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jeudi 4 mars 2021
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Actes de vandalisme : Les unités sécuritaires et militaires travaillent d’arrache-pied!

Des troubles nocturnes ont éclaté, dans la nuit de dimanche à lundi, et celles d’avant, dans plusieurs régions du pays malgré un confinement général pour lutter contre le nouveau coronavirus et un couvre-feu imposé à partir de 16h00.

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Des actes de vandalisme et de violence ont été enregistrés à Tunis, La Manouba, Bizerte, Nabeul, Béja, Siliana, Sousse, Monastir, Mahdia, Kébili, Kairouan et Kasserine, selon des sources sécuritaires et des correspondants de Tap sur les lieux.

Ces troubles, dont les motifs exacts ne sont pas encore connus, interviennent dans un contexte de problèmes socio-économiques, aggravés par la crise sanitaire et un contexte d’instabilité politique dont le dernier remaniement est, à cet égard, la meilleure illustration.

En plein couvre-feu, les forces de l’ordre dans les villes citées ont fait usage de gaz lacrymogènes pour disperser des jeunes qui lançaient des pierres, bloquaient des routes avec des pneus enflammés et saccageaient des magasins et commerces privés.

Bravant le couvre-feu qui devrait entrer en vigueur à partir de 16h00, plusieurs  » fauteurs de troubles  » sont descendus, au cours de la nuit de dimanche à lundi,  dans la rue, fracassant  des façades de commerces, commettant des actes de pillage, et lançant des pierres contre la police, indiquent des correspondants de TAP sur place.

D’après les mêmes  il s’agit de jeunes, en majorité des mineurs, âgés entre 15 et 25 ans.  Aucun slogan n’a été scandé durant ces troubles, importe-t-il de noter.

Des sites sensibles protégés

La majorité des actes de violence ont eu lieu dans des quartiers populaires et à forte densité démographique notamment à Tunis, La Manouba, Bizerte, Sousse (est), Nabeul, Siliana, Kairouan et Kasserine.

Un dispositif de sécurité  » renforcé  » a été déployé autour des sites vitaux et services publics ainsi qu’autour des établissements de souveraineté.  » Les unités de sécurité et de l’armée ont renforcé leur présence à Kasserine, Bizerte et Siliana pour protéger des sites sensibles « , indiquent des journalistes de Tap.

Des vidéos diffusées sur les réseaux sociaux montrent des jeunes dans ces villes en train de brûler des pneus, et saccager des commerces.

Pour tenter d’atténuer la crise politique et socio-économique, le chef du gouvernement Hichem Mechichi avait opéré, samedi dernier, un remaniement ministériel touchant onze portefeuilles, avec l’objectif de faire un travail  » plus efficace « . Le nouveau gouvernement doit obtenir la confiance du Parlement.

Les unités sécuritaires ont interpellé 632 individus, pour la plupart des mineurs, à la suite des actes de vandalisme et de vols constatés dans de nombreuses régions du pays, a déclaré, lundi, à l’agence TAP, le porte-parole du ministre de l’Intérieur, Khaled Hayouni.

Les unités sécuritaires mettent tout en œuvre pour faire face aux actes de violence et aux tentatives de vol et de pillage des biens privés et publics, a-t-il déclaré.

Il a, en outre, précisé que les casseurs ont lancé des projectiles sur les forces de l’ordre.

Selon le porte-parole, les individus en question ont été déférés devant le ministère public, conformément à la procédure.

« Des blessures de gravité variable ont été enregistrées dans les rangs des forces de l’ordre. Certains ont été gravement blessés », a-t-il indiqué, ajoutant que  des cocktails Molotov ont été lancés sur des policiers « leur causant des brûlures et des dommages corporels divers ».

Depuis le début du confinement total, décrété entre le 14 et le 17 janvier, plusieurs régions du pays ont été le théâtre de heurts nocturnes entre des jeunes et forces de sécurité et d’actes de pillage, de vandalisme et de vol de commerces, d’agences bancaires et de bureaux de poste.

Amnesty International a appelé les forces de sécurité tunisiennes à immédiatement s’abstenir de recourir à une force « inutile et excessive » pour disperser les manifestants qui sont descendus dans les rues de la capitale et de plusieurs gouvernorats, afin de « lutter contre la marginalisation, la violence policière, la pauvreté et le manque de possibilités d’emploi » déclare l’Organisation dans un communiqué.

Dans ce qui est regardé comme un exercice d’habituelle rhétorique, Amnesty appelle les forces de l’ordre, y compris le ministère public, à éviter immédiatement de placer en détention les manifestants, si possible en libérant toutes les personnes arrêtées arbitrairement et en libérant provisoirement celles qui risquent d’être poursuivies dans les cas où il existe des preuves manifestes d’une infraction reconnue par la loi.

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