Une méga-ferme laitière de 30 000 vaches pour produire localement du lait frais et des yaourts : c’est l’ambition des autorités de Benghazi, en Libye. Le marché a été confié à un groupe privé azéri-turc qui a déjà fait venir un premier lot de mille génisses françaises, pour une phase test.
Pour le premier voyage effectué en mars dernier, mille génisses de race prim’holstein, la « Rolls-Royce » des vaches laitières, ont été rassemblées dans le port de Sète, au sud de la France. « Elles viennent de toute la France, depuis le Finistère jusqu’aux Hauts-de-France en passant par l’Alsace et le centre de la France. Pour faire un volume comme celui-ci, il faut voyager beaucoup », détaille, un négociant en bétail et PDG de la société EuropeAgri, cité par RFI.
Le coût de ce premier voyage est d’un peu moins de 3 millions d’euros. Un montant qui s’ajoute au coût de la réhabilitation de la ferme de Ghot Sultan, située au sud-Est de Benghazi et presque abandonnée depuis la guerre. Un projet financé par le gouvernement de l’est libyen dont l’ambition est l’autosuffisance en produit laitier.
L’État de Benghazi a tourné la page de la révolution et souhaite redresser l’économie. L’ambition, à terme, c’est d’avoir 30 000 vaches laitières pour produire du lait frais, des yaourts et du fromage fabriqué en Libye. L’objectif, c’est aussi de former des libyens au travail de la ferme. »
Benghazi : Une méga-ferme pour répondre à l’ambition laitière de l’Est libyen
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