AccueilLa UNEBientôt, quatre centres d'hydrothérapie dans autant de gouvernorats

Bientôt, quatre centres d’hydrothérapie dans autant de gouvernorats

Quatre nouveaux projets modèles dans le secteur thalassothérapie et du tourisme médical sont en voie d’achèvement et devraient entrer officiellement en exploitation au cours du mois de juin prochain.

Les nouveaux centres soutiendront le secteur du tourisme, ce qui fera de la Tunisie une destination de choix pour le tourisme de santé.

Un centre de tourisme médical à Beni Mtir du gouvernorat de Jendouba en est au stade final de sa réalisation, ayant nécessité des   financements de l’ordre de 12,5 MD sur une superficie d’un hectare. Le projet consiste en une station d’hydrothérapie et des résidences sous forme de suites, de chambres et d’un bain hospitalier.

Ce projet a bénéficié d’un concours financier de  l’Union européenne d’un montant de 100 000 dinars et a été choisi comme projet modèle représentant la Tunisie dans le domaine de l’écotourisme, en raison de sa nature écologique.

En fait, il permettra la création d’un pôle de tourisme médical dans la région,  qui aura vocation à attirer une clientèle tunisienne et étrangère, la capacité de la station étant estimée à 500 baigneurs par jour. Il permettra également la création d’environ 50 nouveaux emplois directs, sachant que l’ouverture partielle au cours du premier semestre 2022.

Il est également prévu que la station d’hydrothérapie de la zone Ain Oktar, à Korbous, dans le gouvernorat de Nabeul, entrera  en service le mois prochain. Un nouveau projet qui se compose d’une hôtel 5 étoiles, d’un centre de thalassothérapie, d’une station hospitalière et des unités d’hébergement sous forme de « bungalow » sur une superficie de 2,87 hectares pour un coût d’investissement total de 60 Millions de dinars.

Ce complexe devrait créer environ 220 emplois.

S’agissant  du projet de la station d’hydrothérapie de Gafsa, les travaux se poursuivent à un rythme soutenu, sachant que l’ouverture au public est prévue pour bientôt  au regard de  l’avancement des travaux enregistré à 90%. Cette station est construite sur une zone de 3 hectares pour un coût total de 15 millions de dinars et une capacité de 150 clients par jour.

En plus de la station hospitalière, ce projet se compose d’un espace pour les soins médicaux, d’un autre  pour l’hébergement et d’un espace d’esthétique sur une superficie de 3500 m².

Des dotations financières de 1,5 millions de dinars ont été allouées pour la construction d’un SPA moderne à Sidi Boulaaba Kasserine, à exploiter prochainement.

Des revenus financiers substantiels

Le secteur de la thalassothérapie dans ses diverses utilisations occupe une place importante dans l’activité économique, sociale et sanitaire en Tunisie. Les SPA aux eaux minérales sont répartis dans la plupart des gouvernorats de la République.

De ce fait, le secteur attire des centaines de milliers de clients tunisiens et étrangers vu ses bienfaits thérapeutiques et préventifs.

Ce secteur contribue à la création de plus de 6 400 emplois, tandis que le nombre structures de formation actuelles  qui lui sont dédiées est de l’ordre de 54, dont 11 établissements publics.

Le système de thalassothérapie en Tunisie comprend trois activités principales, à savoir la thalassothérapie en eau minérale naturelles, la thalassothérapie en eau de mer et la thalassothérapie en eau douce.

Dans le secteur de la thalassothérapie en eaux minérales naturelles, la Tunisie compte plus d’une centaine de sources d’eau minérale dont certaines servent à alimenter 5 stations d’hydrothérapie à Korbous dans le gouvernorat de Nabeul, JJebel el Oust au gouvernorat de Zaghouan, Hammam Bourguiba au gouvernorat de Jendouba, Djerba au gouvernorat de Médenine et Hammam Boulaaba au gouvernorat de Kasserine, et 46 bains minéraux classés au niveau national, régional ou local.

En 2018, les cinq stations ont attiré près de 50 000 clients, réalisant un chiffre d’affaires de 5 millions de dinars, avec près de 600 emplois directs, alors qu’en 2019, elles en ont attiré près de 4,5 millions de clients, dont la plupart étaient des Tunisiens, réalisant un chiffre d’affaires estimé à 2,3 millions de dinars, et une capacité opérationnelle d’environ 300 emplois directs.

Quant au secteur de l’hydrothérapie à l’eau de mer, il compte 60 centres, procurant environ 2 000 emplois directs, avec une capacité totale de 6 700 clients par jour. En 2019, il a attiré près de 100 000 touristes dont la plupart étaient des étrangers avec un taux de 95%, réalisant un chiffre d’affaires de 10 millions de dinars.

Pour sa part, l’activité d’hydrothérapie en eau douce comprend 340 centres répartis sur tout le territoire de la République, dont 288 sont situés dans des hôtels et le reste, 52, sont des  centres indépendants au sein des villes, qui ont attiré au cours de l’année 2019 près de deux millions de clients, grâce à sa capacité totale d’accueil  estimée à environ 5 000 clients par jour, réalisant un chiffre d’affaires estimé à 100 millions de dinars. Ces centres fournissent également 3 400 emplois directs. Le montant des investissements réalisés est estimé à environ un million de dinars.

Projets de soutien aux infrastructures

Les investissements dans les secteurs de l’hydrothérapie à l’eau minérale chaude, de la thalassothérapie à l’eau de mer et de la thalassothérapie à l’eau douce, depuis 2010, se sont élevés à 380 millions de dinars.

Parallèlement, l’Etat a réalisé des investissements pour renforcer les volets infrastructures, avec une enveloppe de 25 millions de dinars pour achever la route menant à Ain Oktor et aménager la route menant à Hammam Mellag, avec un montant estimé à 110 millions de dinars pour achever la deuxième tranche de la route menant à la ville de Korbous, outre le démarrage de la réalisation des infrastructures à Gabès.

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