La Tunisie fait pression en faveur de la justice climatique et du transfert de technologie lors de la Nous appelons la communauté internationale à renforcer les efforts mondiaux, en particulier en ce qui concerne le transfert de technologies avancées vers les pays en développement. C’est en substance le message véhiculé par le ministre tunisien de l’Environnement, lors de son intervention au sommet COP29..
« Il est impératif que les nations industrialisées, qui portent la plus grande responsabilité en matière d’émissions, fournissent un financement plus substantiel pour soutenir les objectifs climatiques mondiaux », a affirmé Habib Abid, soulignant la vulnérabilité de la Tunisie face aux impacts croissants du changement climatique. Ila insisté sur l’urgence d’une action collective mondiale visant à atténuer les émissions et à soutenir les pays affectés de manière disproportionnée par les crises climatiques.
« Plus de 30 ans se sont écoulés depuis l’adoption de la CCNUCC, et pourtant les effets négatifs du changement climatique continuent de s’aggraver à un rythme alarmant », a déclaré le ministre. « Les phénomènes météorologiques extrêmes – inondations, sécheresses, élévation du niveau des mers – ne sont pas seulement des défis environnementaux, mais aussi des menaces pour la stabilité des nations et des sociétés, en particulier celles qui connaissent déjà des difficultés économiques et sociales ».
L’économie de la Tunisie fortement tributaire de ses ressources naturelles
La Tunisie, qui ne contribue qu’à hauteur de 0,07 % aux émissions mondiales de gaz à effet de serre, subit les graves conséquences du changement climatique, notamment la pénurie d’eau, la baisse des rendements agricoles et l’insécurité alimentaire. Ces défis, a noté Abid, touchent le cœur de l’économie tunisienne, qui dépend fortement de ses ressources naturelles.
« Nos terres et nos ressources en eau, qui constituent l’épine dorsale de notre secteur agricole, sont soumises à d’énormes pressions », a-t-il déclaré . « La hausse des températures et la diminution des précipitations exacerbent ces pressions et ont un impact non seulement sur l’économie, mais aussi sur la santé publique et la stabilité générale ».
La Tunisie a élaboré des stratégies globales pour s’adapter au changement climatique et en atténuer les effets, notamment des initiatives visant à développer les énergies renouvelables, à réhabiliter les écosystèmes dégradés et à encourager l’innovation dans les technologies énergétiques propres. Cependant, les efforts nationaux seuls sont insuffisants sans un soutien international solide.
Mettant l’accent sur le concept d’équité climatique, le ministre a exhorté les pays développés à assumer une plus grande responsabilité en ce qui concerne leurs émissions historiques. « C’est une question de justice », a-t-il affirmé. « La solidarité mondiale et des contributions financières équitables sont essentielles pour réaliser des progrès significatifs ».
Le projet TouMaLi
Il convient de noter qu’en marge de la 29ème Conférence des Parties sur les changements climatiques (COP 29) qui se tient à Bakou, Le Centre International de Tunis pour les Technologies Environnementales, (CITET) a , opportunément , organisé, une manifestation parallèle sous le thème « La contribution des systèmes de gestion durable des déchets dans le secteur du tourisme à la lutte contre la pollution en Méditerranée, le projet » TouMaLi « et les initiatives similaires à Tunis ».
Au cours de cette manifestation, a été présenté le projet TouMaLi et ses différents résultats techniques, notamment en matière de lutte contre la pollution des plages. Les interventions ont été axées sur les expériences d’autres projets et initiatives en Tunisie, tels que la stratégie « le plastique zone » et l’Initiative « Moins de plastiques zone ».
Le projet TouMaLi, géré par le CITET à l’échelle nationale, vise à réduire la quantité de déchets plastiques générés par les activités touristiques dans le bassin méditerranéen. Il est financé par le ministère fédéral allemand de l’Environnement, Conservation de la nature et sûreté nucléaire sous la tutelle de l’université allemande de Rostock et en partenariat avec plusieurs institutions scientifiques dans le monde.
Le projet vise également à développer et à mettre en œuvre des solutions durables pour la gestion intégrée des déchets dans le secteur touristique dans l’Afrique du Nord (Egypte, Maroc et Tunisie) à l’effet de protéger les écosystèmes marins et de réduire l’utilisation des plastiques, en particulier des matériaux à usage unique, dans le secteur du tourisme dans les pays méditerranéens.
Les participants à la ont mis l’accent sur la nécessité d’étendre ces initiatives à plus grande échelle pour toucher toutes les municipalités côtières, par le biais de programmes intégrés dans la Stratégie nationale de gestion des déchets. Il ont évoqué les aspects financiers au cours de la réunion, avec une présentation sur les responsabilités étendues au producteur et le rôle que peut jouer la caisse des dépôts et des consignations dans le financement des projets verts et la lutte contre la pollution, selon la même source.