en train de cuisiner en ce moment pour contourner le problème que lui posent ces 8 pays…

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Trèbes, aux environs de Carcassonne, au Sud de la France, est le théâtre en ce moment même d’une prise d’otages. Les faits se passent dans un supermarché, un Super U et il y aurait un décès, selon l’AFP.
On a appris qu’un impressionnant dispositif de gendarmerie a pris position sur les lieux.

D’après  le parquet, l’assaillant dit appartenir à Daech. L’homme aurait ouvert le feu sur des CRS qui rentraient de leur footing à Carcassonne, touchant l’un d’eux. C’est peut-être le même tireur qui s’est ensuite replié dans la grande surface pour échapper aux forces de sécurité…

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Les autorités afghanes n’ont jamais été aussi fragilisées depuis 2011. Ce lundi 29 janvier 2018, les insurgés ont encore frappé dans la capitale, Kaboul, cette fois un avant-poste de l’armée afghane aux environs de l’une des plus grandes académies militaires du pays. L’attaque a tué au moins 11 militaires et blessé quinze d’entre eux, d’après un nouveau bilan du ministère de la Défense rapporté par l’agence Reuters. L’assaut a été revendiqué par Daech. C’est la troisième en moins d’une semaine, après les carnages des 25 et 27 janvier 2018, à ajouter à ceux d’août, octobre et décembre 2017, etc.

On a appris que deux des assaillants ont fait exploser leurs ceintures piégées et deux autres ont été abattus par les forces de sécurité, le cinquième a été interpelé, indique le ministère dans un communiqué.

A noter qu’en octobre 2017, une attaque suicide à la voiture piégée avait touché la même académie militaire, fauchant 15 personnes qui se déplaçaient dans un minibus transportant des élèves-officiers et leurs formateurs…

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Une cellule de soutien logistique à des éléments terroristes de la katiba Jond al-Khilafa, a été démantelée par les unités de la Garde Nationale de Kasserine, indique un communiqué du ministère de l’Intérieur publié mercredi 24 janvier 2018.

Des denrées alimentaires et des vêtements et des matières premières utilisées dans la fabrication d’explosifs ont été saisis.

Deux frères originaires de Kasserine et résidents à Tunis ont été interpellés. Ils ont avoué être en contact avec un membre de la cellule terroriste, affiliée à l’organisation terroriste Daech. Cette dernière leur a livré une liste de leurs besoins contre une somme d’argent.

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Leila Chettaoui, députée de Machrou Tounes, arrivé troisième aux législatives partielles d’Allemagne, a fait savoir hier mercredi 20 décembre 2017 sur Jawhara Fm que sa formation va introduire un recours pour obtenir l’annulation de l’élection de Yassine Ayari. «J’ai eu un entretien avec le secrétaire général du parti tout à l’heure. Il m’a affirmé qu’il aura à disposition tous les éléments nécessaires pour déposer ce recours. C’est tout à fait normal, puisque Yassine Ayari est impliqué dans des affaires en rapport avec la sûreté nationale», a-t-elle déclaré.

Elle a ajouté que le député fraichement élu est connu pour son appui au terrorisme. «Tout le monde a vu ses photos avec le drapeau noir. Ces statuts faisant l’apologie de Daech existent également. Nous n’avons rien inventé. Ses actes tombent sous le coup de la loi anti-terroriste. En tout cas, nous allons faire ce qu’il faut pour que la justice se saisisse de cette affaire».

A noter que le réseau Mourakiboun a également a fait état d’une pléthore d’irrégularités dans cette élection, notamment la distribution d’argent dans les bureaux de vote…

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Un Omda en exercice à Medjez El-Bab a été arrêté vendredi pour suspicion d’appartenance à une organisation terroriste.
Selon un communiqué rendu public samedi par le ministère de l’Intérieur, ce chef de secteur publie sur sa page personnelle du réseau social ” Facebook ” des photos et des posts qui font l’apologie de l’organisation terroriste ” Daeach ” et incitent au terrorisme.
Consulté à ce sujet, le ministère public a ordonné de placer ce chef communautaire en garde à vue et d’engager des poursuites judiciaires à son encontre pour suspicion d’appartenance à une organisation terroriste.

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Il n’a fallu que quelques heures, moins de trois plus exactement, aux troupes irakiennes pour arracher à Daech le tout dernier morceau du territoire qu’il contrôlait encore, Rawa, à 350 kilomètres à l’ouest de Bagdad, rapporte l’AFP ce vendredi 17 novembre 2017. La sanguinaire organisation terroriste ne serait visible que dans quelques zones inocuppées, désetiques, à la frontière syrienne.
En Syrie aussi Daech est en passe de perdre son dernier fief urbain, Boukamal, sous les coups très rudes portés par l’armée de Bachar al-Assad. Le “califat” autoproclamé n’aura finalement tenu qu’un peu plus de trois ans.

Ce qui a été libéré ce sont des zones délimitées administrativement et peuplées. Mais les oueds, les oasis, les étendues désertiques vides qui toutes ensemble représentent 4% du territoire irakien, sont encore entre les mains de l’EI“, a indiqué un expert.
Militairement, l’EI est défait, mais nous allons maintenant poursuivre ses résidus pour éradiquer leur présence“, a pour sa part déclaré le général Yahya Rassoul, porte-parole de l’état-major irakien.
Les jours du faux califat sont comptés“, a balancé sur Twitter l’émissaire du président américain, Brett McGurk.

Toutefois les opérations de “nettoyage et de déminage” des bombes et autres explosif hérités des jihadistes, comme à l’accoutumée, battent leur plein, a confié le général Nomane al-Zobaï, chef de la 7e division de l’armée irakienne.

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«Des restes de cadavres de terroristes de Daech ont été stockés l’année dernière dans une rangée de conteneurs réfrigérés dans la ville libyenne de Misrata, en attendant une décision finale sur leur sort». C’est ce que rapporte le site «Daily Sabah» qui citait l’agence France Presse. Et la même source de préciser que «environ 700 corps ont été logés à la morgue improvisée depuis que les terroristes de Daech ont été expulsés en décembre 2016 de la ville côtière de Syrte qui avait été leur bastion en Libye». Et d’ajouter encore que «sur la base des documents trouvés sur les corps, la plupart des militants morts sont venus de Tunisie, d’Egypte et du Soudan, avec certains de Libye, mais aucune famille n’est venue à Misrata pour les réclamer, selon un certain Ali Tuwaileb qui est responsable de cette morgue improvisée”.

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D’après Alain Marsaud, ancien député Les Républicains, l’armée française a une mission en Irak et en Syrie que personne ne crie sur les toits, et pour cause : Les autorités ont mandaté les unités déployées sur le terrain pour liquider les djihadistes français affilés à Daech. La consigne serait qu’aucun “loup” ne doit au bercail, où il serait une menace permanente, une bombe à retardement. Et quand Marsaud parle on l’écoute, forcément, car il en sait un rayon sur la question en tant que Fondateur du Service central de la lutte antiterroriste au parquet de Paris, en 1986.

«La réalité sur le terrain, c’est que nous sommes en train de nettoyer» après la reconquête du bastion des djihadistes en Syrie, Raqqa, a-t-il affirmé sur RMC. «Nous faisons en sorte que nos compatriotes ne soient pas en mesure de rentrer quand ils représentent une menace. Cela était déjà perçu par François Hollande (…) mais c’est encore plus perçu par les autorités actuelles. Emmanuel Macron n’est pas un naïf», a-t-il ajouté.
Et quand on le relance sur la signification du terme «nettoyer», il répond sans prendre de gant : «cela veut dire qu’on les liquide. Nous faisons en sorte que personne ne rentre».

A noter que le 7 novembre 2017, Marsaud avait, à travers une lettre ouverte, interrogé le chef de l’Etat français, Emmanuel Macron, sur «le retour sur le territoire national des hommes et femmes partis faire la guerre au Moyen Orient». La position officielle de la France, c’est que ses ressortissants qui ont effectivement commis des crimes doivent être «soumis à la justice française, incarcérés (puis) jugés». En tout cas c’est ce qu’a déclaré à Abou Dhabi, aux Emirats Arabes Unis…

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Le régime syrien se rapproche de plus en plus de la reprise totale de tous les morceaux du territoire arrachés par la rébellion et Daech. L’armée de Bachar Al Assad et ses alliés ont repris au groupe Etat islamique la ville de Daïr az Zour, la plus importante de l’est du pays, affirment ce vendredi une source militaire syrienne et les médias d’Etat, rapporte Reuters.

Les forces armées, en coopération avec les forces alliées, ont entièrement libéré la ville de Daïr az Zour des griffes de l’organisation terroriste Daech“, a dit cette source militaire.
A noter que le reconquête de la ville avait été annoncée hier par l’Observatoire syrien des droits de l’homme (OSDH). Daech y avait installé ses quartiers depuis 2014 et seul un petit morceau était occupé par l’armée syrienne et 93.000 civils depuis 2013.

Les troupes d’Al Assad, aidées par l’aviation russe et par des milices chiites iraniennes et le Hezbollah chiite libanais, ont déclenché leurs opérations début septembre ; elles ont commencé par casser le blocus de l’enclave avant d’avancer vers les autres parties de la ville…

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La ville de Raqa, qui était la capitale autoproclamée de Daech en Syrie depuis 2014, a finalement été complètement reconquise par les forces appuyées par les USA, composées de combattants kurdes et arabes. L’annonce a été faite ce mardi 17 octobre 2017 par un porte-parole des Forces démocratiques syriennes (FDS), rapporte l’AFP. Le rêve du grand “califat” vole ainsi en éclats, après la déroute des djihadistes de l’Etat islamique dans leur fief de Mossoul, la deuxième ville d’Irak…

Les opérations militaires à Raqa ont pris fin. La ville est sous le contrôle total” des FDS, a indiqué leur porte-parole, après des mois d’âpres combats – depuis début juin 2017.
Tout est fini à Raqa (…) Il y a actuellement des opérations de ratissage pour éliminer les cellules dormantes, si on en trouve, et pour déminer la ville“, a-t-il ajouté.
Il a indiqué que les FDS vont prochainement “publier un communiqué officiel pour annoncer la libération de la ville“.

A signaler que ce mardi, les FDS ont mis la main sur un hôpital et un stade municipal dans le centre de Raqa, les deux derniers espaces sur lesquels quelques dizaines de jihadistes étrangers tentaient d’organiser la résistance…

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L’enquête sur l’attentat perpétré par Ahmed Hanachi, un ressortissant tunisien, à Marseille dimanche dernier et qui a fauché deux jeunes filles se poursuit, aussi bien en Tunisie qu’en France. Hier jeudi 05 octobre, le chef du gouvernement tunisien, Youssef Chahed, a évoqué les développements des investigations, rapporte Le Point. Au terme de son entretien avec le Premier ministre français, Édouard Philippe, Chahed a confié que jusqu’ici les recherches n’avaient établi aucune connexion entre Hanachi et des groupes «terroristes» en Tunisie. «L’enquête est en cours, nous n’avons pas vraiment de liens aujourd’hui ou de preuves qui prouvent l’attachement, quand cette personne était en Tunisie, avec des groupes terroristes ou Daech», a-t-il affirmé. Pour rappel, cette attaque avait été revendiquée par l’organisation de l’Etat islamique…

Chahed a ajouté : «Nous avons été aussi choqués en Tunisie puisque nous-mêmes avons été victimes de trois attentats terroristes en 2015»…

En Tunisie, c’est toujours l’incompréhension et la stupeur pour la famille de Hanachi, 29 ans, qualifié par les siens d’adepte des drogues certes complètement paumé, mais qui n’a pas une once de radicalisation.
Son père dit de lui qu’il a mis les voiles à l’âge de 17 ans, pour l’Europe, mais faisait des séjours réguliers au pays natal, à Bizerte, aux côtés de ses proches…

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A en croire Rami Abdel Rahmane, directeur de l’Observatoire syrien des droits de l’Homme (OSDH), les forces antidjihadistes appuyées par les USA ont été d’une redoutable efficacité contre Daech en Syrie. D’après l’ONG, ces troupes ont arraché aux djihadistes “90%” de Raqa, leur “capitale“, et on serait à deux doigts de la fin du sombre règne de l’Etat islamique, rapporte l’AFP.

Cela fait trois mois que cette ville du nord de Syrie est assiégée, une situation intenable pour les djihadistes qui en plus sont bombardés nuit et jour par l’aviation de la coalition pilotée par les Etats-Unis.
Grâce aux raids aériens intensifs de la coalition dirigée par les Etats-Unis, l’EI s’est retiré en 48 heures d’au moins cinq quartiers, ce qui fait que les Forces démocratiques syriennes (FDS) contrôlent désormais 90% de la cité“, a indiqué le directeur de l’OSDH.
Selon lui, “les jihadistes ont perdu tous les quartiers dans le nord de Raqa (…) et sont confinés dans le centre-ville“.

Les FDS ont quant à eux fait savoir, à travers un communiqué, que durant les cinq derniers jours, leurs troupes avaient “mené une attaque surprise” au nord de la ville, s’emparant de plusieurs zones et “dispersant les forces jihadistes“.
Avec cette percée, “nous sommes dans les dernières étapes de la campagne “Colère de l’Euphrate” (nom de la bataille de Raqa, ndlr), qui touche à sa fin“, ont-elles confié.

D’après Abdel Rahmane, et “après la mort de centaines de jihadistes au cours des dernières semaines, ces derniers n’arrivent pas à résister plus longtemps à Raqa car leurs ressources en équipements militaires, en armes et en vivres s’amenuisent“.
Il a ajouté que les combattants de Daech ne parviennent plus à porter secours à leurs blessés et ont détalé vers le centre, pour “plus en sécurité“, croient-ils…

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La longue litanie des attentats sanglants en Irak. Ce jeudi 14 septembre, plus de 50 personnes ont perdu la vie dans un double attentat revendiqué par Daech, rapporte l’AFP. C’est le plus gros carnage depuis que l’armée a arraché aux djihadistes en juillet dernier leur capitale auto-proclamée, Mossoul, la deuxième plus grande ville du pays.

Les attaques, dans lesquelles des Iraniens ont péri, se sont produites près de la ville de Nassiriya, à 300 km au sud de Bagdad, dans une province pourtant relativement épargnée par les combats. Daech s’en est pris cette fois, à l’arme automatique, à un restaurant puis a fait exploser une voiture piégée aux environs d’un point de contrôle des forces de sécurité, sur une autoroute fréquentée par des pèlerins et visiteurs en provenance de l’Iran pour rallier les villes saintes chiites irakiennes de Najaf et Kerbala, plus au nord.

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